13 décembre 2013

Communication inter-espèces

La panthère rebaptisée Spirit après l’expérience de communication

Animal Communicator : Un long métrage fascinant sur la communication inter-espèces. Extrêmement touchant, en particulier dans la dernière partie (vous saisirez ce qui se passe même si vous ne comprenez pas l’anglais).
http://www.cultureunplugged.com/documentary/watch-online/play/11936/The-Animal-Communicator

Si vous aimez les animaux, faites-vous un cadeau. Vous ne regretterez pas ces 52 minutes qui montrent qu’il est possible de s’ouvrir et de communiquer par le cœur plutôt que par la peur – deux mots qui riment mais ne s’accordent pas!

L’on pourrait s’en inspirer pour la communication entre humains… le respect étant la règle de base. DANS UN MONDE OÙ LA CRUAUTÉ PRÉVAUT ÇA FAIT VRAIMENT DU BIEN DE REGARDER ÇA.  

Synopsis :  
Et si vous pouviez parler aux animaux et faire en sorte qu’ils vous répondent?
       Anna Breytenbach consacre sa vie à ce qu'elle appelle la communication inter-espèces. Elle transmet aux animaux des pensées et/ou des images mentales détaillées. Puis, elle reçoit des messages d'une remarquable clarté de la part des animaux.
       Anna ressent les cicatrices cachées sous la fourrure des singes, elle a capté chez un oiseau l'histoire précise à l'origine de son traumatisme, elle a transformé une panthère agressive et dangereuse en chat calme et satisfait – tout le règne animal prend vie d'une façon jamais vue précédemment – des oiseaux sauvages se posent sur son épaule, les poissons se rassemblent autour d'elle quand elle nage, des babouins sauvages s’allongent à ses côtés comme si elle faisait partie du clan.
       Ce film est le premier long métrage documentaire sur l'art de la communication animale.

Réalisateur : Craig Foster
Producteur : Vyv Simson
Genre : documentaire
Réalisé en 2012
Pays : Afrique du Sud


Anna Breytenbach a pour but de sensibiliser et de faire progresser les relations entre les animaux humains et les animaux non humains, tant au niveau personnel que spirituel. À travers son travail de communication et de conservation, Anna entraîne les gens à approfondir leur connexion avec toutes les espèces de façon respectueuse, et se réjouit d’être la porte-parole des animaux et des environnements naturels. http://www.animalspirit.org/media-articles

Vous aimerez peut-être :
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2011/03/parler-avec-les-animaux.html
http://situationplanetaire.blogspot.ca/2011/10/equitherapie.html

12 décembre 2013

Irrésistible

Quelqu’un y a pensé! 

Tandem Régis et Denis 
(Montage photo non crédité – dommage, c’est trop génial)

«Il semble que vous aurez la vie plus facile à partir de lundi». (Denis Coderre)

Les originaux…

10 décembre 2013

Des maladies de nutrition


L’autre jour, je fouillais mon rayon de livres de recettes – eh oui! on peut recevoir «végétarien» et régaler ses invités sans viande ni sous-produits animaliers.

J’en ai profité pour relire ce petit livre de Dextreit sur l’arthrite L’hypothèse que la maladie ou la santé peuvent dépendre en grande partie de ce que nous mangeons n’est plus à prouver... On peut soi-même s’en rendre compte : on n’a pas la même énergie (s’il nous en reste!) après un repas copieux bien arrosé. Pourtant ce genre de repas est quotidien pour plusieurs. 

L’ignorance peut faire en sorte qu’on perpétue de vieilles habitudes toxiques. C’est en pensant aux personnes de mon entourage qui souffrent d’arthrite, prostrées dans la douleur, bourrées d’anti-inflammatoires et peinant à fonctionner normalement que j’ai décidé de reproduire ces passages (ce livre n’est pas disponible sur le Net). Au moins quand on sait, on peut choisir. Bien sûr, on ne change pas ses habitudes alimentaires en un jour (ce serait même dangereux), mais éliminer petit à petit certains aliments peut déjà apporter des bénéfices considérables.

Voici donc de précieuses informations pouvant orienter nos choix durant les Fêtes… à lire de préférence avant le début des ripailles en série! :-)

Arthrite, rhumatisme, décalcification
Par Raymond et Jeannette Dextreit
Éditions «Vivre en harmonie» (1969)

Le traitement de l’arthrite et du rhumatisme passe par le traitement de la décalcification

Peut-être semble-t-il étonnant, à première vue, de voir ainsi juxtaposés des termes sans liens apparents. En quoi une attitude identique devant arthrite, rhumatisme et décalcification se justifient-ils? Tout simplement parce que celui qui en souffre est, à la fois, un acidifié et un déminéralisé.

Quiconque est touché aux articulations ou à la colonne vertébrale se trouve fréquemment devant des avis partagés, après certains examens médicaux (radios, etc.). L’un pense à une manifestation de l’arthrite, de l’arthrose ou du rhumatisme, un autre y verrait plutôt une conséquence de la décalcification. Il n’y a discordance que dans les apparences. Pour le fond, tous ces phénomènes ont des causes communes : l’imperfection des éliminations, la perturbation du métabolisme (la dégradation des aliments étant parfois arrêtée à un stade intermédiaire), d’où, production de substances inassimilables ou inexcrétables. Partant d’un aliment convenable, l’organisme perturbé ne peut élaborer que des produits encombrants, bien souvent toxiques. La désassimilation précédant et entraînant l’assimilation, il s’agit donc bien, dans arthrite ou rhumatisme et décalcification, de maladies de la nutrition.
       Ces transformations incomplètes ont ici des conséquences désastreuses, pour autant que la prédisposition favorise l’accumulation des déchets aux endroits déjà touchés par le processus inflammatoire.
       D’autre part, le déficit résultant des troubles du métabolisme a d’aussi néfastes répercussions sur le renouvellement des parties lésées.
       On ne peut manquer de souligner le rôle prépondérant du foie, dont la perturbation des fonctions entraîne celle des transformations, des élaborations, des fixations, des neutralisations, des éliminations. Tout ce qui est favorable au foie l’est à l’arthritique, au rhumatisant, au décalcifié. À propos de ce dernier terme, pourrait-on souligner au passage combien il est insuffisant d’évoquer la seule carence en calcium, celle-ci s’accompagnant de déficit en d’autres substances, ou découlant d’autres insuffisances. Cela importe d’ailleurs assez peu, avec les méthodes naturelles, car on cherche moins à introduire des produits de substitution qu’à mettre l’organisme dans des conditions les plus favorables pour une utilisation optimum des éléments nutritifs d’une alimentation réformée.
       L’arthritique est un «fabricant» d’acides. Avec lui, la moindre substance acidifiante donne tout de suite naissance à divers acides.
       Il faut évidemment s’entendre sur cette notion d’acides. Certains incriminent quelques espèces végétales, coupables, à leur insu, d’introduire dans l’organisme des éléments acides ou acidifiants. Ainsi, se trouvent parfois condamnés : le citron (pour son acide citrique), la tomate, l’oseille, la rhubarbe (pour l’acide oxalique), etc. Or, les acides (organiques) des fruits et légumes donnent généralement naissance à des sels, et forment donc des bases.
       En réalité, les acides dangereux sont ceux de désassimilation; par exemple, les acides résultant de la dégradation du sucre industriel durant le processus de la digestion, les acides urique et purique, de la chair animale. Et ces acides sont tellement dangereux pour l’arthritique qu’il est permis d’assumer que, pour lui, un gramme de viande est un gramme de poison. Les cristaux d’acide urique (de la viande), comme ceux d’acide oxalique (du sucre) sont à la base des rhumatismes, de l’arthrite, de la décalcification. Un acide peut être sain et utile, tel l’acide lactique « neuf » des laitages caillés (yaourts, fromages) ou de la choucroute, alors que le même acide lactique, lorsqu’il est un résidu de l’activité musculaire, doit être rapidement évacué pour ne pas commettre de dégâts là où il passe ou séjourne.
       Les acides naturels des végétaux sont utiles à plusieurs titres. D’une part, neutralisant les substances toxiques,  et favorisant le drainage et les évacuations; d’autre part, aidant à l’assimilation des éléments utiles (l’acide citrique participe à la transformation, au transport, à l’assimilation et au stockage du calcium). Les acides organiques facilitent toujours les opérations de digestion et tout le processus d’utilisation des substances nutritives. Ainsi, a-t-il été remarqué que le yaourt accroissait la vitesse d’absorption du glucose, et l’on ajoute presque toujours maintenant de l’acide citrique au calcium médicamenteux.
       L’acide lactique se montre par ailleurs très favorable à l’entretien d’une flore bactérienne normale, laquelle est un élément très important de salubrité intestinale, et même d’assimilation, puisqu’elle permet l’utilisation d’une partie du bol alimentaire, non encore transformé aux précédents stades. On sait, par exemple, que c’est dans l’intestin que se dégrade la cellulose laissée encore intacte par les sucs digestifs. En dernier ressort, cette flore bactérienne peut – si elle est convenablement composée – détruire une importante quantité d’acide urique. Avec une des anomalies dans cette flore, la purinolyse intestinale n’est pas menée à bien, et les acides passent dans le sang. On peut aussi mentionner l’action protéolytique de la flore bactérienne, dont la déficience entraîne des fermentations en germes pathogènes des liquides nourriciers acheminés vers le foie.
       La flore bactérienne du consommateur de végétaux et de laitages étant plus complexe et variée que celle du mangeur de viande est évidemment un élément important de défense et de protection. Elle justifie en grande partie la résistance du végétarien devant les maladies.
       Malheureusement, la question des protéines – animales, surtout – a fini par revêtir un aspect obsédant. À croire nombre d’auteurs, la plupart des maladies n’auraient guère d’autre origine qu’un déficit de protéines, et qui disait «protéines» pensait «viande». On ne croyait plus qu’à cela, et il en est résulté une débauche d’aliments protéiques, à commencer par la viande avec ses redoutables poisons. Nombre de ces protéines donnent naissance – du fait de l’arrêt à un stade non terminal de transformation – à des produits encombrants, toxiques le plus souvent.
       Pourtant, il a été bien démontré – selon des critères scientifiques incontestables – que les protéines des laitages, des céréales ou des légumineuses valaient largement celles de la viande, pouvaient avantageusement les remplacer, du fait de leur richesse en acides aminés essentiels, et n’en présentaient aucun des graves inconvénients. Et ces protéines ont même le mérite non négligeable d’être quatre à cinq fois moins onéreuses que celles de la chair animale.
       Quand la viande est l’objet de critiques, c’est surtout en raison de conditions anormales de production. Or, que l’animal soit réputé très sain, ou non, la viande, elle, est toujours malsaine.
       Sa consommation découle d’un préjugé – tenace, d’ailleurs. Sa valeur est surtout symbolique : le sang qui donnerait du sang (ce qui est faux, le fer de ce sang n’étant même pas assimilable); le cœur qui transfuserait du courage, et la cervelle de l’intelligence… Selon le professeur Trémolières, les protéines de la viande excitent plus les glandes surrénales que ne le font les laitages. Cela expliquerait donc que, si la viande semble «donner des forces», elle n’exerce en réalité qu’une excitation, laquelle, comme toutes les excitations, est génératrice de fatigue et d’épuisement.
       Tous ces aliments trop chargés en déchets peuvent entraîner des lésions rénales, s’l y a persistance des substances cristallisables : acides urique ou oxalique (De désassimilation), urate de sodium, chlorures, etc.
       Un autre défaut de la viande est sa pauvreté en cellulose, alors qu’il en faut beaucoup pour donner une consistance suffisante à la masse des déchets évacués, et assurer le drainage de toutes les cellules mortes. D’ailleurs, presque tous les consommateurs de viande sont constipés, et rien n’est plus dangereux que la constipation, à plus forte raison chez les arthritiques, lesquels n’ont déjà que trop tendance à accumuler les déchets.

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Les végétaux présentent bien d’autres avantages car, étant riches en cellulose, ils favorisent le drainage et l’évacuation des déchets et excédents; bien pourvus de substances vivantes, ils contribuent à la revitalisation des parties en voie de dégénérescence, et, avec leurs éléments nutritifs, ils remédient aux carences. Les végétaux sont une mine d’éléments précieux, irremplaçables. Certains d’entre eux (ail, oignon, chou), par leur soufre, entretiennent une bonne salubrité viscérale. Presque tous les aromates possèdent aussi ces possibilités de s’opposer aux putréfactions, infections, contaminations, parasitoses.

(Voyez "Alimentation acidifiante" ci-après)

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Raymond Dextreit (1908-2001) Extrait biographique :
       Bien malgré lui, il a quitté l’école à 11 ans, après son certificat d’études. Adulte, des épreuves douloureuses qui le confrontent personnellement aux limites de la médecine officielle le conduisent à entreprendre des recherches orientées sur des méthodes de soins naturels qu'il ne cessera dès lors d'approfondir pour le plus grand bonheur de quatre générations bénéficiant aujourd'hui des bienfaits de sa méthode.
       Un de ses premiers livres, «Vivre Sain», fait référence à près de 200 auteurs, médecins ou chercheurs. C’est donc sur une base solide que la Méthode Harmoniste a été édifiée. L’alimentation végétarienne est ainsi présentée comme un élément essentiel de santé et de solidarité universelle.
       Son engagement lui a valu l'honneur de recevoir le Prix de la Paix en 1989, au titre des Médecines naturelles par l'Académie diplomatique de la Paix à Bruxelles. Du Canada à la Belgique, de l'Afrique à la Suisse, beaucoup connaissent Raymond Dextreit et son livre phare: «L'Argile qui guérit» ou encore «La Méthode Harmoniste».
       Raymond Dextreit était un humaniste et un précurseur. Il pensait qu’il fallait rester proche de la nature, et être à son écoute. Déjà avant les années 50, il prévoyait que l’utilisation des engrais allait s’intensifier et déséquilibrer  la nature des sols, conduisant ainsi à un usage de plus en plus intense. Ce n’est pas un cliché de dire qu’il avait raison. Toutes les aberrations perpétrées en vue du profit nous le démontrent chaque jour.

Alimentation acidifiante

Ci-haut : aliments revitalisants

(Suite du livre de Raymond Dextreit)

L’observation des menus courants, avec les remarques pour chaque élément, sera plus éloquente que toute autre argumentation.

Dans nos régions, l’alimentation est bien souvent irrationnelle, et l’on peut aisément relever ses principaux défauts. Défauts de tous ordres quant à la composition des menus, de détails en ce qui concerne le choix des aliments.
       C’est une erreur fondamentale que d’accepter des aliments nocifs, quel que soit leur mode de production; c’est une erreur de discernement que de ne pas faire de distinction entre un aliment convenable et un autre qui lui ressemble, mais a été transformé, chimiquement traité, dénaturé.
       Quelles que soient les conditions de sa production, une viande est toujours malsaine. Par contre, il est des huiles convenables, et d’autres qui ne le sont pas.
       Des défauts sont souvent associés, et, par exemple, un aliment déjà inopportun, pour un défaut, peut l’être, de plus, en raison d’autres inconvénients. Ainsi, déjà nocive de par les substances toxiques la constituant, la viande est aussi un élément acidifiant. Elle est donc dangereuse à plusieurs titres pour les arthritiques, les rhumatisants, et même les déminéralisés.
       Observant de quoi se composent les menus journaliers les plus courants, des remarques ne manquent pas de s’imposer.

Café ou thé : Alcaloïdes, excitants, destructeurs de la cellule nerveuse, éléments de précipitation du cholestérol et de surmenage du foie, acidifiants.  
       -- avec lait : aggravation de ce qui précède, du fait de la destruction ou de la modification des ferments lactiques (par la chaleur et le contact avec certains des éléments du thé ou du café; le fait ainsi associé ne fermente plus, il se putréfie. D’ailleurs l’adulte, ne sécrétant plus de labferments, ne peut guère digérer le lait. En milieu gastrique, la caséine du lait coagulait en grumeaux bien trop gros pour être élaborés convenablement, et ceci en présence, surtout, des bases puriques du café et du thé. Autre conséquence encore plus défavorable du mélange lait-café-thé : celui-ci séjourne plus longtemps dans l’estomac que s’il était pris séparément. (…) le lait parce qu’il se digère mal à l’état liquide, surmène le foie, et que, par surcroît, s’il est cuit, ne caille plus normalement.

Sucre blanc : Produit chimique, excitant et déminéralisant; doit puiser dans les réserves de l’organisme les corps (sels minéraux, ferments, etc.) nécessaires à son assimilation; sa dégradation donne naissance à des déchets toxiques (acide oxalique, entre autres). Acidifiant.

Pain blanc : Association d’amidon isolé et de levure (chimique, le plus souvent), incapable d’assurer les besoins élémentaires du corps; dépourvu de certains éléments indispensables à la vie (germe, partie du son renfermant de la silice, du gluten, des ferments et vitamines, etc.); est à l’origine de l’épaississement du sang (hémogliase). Acidifiant.

Biscottes courantes et produits similaires : Aggravation des défauts du pain blanc, du fait de l’introduction d’autres produits chimiques, de poudre d’os, de margarine, de sucre blanc, etc.

Beurre : Produit déjà déséquilibré, puisqu’il ne renferme que les parties grasses, isolées, du lait; par contre, contient, comme toutes les graisses, une grande partie des produits de désassimilation en provenance de l’alimentation de l’animal, ainsi que des traitements pouvant avoir été entrepris (vaccinations, piqûres diverses, etc.); souvent aggravation par les conservateurs ou la pasteurisation qui détruit les ferments lactiques. Acidifiant.

Potage : Souvent un bouillon de viande (pot-au-feu ou autre) dans lequel peuvent se retrouver – à peu près – les mêmes éléments de désassimilation que dans l’urine. La plupart des potages en sachet renferment du glutamate de sodium de sodium. Certains contiennent des légumes déshydratés dont le liquide organique a été éliminé pour ensuite être remplacé bien imparfaitement par l’eau du robinet.

Charcuteries : La viande de porc est l’une des plus toxiques qu’il soit, et les traitements pour la conservation ne font qu’aggraver la situation; c’est pourquoi le jambon, parfois considéré comme «n’étant pas de la viande» est un produit doublement nocif, de par son origine et les traitements successifs auxquels il a été soumis.

Viande : Sa consommation entraîne la formation dans l’organisme de ferments protéolytiques, susceptibles d’attaquer la cellule animale, et contre lesquels l’organisme doit se protéger par des mucus; que ces mucus viennent à faire défaut, et c’est l’ulcération. Les toxines de la viande présentent assez de ressemblance avec celles de l’organisme pour que celui-ci les accepte; toutefois, il « sait » que la viande est toxique, puisqu’il en assure toujours la digestion en priorité, pour arrêter sa décomposition commencée dès la mort de l’animal. Il se défend aussi par une émission accrue (fatigante pour les organes intéressés) de leucocytes, après ingestion de viande (hyperleucocytose postprandiale).
       La viande donne naissance à certains produits toxiques, notamment des résidus indoles qui doivent être neutralisés avec du soufre, pour être évacués sous forme de sulfoconjugués, d’où gaspillage du soufre des protéines, avec pour conséquence : arrêts de la croissance, réfections cellulaires, réparations des tissus lésés, etc. Un autre inconvénient de la viande – et non des moindres – c’est qu’elle demande beaucoup trop de sucs acides que les sels biliaires doivent neutraliser au passage dans le duodénum. C’est aussi un acidifiant.

Poisson : Des personnes soucieuses de leur santé s’abstiennent de viande le soir, mais croient alors devoir remplacer celle-ci par du poisson. Si elles font « maigre », c’est également vers le poisson qu’elles se tourneront.
       Il est possible que la chair du poisson soit moins nocive que celle des autres animaux, mais une protéine animale n’est jamais sans danger. On ne peut perdre de vue que la chair animale se corrompt très vite et que sa décomposition commence dès la mort.
       Toute chair animale (qu’elle provienne d’un animal terrestre ou d’un poisson) renferme des purines, génératrices d’acide urique. Elle apporte beaucoup d’azote, dont le surplus ou les résidus doivent être transformés, par le foie, en acides pouvant être excrétés par les reins. Une partie de ces acides peut rester dans le sang, y séjourner, ou être déposée dans les parties faibles ou déjà lésées.

Plat de légumes : D’une part son importance est considérablement réduite dans l’alimentation habituelle, et d’autres part, ce plat est trop souvent réservé aux légumineuses, pâtes (blanches), riz (glacé), fritures, conserves, etc. Les légumineuses ne sont pas mauvaises en soi, si elles sont de la dernière récolte, et si l’on considère qu’étant des «concentrés» alimentaires très riches en substances azotées, il faut les insaliver parfaitement, les consommer en quantités très modérées et seulement si les organes digestifs les accepte bien. Même remarque pour les pâtes qui devront être «complètes» et exemptes de tout traitement chimique. Glacé ou seulement blanchi, le riz est dévitalisé, et ses propriétés nutritives s’en trouvent considérablement réduites. Seul le riz complet est un aliment satisfaisant, et cela, plus encore s’il est cultivé selon les méthodes biologiques.
       Par un chauffage trop élevé, les corps gras donnent naissance à des produits toxiques (acroléine, etc.) aussi dont-on s’abstenir des fritures (même à huile végétale). Exceptionnellement (notamment pour faire plaisir aux enfants), on peut préparer des pommes de terre frites, mais en évitant soigneusement de trop faire chauffer l’huile.
       Toutes les conserves sont nocives, la température à laquelle elles sont soumises entraînant la destruction des ferments nécessaires à la transformation convenable des aliments. Les vitamines seraient paraît-il, préservées, ce qui n’est rien moins que certain, seuls étant identifiés les supports acides de la vitamine, échappe au contrôle scientifique de laboratoire
       Le seul traitement thermique des conserves est déjà meurtrier pour la cellule végétale, et les aliments conservés sont complètement dénaturés, «mortifiés». Il en est d’ailleurs de même de ceux cuits dans les marmites sous pression. C’est un «cadavre» végétal qui sort de ces instruments, l’élévation de la température de cuisson rendant certains acides aminés inutilisables, et faisant naître de nouvelles liaisons peptiques résistant aux enzymes.

Salade : Cet aliment nécessaire et précieux est malheureusement assez mal traité dans les saladiers de nos contemporains : huile industrielle, vinaigre, sel blanc, moutarde, etc. La plupart des huiles alimentaires sont obtenues par le traitement à chaud des oléagineux, et souvent aussi avec l’aide de solvants chimiques : elles sont alors dépourvues de leurs ferments anti-oxygène, et rancissent facilement. Le vinaigre, même celui de vin, est sclérosant. C’est un acidifiant et un agent de précipitation du cholestérol.

Fromage : Certains fromages proviennent du « rattrapage » des gruyères ratés; ce sont certaines pâtes «à tartiner». D’autres fromages sont reconstitués par barattage avec de l’eau, alors leur liquide de constitution a été extrait après caillage, dans le but de réduire les frais de transport.

Dessert : C’est parfois une pâtisserie du commerce pouvant inclure : jaunes d’œufs en poudre, blancs séchés, margarine, colorants artificiels, parfums synthétiques, glucose, sucre industriel, farine déséquilibrée, levures chimiques, etc. [note : aujourd’hui on utilise de l’huile de palme] Aussi de la confiture dont les fruits sont devenus acidifiants par la cuisson, ce que n’améliore pas la présence de sucre blanc, terriblement acidifiant lui aussi. Souvent les fruits frais sont pris en fin de repas, ce qui peut donner lieu à des réactions défavorables pour la digestion, leur sucre s’accommodent assez mal de la rencontre avec les amidons précédemment ingérés.

Boisson : Toutes les boissons alcoolisées sont perturbatrices, quel que soit leur degré d’alcool, celui-ci brûlant et atrophiant les organes de protection (foie, poumons, notamment), altérant les glandes endocrines, attaquant la cellule nerveuse. C’est un terrible sclérosant, même à petite dose, qu’il provienne de fermentation ou de distillation. L’alcool favorise la précipitation du cholestérol; c’est pourquoi on a dit de certaines boissons alcooliques qu’elles étaient anti-cholestérolémiantes, le cholestérol disparaissant du sang pour se fixer à la paroi des vaisseaux ou se concrétiser en calculs.
       Il n’est pas de boissons alcooliques anodines. Ainsi, la bière qui bénéficie souvent d’un préjugé favorable est assez rarement sans alcool (elle peut en contenir jusqu’à 8°, pour les bières de luxe), à moins que cela soit nettement garanti. Le cidre (titrant au moins 5° d’alcool) n’est pas plus favorable. Et ne l’est pas non plus le cidre «doux» avec ses 3° d’alcool.
       Certaines boissons : alcools, café, thé, maté, coca, kola… sont qualifiées «d’aliments d’épargne», alors qu’elles ont pour effet (malheureux, d’ailleurs) de diminuer – ou même d’interrompre totalement – la sensation de fatigue ou de besoin normal d’aliments.
       Comme une partie des constituants de ces boissons est métabolisable, on en a conclu à une atténuation – voire innocuité – de leur toxicité. Ainsi a-t-on décrété non toxiques les doses assez éloignées de celles étant mortelles pour l’animal d’expérience.
       En ce qui concerne le vin, la bière ou le cidre, l’appréciation des quantités moyennes considérées comme normales a découlé de l’observation de sujets «en bonne santé apparente», sans la précaution d’attendre un recul suffisant pour savoir ce qu’il pouvait advenir de ces bonnes santés «apparentes».
       D’ailleurs rien ne peut justifier cette consommation, jamais une maladie ou un trouble quelconque n’étant survenu par suite d’une carence en alcool. 

Il a été aisé de constater que presque tous les éléments d’un repas «courant» sont acidifiants. Or, l’arthritique, autant que le rhumatisant ou le déminéralisé, a besoin d’une alimentation hautement basique, ce qui ne peut lui être assuré qu’avec une prédominance de végétaux dans ses menus.

Autre ouvrage de Raymond Dextreit (celui-là est disponible sur le Net) :
Les cinq merveilles naturelles : carotte, citron, thym, ail et chou

«Il n'est que deux critères d'une vie bien menée : a-t-on fait ce que l'on avait l'intention de faire? Et les autres sont ils heureux que l'on ait vécu?»
~ Raymond Dextreit 

9 décembre 2013

Oui, nous luttons contre la pauvreté...

Après la Grande Guignolée

Le Grand Gaspillage

Suivi du Grand Ménage  

Et de la Grande Diète  

6 décembre 2013

Mandela : comme un mandala

Mandala-vitrail (artiste inconnu)   

Comme un mandala, l’homme rayonnait à partir de son centre sacré.
Le mot sanskrit mandala signifie cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté. Le symbole se dessine toujours du centre vers l’extérieur.

Plus nous fonctionnons au niveau de l’âme, plus nous sommes conscients du processus évolutionnaire de l’humanité, plus nous sommes conscients que nous ne sommes pas de petits individus isolés du reste du monde, plus nous sommes conscients du rôle que nous jouons. Et à mesure que nous évoluons, il peut y avoir conflit entre le passé et le futur, entre l’ancien et le nouveau. L'histoire offre d'innombrables exemples de résistance et d'opposition violente à chaque fois qu’une nouvelle lumière apparaît sur terre. Les autorités représentant l'ancienne mentalité s'opposent toujours à la nouvelle lumière. Socrate a été forcé de boire la ciguë. Le premier médecin qui suggéra au personnel infirmier de se laver les mains entre chaque patient fut mis à la porte de l'établissement médical (on le disait fou). Nelson Mandela a passé des années en prison. Et la liste pourrait s’allonger indéfiniment.

Pour prouver ce qui précède, un journaliste mentionnait ce matin que les États-Unis ont retiré le nom de Nelson Mandela de la liste des terroristes en 2008 (sous le mandat de Bush fils). 

Nelson Mandela fut et reste une lumière.
Tous les gouvernants font l’éloge de sa droiture et disent s’en inspirer.
Mais, comme le dit l’aphorisme «beaucoup d’appelés, mais peu d’élus».

Mandela avait aussi les deux pieds sur terre :  
il disait ce qu’il faisait et faisait ce qu’il disait. 

Photo : Flandrum Hill

5 décembre 2013

À la Breaking Bad?

Plutôt inquiétant ce trafic de drogues de synthèse dont on n’ignore les vrais composants. À classer dans les armes de destruction massive...

Mais, à mon avis, les benzodiazépines sur ordonnance sont tout aussi dangereuses puisque ce sont des psychotropes. Pour avoir vu trop de personnes pâtir des effets nocifs de l’Ativan (lorazépam) par exemple, qu’on vend aussi dans la rue et via Internet, j’en profite pour partager des extraits d’un article intitulé «Accro aux benzos» en deuxième partie.

Image : Anscer Werrelmann / AFP

Drogues de synthèse  

Une carte de crédit, un clic, et la drogue est livrée à domicile. Souvent en toute légalité. Loin du cliché du dealer dans une ruelle sombre, le trafic de drogue de synthèse explose et les autorités n'arrivent pas à le contrer.

Un reportage de Johanne Faucher à Enquête

Nous avons contacté un producteur de drogues de synthèse situé à Shanghai, en Chine. Il nous a proposé près d'une centaine de produits, nous avons commandé du 2C-I. Cette drogue est interdite dans plusieurs pays européens, mais elle est encore légale au Canada.
       Trois jours plus tard, nous recevions la drogue par la poste. Drogue qui est entrée légalement au pays.

Des étudiants québécois comme fournisseurs
Il est aussi facile d'acheter des stupéfiants illégaux auprès de dealers au Québec sur Internet. Nous avons rencontré un vendeur qui propose toutes sortes de produits : drogues de synthèses et drogues classiques sur des sites Internet marginaux. Des sites difficiles d'accès, mais où il est possible d'acheter armes, faux papiers et drogue.
       Ce dealer prétend s'approvisionner auprès d'étudiants en biochimie québécois qui fabriquent des drogues au dosage aléatoire dans des laboratoires clandestins.
       Et il en vend partout sur la planète. Ce trafic lui rapporterait 25 000 $ par semaine. Il soutient qu'il reçoit et expédie de la drogue par la poste sans problème, et dit avoir des trucs pour déjouer les douanes. (…)
       Les drogues de synthèse sont dangereuses et peuvent être plus puissantes que les drogues «naturelles». Il est impossible de savoir ce qu'elles contiennent, les mélanges étant faits par n'importe qui, n'importe comment. Un comprimé d'ecstasy fabriqué aujourd'hui sera différent de celui fait la semaine dernière.
       Une roulette russe, en somme. L'an dernier, 17 adolescents sont morts en Colombie-Britannique et en Alberta. Ils croyaient prendre du MDMA, mais le chimiste avait remplacé le MDMA par du PMMA, qui est plus fort.

Article complet et vidéos :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/12/04/003-trafic-drogues-synthese-internet-enquete.shtml


Accro aux benzos
Par Chantal Éthier (Châtelaine, 2004)

Saviez-vous que des médicaments comme l’Ativan, le Valium ou le Serax pourraient vous rendre dépendant?
       Le jour où son médecin lui a prescrit de l’Ativan (un médicament de la famille des benzodiazépines) pour des douleurs musculaires – sportive, elle avait un peu forcé sur l’entraînement en ski nautique –, Kim était loin d’imaginer qu’elle allait vivre un cauchemar. C’était en septembre 1999, elle avait 30 ans et jouissait d’une bonne santé. Patiente docile, elle a pris ses comprimés sans poser de questions.
       Quelques semaines plus tard, la jeune femme a commencé à souffrir de problèmes d’estomac et à se sentir anxieuse, déprimée. «Je n’avais jamais éprouvé de tels symptômes», raconte-t-elle. On lui a fait passer une batterie de tests qui ne révélèrent rien, mais sa dépression empirait, son anxiété aussi. Chaque nouveau médecin qu’elle consultait dans l’espoir de trouver la cause de ses malaises augmentait ses doses.
       Sept mois plus tard, désespérée, Kim a fini par consulter une naturopathe. «C’est elle qui m’a appris que l’Ativan était prescrit contre l’anxiété! explique-t-elle, encore abasourdie. Jamais mon médecin ne me l’avait dit et jamais non plus il ne m’avait prévenue que ce médicament pouvait provoquer des effets secondaires (dont l’anxiété) ou entraîner une dépendance!»
       Qui n’a jamais pris un comprimé d’Ativan ou de Valium pour arriver à dormir? Tout comme le Serax, le Mogadon, l’Halcion, le Restoril, le Xanax ou le Dalmane, ce sont des benzodiazépines, une famille de médicaments très souvent prescrits contre l’insomnie, l’anxiété, certaines phobies et même les spasmes musculaires. Ce sont les psychotropes – on les appelle ainsi parce qu’ils agissent sur le psychisme des individus – les plus prescrits au Québec et dans le monde. En 2003, les pharmaciens détaillants ont exécuté 4,9 millions d’ordonnances de benzodiazépines au Québec seulement. C’est sans compter les doses qui sont données aux patients dans les hôpitaux et les centres de soins de longue durée!

Dur, le sevrage
Et pourtant, ces médicaments ne sont pas inoffensifs. Consommés de façon régulière, ils peuvent entraîner des troubles de l’équilibre, des vertiges, des palpitations, des problèmes gastriques... et paradoxalement provoquer de la dépression, de l’anxiété et de l’insomnie! Kim faisait partie des patients fortement touchés par ces effets secondaires.
       Saviez-vous que les benzodiazépines peuvent aussi provoquer une dépendance physique en quatre à six semaines? Résultat : le jour où l’on cesse leur utilisation, l’organisme réagit en produisant des symptômes de sevrage semblables aux problèmes qu’on voulait traiter au départ. L’insomnie, l’anxiété ou la nervosité réapparaissent et sont même plus aigus qu’avant le traitement. Du moins pour un temps. Certains patients ressentent un cortège d’autres malaises : cauchemars, crampes musculaires, troubles gastro-intestinaux... la liste est longue, surtout si on cesse abruptement de prendre ces médicaments.
       Lorsque Kim a découvert que l’Ativan était la source de ses problèmes, elle n’était pas pour autant au bout de ses peines. «Non seulement mon organisme le tolérait mal mais, à cause des doses importantes que les médecins m’avaient prescrites, j’ai souffert ensuite du sevrage. Je me sentais si mal que j’ai dû retourner vivre chez mes parents. Quatre ans plus tard, je suis enfin redevenue la personne que j’étais.»
       Pour mettre fin aux symptômes de sevrage, certains patients sont tentés de reprendre leurs comprimés. Or, cela ne fait que remettre le problème à plus tard car plus on emploie ces médicaments sur une longue période, plus les symptômes de sevrage sont intenses et plus ils durent longtemps. (…)
       Pourtant, prendre du Valium ou de l’Ativan pour quelques jours n’est pas la fin du monde. Cela peut même être utile pendant un court laps de temps. Le problème, c’est que ces médicaments sont encore prescrits à long terme.
       En 1982, Santé Canada recommandait de les prescrire pour une période allant de deux à quatre semaines seulement. Cela n’a pas empêché Madelon, qui souffrait d’un grave problème d’anxiété, de se les faire prescrire à vie, d’abord en Europe, puis en Colombie-Britannique. «Mon psychiatre n’a jamais pris le temps de discuter avec moi, confie-t-elle. Il m’a donné ces comprimés en me disant que je souffrais d’une grave névrose. Quand je lui ai demandé des explications, il m’a répondu qu’il était là pour me soigner et non pour me donner un cours de psychiatrie!»

Les femmes plus vulnérables
On sait aujourd’hui qu’après un délai de quatre semaines l’effet des benzodiazépines diminue, alors que les risques d’en devenir dépendant augmentent. (…) Et si des médecins prescrivent les benzodiazépines pour trop longtemps, il y a aussi des patients qui en veulent toujours davantage! La docteure Marie-Claude Rioux, qui exerce la médecine familiale au CLSC du Plateau-Mont-Royal, voit tous les jours des femmes en quête d’« un petit quelque chose » qui les fera dormir. «Auparavant, c’étaient surtout des femmes âgées, dit-elle, mais, depuis une dizaine d’années, non seulement plus de gens réclament des somnifères, mais ils sont aussi plus jeunes.» Comme l’efficacité des benzodiazépines diminue après quatre semaines d’utilisation, il est tentant, pour conserver le même effet, d’augmenter la dose.
       Responsable du volet thérapeutique à la Maison du Nouveau Chemin, un centre de désintoxication, Raymonde Latulipe sait comment s’installe le cycle insidieux de la dépendance : «La première dépendance est psychologique : mon Valium me permet de glisser rapidement dans le sommeil. C’est merveilleux! Comment ne serais-je pas tentée d’en reprendre demain soir? Puis, un après-midi, je vis un stress intense. Je pourrais peut-être prendre un comprimé pour me calmer... Me voilà donc accro à la pilule de l’après-midi. Puis, un bon jour, la pilule du soir n’agit plus. Alors, j’en prends une et demie, puis deux...»
       Ces médicaments sont-ils vraiment efficaces? Une vaste étude, menée en 2000 par l’Association médicale canadienne et l’Association pharmaceutique canadienne, a de quoi laisser perplexe : les benzodiazépines ne prolongeraient la durée du sommeil que d’une heure en moyenne. «De plus, ils perturbent les cycles du sommeil en diminuant les stades 3 et 4 du sommeil profond, celui qui est le plus réparateur», ajoute la docteure Louise Duguay, psychiatre spécialisée en toxicomanie au CHUM. Ces médicaments sont utiles, mais sur une très courte période seulement. Entre 1998 et 2003, le nombre d’ordonnances n’en a pas moins grimpé de 17 % au Québec!

Pas juste les tranquillisants
Il n’y a pas que les benzodiazépines qui créent une dépendance. Josée l’a appris à ses dépens. À la suite d’une opération douloureuse, son médecin lui avait prescrit du Percodan, un médicament à base de codéine. «Un de mes trois adolescents me donnait à cette époque du fil à retordre. Vols, policiers, DPJ... Lorsque je prenais mes médicaments, non seulement la douleur s’en allait, mais je ressentais aussi une sorte de “buzz”; j’oubliais mes problèmes et je m’assoupissais...» Pendant des années, elle a vécu dans une brume cotonneuse. «Au bout d’un moment, mon médecin m’a dit que ça suffisait, que je devais arrêter. J’ai tenté de le faire à plusieurs reprises mais, au bout de 10 jours, je commençais à ressentir des tremblements, des nausées, de l’insomnie... des symptômes de manque. Alors, j’ai commencé à aller voir d’autres médecins, à m’inventer des bobos... J’étais prête à n’importe quoi pour avoir ces pilules. Je me disais que je ne faisais rien de mal.»
       Josée est devenue dépendante à la codéine, un dérivé de la morphine qu’on trouve dans plusieurs analgésiques, tels le Percodan et les Ampracet. «Un jour mon mari m’a prise sur le fait et m’a mise au pied du mur. J’ai dû reconnaître que j’avais besoin d’aide. Je suis allée en thérapie... Ça a été très dur, mais ça a changé ma vie.»

La dépendance
La consommation de tranquillisants et de somnifères peut entraîner une dépendance physique et psychique. On a cru jadis qu'il fallait en prendre longtemps et à doses élevées. Or, il ressort de plus en plus qu'à doses thérapeutiques et pour de courtes périodes, ces médicaments sont sources de problèmes. Même une consommation irrégulière à court ou long termes (par exemple, prendre une pilule de 4 à 5 fois la semaine) peut être cause de dépendance.
       Parce que la dépendance est un processus chimique, toute personne y est vulnérable quels que soient ses antécédents, ses revenus, son niveau d'éducation ou son âge.
Quiconque possède un ou plusieurs des traits suivants pourrait être dépendant des benzodiazépines :
- Incapacité de se passer de ces médicaments pour fonctionner;
- Plusieurs tentatives infructueuses de réduire ou mettre fin à leur consommation;
- Sensation excessivement inconfortable en cas d'oubli de la prise d'une pilule (ex. hausse de l'anxiété, panique, agitation, insomnie);
- Se donner beaucoup de mal pour avoir ses pilules à portée de main ou paniquer en cas de non disponibilité;
- Veiller minutieusement à leur approvisionnement pour être sûr de ne pas en manquer;
- En prendre quelques-unes de plus en cas de situations anxieuses;
- En prendre de plus en plus avec le temps.

Une des caractéristiques de la dépendance aux benzodiazépines, au contraire de celle aux drogues illégales, est qu'elle incite les dépendants à en consommer davantage. S'ils ne peuvent plus s'en passer, c'est parce qu'ils ne peuvent supporter les symptômes qui leur sont associés plutôt que pour contrer les effets pour lesquels les benzodiazépines avaient été prescrites au départ.

Tolérance et sensation de sevrage entre deux prises
Il y a peu de gens qui réalisent qu'on peut ressentir des symptômes de sevrage tout en continuant à prendre des benzodiazépines. C'est qu'au moment où la tolérance au médicament s'accentue, les "bénéfices" qu'on retire en en prenant disparaissent de plus en plus rapidement: entre deux prises médicamenteuses, les symptômes peuvent être les mêmes qu'en période de sevrage proprement dite, imitant les problèmes (anxiété, panique, agoraphobie ou insomnie par exemple) que la benzodiazépine était censée résoudre à l'origine.
       En fait, ceux qui souffrent de sevrage entre deux prises craignent le plus souvent une détérioration de leur condition initiale, entraînant les prescripteurs à augmenter la dose, voire à prescrire d'autres médicaments tels les antidépresseurs, alors qu'en fait, il ne s'agit simplement que des effets secondaires liés aux benzodiazépines. Les problèmes sont causés par le médicament. C’est un cercle vicieux.

Mise en garde importante : n'arrêtez jamais la prise de benzodiazépines soudainement. Le sevrage "cold turkey" (du jour au lendemain), en particulier à partir de fortes doses de benzodiazépines, est extrêmement dangereux et peut entraîner des crises et des effets secondaires dommageables à long terme. Si vous avez décidé de réduire la dose ou d'arrêter de prendre des benzodiazépines, essayez de trouver de l'appui chez un médecin ou tout autre prestataire de soins qui connaît ce sujet.

Coûts socio-économiques de l'usage prolongé d'une benzodiazépine
- Accroissement du risque d'accidents - de circulation, chez soi, au travail.
- Accroissement du risque de victime dû à une overdose, si mélangée à d'autres drogues.
- Accroissement du risque de tentative de suicide surtout en état dépressif.
- Accroissement du risque d'attitude agressive et d'attaque.
- Accroissement du risque de vol à l'étalage et autres actions antisociales.
- Accroissement de conflit marital et domestique et de la crise nerveuse due au déséquilibre émotionnel et cognitif.
- Accroissement de perte d'emploi et de chômage pour raisons médicales.
- Coût des bilans hospitaliers, des consultations et des admissions.
- Effets opposés au cours de la grossesse et chez le nouveau-né.
- Dépendance et abus potentiel thérapeutique et récréatif.
- Coûts des ordonnances médicales.
- Coûts de litige.

Les coûts socio-économiques actuels de la consommation élevée sur une longue période sont considérables, bien que difficile à mesurer. Ces conséquences pourraient être minimisées si les ordonnances pour une longue période de benzodiazépines diminuaient. Pourtant, beaucoup de médecins continuent de prescrire des benzodiazépines. Leurs patients qui souhaitent en être sevrés reçoivent très peu de conseils ou d'appui du milieu médical.

2 décembre 2013

Pétrole : l’enjeu et le jeu

Fort McMurrey (alias Fort McMoney); photo Nicolas Steinbach/Radio-Canada

Si vous avez accès à la zone:
Un jeu documentaire interactif de David Dufresne
http://www.radio-canada.ca/sujet/jeu-documentaire-fort-mcmoney

Fort McMoney est une plongée documentaire, interactive et ludique dans Fort McMurray en Alberta, une ville de la démesure, où se joue une partie du sort énergétique de la planète.

En 10 ans, la ville est passée de quelques dizaines de milliers d'habitants à plus de 100 000. On y extrait chaque jour plus d'un million et demi de barils de pétrole. Dans moins de 20 ans, on en tirera quotidiennement 5 millions de barils.

En participant au jeu documentaire Fort McMoney, vous serez le témoin privilégié de ces changements et l'acteur essentiel de la destinée virtuelle de cette ville hors du commun.

Entre les partisans de l'or noir et ses opposants, la tension est forte. Il est question de milliards de dollars, d'indépendance énergétique, d'écologie, d'enjeux sociaux et de choix éthiques parfois irréversibles.  

Avec les sables bitumineux de l'Alberta, le Canada possède la troisième plus grande réserve de pétrole du monde. Mais cette formidable réserve a un coût environnemental, car l'exploitation des sables bitumineux compte pour 7 % du total des émissions de gaz à effet de serre du pays.

Et vous? Que feriez-vous?

Le jeu documentaire Fort McMoney vous permet d'être virtuellement aux commandes de la ville de Fort McMurray et de décider de son avenir.  

Durant quatre semaines, vous pourrez vous promener dans la ville, rencontrer ses habitants, leur poser des questions, voter à des référendums, prendre des décisions, suivre l'évolution des choix de l'ensemble de la communauté et influer sur les changements.

Vous aurez entre les mains un pouvoir de décision sur l'avenir virtuel de la ville et le film que vous suivez.

Ce jeu documentaire trilingue - anglais, français, allemand - a été créé par David Dufresne. Il est produit par Toxa et l'Office national du film du Canada, en association avec ARTE et en partenariat avec Le Monde, Radio-Canada, le Globe and Mail et SüdDeutsche.de.

Fort McMoney est le résultat de plus de deux ans d'enquête, 60 jours de tournage, près de 50 entrevues, 1940 heures de développement et cinq mois de montage.

Une expérience individuelle

Chaque semaine, vous explorez la ville selon une thématique différente. Au fil des rencontres avec les habitants, de l'exploration de la ville et des informations sur les pétrolières, vous serez à même de mieux comprendre les véritables enjeux de Fort McMoney.

Vous participerez en temps réel, avec l'ensemble de la communauté et trois maîtres du jeu, aux prises de décisions et à l'évolution de la ville.

Dès le départ, vous êtes aux commandes. La plateforme vous permet de vous faire votre propre idée grâce à un volet documentaire rigoureux et détaillé, aux témoignages, à des données, aux entrevues, aux séquences, ainsi qu'à la carte réelle des exploitations pétrolières à Fort McMurray.

Vous maîtrisez ensuite le développement économique, politique, environnemental et social de la ville. Vos choix conditionnent le récit. Chaque expérience sera unique.

Une participation collective

Les actions de la communauté agissent sur le déroulement du jeu. En cours de route, le maître du jeu diffuse de l'information pertinente en fonction de l'évolution de la partie en cours.

Chaque joueur ou joueuse doit trouver des indices et des lieux, répondre à des sondages et participer à des missions collectives avec d'autres joueurs, comme organiser des manifestations ou des forums. Pour chaque action, chaque rencontre, chaque découverte, chaque mission, vous remportez des « points d'influence ». Plus vous accumulez de points, plus vos arguments et vos votes auront du poids dans l'orientation du projet.

Chaque semaine, un référendum

Au terme de chaque semaine, un référendum collectif influera sur la suite du jeu. Vous aurez la possibilité de faire valoir votre vision et de convaincre les autres joueurs. Quelle sera votre position? Allez-vous prioriser l'économie? Favoriser l'héritage écologique des générations à venir? Tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc. Les solutions ne sont pas évidentes et la nuance est la clé pour comprendre les enjeux de l'exploitation pétrolière.

Des conséquences virtuelles

Chaque action a une influence sur votre expérience et sur celle des autres utilisateurs. Les résultats des sondages quotidiens et des référendums hebdomadaires influent sur la ville, qui aura été modelée par les idées des uns et les convictions des autres.

Chaque décision à prendre est prétexte à un débat entre les membres de la communauté. Au bout du jeu, chaque joueur ou joueuse sera prêt à porter un regard global sur l'exploitation des sables bitumineux à Fort McMurray et comprendra à quel point la situation a un impact universel.

Conçue pour le web et la tablette numérique iPad, cette expérience sociale, réellement collective, s'adresse autant aux internautes passifs et aux spectateurs qu'aux joueurs plus expérimentés. Fort McMoney est assurément un projet qui pousse plus loin toutes les limites atteintes dans l'univers des documentaires interactifs.

L'auteur

David Dufresne est documentariste, auteur et coréalisateur du webdocumentaire Prison Valley, qui a reçu de nombreuses récompenses internationales, dont le World Press Photo 2011 (meilleur projet non linéaire). En 2012, il a publié Tarnac, magasin général, prix des Assises du Journalisme 2012. Ancien reporter pour Libération et rédacteur en chef d'iTélé (groupe Canal +), il a aussi fait partie de l'équipe fondatrice du site d'investigation Mediapart.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/11/19/002-fortmcmoney-industrie-petroliere-jeu-documentaire.shtml

30 novembre 2013

Trucs pour trop manger

Cette chose répugnante – la poutine (frites/sauce/fromage) au foie gras – se vend près de 25$. Les snobinards se pâment : «c’est la nouvelle gastronomie!» (Aille-oille, gastroentérite garantie…)

La saison des excès en nourriture/alcool approche.
Quelques réflexions d’appoint (c’est pas juste au resto que ça arrive).

5 trucs utilisés par les restaurants pour vous faire trop manger
Par Shubhra Krishan
(Source : Care 2) 

Les boissons : la musique douce et la lumière tamisée vous font glisser vous dans une ambiance de détente, un ou trois cocktails semblent aller de soi. Plus vous buvez, plus vous risquez de manger car l'alcool est reconnu pour augmenter l’appétit à court terme*. Une bonne nouvelle pour le restaurant, mais une mauvaise nouvelle pour votre apport calorique.

Les mots de leurs menus : «crémeux», «comme chez Mamie», «fait maison»… des mots choisis pour séduire vos sens par association à des images de réconfort et de satisfaction. Tous des drapeaux rouges car en vérité, «crémeux» signifie «gras», et «gâteau/tarte de Mamie» signifie «bombe de sucre»!

Le froid : avez-vous remarqué comme on gèle souvent au restaurant? On aurait envie de s’enrouler dans une couverture. Puisque vous n'en avez pas, quelle est la meilleure chose à faire? Commander une grosse soupe chaude et crémeuse! Et des frites brûlantes. Et un copieux plat de pâtes… vous comprenez l’idée. Ce serait une meilleure idée d’apporter un châle ou un cardigan la prochaine fois que vous irez au resto.

La musique : oui, nous savons tous que les restaurants et les magasins utilisent la musique pour nous faire manger/dépenser plus. Remarquez le genre de musique qui joue à votre bistro préféré. Probablement que le bar à bières fait jouer de la musique rapide à plein volume de sorte que vous mangez plus vite et laissez votre place au prochain client plus rapidement. Le restaurant haut-de-gamme fait jouer de la musique douce et lente pour créer une ambiance agréable et détendue propice à l’indulgence gastronomique.

La télévision : vous avez peut-être remarqué cela à la maison aussi – pendant que vous regardez votre feuilleton préféré, vous avez tendance à manger plus que prévu. La même chose se produit lorsque vous mangez à l'extérieur. L’écran de télévision, apparemment inoffensif, stratégiquement placé en face de votre table, vous pousse à vous empiffrer et à avaler quelques pelletées de plus… Juste un petit peu plus!

COMMENTAIRE

* L’alcool étant aussi reconnu pour éliminer les inhibitions, l’abus d’alcool peut donc mener à bien des excès, pas juste alimentaires. Ça rend inconscient, et être inconscient signifie ne pas se rendre compte de ce qu’on fait.

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