14 mars 2011

Dans l'air le nucléraire...

Il existe des inventions technologiques démoniaques qui n'auraient jamais dû se concrétiser...


The reasonable man adapts himself to the world; the unreasonable one persists in trying to adapt the world to himself.
(L’homme raisonnable s’adapte au monde; l’homme déraisonnable s’obstine à essayer d’adapter le monde à lui-même.)

We learn from experience that men never learn anything from experience.
(L’expérience nous apprend que les hommes n’apprennent jamais rien de leur expérience.)

~ George Bernard Shaw

Concernant le nucléaire, le pétrole et autre infernalia toxique et délétère, à la suite des événements se déroulant au Japon, l’industrie et les gouvernements s’empressent de nous rassurer – comme si tout était sous contrôle et sécuritaire à jamais ...

Liens pour se faire une idée des enjeux réels :

Interview avec Julie Lemieux, auteure de
«Avez-vous peur du nucléaire? Vous devriez-peut-être»  :





La tragédie du Golfe du Mexique n’est pas terminée :

Vous pouvez également consulter les libellés «Velouté de canard» et «Série noire» sur ce site, notamment «Terre poudrière», «Comment ça marche?», etc.

12 mars 2011

Davy Spillane & Sinéad O'Connor - "Dreaming of the Bones"

Comme une prière dans la tourmente

Ou plutôt comme un dialogue entre Dieu (le Soi, Tout Ce Qui Est, la Source, la Présence - au choix) et le petit «moi».

Dédié aux personnnes qui ont toutes les raisons du monde de se sentir désemparées.

Lyrics

The Dreaming of the Bones
Sinead O'connor

My only love
What will happen to me
What will happen to me
When you are gone

I'm frightened love
What will God do to me
What will God do to me
When I am all alone

Child I won't be gone
See I am in your soul
And in your song
The calling of your
heart has brought
me in

So good morning love
Shall I kiss your face
Shall I give you a taste
Of what I'm dreaming of

Child, I can't be gone
See I am in your soul
And in your song
The calling of your
heart has brought
me on

So good morning love
Shall I kiss your face
Shall I give you a taste
Of what I'm dreaming of

You're my only love
You're my softest love
My only love
Oh--
Oh--
You're my softest love

(Davy Spillane; album The Sea of Dreams)  

9 mars 2011

Éloge à la Nature

J’ai découvert au fond d’une boîte de livres anciens (ayant appartenu à une grand-tante) un recueil de textes poétiques; minuscule livret de 8 x 10 cm typographié en 6pt .. nécessitant une lunette d’approche pour le lire…  

Un exemplaire un peu magané datant de 1944
Typographié en 6 pt!

Je ne connaissais pas l’auteur et j’avoue que ça manquait à ma culture. Il semble avoir bénéficié d’une connexion profonde et indéfectible avec la nature tout au long de sa courte vie. 

Commentaire de Louis Pize (1944) :
Les poèmes de Maurice de Guérin*, quels que soient leur charme et leur tendre abandon, ne suffiraient pas à le distinguer des poètes mineurs romantiques. Triste ou joyeux avec les saisons, il a chanté la campagne confidente et maternelle, l’automne et le souvenir et l’amitié. Parfois sa Muse élégiaque, dans «les Bords de l’Arguenon», «Promenade à travers la lande», «Promenade aux bords de la Rance», «Rêverie», atteint la grandeur, en présence «de la Nature belle et puissante à jamais». Le fragment de «Glaucus» (publié en 1840 avec le Centaure) fait entendre une note particulière. Maurice de Guérin, s’affranchissant du «genre intime», retrouve les pures sources antiques, et son lyrisme s’épanouit dans le frémissement de l’âme universelle. Que de vers éveillent alors en nous des échos infinis, en dépassant notre attente secrète, en ouvrant, au-delà des apparences, de mystérieux et sublimes horizons!

(Fragment)

Cependant, comme un bruit qui descend des montagnes,
Une rumeur venait du fond de ces campagnes.
C’était la grande voix du torrent éternel
Qui s’échappe à jamais des abîmes du ciel,
Et va roulant des flots de germes et de vie
À cette mer étrange où chaque flot s’écrie :
«Ô Nature, prends-nous dans tes mains! bienheureux
Qui jouit de sa forme et de l’éclat des cieux!»

Terre, terre, ô combien tes entrailles sont belles!
Et ton flanc abondant! Heureuses mes prunelles,
À qui tu laisses voir en toute intimité
La source et les secrets de ta fécondité!
Bienheureux mes regards, heureuses mes oreilles,
Que ravissent des voix en douceur non pareilles,
Les merveilleuses voix des êtres qu’en ton sein
La Nature façonne avec sa grande main,
Et qui chantent après dans leur joie infinie
Des actions de grâce et l’hymne de la vie!

***
Promenade aux bords de la Rance

Chaque fois que le ciel nous donne un jour serein,
C’est jour de pure joie et de fête en mon sein;
Car, né sur les coteaux, mon âme s’est liée
D’une douce amitié divinement nouée
Avec les champs, les bois, les ondes, le soleil,
Le ciel soit pâle ou gris, soit riant ou vermeil,
Les divers éléments et toute la nature;
Et de l’intimité de cette amitié pure,
Vient que mon âme suit les variations
Que les vents incertains impriment aux saisons,
Et qu’autant la nature en fête déploie,
Autant mon âme chante et rayonne de joie.

***
Armand Cambon : études de paysages, 19e siècle
Le Cahier Vert (ou le Journal, tenu par lui de juillet 1832 à mai 1835)

Le 15 mars, 1833 – Nous vivons trop peu en dedans, nous n’y vivons presque pas. Qu’est devenu cet œil intérieur que Dieu nous a donné pour veiller sans cesse sur notre âme, pour être le témoin des jeux mystérieux de la pensée, du mouvement ineffable de la vie dans le tabernacle de l’humanité? Il est fermé, il dort; et nous ouvrons largement nos yeux terrestres, et nous ne comprenons rien à la nature, ne nous servant pas du sens qui nous la révélerait, réfléchie dans le miroir divin de l’âme. Il n’y a pas de contact entre la nature et nous : nous n’avons l’intelligence que des formes extérieures, et point du sens, du langage intime, de la beauté en tant qu’éternelle et participant à Dieu, toutes choses qui seraient limpidement retracées et mirées dans l’âme, douée d’une merveilleuse faculté spéculaire. Oh! ce contact de la nature et de l’âme engendrerait une ineffable volupté, un amour prodigieux du ciel et de Dieu.
      Descendre dans l’âme des hommes et faire descendre la nature dans son âme.

Le 28 mars. – Toutes les fois que nous nous laissons pénétrer à la nature, notre âme s’ouvre aux impressions les plus touchantes. Il y a quelque chose dans la nature, soit qu’elle rie et se pare dans les beaux jours, soit qu’elle devienne pâle, grise, froide, pluvieuse, en automne et en hiver, qui émeut non seulement la surface de l’âme, mais même ses plus intimes secrets, et donne l’éveil à mille souvenirs qui n’ont, en apparence, aucune liaison au spectacle extérieur, mais qui sans doute entretiennent une correspondance avec l’âme de la nature par des sympathies qui nous sont inconnues. J’ai ressenti aujourd’hui cette puissance étonnante en respirant, couché dans un bois de hêtres, l’air chaud du printemps.

31 mars. – L’amour qui parle, chante, gémit dans une partie de la création, se révèle dans l’autre moitié sous la forme des fleurs. Toute cette floraison si riche de formes, de couleurs, de parfums, qui resplendit dans la campagne, c’est l’expression de l’amour, c’est l’amour lui-même qui célèbre ses doux mystères dans le sein de chaque fleur. La branche fleurie, l’oiseau vient s’y percher pour chanter ou y bâtir son nid, l’homme qui regarde la branche et l’oiseau, sont mus par le même principe à divers degrés de perfection. Je lisais dans Herder que les fleurs périssent aussitôt après la fécondation, que les oiseaux perdent leur chant, leur gaieté, quelques-uns les vives couleurs de leur plumage après la saison des nids, que l’homme décline rapidement vers la vieillesse après l’âge des passions. Il y a beaucoup à méditer sur cette loi de dépérissement intimement liée à la loi de l’amour et de la reproduction.

Le 2 avril. – Les nuages nous ont jeté de la pluie tout le long du jour. Elle est tombée tantôt par ondées violentes, tantôt par rosées fines bruissant légèrement. Les merles, les fauvettes, tous les oiseaux chanteurs sifflent, gazouillent, rossignolent nonobstant. Les nuages laissent parfois de grandes clairières dans le ciel, par où le soleil précipite des torrents de lumière. Alors les nuages qui font la lisière s’illuminent, leurs files successives et fuyant au loin se retirent de proche en proche, mais par nuances affaiblies et dégradées en raison de leur éloignement, jusqu’à ce qu’enfin les rayons vont mourir sur une masse énorme qui se tient immobile aux confins de l’horizon sud-est, blanchissant ses saillies et laissant dans l’ombre les parties rentrantes de ses anfractuosités.

Le 25 avril. – …Si l’on pouvait s’identifier au printemps, forcer cette pensée au point de croire aspirer en soi toute la vie, tout l’amour qui fermentent dans la nature, se sentir à la fois fleur, verdure, oiseau, chant, fraîcheur, élasticité, volupté, sérénité! Que serait-ce de moi? Il y a des moments où, à force de se concentrer dans cette idée et de regarder fixement la nature, on croit éprouver quelque chose comme cela.

Le 3 mai. – Jour réjouissant, plein de soleil, brise tiède, parfums dans l’air; dans l’âme, félicité. La verdure gagne à vue d’œil; elle s’est élancée du jardin dans les bosquets, elle domine tout le long de l’étang; elle saute, pour ainsi dire, d’arbre en arbre, de hallier en hallier, dans les champs et sur les coteaux, et je la vois qui a déjà atteint la forêt et commence à s’épancher sur son large dos. Bientôt elle aura débordé aussi loin que l’œil peut aller, et tous ces grands espaces clos par l’horizon seront ondoyants et mugissants comme une vaste mer, une mer d’émeraude. Encore quelques jours et nous aurons toute la pompe, tout le déploiement du règne végétal.

Au Val, 20 janvier 1834. – … c’en était fait de moi, si je n’eusse trouvé une puissante diversion dans la contemplation de la nature. Je me suis mis à la considérer plus attentivement que de coutume, et par degrés la fermentation s’adoucit, car il sortait des champs, des flots, des bois une vertu suave et bienfaisante qui me pénétrait et tournait tous mes transports en rêves mélancoliques. Cette fusion des impressions calmes de la nature avec les rêveries orageuses du cœur engendra une disposition d’âme que je voudrais retenir longtemps, car elle est des plus désirables pour un rêveur inquiet comme moi. C’est comme une extase tempérée et tranquille qui ravit l’âme hors d’elle-même sans lui ôter la conscience d’une tristesse permanente et un peu orageuse. Il arrive aussi que l’âme soit pénétrée insensiblement d’une langueur qui assoupit toute vivacité des facultés intellectuelles et l’endort dans un demi-sommeil vide de toute pensée, dans lequel néanmoins elle se sent la puissance de rêver les plus belles choses. D’autres fois, c’est comme un nuage aux teintes molles qui se répand sur l’âme et y jette cette ombre douce qui invite au recueillement et au repos. Aussi les inquiétudes, les ardeurs, toute la foule turbulente qui bruit dans la cité intérieure, fait-elle silence, quelques fois se prend à prier et finit toujours par s’arranger pour le repos. Rien ne peut figurer plus fidèlement cet état de l’âme, que le soir qui tombe en ce moment. Des nuages gris, mais légèrement argentés par les bords, sont répandus également sur toute la face du ciel. Le soleil, qui s’est retiré il y a peu d’instants, a laissé derrière lui assez de lumière pour tempérer quelque temps les noires ombres et adoucir en quelque sorte la chute de la nuit. Les vents se taisent, et l’Océan paisible ne m’envoie, quand je vais l’écouter sur le seuil de la porte, qu’un murmure mélodieux qui s’épanche dans l’âme comme une belle vague sur la grève. Les oiseaux, gagnés les premiers par l’influence nocturne, se dirigent vers les bois et font siffler leurs ailes dans les nuages. Le taillis qui couvre toute la pente de la côte du Val, retentissant tout le jour du ramage du roitelet, du sifflement gai du pivert et des cris divers d’une multitude d’oiseaux, n’a plus aucun bruit dans ses sentiers ni sous ses fourrés, si ce n’est le piaulement aigu jeté par les merles qui jouent entre eux et se poursuivent tandis que les autres oiseaux ont déjà le cou sous l’aile. Le bruit des hommes, qui se taisent toujours les derniers, va s’effaçant sur la face des champs. La rumeur générale s’éteint, et l’on n’entend guère venir de clameurs que des bourgs et des hameaux, où il y a, jusque bien avant la nuit, des enfants qui crient et des chiens qui aboient. Le silence m’enveloppe, tout aspire au repos, excepté ma plume qui trouble peut-être le sommeil de quelque atome vivant, endormi dans les plis de mon cahier; car elle fait son petit bruit en écrivant ces vaines pensées. Et alors, qu’elle cesse : car ce que j’écris, ce que j’ai écrit et ce que j’écrirai ne vaudra jamais le sommeil d’un atome.

Paris, 1er février 1834. – Mon Dieu, fermez mes yeux, gardez-moi de voir toute cette multitude dont la vue soulève en moi des pensées si amères, si décourageantes. Faites qu’en la traversant je sois sourd au bruit, inaccessible à ces impressions qui m’accablent quand je passe parmi la foule; et pour cela mettez devant mes yeux une image, une vision des choses que j’aime, un champ, un vallon, une lande, le Cayla, le Val, quelque chose de la nature. Je marcherai le regard attaché sur ces douces formes, et je passerai sans ressentir aucun froissement.

Le 7 septembre. – Je me perds dans les conversations. Je n’en retire le plus souvent que de l’abattement et de l’amertume. J’y compromets ma vie intérieure, ce qu’il y a de meilleur en moi. Pour nourrir le discours, j’y jette mes pensées favorites, celles que j’aime le plus secrètement et avec le plus de sollicitude. Ma parole timide et embarrassée les défigure, les mutile, les jette au grand jour, désordonnées, confuses, demi-nues. Quand je m’en vais, je recueille et je serre mon trésor répandu, mais je ne remets en moi que des rêves meurtris comme des fruits tombés de l’arbre sur des pierres.

* Georges Maurice de Guérin, poète et écrivain français, est né à Andillac au château du Cayla le 4 août 1810 et mort le 19 juillet 1839. Contemporain de Lamartine et de Victor Hugo, il est l’auteur du Centaure, de La Bacchante et de nombreux poèmes qui se situent dans l’histoire littéraire à la charnière du romantisme religieux de Chateaubriand et de la «modernité poétique» de Beaudelaire et Mallarmé. Son journal, Le Cahier Vert et sa correspondance avec Barbey d’Aurevilly traduisent ses interrogations sur sa destinée d’homme et d’écrivain. (Wikipédia)

Pour plus de détails biographiques :

***
COMMENTAIRE

Allons-nous préserver cette Nature qui fait vibrer l’âme de celles et ceux qui y sont encore sensibles? Suspense. Le Rapport du BAPE fait reculer pour un peu de temps – bien peu –  le spectre de l’exploration et du forage, mais…  

8 mars 2011

Gastronomie, fastfood et faim

Ou l’obsession de la nourriture

Gastronomie pour les bien-nantis  
Fastfood pour les défavorisés
Faim pour les ultra pauvres
Gustave Doré : Gargantua

Gastronomie : le nirvana de la bectance

Les plaisirs de la bonne chère ont la cote médiatique depuis plusieurs années. Les émissions se sont multipliées et les librairies étalent des ouvrages sur la cuisine en quantité astronomique. Par ailleurs, près des deux-tiers de la publicité télévisuelle se rapportent à la nourriture.

Plusieurs émissions de cuisine se caractérisent par une exhibition de produits de luxe auxquels la majorité des gens n’a pas accès. On frise souvent l’orgie culinaire; en particulier lorsqu’on fait la promotion de vins/alcools et que l’animateur est ivre au point d’avoir de la difficulté à parler.

Cette mode, qu’on appelle aussi foodisme (food-is-me!!), se caractérise par une sorte de je-m’en-foutisme : «je me fiche que des millions de gens meurent de faim, tout ce que je veux c’est continuer à me gaver de mets raffinés. Ce qu’il en coûte ne m’importe pas».

Inconscience? Ignorance? Indifférence?  

On croirait visionner un copier/coller de la décadence romaine. À la seule différence qu’aujourd’hui on s’empoisonne au mercure, au plastique et au gaz au lieu du plomb.


***

Fastfood : le nirvana de la boulimie

«Mangez des burgers-frites-pizza bien gras en quantité illimitée, nous allons bientôt y inclure des médicaments préventifs contre le cholestérol (Statine), le diabète, les maladies cardiovasculaires, des vaccins, etc.»

Malheureux pour ceux qui n’en mangeront pas car les médicaments rejetés par l’urine des consommateurs se retrouvent dans l’eau – cette eau usée sera traitée et retournée dans nos robinets, sauf que les scientifiques n’ont pas encore trouvé la solution pour filtrer les médicaments. Just too bad…


À noter que le fastfood contient déjà des additifs qui stimulent l’appétit et la dépendance. The heart attack grill :


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Faim : voilà, le couvert est mis…

http://www.youtube.com/watch?v=qymouEV9Dds&feature=related

COMMENTAIRE

Notre Panthéon comptent une multitude de déités : les dieux de l’économie, du droit, de la médecine, de la pharmacologie, de la politique, et dernièrement se sont ajoutés ceux de la cuisine : les grands Chefs.  

Bien sûr, il ne s’agit pas de manger aussi frugalement que des moines ou des yogis. Manger fait partie des plaisirs de la vie et il n'est pas question de se limiter à de la cuisine totalement insipide. Ce qui me dérange, ce sont les excès de maniaques qu’on nous présente comme des «must» et tout le snobisme sous-jacent.  

5 mars 2011

Mark Twain : guerre et civilisation

Guerre de Sécession, 1861-1865

GUERRE

Si la notoriété ne s’obtient que devant la bouche d’un canon, je suis disposé à y aller, à la condition que le canon soit vide. S'il est chargé, mon immortel et inflexible but restera de sauter la clôture et de rentrer chez moi.
~ "Mark Twain as a Presidential Candidate", 1879

La guerre n’est rien d’autre qu’un massacre d’étrangers envers qui vous ne ressentez aucune animosité personnelle; des étrangers qu’en d'autres circonstances vous aideriez s’ils avaient des problèmes et qui vous porteraient secours si vous en aviez besoin.
~ "The Private History of the Campaign That Failed"

Une paix sans gloire vaut mieux qu’une guerre déshonorante. 
~ "Glances at History" 1906

Les hommes d’État inventeront des mensonges bon marché et blâmeront la nation assiégée; et chacun apaisera sa conscience avec ces faussetés, les étudiera diligemment et refusera d'examiner toute contestation. Ainsi l’on se convaincra bientôt que la guerre est justifiable, et l’on remerciera Dieu de dormir en paix grâce à ce grotesque processus d’aveuglement.
~ "Chronicle of Young Satan" 

L'homme est le seul animal qui donne dans l’atrocité des atrocités : la Guerre. Il est le seul qui rassemble ses frères pour aller calmement exterminer ses pairs de sang froid. Il est le seul animal qui, pour un salaire minable, marche et tue des étrangers de sa propre espèce qui ne lui ont fait aucun mal et avec lesquels il n'est pas en conflit. Et pendant les intervalles entre les guerres, il lave le sang de ses mains en travaillant pour la «Confrérie universelle de l’homme».
~ “What Is Man?”

Bientôt, quand les nations posséderont 20 000 navires de guerre et cinq millions de soldats, nous serons saufs, et cela confirmera la sagesse de la diplomatie.
~ “Mark Twain’s Notebook”, 1902

L’armement n’a pas été créé pour protéger les nations mais pour les asservir.
~ “Letter to Baroness von Suttner”, 1898

Avant d’avoir eu l’opportunité de participer à une autre guerre, le désir de tuer des gens à qui je n'avais pas été présenté avait disparu.
~ Autobiography of Mark Twain; A wanton waste of projectiles, The Art of War speech, 1881

CIVILISATION

La seule distinction notoire entre l’homme moyen civilisé et le sauvage moyen est que l’un porte des guêtres et l’autre se peint.
~ “Mark Twain’s Notebook”

La civilisation est la multiplication illimitée de nécessités inutiles.
~ More Maxims of Mark

Je viens de lire le quotidien. Je le fais à chaque matin – sachant très bien que je vais y trouver les habituelles dépravations, bassesses, hypocrisies et cruautés qui font la civilisation; de sorte que je passerai le reste de la journée à supplier pour que la race humaine soit damnée. Mes prières ne semblent pas exaucées, mais je ne désespère pas.
~ Letter to William Dean Howells”, 1899

Il y a plusieurs choses cocasses dans ce monde; parmi elles, la notion que l’homme blanc est moins sauvage que les autres sauvages.
~ “Following the Equator”

Peu importe qu’il soit blanc, noir, jaune ou indien. Il suffit qu’il soit homme, il ne peut rien être de pire.
~ Mark Twain

Chaque civilisation porte les semences de sa propre destruction, et ce cycle apparaît dans toutes les civilisations. Une République naît, s’épanouit, se délabre dans la ploutocratie, puis, un cordonnier s’en empare à l’aide de mercenaires et de millionnaires qui feront de lui un souverain. Les gens créent leurs oppresseurs, et les oppresseurs remplissent la fonction pour laquelle ils ont été créés.
~ “Eruption”

Je pense que notre civilisation est une pauvre chose de très mauvaise qualité, bourrée de cruauté, de vanité, d’arrogance, de petitesse et d’hypocrisie.
~ “Biography”

La civilisation consiste largement à camoufler la nature humaine. Lorsqu’un barbare apprend à la camoufler on le considère illuminé.
~ “Remenber”

Les civilisations ne sont pas des réalités, ce sont des rêves; des rêves de l’esprit, non pas du cœur, et ainsi, elles sont fictives et périssables; elles n’ont jamais influencé le cœur et n’engendrent donc aucun progrès valable. En réalité, le cerveau humain n’est pas plus évolué qu’il ne l’était en Égypte il y a 10 000 ans.
~ “Letter to Carl Thalbitzer”, 1902

Autre lien Mark Twain :
http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/11/hommage-mark-twain_04.html  


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COMMENTAIRE

Plus ça change, plus c’est pareil – que les hommes utilisent des baïonnettes ou des drones, même triste scénario.

2 mars 2011

Parler «avec» les animaux…

Ann Walker, dont j’admire la détermination et l’engagement, a publié de nombreux ouvrages de vulgarisation sur la communication avec les animaux, à qui elle rend hommage par ailleurs. Elle m’a beaucoup aidée à peaufiner mon degré de sensibilité et de réceptivité dans ce domaine, et je lui en suis reconnaissante.

«Je ne crois pas que les animaux aient été créés et amenés ici à seule fin de servir les humains. Durant ma vie, j'ai rencontré quantité de personnalités animales remarquables et très différenciées, qui extériorisaient la même gamme d’émotions et de sentiments que les humains; la peur, la colère, l’agressivité, l’amitié, l’amour maternel, la tristesse, et par-dessus tout, leur amour les uns envers les autres, et envers les créatures à deux pattes que nous sommes. Les différences entre nous sont bien moins nombreuses que les similitudes.

Ils ont été mes amis, maîtres et gourous spirituels. Dieu, l’Esprit, Tout Ce Qui Est – quel que soit le nom vous lui donniez – n'a pas créé les animaux, j'en suis venue à le croire, uniquement pour notre bon plaisir; ils ont un but d’existence autre que celui d’être utilisés par les humains.

Lorsque nous réalisons que nous faisons partie du grand Web de la vie – qui englobe toutes les autres créatures vivantes – nous commençons à reconsidérer notre attitude envers les animaux, à remettre en question notre droit de les exploiter. C’est-à-dire, les manger, utiliser leurs corps comme des éprouvettes pour tester des médicaments pour notre bénéfice, les chasser pour le plaisir, les exploiter pour notre divertissement, les traiter comme de la marchandise (souvent dans des conditions absolument ignobles), et avec notre arrogance, détruire massivement leurs habitats de sorte que des espèces entières se trouvent menacées d’extinction. Les animaux qui m’ont accompagnée sur le chemin de la Vie m'ont donnée énormément d'amour et d’amitié. Ils m'ont enseigné que l’élevage pour la beauté physique, comme on le voit, était pure arrogance. Ils m’ont aidée à adopter graduellement un mode de vie différent et à alléger mon empreinte sur notre fragile planète, j’ose le croire.

Au fil des années j'ai appris à écouter mes amis animaux, non pas uniquement à leur parler – ou à faire pire. Avec mes livres, je partage ce que j'ai appris avec d'autres amoureux des animaux, et j’essaie de convaincre ceux qui voient encore les animaux comme des «choses» dépourvues d’intelligence ou d’esprit à creuser un peu plus profond.»

***
[“I do not believe that animals were created and put here specifically for the use and convenience of humans. In my journey through life I have met so many remarkable and highly individual animal personalities displaying all the same emotions and feelings as we humans; fear, anger, aggression, friendship, maternal love, grief and above all love for each other and for us two-legged creatures, the differences between us far less than the similarities.

They have been my friends and teachers, my spiritual gurus. God, the Great Spirit, All That Is – whatever name you give him, did not, I came to believe, create animals solely for our convenience. They have another purpose in living than to be used by humans.

When we accept that we, and the other living creatures, are all part of the great web of life we begin to reconsider our attitude to animals and to question our right to exploit them. To eat them, use their bodies as living test tubes to test medicines for our benefit, hunt them for pleasure, exploit them for our entertainment, treat them as pieces of merchandise, often in totally abhorrent conditions, and in our arrogance destroy massive areas of their habitat so whole species are endangered. The animals who have walked Life's path with me have given me so much in love and comradeship; they have taught me that breeding for physical beauty, as we see it, is the sheerest arrogance and to move gradually to a different way of living and, hopefully a lighter tread on our fragile planet.

Over the years I have learned to listen to my animal friends, not just talk to, or worse, at them; in my books I endeavour to share what I have learned with other animal lovers and convince those who still see animals as 'things' without mind or spirit to look a little deeper.”]

Talk with the animals
ANN WALKER
Ed. Thomas Nelson Australia, 1983
(Épuisé)  

Quelques bribes du chapitre 1 (traduction/adaptation maison)

L’immortel Dr Doolittle a longtemps frappé l’imagination des enfants et des adultes de par sa capacité de «converser» avec les animaux. J’aimerais dire qu’il n’y a rien de particulièrement remarquable là-dedans. Au contraire, parler aux animaux est quelque chose que tout le monde peut faire. Je le peux, et vous le pouvez. Tout ce dont vous avez besoin c’est d’aimer, de comprendre leur individualité et leur personnalité, et de vouloir écouter, observer et apprendre.

Parler aux animaux, comme nous le faisons en les prenant pour confidents, ce n’est pas comme parler avec eux. Car la vraie communication doit s’établir dans les deux sens.

À mon avis, il est encore plus gratifiant d’apprendre à communiquer avec nos animaux de compagnie qu’avec des êtres d’autres galaxies. Après tout, les animaux vivent avec nous, partagent notre monde – et leurs problèmes sont nos problèmes.

Pour communiquer efficacement avec les animaux, on doit utiliser le seul langage qu’ils comprennent : le langage de la pensée, soit la projection de pensées/images, que les animaux utilisent eux-mêmes d’ailleurs.

Bien sûr, nous n’obtenons pas de résultats spectaculaires à tout coup car plusieurs facteurs entrent en jeu, le plus difficile étant la capacité de projeter un message clair. La plupart d’entre nous avons l’esprit tellement encombré qu’il peut s’avérer difficile d’en extirper une seule pensée qui puisse être aussi claire que le cristal. Lorsque je suis préoccupée, je m’efforce de visualiser un écran totalement blanc sur lequel je peux projeter l’image/message.

Un autre facteur concerne l’état d’esprit du récepteur qui pourrait également être chargé d’images confuses ou de double messages provenant de nous.

Finalement, nous avons tendance à oublier que les animaux ne sont pas des récepteurs mécaniques, continuellement branchés et prêts à recevoir nos messages. Au contraire, les animaux sont des individus et des personnalités à part entière qui, à leur façon, ont la faculté de se débrancher et de refuser la communication.

Les ânes sont passés maîtres dans l’art de se débrancher et c’est probablement cette habilité qui leur vaut la réputation d’être entêtés et stupides. Ces prétendues défauts peuvent aussi être considérées comme un excellent exemple d’échec en communication – qui illustre la différence entre parler avec les animaux et parler aux animaux.

Après tout, parler ne consiste qu’à extérioriser une communication provenant de l’intérieur. Il est également possible de parler sans communiquer. Le monde est rempli de gens qui vivent ensemble et se parlent, mais qui ne communiquent jamais réellement.

De la même manière, nous pouvons vivre avec nos animaux et leur parler, sans jamais comprendre ce qu’ils nous disent. Pour ce faire nous devons apprendre à utiliser toutes nos facultés, pas seulement nos oreilles mais aussi notre esprit et notre cœur. Pour réussir, nous devons apprendre à recevoir et à transmettre. Cela signifie souvent écouter, observer et apprendre. Généralement, lorsque nous parlons de communication réussie entre humains et  animaux (cavalier/cheval, berger/chien…) en réalité, cela signifie que l’animal a été capable de recevoir et d’apprendre les mots et signaux que l’homme avait choisi de lui transmettre.

Mon expérience m’a appris qu’une grande part de la communication avec l’animal se fait directement «d’esprit à esprit». Les humains sont de très grands «bavards» mais de pauvres «auditeurs». Voilà sans doute la raison pour laquelle nous trouvons difficile d’apprendre à communiquer avec nos amis du règne animal. Certaines personnes disent que leurs animaux comprennent chaque mot qu’ils disent; on dit d’eux qu’ils «humanisent» leurs compagnons animaux.

C’est dommage car l’anthropomorphisme bloque la véritable compréhension et communication. Si nous parlons aux animaux comme à des humains, nous découvrons rapidement que le langage, loin de faciliter la compréhension, s’interpose entre l’animal et nous tel un mur de briques.

Par contre si nous reconnaissons leur animalité, plus particulièrement chez les chiens et les chats, que nous étudions leur langage et essayons d’utiliser ce que nous avons appris dans nos tentatives de communiquer, nous obtenons des résultats.

À l’opposé des gens qui pensent que les animaux comprennent tous les mots qu’on leur dit, on trouve des gens qui croient que les animaux ne comprennent absolument rien! Je crois que la vérité se trouve quelque part entre ces deux extrêmes.

Bien que la télépathie ne soit pas un mode de communication verbal comme tel, elle reste néanmoins une forme valide de communication. C’est un moyen utilisé extensivement par les animaux entre eux, tout comme le langage corporel.

Les animaux utilisent également la télépathie pour communiquer avec nous; et cette communication silencieuse fonctionne très bien. Beatrice Lydeker, une experte en communication animale, affirme qu’il n’y a absolument rien d’ésotérique dans cette forme de perception; que c’est une faculté pareille à entendre ou voir; qu’elle est toujours utilisée par les animaux et qu’elle peut être développée ou redécouverte chez les humains.

Nous pouvons développer notre vision pour observer le langage du corps, notre ouïe pour entendre les sons que nos amis animaux émettent, et même notre odorat et notre toucher; mais par-dessus tout, il faut ouvrir notre écoute intérieure de sorte que les messages que nous recevrons de nos cinq sens puissent avoir un sens.

Sa dernière publication :  

THE POWER OF THE CAT is a tribute not only to some of the remarkable cats who have walked beside the author on her journey through life, but an acknowledgement of the charisma and power of all cats everywhere. A power that has led to the cat being worshipped as divine, persecuted as a symbol of evil and even at times, changed the course of history. Many people will admit that they 'adore' cats. The Oxford dictionary gives 'worship as divine' as a meaning for this word.

Divine or mundane, cats have a mystic power found in few other creatures, including humans. It is this quality that makes some people fear them. Cats seem capable of not just looking at you but through you and deep into your soul.

Ann Walker has lived with cats all her life; she says 'I have admired, respected and loved cats, I have adored them, in the deepest sense of the word. I offer this book as a tribute to the special cats who have walked beside me on my life's journey and those who keep me company today.

If cats are an important part of your life this book will strike a chord in your heart and you will find it irresistible.

"We know our animals love us, and we love them – don't we?  As we journey through life with animals as our companions we learn from them.  They become not only our dear companions and friends, but in many instances our teachers.  In this delightful book, Ann Walker shares with us her journey of spiritual growth and understanding, warmly and with great openness, through her beloved feline friends. "The Power of The Cat is for anyone who has ever loved a cat.  I believe it can open us to a deeper understanding of the mystique of the cat – and perhaps we may even be fortunate enough to recognize one of our past feline friends in the face or behaviour of one of our current companions". ~ Pamela Talbot Adams, author of "Angels Who Came with Fur and Four Paws".

Autre article sur le sujet : Air Karma, La prééminence sur les animaux :
http://airkarma-mestengo.blogspot.com/2010/11/la-preeminence-sur-les-animaux.html

Cycles

Trou noir stellaire

Les jeunes âmes vont vers les religions, les rituels, la rectitude et les droits.

Les âmes matures vont vers la science, les maths et les preuves.

Les vieilles âmes vont vers l'intérieur.

Les jeunes âmes ne sont-elles pas touchantes?

27 février 2011

Facultés «psy»

Des facultés toujours présentes en chacun, mais latentes chez la majorité parce qu’ensevelies sous le cafouillis verbal/mental. Nous pouvons néanmoins les réanimer…


Rien à voir avec les boules de cristal de cartomenteuses…

Mini lexique des perceptions extrasensorielles

L’espèce humaine a développé le langage verbal pour s’exprimer. Les mots, les phrases et le discours servent à décrire tant les choses visibles – objets, lieux et personnes – que les choses invisibles – énergies comme l’électricité, sensations comme le froid ou encore des idées, des sentiments et des émotions. Conséquemment, il nous paraît difficile d’imaginer communiquer autrement que par les mots, même si le langage gestuel non verbal parle beaucoup.

Pourtant le langage verbal n’est qu’une traduction symbolique très limitée d’un autre langage non verbal et universel : la télépathie. Il est rare que les mots expriment adéquatement une pensée, une émotion ou un sentiment. Par contre, la perception télépathique, intuitive et directe, permet de déceler la véritable intention d’un message, au delà des mots. Toutes les espèces communiquent par télépathie. Cependant, l’humain, en privilégiant le langage verbal comme principal outil de communication, a éliminé une large part de ses facultés psychiques permettant d’échanger consciemment par télépathie.

Nous avons la fâcheuse tendance à croire que les êtres qui ne peuvent pas communiquer verbalement sont incapables de penser, qu’il s’agisse des bébés ou des animaux. Ceci est totalement faux. Tout ce qui existe sur le plan matériel possède une conscience, individuelle ou de groupe. C’est cette conscience qui permet la communication au delà des mots.

La perception extrasensorielle repose sur la capacité de capter des fréquences vibratoires, des sons, des odeurs, des impressions, des pensées, des images mentales, des ressentis émotionnels ou des événements (passés/présents/futurs de l’imaginaire collectif) qui ne sont pas à la portée des cinq sens physiques (ouïe, vue, odorat, goût, toucher). L’on regroupe souvent ces perceptions sous le vocable phénomènes psychiques, dont voici les plus courants.

Clairvoyance
Des expériences de clairvoyance se produisent tous les jours. Par exemple, une mère voit que son enfant se blesse, même s’il est hors de son champ visuel. Nous «voyons» qu’un ami a des ennuis ou qu’il va appeler. Le clairvoyant perçoit des événements qui se passent ailleurs et au moment même où ils se produisent. Puisque ces visions pénètrent notre esprit sans l’aide de nos sens physiques, d’où viennent-elles? La plupart des experts en parapsychologie sont d’accord pour dire qu’ils émergent du subconscient. La clairvoyance dépend de notre capacité d’atteindre le subconscient pour y capter ou y voir les images de façon consciente.

Vision dermique ou épidermique (par l’épiderme)
La vision dermique permet de «voir» par la peau grâce aux photorécepteurs très sensibles qui y sont logés. Tout le monde sait que la couleur affecte l’humeur; des millions de dollars sont investis pour déterminer les couleurs des endroits publics pour influencer les consommateurs. La couleur peut rendre passif ou actif; la personnalité peut changer en fonction de la couleur des vêtements. L’influence de la couleur dépasse l’impact visuel seul. Un test effectué auprès d’un groupe d’aveugles a démontré qu’ils pouvaient identifier les couleurs par le toucher – cela laisse supposer une forme de clairvoyance. La plupart d’entre eux ont si bien réussi les tests, qu’il ne pouvait s’agir d’un hasard. On peut ressentir par la peau, la couleur, mais aussi les fréquences vibratoires des objets, des personnes et même capter des sons inaudibles à l’oreille physique.

Transmission par télépathie
Les gens transmettent constamment leurs pensées et leurs émotions sans parler, la plupart du temps inconsciemment. Nous recevons les pensées et les émotions des autres à toutes sortes de niveaux. La télépathie est la conscience qu’on a des pensées de quelqu’un au moment où celui-ci les émet. Les meilleurs témoignages de transmission/réception sont souvent ceux qui impliquent soit une grande douleur, soit une peur extrême. La douleur et la peur émettent des ondes très intenses et créent des images très puissantes. Plus l’image est intense, plus son pouvoir de transmission est puissant. Pour transmettre par télépathie, nous devons créer une pensée ou une image mentale claire et la colorer de sentiments ou d’émotions réels. Bien sûr, le récepteur doit être ouvert à la communication, prêt à recevoir l’image ou la pensée. La première impression est généralement la bonne, bien que des distorsions rationnelles ou inconscientes puissent se glisser et déformer le message. C’est en cultivant la plus grande neutralité possible qu’on obtient les meilleurs résultats.

Prescience
La prescience est la vision claire et précise d’événements du futur. Les prédictions de tremblements de terre, de feux ou autres désastres sont courantes; malheureusement il peut être difficile de les situer dans le temps linéaire terrestre. Par ailleurs on ne doit pas oublier qu’il s’agit de probabilités (qui ne se réaliseront peut-être pas). La prémonition est le pressentiment flou d’un événement à venir; il peut émerger de peurs, d’anticipations et de désirs personnels inconscients.

Psychométrie
La psychométrie concerne la mémoire emmagasinée par les objets et la connaissance supranormale qu’on a de celle-ci via le toucher. En touchant on ressent l’énergie que dégage un objet, et ainsi l’on reçoit de l’information sur son histoire et les personnes qui sont en rapport avec celui-ci. Cette aptitude psychique un peu particulière inclut d’autres facultés psychiques telles que la télépathie, la clairvoyance ou la rétrocognition*. Néanmoins, c’est le toucher ou le ressenti qui déclenche la perception.

Psychokinésie, télékinésie, lévitation
- La psychokinésie est la faculté de déformer un objet par la volonté de l’esprit, sans intervention mécanique ou manuelle; on agit sur la matière sans contact physique.
- La télékinésie est une forme de magnétisme exercé sur un objet sans l’aide d’aucune force physique; on fait bouger un objet uniquement par la volonté, quelle que soit la distance.
- Le phénomène peut s’étendre à la lévitation (faire lever le corps dans les airs). Notre culture occidentale n’accorde ce pouvoir qu’aux saints, mais en d’autres cultures, ce phénomène est perçu comme tout à fait ordinaire et n’a pas de connotation religieuse. C’est l’art de maîtriser consciemment la matière par le pouvoir de l’esprit.

* Rétrocognition ou rétrovision : voir des événements du passé sans en avoir été témoin, par imagerie mentale - comme un film au cinéma...

Voyez également la série «intuition» :

26 février 2011

Que dira votre épitaphe?

Quelques modèles – réalistes, drôles et cyniques (à la manière d’Alphonse Allais, de Coluche, Pierre Dac, Frédéric Dard…) – tirés d’un diaporama anonyme.   


***
Je vous l’avais bien dit que j’étais malade  
***
Ici repose mon épouse bien-aimée 
«Seigneur reçois-la avec la même joie que je te l’envoie»  
 *** 
Maintenant il est avec le Seigneur  
«Seigneur fais attention à ton portefeuille»
***
Je ne sais pas si en définitive j’aurai le courage de revenir  
***
Je n’ai rien laissé, pas même des regrets.
***
NON je ne paierai plus d’impôts
NON je ne paierai plus de loyer  
NON je ne paierai plus d’amendes
NON je ne paierai plus de crédits
NON je ne paierai plus rien

LA MORT :   
Le pouvoir de dire NON
***
Je connaissais le présent sans avenir  
J’apprends maintenant le passé décomposé
***
C’est idiot.
J’ai mis mon costume du dimanche
alors que je suis là tous les jours
***
Jusque-là tout allait bien
***
On tourne en rond sur terre
Voilà pourquoi la vie n’a aucun sens
***
Il m’avait dit : «tu es un homme mort»
Il avait raison
***
Je suis parti avec la caisse
***
J’ai plus d’avenir dans la mort
que vous dans la vie
***
Je suis en situation de monopole
J’occupe tout l’espace
***
Si je n’étais pas mort
personne n’aurait su que j’existais
***
J’attends toujours les résultats de mes analyses
pour savoir exactement ce que j’ai
***
Dire qu’il aura fallu attendre ma mort
pour avoir mon nom gravé dans le marbre
***
Bien que raide
ma libido est
au point mort
***
Ici repose une victoire de la nature sur la médecine
***
Je tiens mes promesses
J’avais promis qu’après ma mort
vous n’entendriez plus parler de moi  
***
J’ai le regret de vous faire part de ma disparition
***
J’ai pu enfin tirer un trait sur mon passé
Malheureusement j’ai dû faire de même pour mon avenir
***
Ici repose une belle nature morte
***
Qui c’est qui fait la grasse matinée tous les matins?
C’est bibi!
***
Il y a un début à tout
Normal qu’il y ait une fin à tout