25 septembre 2018

Changera, changera pas

«Il n’est pas nécessaire d’éteindre la lumière de l’autre pour que brille la nôtre.» ~ Gandhi

Toutes nos formations politiques affirment représenter «le» changement. Oui, «faisons du neuf avec du vieux»! Ainsi entendons-nous des tonnes de promesses emballées sous vide et réchauffées au four à micro ondes.

Où nous mènera la prochaine cohorte au pouvoir? 


Qu'est-ce que la proportionnelle mixte?

Le PLQ est le seul à s'opposer à la refonte du mode de scrutin. 

«C'est encore nous, dans les régions, qui allons passer à la casserole.» ~ Philippe Couillard, chef du PLQ
   Les Québécois votent actuellement pour le candidat d'un parti dans une circonscription, et le parti qui réussit à faire élire le plus de députés est appelé à former le gouvernement.
   Avec un mode de scrutin mixte, le projet envisagé par les trois autres partis, les électeurs voteraient toujours pour un député dans leur circonscription, mais il y aurait également des candidats proposés par les partis sur des listes régionales, élus en fonction du pourcentage des votes obtenu par chacune des formations.
   Un autre chef de parti avait promis que les élections fédérales de 2015 seraient les dernières sous ce mode de scrutin : Justin Trudeau. Le gouvernement Trudeau avait toutefois renoncé à l'idée, ce qui a suscité la colère de plusieurs électeurs.
(Source : ICI Radio-Canada Info)

Il n’y a malheureusement pas de candidats du Parti vert dans toutes les circonscriptions. Et, le Parti Nul n’a pas eu le temps d’inscrire des candidats. Si la réforme du scrutin n’a pas lieu, nous verrons encore les mêmes têtes sur les poteaux dans quatre ans. Mais, peut-être que la Parti nul réussira à présenter plusieurs députés – ce qui serait une option par défaut des plus respectables.

Mission du Parti nul
La démocratie, au Québec comme dans plusieurs pays occidentaux, est en perte de légitimité, au point où de plus en plus de citoyens jugent inutile d’exercer leur droit de vote. Il y a là un grave problème qui demande toute notre attention.
   Pourquoi un Parti nul? Parce que l’électeur ne dispose d’aucun moyen d’exprimer son vote de manière à signifier sans équivoque son insatisfaction à l’égard des partis politiques, du système électoral ou des institutions politiques en général. D’une part, l’abstention consiste à ne pas se prévaloir de son droit de vote, ce qui, même lorsqu’il s’agit d’un geste de protestation volontaire et réfléchi, risque toujours d’être interprété comme un simple désengagement politique ou, pire encore, comme un acquiescement tacite à la situation sociale et politique actuelle. D’autre part, le bulletin de vote délibérément annulé sera assimilé à la catégorie des «votes rejetés», non considérés dans le résultat de l’élection.
   On comprend donc la nécessité de mettre en place un medium d’expression de l’insatisfaction citoyenne efficace qui ne trahisse pas l’opinion authentique de l’électeur. C’est précisément cette faille démocratique que le Parti nul se donne comme mandat de corriger. Pour que l’insatisfaction populaire puisse être prise en compte de façon significative dans les résultats électoraux, le Parti nul propose de présenter un candidat nul dans chaque circonscription électorale. Ainsi, une case «Parti nul», symbolisant l’annulation du vote, apparaîtra sur chaque bulletin de vote, permettant aux électeurs désireux d’exprimer leur insatisfaction d’être réellement considérés dans le résultat de l’élection.
   Le Parti nul existe pour mettre au jour un malaise démocratique dont il faut selon nous tenir compte. Nous croyons que cette insatisfaction est significative et qu’elle mérite d’être exposée puisqu’elle est la manifestation du fossé qui sépare la classe politique, qui exerce dans les faits le pouvoir, et la volonté du peuple, qui est sensé, dans une démocratie, exercer ce pouvoir. Reconnaître collectivement l’existence de ce malaise démocratique, notamment par la comptabilisation des votes annulés, n’est qu’une des étapes qui peut nous mener vers l’instauration d’une véritable démocratie. 

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Prenons donc un moment pour réfléchir à tous nos défis individuels, collectifs et planétaires, à la lumière de cet article.

[Les passages en bold sont de mon initiative.]

Parlons du changement
Patrick Estrade (psychologue, écrivain)  


J’adore parler du changement. J’en parle dans tous mes livres. J’adore parler du changement, dis-je, parce dans le mot changement, j’entends : transformation, évolution, mûrissement, grandissement, bref tous ces mots qui indiquent qu’une personne est vivante, qu’elle vit dans un monde bien vivant lui aussi. J’aime le changement car j’aime le nouveau. Le nouveau, c’est ce qui n’est pas encore là, mais qui pourrait – ou qui pourra – bientôt arriver. Le nouveau, c’est comme un voyage, comme une aventure. Le nouveau, c’est la vie

Changer ou ne pas changer telle n’est pas la question

À la base de toute nécessité de changement, il y a une «crise». Ce mot vient du grec «krisis». Attention : Krisis, ce n’est pas la galère, la catastrophe. Krisis signifie : en examen. Et, par extension, ce sera le jugement, le choix, la décision. On est en crise, donc tant mieux, il va falloir s’arrêter pour réfléchir et faire le point. On est en crise? Tant mieux, c’est que quelque chose doit changer, qui va nous conduire à adopter une autre attitude ou un autre regard sur les choses ou sur la vie.

Les deux besoins fondamentaux

Pour ma part, j’en distingue deux : un chez la femme, un chez l’homme. Bon, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je ne suis pas en train de prétendre que les besoins humains se réduiraient à ces deux seules questions. Je dis juste que si l’homme et la femme vivant en couple conjugal comme le disait si élégamment Marguerite Yourcenar, pouvaient reconnaître ce besoin respectif, un grand pas serait fait dans leur compréhension réciproque et dans leur respect mutuel, seuls ferments véritables de l’amour.

Pour définir la crise, je n’ai jamais trouvé de meilleure définition que celle d’Antonio Gramsci : «La crise, c’est quand le vieux ne veut pas mourir et que le neuf ne peut pas naître». Là est le noeud gordien du changement. Si celui-ci nous paraît si difficile, c’est parce que nous essayons toujours de remettre au plus tard possible le moment où il nous faudra effectivement faire mourir l’ancien pour que le nouveau puisse naître, pensant naïvement que tant que nous n’agirons pas, rien ne se passera. Or, ne rien faire a un nom, c’est s’abstenir. C’est donc une action, et elle a des conséquences.

Le changement, c’est troquer hier pour demain

Par conséquent, le vrai problème n’est pas de savoir si je peux m’abstenir de changer mais de savoir que, que je m’abstienne ou non de changer, les deux auront des conséquences. Si j’opte pour changer de mon plein gré, je pourrai choisir mon moment, mes modalités et surtout, développer mes efforts de changement au rythme qui me convient de façon à en garder la maîtrise. À l’opposé, si j’attends que la vie m’y contraigne, cela se fera généralement dans les pires circonstances et dans un moment où je n’aurai pas le choix des modalités. Mon obligation de changement se fera dans une telle urgence qu’il y a fort à parier que je le vivrai très mal et qu’il me déstabilisera, chose que, précisément je voulais éviter en reculant le moment de changer. C’est ainsi que nombre d’entre nous se cantonnent dans des positions masochistes et frileuses, perpétuant au quotidien des mondes de frustrations et de perspectives gâchées juste parce qu’ils n’ont pas vu – ou pas su voir – les perspectives que pouvait contenir la crise qu’ils traversaient.

Le changement est une épreuve, mais ce n’est pas une plaie.

Plus nous inscrirons notre vie dans une perspective d’évolution, moins nous aurons à le redouter. Et de même, plus nous irons de notre plein gré vers lui, l’accueillant comme une vitale nécessité, moins nous nous sentirons frappé par ce que nous croyons être le destin.

Lorsque nous nous angoissons à l’idée de changer quelque chose dans notre vie, nous devrions nous arrêter un moment sur cette angoisse et nous demander si c’est réellement le changement que nous redoutons, ou si ce ne serait pas plutôt la perte de quelques «fantômes» du passé ou de quelques privilèges que la vie nous a consentis plus longtemps qu’elle ne l’aurait dû. En analysant avec un autre oeil ces situations, peut-être nous apercevrons-nous que ce que nous considérions comme des «avantages acquis» n’en étaient plus depuis longtemps, mais étaient devenus de bien mauvais compagnons de vie entravant la route d’un épanouissement bien plus prometteur. Alors, cette crise existentielle qu’est le changement deviendra pour nous une porte qui pourra s’ouvrir vers un autre avenir.

Copyright © Francis mise à jour du 01 Juin 2017

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«Il ne faut jamais se tromper de vie. Il n’y a pas de marche arrière.»
~ Jean-Paul Dubois (La succession, 2016)
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En complément

Je crois que ce livre peut être utile à tous, alors que les agressions physiques, verbales, et les misérables trolls du web, sont monnaie courante...


Être soi 
Et ne plus se faire tondre la laine sur le dos
Patrick Estrade
Éditions Robert Laffont – Collection Réponses (2017)

Pourquoi est-on vulnérable? Comment se laisse-t-on fragiliser?
Comment reconquérir son territoire et son identité?

Dans une société de plus en plus dure et concurrentielle, chacun d’entre nous est soumis quotidiennement à des rapports de force et à des luttes de territoires. Quand certains sortent magistralement leur épingle du jeu, d’autres peinent à s’affirmer et à prendre leur place, malgré des efforts jugés démesurés. Pour eux, bien sûr, «l’enfer, c’est les autres».
   Or, pour Patrick Estrade, l’humanité ne se partage pas entre d’un côté «les écraseurs», et «les écrasés» de l’autre. Force est de constater, au contraire, que les premiers ne sont forts que dans la mesure où les seconds acceptent d’être faibles et de leur concéder du terrain. En raison d’une éducation trop stricte, de traumatismes ou d’accidents de parcours, on peut laisser la loi des autres s’imposer et sombrer dans la culpabilité, la frustration et l’autodénigrement. Pour échapper à ce cercle vicieux, Patrick Estrade nous guide pas à pas dans un nécessaire travail de recentrage sur soi émotionnel, relationnel et intentionnel. Grâce à des analyses de cas, des outils faciles à utiliser et des exercices pratiques, il nous aide à déjouer les stratégies invasives et les mécanismes psychologiques invalidants, de façon à trouver un terrain sur lequel jouer enfin à égalité avec les autres. Et donner le meilleur de soi-même!

Extraits disponibles :

23 septembre 2018

Il faut talonner les décideurs politiques – sans relâche

Dommage que les grandes chaines de télé/web n’aient pas organisé des panels de discussion sur les enjeux écologiques en parallèle à la campagne électorale, avec des vrais scientifiques, des journalistes renseignés et sérieux et des documentaristes chevronnés. Mario Cyr, qui explore et filme les fonds océaniques de long en large, s’ajoute à tous ceux et celles qui réclament des gestes concrets de la part des gouvernements maintenant...

Vous pouvez écouter Mario Cyr à Dessine-moi un dimanche (à 7h36); ainsi que la cinéaste Micheline Lanctôt (première partie à 8h44, l’Amérique profonde à 0:28 min; deuxième partie à 9h35, la campagne électorale à 5:06 min).

Un immense merci, à tous les lanceurs d’alerte de partout dans le monde qui n’ont pas peur de se mouiller.

Faites circuler la lettre de Mario Cyr, tandis que les candidats se chamaillent à savoir qui offre la  barbe à papa la plus «rose» aux électeurs.

Photo Getty Images

LETTRE AU FUTUR PREMIER MINISTRE

Mario Cyr | 15 septembre 2018, 13:29

À Mme Manon Massé
M François Legault
M Philippe Couillard
M Jean-François Lisée

À mon réveil, j’ai allumé la radio comme à chaque matin, mais en entendant les informations provenant des Caroline avec l’ouragan Florence et le super typhon qui fait rage sur les Philippines, j’ai ressenti un urgent besoin de vous écrire ces quelques lignes.

À l’aube du scrutin qui déterminera qui d’entre vous aura le privilège de nous représenter à titre de premier ou première ministre, je tiens à vous partager mon inquiétude et mon désarroi face au peu de place laissé à l’environnement dans certaines des plateformes alors que celui-ci devrait être en tête de lice, imbriqué avec l’éducation, la santé, l’économie, etc.

Vous n’êtes pas sans savoir que la situation environnementale d’aujourd’hui est catastrophique : Le dérèglement climatique d’origine humaine causé entre autres par l’utilisation des ressources fossiles; la pollution de l’eau, de l’air, en croissance constante; la perte de biodiversité à cause de l’empiètement sur la nature. Nous faisons partie d’un tout en équilibre fragile et chaque fois que nous ajoutons de la pression sur l’une ou l’autre de ces composantes, nous menaçons notre propre survie, pire encore celle de nos enfants et nos petits-enfants. Tous ces états de fait devraient vous interpeller à titre de futur chef d’état et que l’inaction ou l’aveuglement volontaire jusqu’aux prochaines élections n’est plus possible.

Je tiens à vous rappeler également, alors que vous paraphrasez sur le seuil d’immigrants à accepter à la frontière, qu'il y a des millions de personnes dans le monde qui sont contraints à l’exil à cause de la faim et de la soif provoquées par la gourmandise des pays les plus riches dont nous faisons partis. Voilà la vraie question: sur la planète d’ici 30 ans, si rien n’est fait, il y aura entre 500 millions et 1 milliard d’êtres humains qui seront des réfugiés climatiques. Nous devrons alors ouvrir nos frontières, pas sur une base de valeurs collectives, mais par nécessité et obligation à défaut de quoi il y aura une escalade de violence face à cette inégalité.

Nous avons bâti notre propre mur et nous y fonçons tête baissée, les yeux fermés, à toute vitesse, comme s’il n’existait pas.

Ce constat, bien que sombre, n’est pas là pour donner des munitions aux partisans «d’il est trop tard», bien au contraire, il se veut une invitation à revoir notre façon de faire. À l’échelle de la planète, je suis à peine plus gros qu’un colibri qui transporte sa goutte d’eau et tout comme lui je refuse de fuir face à la menace. Je tiens à contribuer à mon humble façon d’abord en vous interpellant pour que vous réaligniez votre tir en vue du scrutin du 1 octobre, et surtout en vous enjoignant de réinventer votre manière de gouverner. Il faut vous entourer de gens qui ont à cœur des valeurs écologiques et ne pas opposer développement à environnement. Il faut des politiques exemplaires et investir ayant toujours en tête que la nature n’a pas de prix et que de l’ignorer a un coût humain et environnemental important. Voilà l’unique changement que les gens attendent.

Si vous avez une réponse à donner à cette lettre, dites-le à un enfant près de vous.

Faite-lui la promesse que plus rien ne sera pareil, qu’à partir d’aujourd’hui, au Québec, le gouvernement = environnement.

Mario Cyr
Caméraman sous-marin, conférencier, entrepreneur et surtout, le plus important, GRAND-PAPA


PARTAGER ET FAITES SUIVRE A VOTRE CANDIDAT

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Mario Cyr est un exceptionnel directeur photo, explorateur des fonds marins. Reconnu à travers le monde pour ses images à couper le souffle, il a collaboré à plus de 150 documentaires produits par Discovery Channel, National Geographic, IMAX, la BBC et Disney. Il a contribué aux scènes les plus spectaculaires du célèbre film Océans réalisé par Jacques Perrin, qui a remporté le César du meilleur documentaire.
   Il a remporté la palme d’or au Festival mondial d’Antibes pour le documentaire Toothed Titans en plus d’être en nomination aux Emmy Awards pour Ice Bear 3D.
   Ce natif des Iles-de-la-Madeleine au Québec n’a pas froid aux yeux; il est le premier à filmer des morses sous l’eau en 1991, et en 2011, il fait partie de la première équipe de tournage à filmer des ours polaires sous l’eau sans recourir à une cage pour se protéger.
   Avec plus de 500 conférences-spectacles à son actif, le récit de ses aventures incroyables captive les gens d’ici, d’Europe et même d’Asie, où ses photos se retrouvent dans de grandes expositions et même en couvertures de magazines.
   Considéré comme l’expert mondial de la plongée sous les glaces, Mario Cyr est le Spielberg des profondeurs.

22 septembre 2018

C’est fou ce que l’ignorance fait des progrès ces temps-ci

Ouragan Florence : «C’est un ouragan désastreux (tough), l’un des plus humides du point de vue de l’eau.» ~ Donald Trump

Citations de Frédéric Dard (alias San-Antonio) :

«Ne pas pouvoir revenir en arrière est une forme de progression.»  

«L’illusion est trompeuse mais la réalité l’est bien davantage.»

«Le politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu’il lui faut oublier.»

«L’hypothèse la mieux élaborée ne saurait prévaloir sur la réalité la plus bancale.»  

Je dédie le message de Harrison Ford à nos politiciens.

Harrison Ford Urges America To Do More To Address Climate Change

September 14, 2018 4:38 PM EDT

Harrison Ford urged America to do more to address climate change. The actor stated at the Global Climate Action Summit, “Stop giving power to people who don’t believe in science, or worse than that, pretend they don’t believe in science for their own self-interest.”

Video:

Transcription: 
Stop, for God’s sake, the denigration of science. Stop giving power to people who don’t believe in science, or worse than that, pretend they don’t believe in science for their own self-interest. They know who they are. We know who they are. We are all rich or poor, powerful or powerless – we will all suffer the effects of climate change and ecosystem destruction. And we are facing what is quickly becoming the greatest moral crisis of our time. Those least responsible will bear the greatest costs.


   So never forget who you’re fighting for. It’s the fishermen in Colombia, the fisherman in Somalia who wonders where their next catch is coming from and wonders why the government can’t protect them. It’s the mother in the Philippines who’s worried that the next big storm is gonna rip her infant out of her arms. It’s the people right here in California, people on the East Coast, people in California who are fleeing from unprecedented fires. People on the East Coast are facing the worst storms in recorded history. It’s our own country, our own community, our own families.
   I beg you don’t forget nature because today, the destruction of nature accounts for more global emissions than all the cars and trucks in the world. We can put solar panels on every house, we can turn every car into an electric vehicle, but as long as Sumatra burns, we will have failed. So long as the Amazon’s great forests are slashed and burned, so long as the protected lands of tribal people, indigenous people are allowed to be encroached upon, our climate goals will remain out of reach and we will be sh*t out of time. This is the core truth.
   If we are to survive on this planet, the only home any of us will ever know, for our climate, for our security, for our future, we need nature now more than ever. Nature doesn’t need people. People need nature. So let’s – turn off our phones, roll up our sleeves, and let’s kick this monster’s ass.

[By the way: About 3.4 million chickens and turkeys and 5,500 hogs have been killed in flooding from Florence as rising North Carolina rivers swamped dozens of farm buildings, according to state officials. Source: Global News, September 20, 2018]

Affirmer, nier, renier... 

Déformation des résultats scientifiques, amalgame entre problèmes politiques et scientifiques, refus de reconnaître le consensus, répétition d’arguments déjà réfutés, etc. : des stratégies surfant sur l’ignorance, aussi redondantes qu’épuisantes, qui ne tiennent pas la route et «ne risquent pas de faire avancer le schmilblick». Au contraire, elles portent plutôt secours aux industriels et politiciens sans scrupule, à la botte de l’industrie pétrolière qui, de son côté, n’hésite pas à corrompre les scientifiques. (ConsoGlobe)

Si vous avez envie de «dialoguer» avec des climatosceptiques voici quelques réponses à leurs allégations. Mais comme disait Amin Maalouf : «un argument se discute, une superstition ne se discute pas» (Le Périple de Baldassare).  

Les arguments climatosceptiques : objections et réponses

Objection : La fonte de l'arctique n'entraine pas plus l'élévation du niveau des mers que la fonte d'un glaçon dans un verre d'eau. C'est une question de bon sens!

Réponse : Cet argument joue sur une confusion de nature à perturber celui qui n’a pas l’habitude des discussions relatives au climat. Il mélange la fonte des glaciers et des inlandsis, qui reposent sur terre, avec la fonte de la banquise qui elle, flotte sur l’eau.

La fonte de la banquise ne provoquera pas de hausse sensible du niveau de la mer parce que les masses de glaces flottantes, qui sont au-dessus du niveau de l’eau, ont une densité plus importante et donc un volume plus faible une fois transformée en eau. On peut effectivement faire l'expérience avec un glaçon dans un verre d'eau. Une fois fondu, le glaçon occupera exactement le même volume que le volume d'eau qu'il occupait auparavant... cela découle du fameux principe d’Archimède. Ceci dit, la banquise est constituée d’eau douce et donc une fonte importante diminuera la salinité de l'océan, et donc sa densité, ce qui provoquera une légère hausse du niveau de l’eau. Mais l’essentiel n’est pas là.
   Lorsque les glaces qui sont sur la terre fondent, comme la calotte du Groenland et les glaciers de montagne, cela produit un déversement considérable d’eau dans l’océan. Celle-ci n'y était pas auparavant, et par conséquent le niveau de la mer augmente.
   Or la calotte glaciaire du Groenland représente une masse d’eau colossale et elle est particulièrement sensible au réchauffement. Si le Groenland fondait, cela provoquerait une hausse du niveau des mers de 6 mètres. Mais ce mouvement serait très lent et la fonte totale se ferait en plusieurs siècles. Toutefois, une fois que le mouvement est enclenché, il est difficile de revenir en arrière à cause de certaines rétroactions positives. La fonte des glaces entraine une augmentation de l’absorption des rayons du soleil, et lorsque l'épaisseur des glaces diminue, sa surface perd de l'altitude et donc se réchauffe.
   Il faut également prendre en compte la dilation des océans. C’est pourquoi ont observe déjà une augmentation du niveau des mers.
   Mais même une élévation de quelques dizaines de centimètres ou d'un mètre d'ici la fin du siècle peut avoir des conséquences très importantes.

Utiliser un tel argument ne peut pas relever d'une erreur chez un scientifique. Il manifeste une stratégie de communication par le mensonge, délibérément élaborée. Elle mise sur la méconnaissance des mécanismes du réchauffement de la part d'une partie du public qui n'a pas de bagages scientifiques, et sur la faiblesse des médias face à ce type de démagogie.
   De ce coté, une naïveté moindre et une meilleure préparation, à l'aide d'équipes ayant une culture scientifique au sein des radios, télévisions et journaux serait la bienvenue. Le phénomène climatosceptique, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou en France, révèle des lacunes importantes des médias en ce domaine.
   Les médias professionnels devraient pourtant être garants des informations qu'ils diffusent. Si en sciences humaines ou en politique, les théories sont très subjectives, cela n'est pas le cas pour les sciences de la nature. A-t-on le droit de laisser quelqu'un, même s'il est scientifique, prononcer mensonges et contrevérités à la pelle, sans rappeler au public les vérités factuelles? A-t-on le droit d'inviter un scientifique au nom du «débat» et pour des raisons d'audience alors qu'il refuse d'être confronté sur le plateau à d'autres personnes, comme cela a été le cas pour Claude Allègre?

Objection : Quand vous respirez, vous émettez du carbone. Pour le climat, il faudrait cesser de respirer!

Réponse : La respiration provoque en effet une émission de CO2 à cause de la combustion des sucres ou des graisses qui se produit dans notre organisme. Mais ce CO2 ne contient pas de carbone fossile; il ne contribue donc pas à l’effet de serre.

Le carbone fossile est un carbone stocké depuis des millions d’années sous terre sous forme de combustible fossile et que l’on va brûler en deux cents ans. Cela a pour effet d’augmenter brusquement le taux de CO2 dans l’atmosphère. Par contre le carbone que nous expirons provient de notre nourriture, qui est issue soit d'un végétal, soit d'un animal qui s’est lui-même nourri de végétaux. Ceux-ci ont capté quelques années auparavant leur carbone dans l’atmosphère, grâce au processus de la photosynthèse. Le carbone que nous émettons quand nous respirons n'est donc qu'un simple retour à l’envoyeur au sein d'un cycle très court. Le bilan est donc neutre : cela n’augmente pas la quantité de GES. À moins de boire du pétrole et de manger du charbon. Si ça vous dit... Mais peut-être est-ce le cas de certains climatosceptiques?
   C’est pour la même raison que la combustion du bois n’augmente pas la teneur en GES. Mais à la condition expresse que celui-ci provienne de forêts exploitées durablement, c’est-à-dire sans déforestation, en respectant les écosystèmes ainsi que les populations qui vivent sur place.
   Ainsi les 150 milliards de tonnes de carbone émis chaque année par la biomasse, qui représentent 30 fois plus que les émissions humaines, ne sont pas considérés comme des gaz à effet de serre car ils ne font que rendre à l’atmosphère ce qui a été puisé quelques années auparavant. En effet les végétaux absorbent du carbone grâce à la photosynthèse, ce qui permet leur croissance. Puis ils se décomposent ou servent de nourriture à des animaux qui réémettront ce carbone dans l’atmosphère lors de la respiration. C’est pourquoi si les écosystèmes sont stables, le bilan des émissions de carbone par la biomasse est neutre, même si les échanges sont quantitativement très importants.
   Par contre s’il y a déforestation, le carbone contenu dans la biomasse de la forêt est émis en grande quantité dans l’atmosphère, ce qui contribue à l’accroissement du taux de GES. C'est pourquoi la déforestation qui a lieu dans les forêts primaires est un facteur important d'émission de GES.
   La fluctuation du taux de CO2 selon les saisons montre l'importance des échanges entre la biomasse et l’atmosphère. Elle est due à la dissymétrie entre les hémisphères nord et sud : il y a davantage de terres émergées au nord qu'au sud, et pendant l'été l'hémisphère nord capte une quantité importante de CO2, qui sera réémise ensuite. 
   Avant l’ère industrielle, le taux de CO2 moyen dans l’atmosphère était remarquablement stable d’une année sur l’autre, et cela depuis plusieurs milliers d’années. Cela montre bien que ce sont les émissions de CO2 fossiles depuis l’ère industrielle qui ont perturbé cet équilibre.

Accueil : http://23dd.fr/

De la psychologie du climatosceptique et de l’art de lui répondre

Source : Énergie et développement 

D'abord il convient de bien nommer les choses : je ne vais pas vous parler de doute scientifique. Ici il ne s'agit pas de personnes qui demandent des preuves avant d'adopter une opinion mais, au contraire, de personnes qui ont déjà une opinion arrêtée et qui évaluent la validité des arguments qui leur sont présentés en fonction de leurs convictions. Sauf exception, le "climatosceptique", paradoxalement, n'est pas un sceptique : il est certain d'avoir raison et le doute dont il se réclame ne s'applique qu'aux thèses qu'il rejette.
   Pour faire cette distinction, l'anglais a deux termes climate skeptic et climate denier. Le second pourrait se traduire par «climato-négationniste», une expression qui n'a pas encore fait son chemin en français mais qui reflète bien la réalité du phénomène : comme  le négationiste historique, le négationniste scientifique défend une thèse manifestement erronée («le changement climatique n'existe pas», «l'homme a été crée il y a 6000 ans», «il n'y a pas de lien entre HIV et SIDA», «les vaccins causent l'autisme», etc.), malgré un consensus scientifique écrasant soutenu par de nombreuses preuves.
   Vous ne pourrez jamais convaincre un climatosceptique par un argument scientifique : en réalité, même s'il place la discussion sur le plan scientifique, ses objections sont d'ordres politiques, moraux ou religieux...

«Dans un monde entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien qu’il n’y ait pas non plus place pour l’homme.» ~ Romain Gary

20 septembre 2018

Vous désirez un changement radical?

Regardez autour de vous : le changement est déjà arrivé! L’absence de vision à moyen et long terme des décideurs politiques et de leurs économistes (analphabètes en environnement) nous enfonce chaque jour un peu plus dans un gouffre collectif (1) – une espèce de doline géante (sinkhole).

I’m still looking for a permanent end to global insanity.

Doline, Guatemala City, 2007. Un autre incident du genre s'est produit en 2010. 

Doline... dans ta maison! 

Alors, déterminer si les immigrants sont des êtres humains ou juste de la main-d’œuvre, si l’éducation sera gratuite, si la classe moyenne sera prospère, si les pauvres mangeront encore du baloney au salaire minimum *, si les voitures électriques réduiront le nombre de véhicules à passager unique (le conducteur!), si le pétrole restera la principale ressource d’énergie jusqu’en 2050, etc. – toutes ces préoccupations sont périmées. Il aurait fallu y voir avant hier.
 
* Philippe Couillard pense qu’on peut nourrir une famille (un adulte et deux adolescents) avec 75 $ par semaine. «Par contre, les menus ne seront pas très variés et on sera pas mal sur le végétal», a-t-il dit jeudi à la station de radio Énergie. Pas question de gâteries à la crèmerie du coin... 
   Le propre du chirurgien est de saucissonner des patients, on peut bien sûr appliquer la méthode aux budgets...
   La vérif ICI Radio-Canada Nouvelles
   Par Thomas Gerbet, avec Vincent Maisonneuve et Gabrielle Proulx
   Vérification faite, non seulement ces repas ne seraient pas du tout nutritifs, mais il serait même impossible de maintenir cette alimentation à long terme, selon des nutritionnistes.
   Pour nourrir deux adolescents et un adulte avec 75 $ par semaine, il faudrait donc prévoir 1,19 $ par repas et par personne.
   «Non, ce n'est pas réaliste», souligne Catherine Labelle, nutritionniste au Dispensaire diététique de Montréal. Son organisme estime que le coût minimal d'un régime nutritif est de 8,34 $ par membre de la famille par jour, donc autour de 181 $ par semaine, si on extrapole à trois personnes. Cela inclut seulement les produits de base et il faudrait tout cuisiner.

Photo : Radio-Canada/Regis Peugnet. Philippe Couillard savoure une crème glacée durant la campagne électorale. 

Selon les données du Dispensaire, un budget de 75 $ par semaine ne permet plus de nourrir une famille de trois depuis les années 1980.
   «On n'est plus en 1975. Ça n'a aucun sens. Ce n'est pas viable du tout.» Stéphanie Côté, nutritionniste
   Selon le rapport canadien sur les prix alimentaires à la consommation, une famille québécoise de deux adultes et deux adolescents dépensait en moyenne 225 $ par semaine pour se nourrir en 2017, donc environ 169 $ pour trois personnes.
   «À 75 $ par semaine, c'est impossible», confirme Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques agroalimentaires à l'Université Dalhousie, à Halifax.

Possible en mettant de côté l'équilibre alimentaire?
En fait, cette famille ne pourrait pas se permettre d'acheter des fruits et des légumes frais. Il n'y aurait pas non plus de fromage, de viande ou de poisson dans son alimentation, presque uniquement des légumineuses.
   La nutritionniste Stéphanie Côté estime que pour y arriver «il faudrait des aliments extrêmement répétitifs». Elle pense à un repas constitué de pâtes alimentaires, de haricots noirs et de maïs. «Ce n'est certainement pas soutenable à long terme, selon elle. Il y a très peu d'aliments qui permettent de nourrir une famille avec environ 3 $ par repas. C'est utopique, même pas pensable.»
   Une famille pourrait toutefois subvenir à ses besoins en utilisant les banques alimentaires. Plus de 400 000 personnes les fréquentent au Québec, dont 150 000 enfants.


Bref un autre débat des chefs ce soir à TVA – et comme dit la Capitaine Marleau «j’ai soif, y’a l’mensonge qui m’empêche d’avaler».

Mieux à faire : regarder une autre belle histoire de corruption politico-économique :
    
Opération M. Chen : La face cachée des visas dorés québécois

Enquête | 20 septembre à 21h00 sur ICI Radio-Canada Télé ou sur tou.tv après la diffusion. 

Le programme des immigrants investisseurs du Québec, qui permet d’obtenir la résidence permanente en échange d’un prêt sans intérêt, a la cote parmi les riches, principalement originaires d’Asie. Entre les pressions auprès de fonctionnaires pour en accepter le plus possible, le laxisme de consultants et d’avocats en immigration et l’embellissement des retombées réelles par Investissement Québec (2), ce programme de visas dorés connaît plusieurs zones d’ombre. Enquête a accompagné en caméra cachée un millionnaire fictif M. Chen dans ses démarches pour obtenir une résidence permanente pour le Québec et révèle la face cachée des visas dorés.


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(1) Changements climatiques : est-il trop tard?
Médium large ICI Radio-Canada Première | Le 20 septembre 2018

Les efforts des gouvernements pour réduire la portée des changements climatiques sont insuffisants et il est clair que la limite de 2 degrés de réchauffement fixée par l'Accord de Paris ne sera pas respectée. Normand Mousseau (physicien), Catherine Potvin (biologiste et écologiste forestière), Alain Bourque (climatologue et directeur d’Ouranos), et Claude Villeneuve (biologiste, auteur de Est-il trop tard?) blâment la classe politique d'avoir écarté les scientifiques de l'administration publique.

Audiofil :

En complément

Creuser jusqu'où?
Extractivisme et limites à la croissance
Éditions Écosociété, 2015

Sous la direction de Yves-Marie Abraham, David Murray  

Avec des textes de collectif ALDEAH, Charles Beaudoin-Jobin, Philippe Bihouix, Laura Handal Carvantes, Denis Delestrac, Ariane Gobeil, Alain Gras, Martin Hébert, Normand Mousseau, Manuela Lavinas Picq, Éric Pineault, Bertrand Schepper-Valiquette, Nicolas Sersiron

Partout, l'heure est à l’intensification de l’exploitation industrielle des «ressources naturelles». Forêts, eau douce, minerais, sable, rivières, faune sauvage, gaz de schiste, pétrole, terres fertiles, paysages grandioses : tout y passe! La justification de ces efforts est partout la même : cette exploitation est un facteur de croissance essentiel dont il serait fou de ne pas profiter alors que les emplois manquent et que les États sont endettés. C’est le choix de l’extractivisme. Si ce phénomène suscite des débats, ceux-ci ne portent généralement que sur les conditions de l’exploitation de ces richesses : qui va vraiment profiter de ces ressources? Comment ne pas faire trop de dégâts en les mettant à profit ? Est-ce le bon moment de les exploiter?
   Et si, au lieu de se préoccuper de la bonne façon de partager ce «gâteau» (sans trop salir la nappe), on s’interrogeait plutôt sur  la pertinence même de le consommer? Avons-nous vraiment besoin d’harnacher de nouvelles rivières, d’exploiter toujours plus de gisements de pétrole et de minerais, d’ouvrir de nouveaux territoires aux touristes, d’intensifier les cultures et l’élevage animal? Ne s’agit-il pas d’une fuite en avant, sur un chemin qui ne mène nulle part, sinon à la destruction pure et simple de notre habitat terrestre et de nos sociétés? Ne pourrions-nous pas vivre aussi bien, voire mieux, sans pratiquer ce type d’exploitation? Si oui, à quelles conditions?
   Les auteur.e.s s’attaquent à ces questions difficiles en dénonçant la logique de l’extractivisme avant d’en souligner les principales limites physiques. Les effets destructeurs et irréversibles du processus économique sur les ressources naturelles dites «non renouvelables» (énergies fossiles, minerais, etc.) étant déjà à l’œuvre, les auteur.e.s s’attellent à décrire les alternatives possibles à ce «modèle de développement» : low-tech, transition énergétique, résistance autochtone et philosophie du buen vivir... Ils nous invitent à changer de paradigme pour penser les pistes d’actions nécessaires dans un futur post-extractiviste. Car à force de creuser, nous arrivons bel et bien aux limites de notre unique planète.

Yves-Marie Abraham est professeur à HEC Montréal, où il enseigne la sociologie de l’entreprise et mène des recherches en sociologie de l’économie.
Historien de formation, David Murray est éditeur aux Éditions Écosociété et gravite depuis plusieurs années autour des milieux de la décroissance.


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(2) Investissement Québec a pour mission de stimuler la croissance et de favoriser la prospérité économique du Québec. Pour mener à bien son mandat de prospection internationale, notre organisation compte 12 bureaux internationaux, situés en Europe, en Asie et dans les Amériques. (Source : Investissement Québec)

Parmi les incitatifs pour vendre les ressources du Québec aux investisseurs étrangers : 

Le Québec se classe avantageusement en ce qui concerne les coûts d'exploitation.
Un taux d'imposition concurrentiel : le taux d'imposition de 26,8 % appliqué au Québec est l'un des plus faibles en Amérique du Nord.
Une énergie propre, renouvelable et offerte à un tarif avantageux : le Québec, qui est considéré comme le plus important producteur d'hydroélectricité en Amérique du Nord, est en mesure d'offrir une énergie fiable à des tarifs parmi les plus bas et les plus stables du monde.
Une main-d'œuvre qualifiée et abordable : les coûts de main-d'œuvre sont très concurrentiels grâce à un important bassin de travailleurs qualifiés.
Au Québec, on trouve de l'eau douce de bonne qualité en abondance. Il est ainsi moins coûteux de la traiter pour la rendre potable. C'est ce qui explique le prix peu élevé de l'eau comparativement à la plupart des pays du monde.


Un énorme potentiel minier
Le Québec, c'est un vaste territoire de 1,7 million de km², dont seulement 1 % est exploité et 5 % fait l'objet d'un titre minier. Avec son environnement d'affaires favorable et son potentiel immense, le Québec est un endroit rêvé pour l'exploitation minière.
Reconnu pour son énorme potentiel minéral, le Québec est particulièrement attrayant pour l’exploration et l’exploitation des ressources, et son environnement d’affaires est très favorable aux investissements miniers.
Au total, 23 mines et plus de 350 établissements d’exploitation de substances minérales de surface sont en activité au Québec, et la valeur des expéditions minières a atteint 7,7 G$ en 2015. Les principales substances exploitées sont l’or et l’argent, le fer, le nickel, l’ilménite (titane), le zinc et la pierre de toute sorte.
En 2015, près de 200 sociétés minières ont mené plus de 600 projets d’exploration et de mise en valeur.
Le Québec est l’un des rares producteurs de niobium, de dioxyde de titane, de cobalt et de platine au monde. Il est également le premier producteur de concentré de fer et de zinc et le deuxième producteur d’or au Canada. Son sous-sol renferme également un potentiel important de substances comme le graphite, le lithium, le diamant, les terres rares et le tantale.

Photo : © Edward Burtynsky. Résidus toxiques de nickel, Sudbury, Ontario.

Le Plan Nord
Lancé en 2011, le Plan Nord est un vaste projet qui couvre une étendue de 1,2 million de km² et qui désenclave un territoire renfermant des richesses fabuleuses. Il vise le développement durable et intégré du potentiel économique du territoire, notamment dans le secteur minier, dans le plus grand respect des Premières Nations et des communautés locales.
   Le Québec occupe le 6e rang parmi les endroits les plus propices aux investissements miniers dans le monde, selon le classement 2016 de l’Institut Fraser.
   Seulement 5 % du vaste territoire du Québec fait l'objet de droits d'exploration.
   Le processus d'obtention des titres miniers est ultrasimple : il peut se faire par Internet ou par jalonnement sur le terrain.
   Au Québec, le taux d'imposition combiné des sociétés s'établit à 26,8 %, soit l'un des plus bas en Amérique du Nord. Un impôt minimal, calculé selon la quantité extraite de minerai ou le profit annuel de la société minière, est également perçu.
   Le Québec se distingue par des incitatifs fiscaux concurrentiels destinés spécifiquement aux producteurs miniers. Il offre des crédits d'impôt remboursables, des déductions et des allocations qui, cumulativement, en font un environnement d’affaires des plus avantageux.

Infrastructures électriques
Le Québec est le quatrième producteur mondial d’hydroélectricité. Cette source d’énergie renouvelable est offerte à un tarif concurrentiel par un réseau de distribution fiable sur une grande partie de son territoire. Une augmentation des capacités de production est déjà prévue pour répondre à la demande des nouveaux projets de développement minier.
   Le Québec compte plusieurs ports en eau profonde, dont celui de Sept-Îles, le plus important port minéralier d’Amérique du Nord, qui dispose d’un lien ferroviaire avec la Fosse du Labrador.

Désenclaver le Grand Nord
Dans le cadre du Plan Nord, le gouvernement prévoit investir en priorité dans le développement d’un système de transport intégré. Ce dernier permettra de désenclaver le territoire du Grand Nord et de desservir les projets au plus grand potentiel de développement économique, soit les projets énergétiques et miniers.



Enfin, écoutez ce prospecteur minier sans scrupules : comment saccager un territoire tout azimut.

Industrie minière : le Québec tire son épingle du jeu, selon le géologue Jean-Marc Lulin
«Les géologues, les géophysiciens et les foreurs québécois ont acquis une expertise qui est mondialement reconnue et qui est très facilement exportable», dit Jean-Marc Lulin, président et chef de la direction de la compagnie minière canadienne Azimut Exploration, au micro de Michel Lacombe. D'origine française, le géologue, qui compte plus de 30 ans d'expérience en Amérique du Nord, en Afrique et en Europe, ne tarit pas d'éloges envers le secteur minier de la Belle Province.

Vidéo publiée le samedi 7 juillet 2018

Citation du jour

If you have the source, you have the resource;
If you have the resource, you’ll have the power;
If you have the power, you’ll have the money;
When you have the money, you’ll have the people.
This is a circle.

19 septembre 2018

Conflit verts contre bruns : cui bono?

Est-il criminel de divulguer les réponses des partis politiques au sujet de leurs priorités environnementales, même s’ils ont répondu au questionnaire de leur plein gré? Le DGEQ semble le croire. J’imagine qu’aucun organisme environnemental n’a braqué de pistolet sur la tempe des candidats – une pratique davantage répandue chez les industriels (1). Je me demande si le DGEQ va poursuivre tous les journaux et les internautes qui ont relayé les données sur le web...

Le DGEQ accuse les groupes écologistes de contrevenir à la Loi électorale

Alexandre Shields | Le Devoir | Le 19 septembre 2018


Photo : Catherine Legault / Archives Le Devoir. La cimenterie McInnis, le plus grand pollueur industriel au Québec.

Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) est formel : les groupes écologistes qui ont soumis un questionnaire sur les engagements en environnement aux quatre principaux partis politiques, avant de publier leurs réponses, contreviennent à la Loi électorale.

Les groupes, qui s’exposent à une amende minimale de 10 000 $ [maximale de 50 000 $], promettent de contester cette décision jusque devant les tribunaux.
   Dans une lettre envoyée à Équiterre le 14 septembre dernier, dont Le Devoir a obtenu copie, le DGEQ soutient qu’une dizaine de groupes écologistes ont contrevenu aux dispositions de la Loi électorale en publiant les réponses des quatre principaux partis aux 23 propositions soumises sur divers enjeux environnementaux liés aux changements climatiques, au transport, à la protection de la biodiversité et à l’agriculture.
   Selon ce qu’on peut lire dans la lettre adressée au «syndicat» Équiterre, le fait de rendre publiques les réponses des partis constitue une «dépense électorale», au sens de la Loi.
   «Si Équiterre engage des frais au cours de la période électorale pour publiciser, commenter, comparer ou autrement mettre en lumière, favorablement ou non, soit un programme politique, soit des agissements, des actes ou des mesures pris, préconisés ou combattus pour l’un ou l’autre des candidats ou des partis politiques, Équiterre agit contrairement à la Loi électorale», fait-on valoir dans cette lettre signée par une avocate de la Direction des affaires juridiques du DGEQ.
   «Considérant les propositions de votre organisation eu égard à l’environnement», ajoute le DGEQ, ce comparatif a eu pour effet de «favoriser ou défavoriser» un ou des partis, mais aussi «d’approuver ou de désapprouver leurs mesures, actes ou propositions sur l’environnement».
   On somme donc Équiterre, mais aussi tous les organismes qui ont diffusé les réponses aux 23 propositions sur leur site web, de retirer la publication «dans un délai de 48 heures».
   Le refus d’obtempérer pourrait entraîner «une enquête» du DGEQ. Celle-ci pourrait conduire à une amende «minimale» de 10 000 $, mais aussi à des accusations de «complicité».

Contestation

Mercredi, les groupes écologistes dont Équiterre, la Fondation David Suzuki, Greenpeace, Nature Québec, le Fonds mondial pour la nature et Vivre en ville ont toutefois annoncé qu’ils contesteront la décision du DGEQ, quitte à se rendre devant les tribunaux.
   «Dans une société démocratique, les groupes de la société civile ont un rôle à jouer et fournissent des informations essentielles pour représenter les citoyens et les aider à prendre des décisions éclairées. Il est impensable que les groupes qui travaillent sur des enjeux centraux de nos sociétés ne puissent participer au débat démocratique», a fait valoir le directeur général d’Équiterre, Sidney Ribaux.
   «Les quatre partis politiques se sont prêtés d’eux-mêmes à l’exercice et les réponses que nous avons diffusées ne sont rien d’autre que celles qu’ils nous ont fournies. Nous les avons divulguées intégralement et en toute objectivité», a rappelé pour sa part le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin.


Les arguments du DGEQ sont bizarres. À ce compte-là, il devrait poursuivre les firmes de sondage, non? J’aimerais lui faire remarquer que les partis sont très capables de se planter eux-mêmes, sur leurs propres plateformes et dans les médias officiels.

«Penser est un travail exigeant, c'est pourquoi on voit peu de gens qui le font.» 
(Sue Grafton)

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(1) Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et d'autres agences gouvernementales considèrent toute opposition à l'industrie pétrolière comme une ‘menace à la sécurité nationale’. (Loi antiterroriste C-51, adoptée sous la gouvernance du parti conservateur de Harper; La Presse, 12 août 2015)
   Pourtant il ne s’agit pas d’une lutte à finir entre Terroristes Verts et Terroristes Bruns, le but des revendications écologiques est simplement d’éviter l’hécatombe, le suicide collectif – toutes espèces confondues.
(Voyez l’article : Coupables d’être «verts», publié le 3 septembre 2018)  

Intéressant à savoir :
Youri Chassin, la CAQ et le lobby du pétrole
Par André Noël
Lorsque j’étais journaliste à La Presse, j’ai enquêté sur les stratégies de quelques industries, dont celles des médicaments génériques, de la construction et du tabac (et de ses groupes paravents). Cette fois, je m’intéresse au lobby du pétrole et à un de ses porte-voix, Youri Chassin, ancien directeur de la recherche à l’Institut économique de Montréal (IEDM) et maintenant candidat pour la Coalition Avenir Québec. La première partie de ce dossier porte sur les liens entre l’IEDM et des fondations financées par les frères Koch, d’importants magnats du pétrole.

[Si les Koch Brothers vous intéressent, copiez ce nom dans le moteur de recherche du blogue à droite.]

ICI Radio-Canada info, le 15 avril 2018 – Dans ses billets, il [Youri Chassin] s'est notamment prononcé pour la production de pétrole au Québec, contre la taxe sur le carbone du gouvernement Trudeau et contre la gratuité des Centres de la petite enfance (CPE). Dans un récent article de son blogue personnel, il a aussi exposé les «dangers de l'interventionnisme» d'État.

Le Journal de Québec, le 29 août 2018Il [François Legault] minimise les différences idéologiques entre M. Chassin et la CAQ, soutenant que le candidat a maintenant changé son fusil d’épaule sur une série de sujets. «C’est sûr, quand on a un blogue, quand on fait beaucoup d’entrevues, comme il l’a fait... Il est appelé à se prononcer sur plein de sujets, c’est arrivé sur la gestion de l’offre. Il a révisé sa position», a dit M. Legault. A-t-il également changé de position sur la place du privé, qu’il jugeait supérieur au réseau public, en santé? «Oui.» Et sur le nationalisme économique, qu’il voulait reléguer aux «oubliettes de l’histoire»? «Absolument.» Et sur l’existence du concept de bien commun, qu’il a déjà qualifié de mythe? «Oui», a martelé M. Legault.

Un militant pur et dur du libéralisme économique. Il a bien fait ses classes.

Aimeriez-vous décoder les beaux discours politiques?
Lisez Les passagers clandestins / Métaphores et trompe-l’œil de l’économie, par Yanik Marcil; Éditions Somme toute, 2016
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Revenons à la priorité «prioritaire» : l’EAU

Photo : Lac Érié, près de Toledo, Ohio, par Joshua Lott pour le New York Times. Les Grands Lacs sont de plus en plus infestés d’algues toxiques en raison des rejets de fertilisants, des fermes d’élevage et des fosses septiques qui fuient.

Le Partage de l’eau
Une réflexion géopolitique
Par Frédéric Laserre et Alexandre Lebrun*
Éditions Odile Jacob, avril 2018

Résumé de l’éditeur
La rareté de certaines ressources naturelles devient un problème géopolitique majeur à mesure que croît la population mondiale. Le pétrole en est, depuis quelques décennies, l’exemple type, mais l’eau s’affirme peu à peu comme un ferment de conflits à venir.
   Longtemps partagée de façon plus ou moins empirique, l’eau des lacs et des fleuves, déterminante pour l’agriculture, est devenue un enjeu crucial dans plusieurs régions du monde. L’assèchement de la mer d’Aral et du fleuve Colorado sont des catastrophes écologiques majeures, tandis que le contrôle des eaux du Nil par l’Égypte aux dépens de l’Éthiopie, de l’Euphrate par la Syrie ou du Jourdain par Israël a eu, et aura encore, des conséquences politiques redoutables, que le réchauffement climatique en cours ne pourra qu’accentuer.
   Ressource stratégique et écologique majeure, l’eau implique une perception nouvelle : l’urbanisme actuel fait tout – à Londres comme à Paris – pour réconcilier la ville avec son fleuve. Puisse cette démarche inspirer la diplomatie des États contraints à partager cet indispensable bien commun.

* Frédéric Lasserre, est géographe à l’Université Laval, et dirige le Conseil québécois d’études géopolitiques (CQEG). Alexandre Brun est maître de conférences au département Géographie et Aménagement de l’université Paul-Valéry à Montpellier.


Extraits

L’eau n’est pas à proprement parler une ressource rare. Si des régions entières manquent certes d’eau, la ressource est abondante à l’échelle de la planète. Théoriquement, il y a donc de l’eau pour tous. Ce sont les investissements dérisoires, comparés aux besoins des populations, les choix en matière d’aménagement et de collecte de la ressource qui, souvent, expliquent les difficultés d’accès à l’eau potable, l’assainissement défaillant ou encore la prévention calamiteuse des inondations. 

La ressource en eau n’a pas été jusqu’à l’origine de conflits. Retenue ou polluée en amont aux dépens de l’aval, l’eau peut néanmoins devenir une arme de guerre. L’absence de coopération à l’échelle des grands bassins versants transfrontaliers, qui témoigne de l’incapacité des pouvoirs locaux à planifier des actions préalablement négociées, est un terreau favorable aux rivalités. Or, à l’horizon 2050, la situation pourrait devenir explosive en raison des effets du réchauffement climatique, de la généralisation des pollutions et de la croissance de la population mondiale.
   Comme le pétrole et les sols fertiles, bien plus que le sable désormais très recherché pour la construction et les travaux publics, l’eau sera au centre des préoccupations des États. Elle le sera aussi à l’intérieur des États, en particulier dans les pays en développement, où les conflits d’usage opposent des villes en expansion à des campagnes qu’il faudrait plus productives pour nourrir des millions de bouches supplémentaires. Et l’on ne peut prétendre ignorer les faits : la catastrophe de la mer Aral, les maladies encore véhiculées par des eaux souillées en Afrique noire, l’érosion de la diversité biologique des espèces aquatiques en Europe occidentale, et les milliards d’euros de dégâts de la sécheresse : en février 2018, l’Afrique du Sud déclarait l’état de catastrophe naturelle pour 4,5 millions d’habitants de la ville du Cap, menacés de coupure totale d’eau. [...] 

L’eau douce est rare et inégalement répartie à la surface du globe

Si 71 % de notre Terre est couverte d’eau, 97,4 % de cette eau est salée et forme les mers et les océans, ce qui laisse 2,6 % d’eau douce. Celle-ci est formée en majorité par les glaciers des montagnes et les régions froides de l’Arctique et de l’Antarctique (68,7 %), le reste provenant d’une part des eaux souterraines (30,1 %), et d’autre part des eaux superficielles (0,9 %) – lacs (87 %), marais (11 %), rivières et fleuves (2 %). Elle est bien sûr renouvelable puisqu’elle relève d’un grand cycle (évaporation-précipitation), en opposition au «petit cycle de l’eau», c’est-à-dire la circulation de l’eau depuis les points de captage jusqu’aux stations d’épuration, avant un retour au milieu naturel.
   La quantité d’eau disponible est constante. C’est toujours la même depuis la préhistoire. Mais elle est inégalement répartie à la surface du globe. Il faut distinguer les «géants de l’eau» – Brésil, Russie, Indonésie, Chine, Canada, États-Unis, Colombie, Pérou et Inde – qui représentent plus de 60 % des ressources naturelles renouvelables en eau, des pays pauvres en eau comme le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis, Malte, la Lybie, Singapour, la Jordanie, Israël et Chypre. L’eau douce est ainsi abondante par endroits et rare ailleurs. Dans les pays pauvres, y compris là où l’eau est bien présente, la potabilisation et l’adduction d’eau sont défaillants ou inexistantes, en particulier dans les campagnes. 1,8 milliard d’individus n’ont pas accès à l’eau potable, et 2,4 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires. Au contraire, dans les États riches comme ceux de la péninsule Arabique, des investissements colossaux pour le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées ont permis de pallier la très faible quantité d’eau disponible. [...]
   Les trois principaux usagers de l’eau sont les ménages (eau domestique), l’industrie, y compris l’hydroélectricité et surtout l’agriculture. Ce secteur est le plus demandeur en eau puisqu’il contribue à 70 % aux prélèvements et pour 93 % à la consommation mondiale. «L’humanité utilise beaucoup plus d’eau pour se nourrir que pour boire!», résume l’hydrologue Jean Margat. [...]
   [...] Les disparités sont grandes. La consommation dépasse 250 litres par habitant et par jour au Canada, au Japon, en Suisse, aux États-Unis et en Australie. Les habitants d’Asie et d’Amérique du Sud ne consomment quant à eux qu’entre 50 et 100 litres.

L’eau mondialisée

Les pays riches ont aussi exporté des pollutions en délocalisant la main-d’œuvre en Asie, en Afrique ou en Amérique latine, là où la main-d’œuvre est bon marché, les standards environnementaux absents et les stations d’épuration défaillantes (plus de 80 % des égouts des pays en voie de développement se déversent sans traitement, polluant les rivières, les lacs et les zones côtières). Dans des pays du Sud en pleine croissance démographique et urbaine, la situation est dramatique : la pêche traditionnelle est de moins en moins pratiquée faute de poissons, et des puits sont devenus inutilisables. Outre le coût environnemental, les pollutions ont un coût économique et social. ...
   La mondialisation a aussi eu pour effet de favoriser l’introduction et la dissémination d’espèces animales et végétales invasives (la renouée, le silure glane, le crabe chinois, l’écrevisse américaine, la tortue de Floride, etc.). Ces dernières transportées par bateau de façon accidentelle, échappées d’aquariums, de zones d’exploitation ou de piscicultures, ou encore introduites volontairement, menacent des espèces protégées (concurrence alimentaire, maladies) et sont coûteuses à éradiquer.
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