17 janvier 2022

Bioterrorisme rampant – 3

Photo : Antonio Pierre De Almeida (via Le Devoir). Au cours de l’épidémie de variole qui a frappé Montréal en 1885, une charrette sillonnait les rues de la ville. On y embarquait les enfants infectés, le plus souvent des francophones des quartiers défavorisés, afin de les mettre en quarantaine.  

Inciter plutôt qu’«emmerder» les non-vaccinés 

Radio-Canada 2022-01-16

«Vivre avec le virus, ça veut dire d'abord avoir le plus de personnes possible vaccinées», a défini le premier ministre, évoquant le «grand défi» des personnes encore non vaccinées.

Il n’irait cependant pas jusqu’à les «emmerder», comme a proposé de le faire le président français Emmanuel Macron. «Ce qu’on veut, c’est leur donner un incitatif.»

Rappelant l’élargissement à venir de l’utilisation du passeport vaccinal, M. Legault a aussi donné plus de détails concernant la «contribution santé» qu’il envisage, déjà sévèrement critiquée.

«D’abord, on va essayer de rejoindre les 600 000 personnes [adultes au Québec qui ne sont pas adéquatement vaccinées] une par une pour être bien certains que ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas au courant ou qu’ils n'ont pas des problèmes de santé mentale, qu’ils sont itinérants», a expliqué le premier ministre. «Ce qu’on veut c’est vraiment d’abord que les personnes soient informées.»

«Ces personnes-là, si vraiment elles refusent, bien, étant donné qu’elles amènent un fardeau énorme sur notre réseau de la santé, je pense, c’est normal qu’ils paient une contribution», a-t-il poursuivi. «Je pense que les Québécois sont d’accord avec ça.»

Je n’ai même pas été capable d’écouter le segment du jovialiste, tellement je suis allergique, c'est épidermique. Quoi? «Rejoindre les non-vaccinés un par un» – les fonctionnaires ont du temps à perdre? – au lieu de régler les vrais problèmes organisationnels du système de santé.

Trêve de conneries politiques désespérantes. Le pire c’est que la CAQ n’a rien inventé (1).

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Voici quelques extraits complémentaires tirés du roman prémonitoire Je suis Pilgrim / TERRY HAYES, 2012 / V.F. Le livre de poche 2014

Pourquoi? Parce que la similitude avec ce que l’on vit est sidérante.

Remise en contexte

Une jeune femme assassinée dans un hôtel sinistre de Manhattan. Un zoologiste, père de famille, décapité en public sous le soleil d'Arabie Saoudite. Le directeur adjoint d'un institut médical énucléé en Syrie. Un complot visant à commettre un effroyable crime contre l'humanité. Et en fil rouge, reliant ces événements, un dénommé Pilgrim.

Pilgrim n'existe pas officiellement. Sous ce nom de code se cache un homme qui, autrefois, a dirigé une unité d'élite des services secrets et qui, avant de se retirer dans l'anonymat le plus total, a écrit un livre de référence sur la criminologie et la médecine légale. Un homme rattrapé par son passé d'agent secret.

Un ex-djihadiste né en Arabie saoudite décide un beau jour qu’il est temps de rayer les Américains de la carte. Dans ce but, il concocte un variant de la variole plus violent que celui d’origine. Aucun vaccin au monde ne protégera contre cette version trafiquée. Pour le tester, avant d’infecter ses trois cobayes (deux hommes et une femme), l’homme avait pris soin de les inoculer avec le meilleur vaccin existant qu’il avait volé dans un laboratoire ultra sécurisé. Le surnom de cet homme est le Sarrasin.

En l’absence d’un vaccin efficace, aucun pays au monde ne pourrait survivre à une attaque de variole de grande ampleur, pas même un pays comptant trois cents dix millions d’habitants, à l’origine de cinquante pour cent de la richesse du monde, détenant suffisamment d’armes nucléaires pour détruire plus de cent fois la planète, et ayant produit plus de Prix Nobel en sciences et en médecine que toute autre nation. Il serait aussi impuissant face à la variole majeure que les trois prisonniers gisant morts dans leurs propres sécrétions au fond de leur tombeau de pierres.

Pour lire les premiers extraits :

https://situationplanetaire.blogspot.com/2021/12/bioterrorisme-rampant.html

Progression du projet morbide

Le Sarrasin avait fait livrer ses dix mille fioles d’holocauste liquide au laboratoire Chyron Chemicals, à Karlsruhe, Allemagne, où «il avait obtenu une place de magasinier dans l’équipe de nuit. Chyron Chemicals était l’un des fabricants et exportateurs de médicaments les plus respectés au monde».   

(Précédemment)

P. 302-308

Il décida très vite que son premier objectif devait être de se protéger lui-même : la variole est un agent pathogène impitoyable et le risque était grand que, au cours de processus de synthèse complexe et instable, il commette une erreur.

Une fois la forme naturelle de la variole éradiquée de la planète, l’OMS se retrouva à la tête d’un énorme stock de vaccins... bien qu’un grand nombre de gens, par habitude, aient été vaccinés contre la variole – surtout des enfants du monde occidental –, le Sarrasin savait aussi que le vaccin perdait de son efficacité au bout de cinq ans. Résultat, plus personne au monde n’était immunisé. Ce qui était idéal compte tenu de ses objectifs. Sauf que sa cible, les États-Unis s’inquiétait de plus en plus d’une attaque terroriste par des armes biologiques et, à la suite du 11 septembre, avait décidé de produire et de conserver plus de trois cents millions de doses de vaccin, une par habitant. Le Sarrasin découvrit que jusqu’à vingt pour cent d’une population resterait sans protection : le vaccin ne prenait pas chez un certain nombre de personnes, et on ne pouvait pas l’administrer aux femmes enceintes, ni aux nouveau-nés, ni aux personnes âgées, ni à quiconque ayant un système immunitaire déficient.

P. 448-449

Il [le Sarrasin] arriva à Beyrouth, retrouva son austère petit appartement d’el-Mina et se remit au travail sans tarder. Avant de démissionner de l’hôpital local quelques mois plus tôt, il était allé faire une razzia dans la réserve, qui était affreusement mal rangée, et avait emporté avec lui deux combinaisons de protection et leur alimentation d’air, des boîtes contenant dix mille petite ampoules de verre qu’il avaient commandées spécialement pour ses projets, et un carnet d’étiquettes d’expédition officielles de l’hôpital.

Tout cela, il l’avait conservé dans son garage. Portant l’une des combinaisons et un réservoir d’oxygène, il s’employa à produire autant de supervirus que possible. [...]

Jour après jour, travaillant à partir de réservoirs pharmaceutiques qu’il avait bricolés pour en faire une sorte de bioréacteur de fortune, il transféra le virus mortel dans des flacons de verre, scella leurs bouchons de caoutchouc et les stocka dans des réfrigérateurs industriels d’occasion qu’il s’était procurés à Beyrouth.

P. 450-451

Ayant pris presque toutes les dispositions [d’expédition], le Sarrasin revint à son appartement et alla au garage. Les machines de séquençage de gènes, les tenues de protection contre les périls biologiques et le reste de l’équipement avaient déjà disparu, mis en pièces et brûlés en une bouillie non identifiable, puis transportés à la décharge du coin dans le coffre de sa voiture. Il plaça les flacons de virus hermétiquement fermés dans des cartons, colla les étiquettes officielles d’expédition de l’hôpital et, dans le champ approprié, les désigna comme «vaccin périmé».

Il mit les cartons au réfrigérateur, verrouilla le garage et monta à l’appartement. [...]

...trois hommes appartenant à une association caritative locale arrivèrent avec une camionnette pour récupérer son lit, son bureau et d’autres objets domestiques. Une fois tout ça chargé, il se retrouva seul dans son appartement vide.

[...] Pour la mort douce de l’Amérique, il avait fixé une date connue de lui seul, un jour qui perdurerait dans l’histoire, longtemps après sa propre disparition. [...] Il avait travaillé dur, mais, s’il voulait respecter son calendrier, il ne devait pas perdre de temps. Il sortit de son appartement, verrouilla la porte et mit le cap sur l’Allemagne.

P. 667-669 (Une fois au laboratoire) 

Quand bien même les cartons contenaient un agent pathogène de classe 4, aucun d’eux ne fut ouvert pour inspection, encore moins pour analyse. Les fonctionnaires débordés crurent ce qui figurait dans les documents qui les accompagnaient : il s’agissait de vaccinés périmés renvoyés à leur fabricant en Allemagne.

[Avisé de la livraison] le Sarrasin stocka immédiatement les cartons dans une zone rarement visitée de l’entrepôt [Chyron Chemicals], réservée aux emballages à jeter, et apposa, en turc et en allemand, une affichette sur le devant : NE PAS DÉPLACER. EN ATTENTE D’INSTRUCTIONS SUPPLÉMENTAIRES.

Son plan originel avait été de détourner des fioles d’un certain médicament destiné aux quarante plus grandes villes des États-Unis, de les vider de leur contenu et de le remplacer pas sa propre création. Un processus qui aurait été lent et dangereux. En arrivant le premier jour à son travail, cependant, il s’était rendu compte que ce ne serait pas nécessaire. Les fioles de verre dont il s’était servi au Liban ressemblaient tellement à celles utilisées par Chyron que même un œil d’expert aurait bien du mal à faire la différence. Il n’avait plus qu’à étiqueter. [...]

[...] Les petits flacons de virus de la variole seraient expédiés parfaitement camouflés aux États-Unis dans les quarante villes et il pourrait compter sur le système de santé américain pour faire le reste.

Il savait que changer les étiquettes serait long et fastidieux, mais, heureusement, il était seul dans l’équipe de nuit, et il y avait peu de travail réel pour le détourner de cette tâche. [...] Il serait prêt pour la date fatidique. Il ne restait plus que neuf jours.

P. 743

Il était évident qu’ils [président et directeur national du Renseignement] étaient sur la piste du vecteur humain et, même s’ils avaient raison quant à la méthode de dispersion, plus de cinq mille immigrants pénétraient chaque année dans le pays – preuve évidente de l’inefficacité de toute tentative de boucler les frontières.

P. 746 – 749

On était en Allemagne; les camions arrivèrent donc à l’heure. (...) Le gars de l’entrepôt était déjà au volant du charriot élévateur à fourche, prêt à aider au chargement des cartons de produits pharmaceutiques à expédier vers l’Amérique. (...) le Sarrasin était parvenu à entreposer le tout à l’arrière des camions en moins de cinq minutes. Tous les documents d’expédition étaient prêts et les chauffeurs savaient qu’avec lui point n’était besoin de vérifier : tout était toujours en règle.

[...] C’était fini, hors de son contrôle désormais, et le soulagement fût tel que les larmes montèrent. Il se sentit allégé de l’écrasante responsabilité de ces trois dernières années, de l’énorme fardeau consistant à accomplir le travail d’Allah. Il n’avait plus aucun contrôle sur son arme, et le sort de la mission, le bien-être des nations, la survie de ce qui restait d’innocence dans le monde, reposaient sur un système d’inspection aux frontières que le Sarrasin jugeait fragile, au point d’être quasi inexistant. Mais cela ne dépendait plus de lui; il avait fait tout ce qu’il pouvait, le reste était entre les mains de Dieu.

L’Amérique – le grand Satan – deviendrait ground zero, le taux de mortalité serait astronomique. [...] À court terme, le monde serait paralysé et voyager deviendrait impossible car les nations chercheraient la sécurité dans la quarantaine et l’isolement. [...] Personne ne pourrait prévoir oû allaient se déverser les rivières de l’infection.

Fin des extraits

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(1) D’hier à aujourd’hui, l’adhésion vaccinale jamais entièrement acquise

Mathieu Gobeil / ICI Radio-Canada Santé / 15 janvier 2022

À chaque époque – que ce soit au temps de la variole, de la polio ou de la rougeole – les autorités publiques ont déployé toutes sortes de moyens pour convaincre les populations de se faire vacciner, avec plus ou moins de succès. L’ère de la COVID-19, et l’hésitation vaccinale qui semble la caractériser, n’est pas si différente, rappellent des experts.

[...]

La variole à Montréal

En 1885, Montréal et le Québec vivent une épidémie de variole qui fera des milliers de morts, dont beaucoup d’enfants, et défigurera nombre de survivants.

     Durant l’épidémie, la Ville commence par vacciner les citoyens, puis impose la vaccination et l’isolement des malades. Beaucoup dans la population canadienne-française s’opposent aux vaccins, les jugeant inutiles et dangereux, mais se méfient aussi des autorités anglaises et de la médecine moderne.

     La population montréalaise, pauvre, connaît aussi à l’époque un des pires taux de mortalité infantile en Occident. Les vaccins, eux, pouvaient être de mauvaise qualité et l’injection se faisait dans des conditions d’hygiène inadéquates.

     «C'était un vaccin très expérimental et dangereux, au regard de ce qu'on connaît maintenant, de la science vaccinale. [...] Il y avait des accidents, des morts et d'autres infections qui naissaient de la vaccination antivariolique. C'est une des raisons pour lesquelles les gens la refusent à l’époque», rappelle Laurence Monnais, professeure d’histoire à l’Université de Montréal et spécialiste de l'histoire des maladies infectieuses.

     Des policiers vont chercher des enfants dans les maisons pour les faire vacciner de force. Des amendes sont données en cas de refus vaccinal.

     Le 28 septembre, des centaines de gens manifestent au centre-ville, s’en prenant aux immeubles et aux autorités; les policiers ripostent. Les violences cesseront par la suite. Les ecclésiastiques et la presse devront exhorter la population à se faire vacciner.

     «Les contextes épidémiques créent des angoisses particulières, rappelle Mme Monnais, professeure au Département d’histoire de l’Université de Montréal. Il y a un contrôle particulier de l'État, où l'urgence justifie des mesures extrêmes. On est aussi souvent face à des situations de polarisation sociale, d'aggravation des inégalités et des vulnérabilités

     «En 1885, l’obligation vaccinale va attiser les oppositions et les frustrations et pousser les gens à manifester, à se dire antivaccins. Mais pas forcément parce qu'ils sont antivaccins; ça devient un geste politique», explique-t-elle.

     L’historienne trace un parallèle avec la pandémie actuelle de COVID-19. Beaucoup refusent de se faire imposer quelque chose par les autorités ou l’État, mais ne sont pas nécessairement contre l’injection, à la base, rappelle-t-elle.

Article intégral :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1854311/vaccin-adhesion-obligation-histoire-epidemie-covid-variole-polio-rougeole  

12 janvier 2022

Une guerre sans fin contre le virus et les non-vaccinés

N’oublions pas que le vrai coupable de la pandémie est le virus (et ses variants) et que les vaccins semblent incapables de stopper sa trajectoire. Comme les touristes, il adore voyager... parfois dans leurs corps.

La vindicte politique, médiatique et populaire envers les non-vaccinés donne lieu à des propos stupides et méprisants et à des menaces publiques proférées par des personnes en autorité. Ça pue la stigmatisation à plein nez, une chance qu’on porte des masques...  

Bien sûr, je ne cautionne pas les anti-vax radicaux – d’ailleurs une minorité chez les non-vaccinés  – et je ne veux pas justifier ni défendre leurs comportements puérils et inappropriés. Par contre, je me dis que sans se faire vacciner, s’ils respectaient au moins le port du masque et les mesures sanitaires (dont la distanciation), ils réduiraient peut-être leur nombre aux urgences toujours à risque d’engorgement.

Caricature : Serge Chapleau / La Presse 15 juillet 2021

Le ministre Christian Dubé a l’air de croire que si le passeport vaccinal est exigé dans tous les services non essentiels et tous les commerces, cela mettra de la pression sur les non-vaccinés. C’est une façon détournée (hypocrite) de rendre la vaccination obligatoire puisque les non-vaccinés ne pourront plus aller nulle part ni rien faire sans passeport vaccinal. Après les services dits non essentiels tels que la SAQ, la SQDC (on scande «ils n’auront qu’à commander et faire livrer») et les salons de soins personnels (massage, coiffure), suivront les centres commerciaux. Puis, ce sera peut-être les banques, les pharmacies et les épiceries. Alors là, il ne s’agit plus de mesures incitatives et punitives mais de persécution et de suppression de droits fondamentaux comme se nourrir, se soigner et s’acheter des vêtements... Beaucoup de gens démunis n’ont pas Internet et ne sauraient même pas s’en servir.

     Priver les gens de services essentiels est inhumain, quel que soit leur statut. Qui préconise cette pratique avec le plus de véhémence? Nuls autres que les individus les plus grassement payés du système de santé : les médecins. Mais ne les mettons pas tous dans le sac-poubelle des durs, impitoyables et sadiques docteurs – il y a encore des médecins humains (1).

Le fin comptable François Legault a dû calculer que le 10 % de non-vaccinés qui ne voterait pas pour lui ne nuirait pas à sa réélection. Alors, faisons payer aux non-vaccinés atteints de la Covid leurs soins médicaux. Le montant pourrait s’élever à des centaines de dollars – par jour? Que fera-t-on des patients incapables de payer? Pour être juste, les vaccinés infectés devraient aussi payer une contribution santé.

     L’ICIS calcule qu’un séjour à l’hôpital lié à la COVID-19 (aux soins intensifs ou non) coûte en moyenne un peu plus de 23 000 $ (soit 15 000 $ pour une hospitalisation sans recours aux soins intensifs et plus de 50 000 $ aux soins intensifs). C’est quatre fois plus élevé que pour une grippe (5000 $), trois fois plus cher que pour une crise cardiaque (7000 $) ou une pneumonie (8000 $) et presque aussi cher que pour une transplantation rénale (27 000 $). (ICI Radio-canada Info)

     S’agit-il d’une punition pour venger les vaccinés frustrés et en colère? La CAQ sonde la population? Ça me rappelle l’époque de la propagande anti-cigarettes. Les médecins voulaient refuser de soigner les fumeurs atteints du cancer des poumons. Même scénario pour la Covid. C’est vraiment à l’encontre de la raison d’être de notre système de santé universel où tout le monde est sensé se faire soigner sans jugement ni discrimination.

L’ultime punition : «tu ne mérites pas d’être soigné»

Le Québec imposera «une contribution santé» aux non-vaccinés 

Anne Marie Lecomte / ICI radio-Canada Information / 11 janvier 2022

Le Québec fixera sous peu le montant d'«une contribution santé» qui sera imposée aux personnes qui n'auront pas reçu une première dose de vaccin contre le coronavirus dans les semaines à venir. C'est ce que le premier ministre François Legault a annoncé en point de presse, mardi.

     La contribution sera imposée aux personnes qui refusent de se faire vacciner sans raison valable.

     «L'idée, c'est de dire à toutes les personnes qui ne sont pas vaccinées, pour des raisons non médicales, qu'elles auront une contribution à payer», dit François Legault.

     Pour le premier ministre, les 10 % de Québécois – qui n'ont reçu à ce jour aucune dose de vaccin – ne doivent pas «nuire» aux 90 % qui se sont fait vacciner.

     «Ces personnes amènent un fardeau financier important sur le personnel de la santé», a indiqué le premier ministre, en précisant que «même s'ils représentent 10 %» de la population, les gens qui ne sont pas vaccinés «occupent 50 % des lits en soins intensifs».

     Ces personnes non vaccinées devront payer «un montant significatif» qui ne se limitera pas à une cinquantaine de dollars, selon ce qu'a laissé entendre le premier ministre. Ce dernier dit se pencher sur cette question avec le ministre des Finances, Éric Girard.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1853357/demission-arruda-legault-boileau-direction-sante-publique-contribution

Les vaccinés se plaignent de ce qu’on leur impose des contraintes qu’ils ne subiraient pas si tout le monde était vacciné. Pourtant les vaccinés attrapent le variant Omicron en dépit de leur deuxième et troisième dose. Paradoxal, n’est-ce pas?

     «Le danger, c’est que les vaccinés se mettent à croire qu’ils peuvent balancer leurs masques et faire tout ce qu’ils veulent. Le passeport vaccinal risque de renforcer ce faux sentiment d’immunité. Jusqu’où pousserait-on la discrimination? Voyager à l’étranger, c’est une chose. Aller au resto, c’en est une autre. Mais faire son marché? Louer un appart? Décrocher un emploi? Le problème, c’est que les non-vaccinés ne sont pas tous des citoyens négligents ou des antivax bornés.» ~ Isabelle Hachey, La Presse / 27 février 2021 

Gestion de la pandémie : le Collège des médecins critique le gouvernement Legault

Frédérik-Xavier Duhamel / ICI radio-Canada nouvelles

Le Collège des médecins du Québec (CMQ) demande au gouvernement Legault d'imposer plus rapidement d'autres restrictions aux personnes non vaccinées. Il insiste aussi sur la nécessité d'une communication plus efficace de la part des autorités.

     «Nous enjoignons aujourd’hui au gouvernement d’accélérer la cadence pour mettre en place les mesures permettant de limiter le nombre de contacts avec les personnes non vaccinées», peut-on lire dans la dernière infolettre du Collège des médecins du Québec CMQ, publiée vendredi.

     Plus tôt cette semaine, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé l’exigence élargie du passeport vaccinal aux succursales de la Société des alcools du Québec (SAQ) et de la Société québécoise du cannabis (SQDC) à partir du 18 janvier. D’autres commerces et services jugés non essentiels seront bientôt ajoutés à cette liste, a-t-il avancé.

     Par ailleurs, l’élargissement annoncé de l'exigence du passeport vaccinal «doit se faire plus rapidement et couvrir un vaste ensemble de commerces et de lieux publics», selon le Collège.

Accès restreint aux non-vaccinés

«C’est paradoxal qu’on vive en couvre-feu, que les hôpitaux soient sous pression, parfois au stade 4 de délestage, et que les non-vaccinés puissent se rendre librement dans les magasins à grande surface ou d’autres lieux publics tels que la Grande Bibliothèque ou le Musée des beaux-arts», ajoute le président du Collège des médecins du Québec CMQ, le Dr Mauril Gaudreault, par courriel.

     «Il me semble évident que les gens qui n’ont pas encore été chercher leur première dose, leur deuxième dose et leur troisième dose de vaccin ne devraient pas pouvoir aller dans les lieux publics autres que les lieux essentiels», soutient également la Dre Cécile Tremblay, microbiologiste-infectiologue au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (Centre hospitalier de l’Université de Montréal CHUM).

     «Tout ce qu’on va faire pour étendre les restrictions à l’accès public aux gens qui ne sont pas vaccinés va aller dans la bonne direction», a-t-elle précisé en entrevue à ICI RDI samedi, réagissant aux propos tenus vendredi par le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, qui a affirmé que la vaccination obligatoire sera la seule manière de ramener le Canada «vers une situation et une vie normales».

     Le Collège des médecins du Québec CMQ voit une mesure d’équité dans des restrictions ciblées puisque «la population vaccinée ne peut plus souffrir en silence les contraintes des mesures sanitaires pendant que les personnes non vaccinées occupent un lit sur deux en [soins de] courte durée et la majorité des lits aux soins intensifs».

Photo : Alain Roberge / La Presse. Hôpital du Suroît.

Les non-vaccinés sont surreprésentés parmi les hospitalisations et les décès depuis le début de la campagne de vaccination. Dans des données transmises à Radio-Canada, le ministère de la Santé et des Services sociaux a indiqué vendredi que 75 des 234 personnes décédées de la COVID-19 au cours des 28 jours précédents – soit près de 33 % – n'étaient pas adéquatement vaccinées, alors que les non-vaccinés représentent 18 % de la population admissible.

     De plus, «la surcharge des hospitalisations et le délestage privent des milliers et des milliers de patients d’une intervention chirurgicale sans cesse repoussée, détériorant davantage dans certains cas leur état de santé», souligne le CMQ.

Article intégral :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1852754/college-medecins-quebec-covid-restriction-vaccin

(1) Enfin des propos sensés et nuancés : .

Des médecins et des chercheurs s’inquiètent de la stigmatisation à l’endroit des personnes vulnérables qui ne sont pas vaccinées

Judith Lachapelle / La Presse / 11 janvier 2022  

Durant la période des Fêtes, la Dre Bellon a eu l’occasion de faire des tours de garde à l’unité COVID de l’hôpital Notre-Dame, à Montréal. Des patients non vaccinés et hospitalisés, elle en a vu plusieurs. Des personnes sans-abri ou d’autres qui souffrent de problèmes de santé mentale, et qui n’ont pas assez de soutien pour les accompagner dans cette démarche de vaccination. Des personnes âgées, démunies, qui vivent seules et isolées. «Des gens qui ne sont pas assez malades pour qu’on se déplace pour les vacciner à la maison, mais pour qui prendre un rendez-vous de vaccination sur l’internet est compliqué. J’ai aussi vu des personnes sans carte d’assurance maladie, sans existence légale. L’une d’elles ne parlait ni français ni anglais. Bref, beaucoup de personnes non vaccinées qui sont passés ‘entre les mailles du filet’. Ce qui me fait peur, c’est quand je lis qu’on ne devrait plus les soigner. C’est atroce de lire ça. Il s’agit déjà de personnes marginalisées qui seront stigmatisées davantage. Je crois que les “antivax” sont très bruyants. Mais en réalité, parmi tous ceux qui ne sont pas vaccinés, ils représentent une minorité de gens.»

     Au cœur des Laurentides, le Dr Vincent Bouchard-Dechêne partage les mêmes observations. «On fait souvent un amalgame entre les non-vaccinés et les antivax. Il y a des nuances importantes à faire, dit celui qui pratique à l’hôpital de Saint-Jérôme. Dans les populations plus défavorisées, on voit plus de problèmes d’itinérance et d’isolement. On voit plus de personnes âgées qui ont peu de ressources, qui n’ont pas l’internet. Chez ces gens-là, il y a beaucoup de non-vaccinés qui ne sont pas des antivaccins

     Bien sûr, l’ajout de restrictions aux libertés des non-vaccinés finira par en pousser quelques-uns à se faire vacciner pour échapper à la stigmatisation. «Mais ça ne change rien pour les populations qui sont déjà en dehors du réseau de la santé, dit Julien Simard, gérontologue social et chargé de cours à l’Université de Montréal. Ça ne fait qu’empirer le fossé avec le système de santé.»

     «Il n’y a pas de portrait statistique de la fameuse proportion de 10 % de personnes non vaccinées, dit Julien Simard. Cependant, les difficultés d’accès au système de santé chez certaines populations vulnérables, surtout âgées, sont bien connues, rappelle-t-il. Problèmes de mobilité, coût des transports en commun, perte d’autonomie, isolement social, très faibles revenus, problèmes cognitifs, méconnaissance des deux langues officielles, analphabétisme, fracture numérique, racisme, homophobie et méfiance envers le système de santé et les autorités, surtout pour les aînés réfugiés ayant quitté des contextes politiques difficiles en sont des exemples.»  

     «On dirait que tout le monde canalise sa frustration sur les non-vaccinés, sur l’impression que si on les force à se faire vacciner, on va régler la crise. Mais ce n’est pas nécessairement le cas», déplore la Dre Bellon.

     Julien Simard va plus loin, accusant les décideurs de «vouloir créer des boucs émissaires» en ciblant les non-vaccinés. «Les hôpitaux ne débordent pas à cause des non-vaccinés, dit Julien Simard. Les hôpitaux débordent parce que la capacité hospitalière du Québec a été réduite de manière brutale dans les 30 dernières années en raison des politiques néolibérales. Ils débordent parce que le gouvernement n’a rien fait pour régler la transmission dans les principaux milieux d’éclosion, comme les écoles, les milieux de travail, et continue de nier l’importance de la transmission par aérosols. Le fait que la première ligne en santé soit pratiquement détruite n’aide certainement pas non plus.»

     Et c’est sans parler de l’accès à la vaccination dans les pays défavorisés, rappelle-t-il. «Parce que sans ça, même avec une couverture vaccinale de 100 %, nous continuerons d’avoir des gens qui vont mourir et qui seront hospitalisés.

À côté 

Les vaccinés aimeraient peut-être voir les non-vaccinés enfermés dans des baraques de camps militaires loin des grandes villes. Revoyez le film «Fortress» (SF 1992 qui n’est plus de la science fiction!). En résumé, les individus qui n’obéissent pas aux lois de la dictature en place sont envoyés dans une prison à sécurité maximale de Men-Tel Corporation. Personne n'a jamais réussi à s'en évader, c'est pourquoi on l'appelle la «Forteresse». Pour maintenir la discipline, tous les détenus sont contrôlés par un implant magnétique logé dans l’abdomen, appelé «intestinator». Les gardiens peuvent déclencher  à distance des douleurs intenses qui paralysent mais aussi faire exploser le gadget, causant ainsi la mort du prisonnier. Le directeur de la prison contrôle les détenus physiquement,  et mentalement à l’aide d’un super ordinateur, le Zed 10. Les caméras de surveillance filment en permanence les détenus et capte même la nature de leurs rêves et de leurs émotions. Conséquemment, on peut leur faire subir des thérapies (on dirait de conversion aujourd’hui) afin de modifier leur caractère et leurs comportements. Les prisonniers sont gardés dans des cellules surpeuplées sécurisées par des murs laser. Cette prison est située sous terre, au milieu du désert, à l'intérieur d'une fosse profonde qui ne peut être traversée que par un pont rétractable.

Cette vidéo résume le film (extraits et texte en sous-titrage)

Movie Shortens https://www.youtube.com/watch?v=beY5rUoOqQY  

6 janvier 2022

Excès et résolutions

En passant j’ai beaucoup aimé BYE BYE 2021 et les coulisses du show, ainsi qu’INFOMAN 2021 (sur ICI Radio-Canada). Notamment le clip Dégâts-Fitness Gym (Bye Bye); les dix commandements (Infoman) incluant la séparation de eaux pour laisser passer le troisième lien. Crampant!

Notre gouvernement pèche par excès d’incompétence, d'ignorance et d’étourderie. Comment achever les employés du système de santé qui, par miracle, se tiennent encore debout? Voici la recette : La CAQ a annoncé la suspension des conditions de travail des employés du réseau de la santé rendue possible par l’arrêté ministériel 007, adopté par le gouvernement en mars 2020 et en vigueur depuis. Il permet entre autres d’annuler des vacances, de modifier des horaires et de déplacer des employés vers d’autres unités que la leur. Les employés touchés par cette mesure, en vigueur jusqu’au 1er février jusqu’à nouvel ordre, sont notamment des infirmières, des inhalothérapeutes, des préposés aux bénéficiaires, mais aussi des ergothérapeutes, des physiothérapeutes et des orthophonistes, voire des cuisiniers et des préposés à l'entretien ménager. «Une chose est sûre, c’est que le personnel ne pourra pas fonctionner comme ça encore trois mois, six mois, un an. On épuise. Présentement, ce qu’on fait, c’est qu’on épuise les infirmières et les infirmières auxiliaires qui sont là.» (Isabelle Dumaine, présidente de la FSQ-CSQ)

Une décision qui risque de soulever une révolution non tranquille. Imitant Emmanuel Macron, la CAQ veut punir encore plus les non-vaccinés en imposant le passeport vaccinal pour entrer à la Société des alcools du Québec (SAQ) et à la Société québécoise du cannabis (SQDC). Rappelons que la propagande rabâche constamment que les non-vaccinés sont des assassinsils seraient les seuls responsables de la propagation de la pandémie! Les double vaccinés, même les triple vaccinés, ne sont même pas assurés d’une protection adéquate contre le variant Omicron. Mais bon, on a besoin de coupables, n’est-ce pas? Mais les non-vaccinés et les vaccinés qui ne portent pas de masques restent à mon avis les plus dangereux vecteurs de propagation. Je me demande quand le gouvernement et la population vont comprendre que la meilleure protection contre le principal facteur de propagation – soit les gouttelettes ou aérosols infectieux qui peuvent entrer en contact direct avec les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux d'une autre personne – reste le MASQUE.

Par les temps qui courent, il me semble donc de plus en plus futile de nous crier par la tête (distanciation oblige) des vœux de «bonne année, santé, prospérité». Nous savons que l’année qui vient sera pire que la précédente. Nous savons ce qui nous attend : nos élus continueront de nous mentir et de livrer des messages confus et contradictoires; le variant Omicron (et ses rejetons) continuera de rire des mesures sanitaires – de la vaccination massive au couvre-feu; les consommateurs recommenceront à faire des courses pour un régiment vu que les épiceries sont fermées le dimanche; certains parents cadenasseront le frigo (le grignotage étant la principale activité en temps de réclusion); l’armoire où est entreposé le papier-cul sera aussi verrouillée. En prime : une potentielle démonstration de folie collective en raison de l’intense instabilité mentale et émotionnelle causée par la pression socioéconomique, politique et environnementale. Comme d’habitude, la crise climatique se retrouvera au bas de la liste de toutes nos préoccupations...

Après les excès de la dernière heure (trop mangé, trop bu, pas d’exercice depuis un mois), passerez-vous aux résolutions vouées à l’échec?

La chose qui me dégoûte le plus de ces fêtes ultra mercantiles qui encourage la surconsommation, est le damné gaspillage...


Situation criante au Canada : à quand la fin du gaspillage alimentaire? Le temps des fêtes est particulièrement propice au gaspillage. Si Noël et le jour de l’An riment bien souvent avec repas gargantuesques, célébrer sans gaspiller s’avère crucial. Car le Canada figure parmi les mauvais élèves : chaque jour y sont gâchés 2 400 000 pommes de terre, 1 200 000 tomates, 470 000 laitues ou encore 450 000 œufs. Pire : 63 % de la nourriture qui finit dans les poubelles canadiennes est encore consommable (données de 2019). 


 

Un double gâchis environnemental et économique Selon l’ONU, un tiers de la nourriture produite dans le monde est gaspillé. Au Canada, 1100 dollars de provisions sont ainsi jetés par les fenêtres chaque année par ménage, soit 140 kilos de nourriture. À l’échelle nationale, cela représente 2,2 millions de tonnes et une perte de 17 milliards de dollars. En outre, ces quantités d’ordures ménagères représentent des émissions de 9,8 millions de tonnes de CO2, soit la pollution générée par 2,1 millions de voitures.

https://lovefoodhatewaste.ca/fr/a-propos/jaime-manger-pas-gaspiller-canada/

En guise de conclusion : notre civilisation de consommation dans l’œil de notre ami Serge Bouchard, décédé en 2021. Malheureusement ses vœux des deux derniers paragraphes ne se réaliseront pas, en tout cas pas maintenant. Il espérait que notre mise sur pause en 2021 nous mènerait à une réflexion intelligente, à un examen sérieux de nos valeurs. Eh bien non. Les gens sont tellement caves qu’ils souhaitent que tout redevienne comme avant la crise du coronavirus. Primo, c’est impossible et deusio, ce n’est pas du tout souhaitable. Et pour que tous les idiots aient le temps de le comprendre, les variants du coronavirus ne cessent de se démultiplier. Les couvre-feux ne me dérangent pas du tout, au contraire, et je préférais celui de l’an dernier exigé entre 20 h et 5 h. Comme le dit notre bien-aimé Serge Bouchard : «moins de bruit et on pouvait entendre chanter les oiseaux».

Le passage suivant est tiré de son livre «Un café avec Marie, Éditions Boréal; 2021»

Le grain de sable dans l’engrenage (p. 217)

Nous avancions dans l’insouciance la plus complète. Tout allait comme sur des roulettes. Cette organisation du monde «livrait la marchandise» et nous étions divertis à souhait. Des jeux et des jouets, des films, des voyages, des musiques, des concerts de vedettes, des banquets, des attractions, des feux de Bengale, de la réalité augmentée, une cuisine internationale, des rires et des farces, du luxe et encore du luxe, de l’inutile en quantité industrielle, des bonbons, des hamburgers, du poulet frit, pourquoi aurions-nous dû nous inquiéter? Les uns bâtissaient des maisons monstrueusement laides, les autres vivaient une partie de leur vie au soleil, un condo à Orlando, un autre dans le Nord, faisant la navette entre les Caraïbes et le Froid, comme si le voyage en avion était un détail, un tout petit détail; d’autres encore planifiaient des croisières sur un des cent-quatre-vingt-treize navires de luxe qui souillent les sept mers; et la liste se prolonge : les avares chérissaient leurs fonds de pension comme Séraphin comptait son or, les promoteurs de mégacentres commerciaux, de palaces et de carrefours, les entrepôts gigantesques, la vente en gros, les concessionnaires automobiles de voitures chères, les chaînes de restaurants, les Starbucks et les vendeurs de beignes, les marchands de meubles de jardin et de piscines creusées, ou hors terre, les magasins Apple, où se trouvent les jeux, les applications, les iPhone, les iPad, les iPod sans lesquels plus rien n’existe, le magasinage en ligne, les livreurs et les camions de livraison... Laideur, laideur, quand tu nous tien! Logos, lumières, néons, boulevards quétaines, vendeurs de quatre-roues, de skidoos, stations d’essence, dépanneurs, crédit, cartes de crédit, la vie est une sorte de gros Las Vegas qui cache ses perdants, car oui, cette course sauvage était un jeu, une société brutale de paris, de black-jack et de roulette, de machines à sous, car il y a deux mondes dans ce monde, celui des gagnants et celui des perdants, d’un côté les propriétaires de casinos qui se frottent les mains, de l’autre les joueurs compulsifs qui pleurent dans le grand stationnement, symbole de l’asphalte brûlant, du désert de l’âme, du vide sidéral qui se creuse en nous lorsque nous croyons avoir tout perdu, sur un coup de dés.

Mais voici que nous sommes mis sur «pause». Un mal invisible est devenu viral, la machine s’est soudainement grippée, un grain de sable dans l’engrenage a stoppé la production, l’économie, la croissance, le bruit. Toute notre théologie fébrile du progrès, au nom duquel nous détruisons sans hésiter la beauté du monde, est soudainement remise en question. Les lieux communs capitalistes sont tombés, les déclarations péremptoires de «ceux qui connaissent» l’argent, l’économie, la finance, le droit, et qui «savent comment ça marche» sont désormais de vaines prétentions fondées sur du vide. Tout était faux. Maintenant, on entend chanter les oiseaux.

Car un autre monde pourrait bien surgir de cette panne générale. Nous pourrions rémunérer beaucoup mieux les préposés aux malades et aux vieux. Nous pourrions repenser entièrement la façon dont nous traitons les aînés. Nous pourrions aussi repenser notre rapport à la terre, aux petites fermes, aux serres, nous pourrions faire le procès de l’inutile, du superflu, du faux confort, des désirs insensés, et ainsi de suite, ce qui nous occuperait pendant des années et des années. Serait-il possible de redonner tous ses droits au caractère sacré de la beauté du monde? De penser à mieux bâtir, à mieux créer en ne respectant plus les prescriptions empoisonnées de l’économie? De reconsidérer nos façons de traiter nos forêts, nos paysages, notre faune, notre flore? Et de traduire toutes ces valeurs magnifiques dans les programmes scolaires, afin que nos enfants soient au fait de la nature, de la science, de la philosophie et de tout le reste qui seul puisse permettre à l’humain d’échapper pour toujours aux griffes de l’ingratitude, de l’ignorance, du manque de goût? Une grande crise peut être une grande occasion.

Quand j’aurai cent ans, je pourrai dire aux curieux que j’ai connu en même temps la grande pandémie de 2020 et Donald Trump, deux cataclysmes de taille. Dans les circonstances de ces temps tragiques, n’était-il pas normal de prendre notre mal en patience et de nous répéter qu’après la disparition du virus et la chute du gros crétin, «ça ne pouvait que bien aller»?

19 décembre 2021

Bioterrorisme rampant – 2

En 2014, la Dr Joane Liu ne mâchait pas ses mots, elle était alors la présidente de Médecins sans frontières international : «L’Ébola donne un nom au bioterrorisme. Avant on pensait seulement à contagion, hot zone, mais là, je pense que c’est un peu la réalité qui a rattrapé la fiction.» 

Enfin un médecin qui osait parler des vraies affaires!


Je suis toujours renversée d’entendre des journalistes «officiels» ou le Commun des mortels se pâmer dès qu’il est question de «théorie du complot», et qui qualifient ceux qui en parlent de paranoïaques. «Ils n’ont pas les yeux en face des trous» comme dit l’adage.
      Car qu’est-ce qu’un conflit ou une guerre sinon un complot pour s’approprier le bien d’autrui et/ou tuer de prétendus ennemis? Qu’est-ce qui empêche une nation d’enfouir des bombes en territoire convoité et de les faire détonner à distance éventuellement? Nous avons des drones capables de bombarder des cibles à l’autre bout du monde en deux secondes par commande à distance. Et qu’est-ce qui empêche une nation de propager des virus et des bactéries indétectables, invisibles? Rien. Et, la mondialisation fournit d’immenses opportunités. J’aimerais qu’un biochimiste m’explique comment on peut créer un barrage contre des virus et bactéries invisibles qui se transmettent d’humain à humain. 

Marc Filterman (Les armes de l’ombre) :

Il faut distinguer les virus des bactéries. Rappelons qu’un virus est 100 fois moins gros qu’une bactérie. Le problème, c’est que toutes ces substances sont incontrôlables en raison de leur taille. Elles peuvent être dissimulées dans une éprouvette ou même une recharge de stylo, alors qu’elles sont particulièrement nocives.
       Tous les pays ont participé pour des raisons économiques à la dispersion d’un matériel bactériologique très important à travers la planète. Si les Américains ont voulu faire continuer les recherches en Irak, après que les inspecteurs de l’ONU aient pourtant inspecté tous les sites, c’est parce qu’ils savaient ce qu’ils avaient vendu à ce pays, et qui n’avait pas été retrouvé. Voilà la vraie raison qu’ils n’ont jamais dévoilée. Ils n’étaient pas les seuls, les pays d’Europe ont participé à équiper l’Irak…
       L’inconvénient des substances destinées à réaliser ces armes bactériologiques, c’est qu’elles peuvent se retourner contre leurs créateurs, utilisateurs ou fournisseurs. Chaque année en Europe, à l’approche d’hiver, on est confronté à un nouveau type de grippe. Une année elle est espagnole, puis anglaise, italienne, chinoise, etc. On peut se poser la question si des laboratoires pharmaceutiques n’ont pas créé des virus mutants à partir de souches initiales avant de les disperser dans la nature? Dans quel but? L’argent bien sûr; en fabriquant et en vendant des centaines de milliers de vaccins le trésor de guerre se chiffre en milliards de francs. Les services secrets comme la DST ne se sont-ils jamais posé la question, et ne sont-ils pas arrivés à la conclusion que certains virus retrouvés dans le métro étaient des fabrications de laboratoire?

https://situationplanetaire.blogspot.com/search?q=Marc+Filterman