21 janvier 2018

Encore manifester : c’est pas la vie en rose!

Bien que cette deuxième édition de la Marche des femmes soit portée par le mouvement #MeToo / #MoiAussi et se concentre sur le respect des droits des femmes, la question du gouvernement américain n’a pas été écartée. L’organisation souhaite mobiliser un million de nouveaux électeurs en prévision des élections de mi-mandat.

Photographe : Kristina Makeeva, originaire de Moscou.  

Samedi, à New York, à Los Angeles ou à Chicago, les participants ont clamé le slogan «le pouvoir est dans les urnes» Des manifestations ont eu lieu, samedi, à la grandeur des États-Unis, ainsi qu'un plus gros rassemblement à Las Vegas dimanche soir.
   «Je ne pensais pas que Trump allait gagner. Je ne voyais en lui aucune qualité pour gouverner ou rassembler le pays. Les Américains ont sous-estimé sa vulgarité, certaines de ses politiques et les accusations d’agressions sexuelles qui pèsent encore contre lui.» ~ Joana Smith, Utah
(ICI Radio-Canada info)

Pour faire élire un homme comme Donald Trump à la présidence, il faut ne pas avoir entendu ou lu ses déclarations, autrement, il faut être totalement dépourvu(e) d’estime de soi.

«Le ridicule ne tue pas, ou la réincarnation existe.» ~ Pascal Dubesset

Citations misogynes de D.T. (aussi toxiques que le DDT!) :

«Vous savez, je suis irrésistiblement attiré par les belles femmes. Je commence par les embrasser tout de suite, comme un aimant. Je les embrasse, je n'attends même pas. Quand t'es une star, elles te laissent faire. Tu peux tout faire. Les attraper par la chatte, tout faire...»

«Les femmes qui avortent doivent être punies. Une sorte de punition. (...) L'avortement doit être interdit.»

Surnoms qu'il a donnés à certaines femmes :
«grosses truies, chiennes, bonnes à rien et animaux dégoûtants».  

«Si Ivanka n'était pas ma fille, je sortirais probablement avec elle.»

«Toutes les femmes dans "The Apprentice" ont flirté avec moi, consciemment ou inconsciemment. Il fallait s’y attendre.»

«Vous devez traiter les femmes comme de la merde.»

Trump et ses partisans ne devraient pas se soucier d’ériger des murs ou de bannir l’immigration – plus personne ne voudra vivre aux États-Unis (The Atomic States of America). Qui veut voyager dans l’Amérique NRA? Qui veut se faire assassiner au coin d’une rue, au cinéma ou à l’église? Si les Américains voulaient éradiquer le tourisme, ils ne feraient pas mieux.

Oui, les armes à feu peuvent servir à tirer sur des boîtes de conserves et des ballons, mais leur principale fonction est de tuer – des animaux et des humains. Aux États-Unis, dans les foires, il est possible d’acheter des armes à feu sans les enregistrer; les acheteurs ne sont même pas tenus de prouver qu’ils sont sains d’esprit et sans antécédents criminels. Ce qui signifie que n’importe quel déséquilibré peut avoir un revolver dans sa poche ou son sac, et tirer sur un voisin ou des inconnus s’il a l’impression que sa vie est menacée ou s’il n’aime pas leur tête; il s’agit d’un droit considéré constitutionnel.
   «Les gens devront s'y faire, disait Rick Becker, un républicain élu à la Chambre des représentants. «Le Dakota du Nord compte quelque 50 000 titulaires de permis d'arme cachée, dont moi. Un résident sur quinze possède ce permis. Quand les gens passent par ici, ils sont automatiquement en présence de porteurs d'armes cachées.»
   Les armes à feu sont un gage de sécurité, un antidote à la violence, dit la propagande. Bien sûr, bien sûr...

Alors que l’acquisition d’armes à feu – pour se protéger – croissait en masse en 2015, je me disais que les Américains devraient plutôt miser sur des vêtements pare-balles... Eh bien, ça existe!

Les vêtements pare-balles de plus en plus populaires aux États-Unis
Publié le lundi 15 janvier 2018

Le chic à l'épreuve des armes à feu, selon le concepteur de mode Miguel Caballero  
Photo : https://en.miguelcaballero.com/

Le fait qu'environ 310 millions d'armes à feu soient en circulation aux États-Unis a des répercussions sur la mode dans ce pays, explique Madeleine Goubau, journaliste spécialisée en la matière. De plus en plus, des designers conçoivent des vêtements pare-balles comme des t-shirts, camisoles, vestes et manteaux pour les Américains qui craignent pour leur sécurité.
   Ce ne sont plus seulement les policiers ou les forces de l’ordre qui se dotent de gilets pare-balles, fait remarquer Madeleine Goubau. Des vêtements tout à fait normaux, au goût du jour pour M. et Mme tout-le-monde, sont maintenant conçus pour résister à différents types de projectiles.
   Parmi les designers qui ont exploité ce créneau figure le Colombien Miguel Caballero. Au plus fort de la guerre contre les narcotrafiquants en Colombie dans les années 1990, il a fait de bonnes affaires dans la vente de vêtements pare-balles.
   Maintenant que la Colombie est un pays moins violent, l’homme d’affaires s’est notamment tourné vers le Mexique, certains pays d’Amérique centrale et bien entendu les États-Unis, où, flairant le marché potentiel, il a ouvert il y a quelques mois un centre de distribution à Miami, en Floride.
   Le prix des vêtements pare-balles est cependant loin d’être donné. Un chandail peut se détailler 3000 $ alors qu’il peut en coûter plus du double pour des vestons dont le prix de base est 6500 $. Un habit sur mesure peut coûter autour de 20 000 $.
   Il existe néanmoins des gens assez fortunés pour se procurer de tels vêtements, comme les hommes d’affaires ou les diplomates qui voyagent dans des zones à risque.
   Certains citoyens qui craignent les attentats et les fusillades sont également susceptibles de se procurer des vêtements pare-balles. Ils ne les portent pas au quotidien, mais lorsqu’ils se retrouvent dans une foule, explique Madeleine Goubau.

http://ici.radio-canada.ca/premiere/emissions/les-eclaireurs/episodes/398464/audio-fil-du-lundi-15-janvier-2018

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