30 novembre 2012

Quand la nostalgie...



29 avril au 28 mai
Vincent Delerm  
Album Les piqûres d'araignée

Si elle devait dire
A priori elle dirait
Que l´affiche qui se déchire
Peinture flamande au Grand Palais

Comme ça de mémoire
Elle dirait qu'elle l'a toujours vue
Sur la porte au fond du couloir
Que ses yeux l´ont toujours connue

Même les soirs où cet homme
Qui vit maintenant à Bruxelles
Se penchait pour jouer avec elle

Même les soirs où cette femme
Qui a voulu rester ici
Disait nous avons la belle vie

Si elle devait dire
A priori elle dirait
Que l´affiche qui se déchire
29 avril au 28 mai

Comme ça sans y penser
Elle dirait qu´elle était déjà
Vraisemblablement punaisée
Il y a quinze ans au même endroit

Même les soirs où cet homme
Qui s´endort ce soir à Bruxelles
S´approchait pour jouer avec elle

Même les soirs où cette femme
Qui a voulu rester ici
Disait nous avons la belle vie

Si elle devait dire
A priori elle dirait
Que l´amour finit par pâlir
Comme les affiches du Grand Palais

-------
Intimisme. Douceur.
Ah la voix ... très chaleureuse. Il n'y a pas que les yeux qui reflètent l'âme. 

Ce style de chanson me plait parce que j'ai l'impression qu'on me parle à l'oreille. Les chanteurs qui hurlent leur nostalgie ne m'émeuvent pas.

Le fond musical a un p'tit quelque chose du Prélude en do mineur op. 28 de Chopin...
Superbe.

***
Il y a de ces soirs où la nostalgie m'empoigne... J'assume, j'écoute de belles choses et ça finit par passer.

J’ai imploré pour oublier
Tous les êtres aimés
Disparus du décor
J’ai imploré pour me rappeler
Tous les êtres aimés
Des chemins partagés
J’ai imploré pour apprécier
Tous les êtres aimés
Ces éphémères mirages
~ Boudabla, 30.11.12

***
Vous aimerez peut-être "Où et à qui se dire?" :  


Aucun commentaire:

Publier un commentaire