6 avril 2011

Témoignage d'une française qui vit au Japon

J’ai reçu ce témoignage particulièrement touchant par email.
À partager… (Commentaire à la fin - 7 avril)

Photo: www.boston.com

«La vie ces jours-ci a Sendai  est plutôt surréaliste... Mais j'ai la chance d'être entourée d'amis qui m'aident énormément. J'ai d'ailleurs pris refuge chez eux puisque ma bicoque délabrée est maintenant totalement digne de ce nom.

Nous partageons tout : eau, aliments, ainsi qu'un chauffage d'appoint au fuel.

La nuit, nous dormons tous dans une seule pièce,  nous dînons "aux chandelles", nous partageons nos histoires. C'est très beau, très chaleureux. Le jour, nous essayons de nettoyer la boue et les débris de nos maisons.

Les gens font la queue pour s'approvisionner dès qu'un point d'eau est ouvert, ou ils restent dans leur voiture, à regarder les infos sur leur GPS.

Quand l'eau est rétablie chez un particulier, il met une pancarte devant chez lui pour que les autres puissent en profiter.

Ce qui est époustouflant, c'est qu'il n'y a ni bousculade, ni pillage ici, même si les gens laissent leur porte d'entrée grande ouverte, comme il est recommandé de le faire lors d'un séisme.
Partout l'on entend: "Oh, c'est comme dans le bon vieux temps, quand tout le monde s'entraidait! "

Les tremblements de terre continuent: La nuit dernière, nous en avons eu tous les quarts d'heure. Le hurlement des sirènes était incessant, ainsi que le vrombissement des hélicoptères au dessus de nous.

Hier soir, l'eau a été rétablie pendant quelques heures, et aujourd'hui pendant la moitié de la journée. Nous avons aussi eu droit à un peu de courant cet après-midi. Mais pas encore de gaz. Les améliorations dépendent des quartiers. Certains ont de l'eau, mais pas d'électricité et d'autres le contraire.

Personne ne s'est lavé depuis des jours. Nous sommes crasseux, mais c'est de peu d'importance.

J'aime ce sentiment nouveau, cette disparition, desquamation du superflu, de tout ce qui n'est pas essentiel. Vivre pleinement  intuitivement, instinctivement, chaleureusement et survivre, non pas en tant qu'individu, mais en tant que communauté entière...

Des univers différents se côtoient étrangement :
Ici, des demeures dévastées, mais là, une maison intacte avec ses futons et sa lessive au soleil! 

Ici, des gens font interminablement la queue pour de l'eau et des provisions, alors que d'autres promènent leur chien.

Puis aussi quelques touches de grande beauté : d'abord, la nuit silencieuse. Pas de bruit de voiture. Personne dans les rues. Mais un ciel étincelant d'étoiles.  D'habitude je n'en distingue qu'une ou deux...  Les montagnes autour de Sendai se détachent en ombre chinoise, magnifiques dans l'air frais de la nuit.

Les Japonais sont eux-mêmes magnifiques : chaque jour, je passe chez moi, comme en ce moment même où je profite du rétablissement de l'électricité pour vous envoyer ce courriel, et chaque jour, je trouve de nouvelles provisions et de l'eau sur le seuil ! Qui les a déposées ? Je n'en ai pas la moindre idée!

Des hommes âgés en chapeau vert passent de maison en maison pour vérifier que chacun va bien. Tout le monde vous demande si vous avez besoin d'aide.
Nulle part je ne vois de signe de peur. De résignation, oui. Mais ni peur ni panique!

On nous annonce cependant des répliques sismiques, voire même d'autres séismes majeurs dans les prochains mois. En effet, le sol tremble, roule, gronde.
J'ai la chance d'habiter un quartier de Sendai qui est en hauteur, un peu plus solide, et jusqu'à présent nous avons été relativement épargnés.

Hier soir, autre bienfait : le mari d'une amie m'apporte de la campagne des provisions et de l'eau.

Je viens de comprendre à travers cette expérience, qu'une étape cosmique est en train d'être franchie partout dans le monde. Et mon coeur s'ouvre de plus en plus.

Mon frère m'a demandé si je me sentais petite et insignifiante par rapport à ce qui vient d'arriver. Eh bien non ! Au lieu de cela, je sens que je fais partie de quelque chose de bien plus grand que moi. Cette «re-naissance» mondiale est dure, et pourtant magnifique!» 

COMMENTAIRE

Cette lettre est plus que touchante, elle révèle un haut niveau de «conscience» et nous montre ce que le mot «coopération» veut dire.

Co-création  

Dans la mesure où la majorité des humains ne reconnaît pas sa participation à la «création» de ce qui se passe sur terre et ignore tout de la coopération, le mot co-création reste difficile à clarifier.

Co-créer ne veut pas dire raser un site et reconstruire par-dessus. Ni créer des systèmes d’incarcération tels que les villes.

La co-création échappe à notre compréhension parce qu’elle n’a rien à voir avec le sentiment de victime et qu’elle suppose une vraie «coopération» - un autre mot à redéfinir. Si nous savions ce qu’il signifie, les nations ne passeraient pas leur temps à se faire la guerre entre elles. Nous associons ce mot à accords scellés par une poignée de main, à concessions en échange de gains et à réunions de comités infertiles. Voilà pourquoi une institution comme Les Nations Unies ne peut pas être efficace. Elles n’a pas les jetons pour négocier ni les outils nécessaires pour résoudre cette manche globale. Tant et aussi longtemps que nous nous sentirons impuissants à modifier notre réalité, que nous resterons séparés et ignorants de notre but commun, la co-création demeurera un concept alléchant, mais impraticable.

La seule façon de sortir des ornières est de retrouver notre pouvoir, individuel et collectif, afin d’ouvrir la voie à une autre façon d’interagir. Co-création et coopération s’exercent entre «égaux», et présupposent intégrité, vérité et volonté de bien-être mutuel.

5 avril 2011

L’enfance 1

«Une enfance pour la vie» : une série radiophonique de première classe, à écouter ou réécouter. Sur les ondes de Radio-Canada – lien ci-après.

Note : le message «L'enfance 2» touche un aspect de la relation parents/enfants rarement abordé, par peur, ignorance ou fermeture d’esprit. Pourtant, si les parents arrivaient à en tenir compte, beaucoup de malentendus et d’incompréhension seraient résolus.

Résumé (du site R.-C.) pour les lecteurs étrangers :

Cette série documentaire se penche sur les fondements d’une enfance heureuse. Comment se fait-il que, devant les mêmes réalités familiales, heureuses ou difficiles, certains enfants en sortent équilibrés, et d’autres, blessés? Comment faire pour donner aux enfants tout ce qu’il faut pour devenir un jour des adultes épanouis?
Quelque 60 personnes ont répondu, pour cette enquête, aux questions de Mario Proulx et d’Eugénie Francoeur.

Le mot du réalisateur

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous avons préparé, depuis un an, ce document sur l’enfance. Pourquoi? Parce que c’est un sujet qui nous concerne tous. Nous portons en chacun de nous une enfance qui nous a profondément marqués. Voilà une première bonne raison de s’y intéresser. Et puis, le bonheur et le développement des enfants constituent une responsabilité collective. Les enfants appartiennent à une communauté dont ils font partie intégrante. Comme le dit le Dr Julien, «une société qui néglige ses enfants est une société qui s’appauvrit». Il faut donc les aider à développer leurs talents et leur créativité.

Jamais nous ne souhaiterions que les parents culpabilisent à cause des idées défendues dans la série, le blogue ou le livre. La grande majorité des parents font leur possible pour donner ce qu’il y a de meilleur à leurs enfants. Mais ils ont de nombreuses obligations et contraintes, celle du temps par exemple! Ils doivent cependant prendre conscience du fait que ce dont un enfant a le plus besoin pour se développer, c’est d’avoir une relation authentique avec ses parents, or une relation vraie exige du temps, du temps de qualité. Parquer son petit enfant devant la télé peut paraître la bonne chose à faire pour un parent qui veut le bonheur de son enfant. Il ignore peut-être qu’il s’agit là d’une véritable plaie qui risque de faire plus de tort que de bien au développement du tout-petit.

Encore une fois, pas question de culpabiliser quiconque. Nous souhaitons surtout informer et susciter des prises de conscience. Un autre exemple, qui découle du dernier, les enfants ne jouent plus dehors. Les parents sont traumatisés par l’éventuelle présence de prédateurs sexuels, comme s’il y en avait un derrière chaque arbre! Et pourtant, les taux de criminalité sont à la baisse depuis plusieurs années. L’enfant, lui, a tout intérêt à s’oxygéner à l’air libre pour évacuer son stress et développer toutes sortes d’habiletés par le jeu.

Nous ne faisons plus beaucoup d’enfants : un ou deux par famille. Ils sont ainsi devenus extrêmement précieux pour les parents, qui les couvent et les surprotègent comme jamais. On en fait les porteurs de tous nos rêves. On veut qu’ils apprennent tout le plus rapidement possible, et on les inscrit à toutes sortes d’activités dirigées qui leur donnent des horaires de ministres. Pourtant, c’est grâce au jeu qu’ils apprennent le mieux, tout en se préparant à l’avenir.

Voilà quelques-unes des très nombreuses questions que nous avons abordées avec la soixantaine d’experts de l’enfance que nous avons rencontrés au cours des 12 derniers mois. Nous partageons avec vous leur sagesse. Notre but n’est rien d’autre que d’essayer de comprendre comment on peut donner le maximum de chances aux enfants de se développer harmonieusement, en vue d’une vie longue et heureuse. Oui je sais, c’est un peu utopique. Mais bon, il faut bien rêver un peu, avec vous si possible!

Épisode 1 : Des parents inadéquats
Épisode 2 : L’enfant-roi
Épisode 3 : Violence et maltraitance
Épisode 4 : La société et l’enfant
Épisode 5 : La naissance

Une enfance pour la vie

L’enfance 2

“Creation needs to consider the future.” ~ Alex Tanous
(La création doit tenir compte du futur) 

En complément au message «L’enfance 1» j’aimerais attirer l’attention sur un aspect de la communication qui est très présente chez les enfants en bas-âge, à savoir, la télépathie.

Souvent les parents ignorent, ou choisissent d’ignorer, que le locataire (l’âme ou l’essence) qui habite le corps biologique qu’ils ont conçu reste connecté, pour un temps variable, aux mondes subtils qu’il vient de quitter. Car aidé par l’entourage, l’enfant sombrera peu à peu, lui aussi, dans l’amnésie comateuse de la densité terrestre.

Or si les parents étaient eux-mêmes ouverts à ces dimensions subtiles dont ils proviennent eux-mêmes, au lieu de ridiculiser les facultés psychiques de l’enfant, ils pourraient l’encourager à les entretenir, voire à les peaufiner.

Éveillez les facultés psychiques de votre enfant
Docteur A. Tanous* et K. Fair Donnelly

Extrait de l’introduction

De votre radio portable s’échappe une mélodie que vous ne pouvez vous empêcher de fredonner. Son énergie et son rythme vous atteignent même si l’appareil n’est relié à aucune prise électrique. Toutes les vibrations sont bien là, simplement transformées par le mécanisme interne de la radio : celle-ci transmet le son et vous recevez la musique. De la même manière nos esprits ont la faculté de communiquer. Et de même qu’il y a de nombreuses stations de radio, il existe plusieurs canaux de l’esprit.

Dans ce livre les auteurs essaieront d’attirer votre attention sur tous les canaux de l’esprit infantile pour comprendre les différentes formes de communication que celui-ci est capable d’utiliser. En quoi la radio nous sert-elle chaque jour? Non pas tant à entendre de la musique qu’à connaître les nouvelles du monde entier en appuyant simplement sur un bouton. Pourquoi alors nous étonner qu’un enfant puisse percevoir des messages par des moyens extraordinaires qui ne sont pas plus compliqués que ceux qui nous permettent de nous brancher sur ce match à la radio? L’expérience psychique de l’enfant peut à première vue paraître extraordinaire aux parents parce que l’information qu’il reçoit est transmise par d’autres canaux que ceux habituellement admis et acceptés.

Considérons maintenant ces canaux de l’esprit de l’enfant qui renferment des terres vierges comme la télépathie, la clairvoyance ou la prescience. Ces trois mots sont des termes importants concernant le psychisme pour le type d’expériences transmises par ces moyens particuliers que l’on appelle canaux – ou channels. Ils décrivent des méthodes de transmission et de communication – dont on n’a pas plus à craindre que d’autres labels donnés à divers moyens de communication tels que «radio» ou «télévision». Dans l’avenir, «télépathie», «clairvoyance» et «prescience» seront aussi communs.

Mais ce qui nous occupe aujourd’hui, c’est que les enfants capteurs de ces canaux sont troublés, inquiets et culpabilisés par ces expériences que leurs parents et leurs professeurs ne comprennent pas. Le principal propos de cet ouvrage est donc d’être un guide pour les enseignants et les parents créatifs, en les aidant à admettre que les enfants puissent éprouver de la curiosité quant à ces expériences et aient besoin de réponses à leurs questions.

Il faudra des générations avant que nous soyons capables de comprendre tous ces mots d’enfants aux résonances inattendues dont voici quelques exemples.

«Maman, ne monte pas à l’étage. Le téléphone va sonner. Grand-mère veut te parler.» Quand dans les secondes qui suivent la sonnerie du téléphone retentit et que grand-mère est au bout du fil, maman plaisante sur la perception extrasensorielle de sa progéniture mais ne cherche pas à en savoir plus, même si ce phénomène se reproduit de nombreuses fois.

«Papa, j’ai fait un cauchemar cette nuit. J’ai rêvé que Monsieur Wilson avait eu un accident et que sa voiture était rentrée dans un arbre.» Papa rassure son petit sur ce mauvais rêve et lui enjoint de se recoucher. Quelques jours plus tard, quand M. Wilson se trouve effectivement impliqué dans un accident de voiture après que sa voiture s’est écrasée contre un arbre, papa est perplexe et s’inquiète.

«Maman, je flottais. J’ai passé la porte et puis j’ai volé très haut en me voyant dans mon lit. J’e ai eu assez au bout d’un moment, alors j’ai décidé de faire demi-tour. Je suis revenu dans ma chambre en flottant, j’ai touché le plafond et j’ai regagné mon lit.» Maman dit à sa fille de retourner au lit sans plus s’en inquiéter. La petite demande : «Est-ce que toi aussi tu voles, maman?» Celle-ci réprimande alors l’enfant sèchement : «Non, ni toi d’ailleurs, Miss Peter-pan. File au lit immédiatement». L’enfant est perplexe et ne dira plus jamais rien de ses «vols» dans sa chambre. Aucun effort n’a été fait pour comprendre ce qui s’est passé.

Comment les parents peuvent-ils gérer ces expériences?

Les auteurs apportent ici des réponses franches aux parents qui veulent en savoir plus. (…) La clairvoyance, la télépathie, et la prescience sont des techniques positives pour que l’enfant maîtrise ses aptitudes naturelles d’une façon créatrice et profitable.

Un enfant qui se développe «normalement» a une activité psychique qui s’amplifie et se discipline. Ceci s’applique également aux parents qui réalisent soudain qu’eux aussi ont eu des expériences inattendues qu’ils ne peuvent expliquer. Peut-être en auront-ils un vague souvenir mais penseront-ils à une «coïncidence» ou auront-ils peur du ridicule? Il se peut fort bien qu’ils craignent d’en parler et les passent sous silence pour éviter d’être taxés de «spéciaux».

Nous souhaitons aider les parents à éliminer leurs craintes en leur donnant les clés concernant les expériences psychiques de leurs petits. L’enfant peut être capté dans un canal que vous ne voyez ni n’entendez. Mais s’il est réprimandé ou si l’on s’en moque, il en résultera d’irréparables dégâts. Beaucoup d’enfants se replient sur eux-mêmes au point de passer pour des attardés mentaux. Dans ce domaine aussi, beaucoup de chemin a été fait. Vous trouverez ici un guide qui réchauffe le cœur de ceux qui travaillent avec des enfants attardés car beaucoup d’entre eux, dont le cerveau n’est pas atteint, ont montré qu’ils avaient de grandes aptitudes pour les perceptions extrasensorielles. (Voyez le message suivant pour des descriptions des facultés extrasensorielles : http://situationplanetaire.blogspot.com/2011/02/facultes-psy.html  )

L’un des buts principaux de cet ouvrage est de vous aider à comprendre les mécanismes d’un esprit d’enfant et la façon dont ses aptitudes psychiques peuvent être utiles à son bonheur futur. Beaucoup de personnes intelligentes et cultivées ont été désorientées par la désinformation inouïe dans ce domaine et c’est notre vœu le plus cher que les méthodes et les témoignages contenus dans ces pages soient pour vous un repère, une borne sur le chemin. Nous autres adultes pouvons également utiliser nos aptitudes psychiques innées dans notre vie quotidienne.

***
Cet ouvrage relate le travail expérimental du docteur Alex Tanous et la recherche de Katherine Fair Donnellly, tous deux très versés dans ces domaines.

Le docteur Tanous, qui est l’auteur de Beyond Coincidence, enseignait la parapsychologie à l’université du Maine Sud. Il réunissait les familles et au cours de séances de groupe, les adultes parlaient de leurs expériences psychiques. Au sein des foyers, les enfants étaient vivement encouragés à raconter leurs rêves, à décrire leurs compagnons de jeu imaginaires et à s’exprimer sur toutes leurs impressions. Le but était de faire partager à tous les expériences que chacun vivait individuellement afin qu’il sache qu’il n’était pas seul dans son cas. Ainsi parents et enfants prenaient conscience qu’ils n’étaient ni fous, ni anormaux, ni psychologiquement dérangés et étaient en paix avec eux-mêmes. On ne se moquait pas d’eux, ce qui était plutôt réconfortant.  

Pour les parents intéressés à explorer le domaine, des exemplaires de la version française sont disponibles sur Internet.   

Éveillez les facultés psychiques de votre enfant
(Le guide des parents et des enseignants avertis; Comprenez ses rêves et ses cauchemars; Découvrez ses dons et développez sa créativité)
Docteur A. Tanous et K. Fair Donnelly 
Éditions Pocket L’âge d’être, 1991
(Titre original : Understanding and developing your child’s natural psychic abilities, 1979)

Sommaire

Le guide des parents et des enseignements créatifs
   Reconnaître ce qui est un pouvoir psychique
   De l’importance des couleurs
   Les compagnons imaginaires
   Les rêves «psychiques»
   Les sorties hors du corps

Des enfants exceptionnels
   Les enfants que l’on dit «à problèmes»

Les étapes de l’évolution
   L’enfant de la conception à la sixième année
   Éduquer les deux faces du cerveau
   Le développement psychique de l’enfant
  
Tests et jeux pour éveiller les facultés psychiques
   Quelques instructions à l’attention des parents et des enseignants
   Tests de télépathie
   Tests de clairvoyance
   Tests pour toutes autres aptitudes psychiques : prescience, psychométrie et radiesthésie

En guise de conclusion
   Glossaire
   Bibliographie

***
* Créée après son décès, en 1990, la Fondation Alex Tanous (Alex Tanous Foundation) continue de mener des recherches scientifiques rigoureuses dans les secteurs liés au développement physique et spirituel, incluant le développement de la créativité, de la créativité utilisée comme instrument de guérison. La Fondation sert de forum à la présentation et à l'examen d’anomalies.

Le Dr Alex Tanous, était un remarquable médium et parapsychologue qui a consacré sa vie entière à la guérison, à la compréhension des anomalies, à l'écriture, à la vulgarisation et à l'amour pour son prochain…

Alex Tanous souhaitait que son merveilleux travail de recherche soit diffusé par le biais d’une fondation. Ses étudiants, associés et amis à travers le monde l'ont poussé à constamment voyager, rechercher et explorer. Tous ceux qui ont rencontré ou connu Alex Tanous n’ont éprouvé que réconfort, amour et amitié. Selon sa volonté, la Fondation poursuit son travail de recherche sur les pouvoirs créateurs. Sa famille, ses amis et collègues, et maintenant la Fondation, se dévouent pour préserver ses enseignements et poursuivre les recherches afin de rendre le développement de la créativité accessible à toute l'humanité, et ce, dans le même esprit d'amour et d'amitié qui le caractérisait.

Sitte officiel Alex Tanous Foundation (en anglais) :

3 avril 2011

Ils sont de retour!

À chaque année, je m’inquiète. Un fond de crainte de voir un «printemps silencieux». J’en frissonne.

Mais, les merles sont là; j’ai même vu quelques canards sur l’étang cet après-midi. Je suis sauve pour cette année, ouf!

J’ai conservé le nid installé sur le lampadaire de ma terrasse l’an dernier. Quel plaisir d’observer la femelle construire son nid, et ce, à une vitesse incroyable. Évidemment ce ne sont pas les œufs de la couvée sur la photo (en passant, je trouve le turquoise des œufs du merle splendide). Inutile de dire que je n’ai pas allumé la lumière durant la période de couvaison, histoire de ne pas en faire des œufs à la coque…
 

Photo : Mestengo 2010
Premier sourire de printemps
 
Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
II repasse des collerettes
Et cisèle des boutons-d’or.

Dans le verger et dans la vigne,  
II s’en va, furtif perruquier,  
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.

La nature au lit se repose;
Lui, descend au jardin désert  
Et lace les boutons de rose  
Dans leur corset de velours vert.  

Tout en composant des solfèges
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
II sème aux prés les perce-neige
Et les violettes au bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.

Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
II met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
II dit : «Printemps, tu peux venir!»
 
Théophile Gautier (1811-1872)

1 avril 2011

Captures du 1er avril


Étage supérieur : management
Étage inférieur : employés
Un sot est un imbécile dont on voit l’orgueil à travers les trous de son intelligence. ~ Victor Hugo 
***
Rien ne tue plus sûrement la pensée, la créativité, le rêve, la lucidité ou le délire que le travail intensif, l'efficience, l'amour frénétique du gain, la course au profit et aux boulots profitables.
~ Jacques Sternberg 
***
L'homme se distingue avant tout du reste de la nature par une couche glissante et gélatineuse de mensonge qui l'enveloppe et le protège. ~ Hermann Hesse

***
Quand il se passe quelque chose d’important, le silence est un mensonge. ~ A.M. Rosenthal

***
Il n'existe pas de bouclier contre le mensonge. Ni la crainte des dieux ni la damnation n'ont jamais empêché le mensonge ou le parjure. ~ Cavanna, François

***
Où ils ont fait un désert, ils disent qu'ils ont fait la paix. ~ Tacite 

***
À celui qui vous dira qu'il s'est enrichi par le travail, demandez : «de qui?».  ~ Don Marquis

***
Des pensées à la manière d’Alphonse Allais (auteurs inconnus) : 

- Rien ne sert de partir à point pour aller nulle part.

- N'oubliez pas que vous êtes unique... comme tout le monde. 

- Le fait que le monde soit peuplé de crétins permet à chacun de nous de ne pas se faire remarquer.

- La seule chose qui différencie les adultes des enfants, c'est le prix de leurs jouets.

- Longtemps, je me suis forcé de n'avoir envie de rien, pour ne pas souffrir de ce qui me manquait...

- Je suis athée, Dieu merci!

- Le sage cherche la vérité, l'imbécile l'a déjà trouvée.

- Une erreur peut devenir exacte. Il suffit que celui qui l'a commise se soit trompé...

- Il y a des esprits qui vont à l'erreur par toutes les vérités; il en est de plus heureux qui vont aux grandes vérités par toutes les erreurs.

30 mars 2011

La violence

Poussons l'introspection…

***
Extrait de
Se libérer du connu  
Krishnamurti

Chapitre 6

La peur, le plaisir, la douleur, la pensée et la violence sont intimement reliés. La plupart d’entre nous prennent du plaisir à être violents, à détester des individus, à haïr des groupes ou des races, à éprouver un sentiment quelconque d’inimitié. Mais lorsque naît en nous un état d’esprit où toute violence a pris fin, une joie l’accompagne, très différente du plaisir que donnent la violence et ses manifestations telles que les conflits, les haines, les terreurs.

Pouvons-nous parvenir aux racines mêmes de la violence et nous en libérer? À défaut de cela, nous vivrons indéfiniment en état de guerre les uns contre les autres. Si c’est ainsi que vous voulez vivre – et c’est ce qu’apparemment veulent la plupart des personnes – continuez à dire que, encore que vous le déploriez, la violence ne pourra jamais cesser. Mais dans ce cas, nous n’aurons, entre nous, aucun moyen de communication, car vous vous serez bloqués. Si au contraire, vous pensez qu’il serait possible de vivre autrement, alors nous pourrons communiquer les uns avec les autres.

Examinons donc, entre ceux qui s’entendent, la question de savoir si l’on peut mettre fin, en soi-même, à toute forme de violence tout en vivant dans ce monde monstrueusement brutal. Je crois que c’est possible. Je ne veux avoir en moi aucun élément de haine, de jalousie, d’angoisse ou de peur. Je veux vivre totalement en paix… ce qui ne revient pas à dire que je souhaite mourir : je veux vivre sur cette merveilleuse terre, si belle, si pleine, si riche; je veux voir les arbres, les fleurs, les cours d’eau, les vallées, les femmes, les garçons, les filles, et en même temps vivre tout à fait en paix avec moi-même et avec le monde. Que puis-je faire pour cela?

Si nous pouvons observer la violence, non seulement dans la société – avec ses guerres, ses émeutes, ses conflits nationaux, ses antagonismes de classes – mais aussi en nous, alors, peut-être, pourrons-nous aller au-delà.

Ce problème est très complexe. Pendant des siècles et des siècles l’homme a été violent; des religions, dans le monde entier, ont essayé de le rendre plus amène, et n’y sont pas parvenues. Si donc nous avons l’intention de pénétrer dans cette question, nous devons – il me semble – être pour le moins très sérieux, car elle nous conduira dans un tout autre domaine, tandis que si nous ne l’abordons qu’en tant que divertissement intellectuel, nous n’irons pas très loin.

Peut-être croyez-vous être sérieux, lorsque vous vous dites que tant que le reste du monde ne s’orientera pas résolument vers la solution du problème de la violence, vous n’y pourrez rien. En ce qui me concerne, peu m’importe l’attitude des autres. J’envisage cette question avec le plus profond intérêt. Je ne suis pas le gardien de mon frère. En tant qu’être humain je ressens très profondément la nécessité de mettre fin à la violence et je veillerai à y mettre fin en moi-même. Mais je ne peux vous dire, ni à vous ni à quiconque, de ne pas être violents. Cela n’aurait aucun sens, sauf si vous en aviez le désir. Si donc vous avez réellement la volonté de découvrir ce qu’est la violence, poursuivons un voyage d’exploration dans ce domaine.

Ce problème est-il ailleurs ou ici? Cherchez-vous à le résoudre dans le monde extérieur ou à examiner la violence elle-même, telle qu’elle existe en vous? Si vous êtes libres de toute violence en vous-mêmes la question qui se pose est : «Comment puis-je vivre dans un monde rempli de violence, d’ambition, d’avidité, d’envie, de brutalité? Ne serais-je pas détruit?» Telle est la question inévitable que l’on se pose intérieurement.

Il me semble que lorsqu’on soulève cette question, c’est qu’on ne vit pas en paix, car dans le cas contraire on ne se poserait aucun problème. On peut se faire emprisonner parce qu’on refuse de se battre. Eh bien, on est fusillé : cela n’est pas un problème. Il est extrêmement important de le comprendre. J’essaie ici de voir la violence en tant que fait, non en tant qu’idée : en tant qu’elle existe dans l’être humain, et en tant que cet être est moi-même. À cet effet, je dois m’ouvrir à cette exploration, m’exposer à ma propre présence; je dois être dans un état d’esprit qui me pousserait jusqu’à l’extrême limite de ma recherche, sans m’arrêter à aucune étape en la jugeant suffisante.

Il doit m’apparaître avec évidence, maintenant, que je suis un être humain violent. J’ai reconnu la violence dans mes colères, dans mes exigences sexuelles, dans mes haines, dans les inimitiés que j’ai suscitées, dans ma jalousie; j’en ai fait l’expérience vécue; je l’ai connue; et je me dis que je veux la comprendre tout entière, ne pas m’arrêter à une quelconque de ses manifestations (telle que la guerre) mais dégager le sens de l’agressivité dans l’homme, qui existe aussi chez les animaux, et dont je suis partie intégrante.

La violence ne consiste pas uniquement à nous entretuer. Nous sommes violents dans nos altercations, nous le sommes lorsque nous écartons quelqu’un de notre chemin, nous le sommes lorsque la crainte nous incite à obéir. La violence n’est pas seulement ces boucheries humaines organisées au nom de Dieu, d’une société, d’un pays. Elle existe aussi dans des sphères plus subtiles, plus secrètes et c’est là, dans ses grandes profondeurs, qu’il nous faut la chercher.

Lorsque vous vous dites Indien, Musulman, Chrétien, Européen, ou autre chose, vous êtes violents. Savez-vous pourquoi? C’est parce que vous vous séparez du reste de l’humanité, et cette séparation due à vos croyances, à votre nationalité, à vos traditions, engendre la violence. Celui qui cherche à comprendre la violence n’appartient à aucun pays, à aucune religion, à aucun parti politique, à aucun système particulier. Ce qui lui importe c’est la compréhension totale de l’humanité.

Deux façons de penser existent au sujet de la violence. Selon une école, elle est innée dans l’homme; selon l’autre elle est le résultat de son héritage social et culturel. Aucune de ces deux façons de voir ne nous intéresse : elles n’ont aucune importance; l’important est le fait que nous sommes violents, non de raisonner à ce sujet.

Une des manifestations les plus habituelles de la violence est la colère. Si ma femme ou ma sœur est attaquée, je me dis que ma colère est juste. J’éprouve également cette juste colère lorsque mon pays, mes idées, mes principes, mon code de vie sont attaqués. Je l’éprouve encore lorsque mes habitudes, mes petites opinions sont menacées. S’il arrive qu’on me marche sur les pieds ou qu’on m’insulte, je me mets en colère; ou encore si quelqu’un m’enlève ma femme et que je suis jaloux : cette jalousie passera pour être bienséante et juste, parce que cette femme est ma propriété. Tous ces aspects de la colère sont justifiés moralement, ainsi que tuer pour mon pays. Donc lorsque nous parlons de la colère, qui est une forme de violence, distinguons-nous, selon notre inclination et les influences du milieu, celle qui est juste de celle qui ne l’est pas, ou considérons-nous la colère en tant que telle?

Une colère juste? Cela peut-il exister? Ou la colère a-t-elle une qualité intrinsèque, tout comme l’influence qu’exerce la société, que je qualifie de bonne ou mauvaise, selon qu’elle me convient ou non? Dès que vous protégez votre famille, votre pays, un bout de chiffon coloré que vous appelez drapeau, ou une croyance, une idée, un dogme, ou l’objet de vos désirs, ou ce que vous possédez, cette protection même est un indice de colère. Pouvez-vous examiner cette colère sans l’expliquer ou la justifier, sans vous dire qu’il vous faut protéger votre bien, ou que vous avez le droit d’être en colère, ou qu’il est absurde de l’être? Pouvez-vous la regarder complètement, objectivement, c’est-à-dire sans l’absoudre ni la condamner? Le pouvez-vous?

Puis-je vous voir objectivement si je suis votre adversaire ou si je pense que vous êtes un être merveilleux? Je ne peux vous voir tel que vous êtes que si je vous regarde avec une attention que n’altèrent pas de tels rapports. Mais puis-je regarder la colère de la même façon? Être vulnérable à ce phénomène extraordinaire? Ne pas lui résister? L’observer sans la moindre réaction? C’est très difficile de l’observer sans passion, parce que la colère fait partie de mon être. Et pourtant c’est ce que j’essaie de faire.

Me voici, être humain violent, blanc, noir, brun ou rouge, et il ne m’intéresse pas de savoir si j’ai hérité de cette violence ou si la société l’a engendrée en moi : ce qu’il importe de savoir, c’est si je peux m’en libérer. Cette question pour moi prime tout le reste, nourriture, besoin sexuel, situation sociale, car elle me corrompt, me détruit et détruit notre monde. Je veux la comprendre, la transcender. Je me sens responsable de toute la colère et de toute la violence du monde. Je m’en sens personnellement responsable; ce ne sont pas que des mots, je me dis : «Je ne peux agir dans ce sens que si je suis au-delà de la colère, au-delà de la violence, au-delà des particularismes nationaux.»

Ce sentiment de devoir comprendre la violence en moi engendre une immense vitalité, une passion de savoir. Mais pour aller au-delà de la violence, je ne dois ni la refouler, ni la nier, ni me dire : «Elle fait partie de moi, je n’y peux rien» ou «Je veux la rejeter». Je dois la regarder, l’étudier, entrer dans son intimité et à cet effet je ne dois ni la condamner ni la justifier. C’est, pourtant, ce que nous faisons. Je vous demande donc de suspendre, pour l’instant, vos jugements à son sujet.

Si vous voulez mettre fin à la violence et aux guerres, demandez-vous combien de vous-mêmes, combien de votre vitalité vous y mettez. N’êtes-vous pas profondément affectés de voir que vos enfants sont tués, que vos fils sont enrégimentés, assujettis, assassinés? Cela vous est-il indifférent? Grand Dieu, si cela ne vous émeut pas, qu’est-ce qui vous intéresse? Conserver votre argent? Vous divertir? Vous droguer? Ne voyez-vous pas que votre propre violence est en train de détruire vos enfants? Ou n’est-ce là qu’une abstraction pour vous?

Fort bien. Si la question vous intéresse, adonnez-vous à elle de tout votre cœur et de tout votre esprit. Apprenez à regarder la colère, à voir votre mari, votre femme, vos enfants; à écouter les hommes politiques. (…) Vous êtes conditionnés en tant qu’Allemands, Indiens, Nègres, Américains, au hasard de votre naissance, et votre condition a alourdi vos esprits. Pour découvrir une vérité fondamentale on doit pouvoir explorer ses profondeurs. On ne peut explorer des profondeurs qu’avec un esprit pénétrant comme une aiguille, dur comme un dimant.

Il faut le sentir comme on a faim, et il faut se rendre compte que ce qui abêtit l’esprit est son sentiment d’invulnérabilité, qui l’a enfermé dans des murs. Ce sentiment est présent chaque fois que l’on condamne ou que l’on justifie. Si l’on peut s’en débarrasser, on peut regarder, étudier, pénétrer un problème et peut-être parvenir à un état où l’on en est totalement conscient.

Revenons au cœur de la question : pouvons-nous déraciner la violence en nous-mêmes? Si je vous disais : «Pourquoi n’avez-vous pas changé?» ce serait une forme de violence. Je n’ai en aucune façon le désir de vous convaincre de quoi que ce soit. C’est votre vie, non la mienne, et chacun la vit comme il l’entend. Je demande simplement s’il est possible à un être humain, psychologiquement intégré à une société quelle qu’elle soit, de se débarrasser de sa propre violence. Si un tel processus est possible, il ne peut manquer de susciter une nouvelle façon de vivre.

La plupart d’entre nous ont accepté que la violence soit à la base de leur mode de vie. Deux guerres ne nous ont appris qu’à dresser des barrières de plus en plus nombreuses entre les hommes – c’est-à-dire entre vous et moi. Mais ceux qui veulent s’affranchir de la violence, comment doivent-ils s’y prendre? Je ne pense pas qu’ils puissent y parvenir en s’analysant ou en se faisant analyser par un spécialiste. Ils pourraient, par ce moyen, se modifier quelque peu, vivre un peu plus paisiblement, dans un meilleur climat affectif, mais ils ne pourraient acquérir la perception totale qu’ils recherchent.

Nous avons des idéaux en grand nombre; tous les livres sacrés en sont pleins; et pourtant nous sommes encore violents.

Pour voir en fait ce qu’est la colère, on ne doit passer aucun jugement à son sujet, car aussitôt que l’on pense à son opposé on la condamne, ce qui empêche de la voir. Lorsque vous déclarez détester ou haïr quelqu’un, cela peut paraître brutal, mais le fait est là, et si vous l’examinez à fond, complètement, il disparaît, tandis que si vous vous dites : «Je ne dois pas haïr; je dois avoir de l’amour en mon cœur», vous vivez dans un monde hypothétique, avec une double série de valeurs. (…)

Vivre dans le présent, complètement, totalement, c’est vivre avec ce qui «est», avec l’actuel, sans le condamner ni le justifier. Tout problème dans cette clarté est résolu.
(…)

Vos esprits conditionnés, vos façons de vivre, toute la structure de la société vous empêchent de voir un fait tel qu’il est et de vous en affranchir séance tenante. Vous dites : «J’y penserai; je verrai s’il m’est possible ou non de m’affranchir de la violence; j’essaierai.» Cette déclaration «j’essaierai» est une des pires que l’on puisse faire. Essayer, faire de son mieux, cela n’existe pas. On fait la chose ou on ne la fait pas. Vous voulez du temps pour prendre une résolution lorsque la maison brûle. Elle brûle à cause de la violence dans le monde, et vous dites : «Donnez-moi le temps de trouver l’idéologie la plus propre à éteindre l’incendie.» Lorsque la maison brûle, discutez-vous sur la couleur des cheveux de celui qui apporte l’eau?

28 mars 2011

Quotient Émotionnel

On parle d’intelligence émotionnelle (ou quotient émotionnel – QE) depuis quelques décennies déjà. Mais, on ne peut pas dire qu’elle fait «fureur», contrairement à l’épidémie de rage universelle.

Quand on observe les débats politiques, entre autres, on peut légitimement se demander ce que signifie l’adjectif «civilisé»!

Caucus de mâles empereurs
Si j’étais whip j’obligerais tous les députés participant aux assemblées à lire «Zoom sur l’intelligence émotionnelle» (un whip ou chief whip est le membre d'un parti politique élu au parlement dont le rôle est de s'assurer que les membres du parti soient présents lors des votes à la chambre et suivent les consignes données par les chefs du parti).

Beaucoup de gens semblent confondre intelligence émotionnelle avec charisme, ou la considèrent comme un don inné – «on l’a ou on ne l’a pas». Or il s’agit d’une faculté qu’on peut développer par un training conscient en apprenant à remplacer une réponse automatique par une autre plus adéquate qui aura pour effet d’améliorer nos rapports sociaux plutôt que de les envenimer.

***
Extrait de Zoom sur l’intelligence émotionnelle; Travis Bradberry, Ph.D., Jean Greaves, Ph.D.; Éditions Un monde différent. (Cette synthèse sur l’intelligence émotionnelle inclut les techniques de training.) 

Voyez l’addenda d’«Impact de la colère sur le corps» pour un extrait introduisant ce livre :  

Chapitre 6
PERFECTIONNEZ VOS COMPÉTENCES

Comment mieux vous comprendre et améliorer la gestion de vos émotions

«Vous ne vous noyez pas en tombant dans l’eau, vous vous noyez en restant là.» ~ Edwin Louis-Cole

La compétence personnelle se traduit par la connaissance de soi et l’optimisation de vos ressources. Cela n’a rien à voir avec la perfection et un contrôle total de vos émotions. C’est plutôt permettre à vos sentiments de vous informer et de modeler votre comportement.

Plongez-vous dans l’inconfort

Comme le démontre nos propres recherches, le plus grand obstacle à l’accroissement de la compétence personnelle est la tendance à éviter l’inconfort qui accompagne une plus grande conscience de soi. Plus des deux tiers des gens que nous avons étudiés avaient beaucoup de difficulté à admettre leurs défauts. Les choses auxquelles on ne pense pas ne figurent pas sur notre radar pour une raison bien précise : elles peuvent empester lorsqu’elles font surface. Le fait d’éviter cette douleur crée des problèmes, car c’est une solution à court terme. Se plonger dans son inconfort est la seule façon de changer. Vous ne pourrez pas exercer une gestion adéquate de vous-même si vous ignorez ce qu’il faut changer.

Plutôt que d’éviter un sentiment, vous devriez plutôt vous tourner vers lui, y faire face et, éventuellement, en devenir maître. Cela s’applique même au plus léger inconfort émotionnel, comme l’ennui, la confusion ou l’anticipation. Lorsque vous ignorez ou minimisez une émotion, même si elle a peu d’importance, vous ratez l’occasion d’en faire quelque chose de productif. Pire encore, le fait d’ignorer vos sentiments ne les fait pas disparaître; cela ne fait que les aider à refaire surface lorsque vous vous y attendez le moins.

Le théoricien du management, Peter Drucker, dit que pour arriver à mieux se gérer soi-même, il faut découvrir sa propre arrogance. Nous écartons des choses que nous jugeons trop peu importantes pour nous donner la peine d’en apprendre davantage sur elles. Dans le domaine de la compétence personnelle, un individu peut penser que les excuses sont pour les personnes lâches, et il n’apprend jamais à reconnaître le moment où il convient d’en faire. Un autre individu peut détester se sentir déprimé, et consacre donc tout son temps à jouer le boute-en-train. Tous deux doivent réagir et explorer les sentiments qui pourront générer un changement. Autrement, ils continueront d’emprunter une trajectoire improductive et insatisfaisante, répétant encore et encore les mêmes schémas de comportement.

Après vous être permis à quelques reprises de vous pencher sur l’inconfort, vous découvrirez rapidement qu’il a des avantages. … Ce qui est étonnant à propos de cette amélioration de la conscience de soi, c’est que le seul fait d’y penser vous aidera à changer, même si vous vous concentrez surtout de prime abord sur ce que vous faites «mal». N’ayez pas peur de vos «erreurs émotionnelles». Elles vous indiquent ce que vous devriez faire différemment et sont une source constante d’informations qui vous aideront à mieux comprendre jour après jour.

Pour accroître votre habileté à reconnaître les émotions, examinez la gamme d’émotions que les gens expriment. Nous disposons d’un grand nombre de qualificatifs pour décrire les sentiments qui déferlent sur nous pendant notre vie, bien que les émotions ne découlent que de cinq sentiments de base : le bonheur, la tristesse, la colère, la peur et la honte. La complexité de ces émotions apparaît lorsqu’on considère les divers degrés d’intensité avec lesquels elles se manifestent.

Le fait de ressentir une gamme d’émotions n’est pas synonyme de conscience de soi. Pour bien reconnaître une émotion, vous devez également prêter attention à votre thermostat interne, c’est-à-dire aux pensées et aux manifestations physiques qui accompagnent un sentiment. Ces signaux ne sont pas les sentiments eux-mêmes, mais les croyances et les sensations qui viennent d’eux. Une conscience de soi élevée permet de reconnaître les sensations qui vous habitent et d’être capable de nommer l’émotion qui y correspond.

Chacun d’entre nous a un thermostat différent. Les pensées et les sensations physiques sont des réactions parfaitement normales dans des situations propices à la naissance d’émotions. Vos pensées peuvent s’emballer ou votre esprit devenir vide. Vous pouvez vous sentir envahi pas une sensation de chaleur, de froid, ou encore vous sentir engourdi. Votre cœur peut s’arrêter le temps d’un battement ou s’emballer. Votre gorge peut se serrer ou vous pouvez éprouver des picotements dans un membre.

Il en va de même avec vos tendances; la façon dont vous avez l’habitude de réagir dans diverses situations et devant diverses personnes est unique. L’un des sentiments troublants que les gens ressentent généralement lorsqu’ils s’efforcent d’accroître leur compétence personnelle est l’impression d’être inachevé, de ne rien maîtriser encore.

Nous avons peur de faire une erreur devant ceux qui pourraient nous observer. Le développement personnel exige que nous fassions de nombreuses erreurs, même s’il est désagréable de les reconnaître. Nous nous surprenons à nous laisser emporter, ou bien à essayer de réprimer nos émotions et de les étouffer. C’est dans de tels moments que nous devons tenter quelque chose de différent. S’appliquer à développer nos compétences émotionnelles exige que nous assumions notre part de responsabilités dans les difficultés auxquelles nous devons faire face.

Les gens qui ont une grande intelligence émotionnelle se sont plongés dans leur inconfort, ont fait des erreurs, se sont exercés à mettre leurs habiletés en pratique et se sont améliorés au fil des ans.

Examinez la gamme d’émotions énumérées ci-après. Vous vient-il à l’esprit des exemples tirés de votre vie qui illustrent chaque degré d’intensité des cinq émotions de base? Afin de devenir plus personnellement compétent, établissez parmi ces émotions celles que vous avez tendance à éprouver le plus fréquemment. Ceci vous aidera à accroître la conscience que vous avez de vous-même et vous servira de guide quant à la manière de gérer ces émotions lorsqu’elles surgissent.

Les cinq émotions de base sont exposées de gauche à droite. Les manifestations de chacune de ces émotions, selon leur intensité, sont énumérées sous chaque colonne.


(Adapté par les auteurs de Zoom d’après le tableau de l’écrivaine Julia West – tableau complet en anglais : Character moods or emotions

*** 
Compléments 

Excellent guide des émotions disponible sur redpsy :

Test de Quotient Émotionnel sur Psychologies.com : http://test.psychologies.com/calculez-votre-quotient-emotionnel

Autres tests (en anglais) sur Psychology Today :

25 mars 2011

De faillite en révolte

Un vœu maintes fois exprimé, voire une conjuration :
Les assemblées parlementaires de tous les États devraient obligatoirement inclure des humanistes et des philosophes (dépourvus d’allégeance politique) ayant le bien-être de l’humanité à cœur puisque les politiciens et les économistes n’ont que l’argent à cœur. Une contrebalance indispensable, si notre civilisation devait survivre.  

***
L'exaltation fanatique des brillants jouets qui amusent les hommes...  


Extraits de :

Le pèlerinage aux sources (1943)
Lanza Del Vasto*

Chapitre IV, Wardha ou trois mois chez Gandhi

Si les gens d’aujourd’hui ne sont pas convaincus du caractère fâcheux d’un système qui les a menés de crise en krach, de faillite en révolte, de révolution en conflagration; qui gâte la paix, la rend affairée et soucieuse; qui fait de la guerre un cataclysme universel, presque aussi désastreux pour les vainqueurs que pour les vaincus; qui ôte son sens à la vie et sa valeur à l’effort; qui consomme l’enlaidissement du monde et l’abrutissement du peuple; si les gens d’aujourd’hui accusent n’importe qui des grands maux qui les accablent, en attribuent la cause à n’importe quoi plutôt qu’au développement de la machine, c’est qu’il n’est pas de sourd mieux bouché que celui qui ne veut rien entendre.

Il faut que la puérile admiration pour les brillants jouets qui les amusent, il faut que l’exaltation fanatique pour l’idole qu’ils se sont forgée, et à laquelle ils sont prêts à sacrifier leurs enfants, leur ait tourné la tête et fermé les yeux à l’évidence pour qu’ils continuent d’espérer du progrès indéfini de la machine l’avènement d’un âge d’or.

Ne parlons pas des bouleversements que le progrès des machines fait sans cesse subir aux institutions humaines, parlons seulement des avantages par lesquels elles allèchent le sot : elles épargnent du temps, elles épargnent des peines, elles produisent l’abondance, elles multiplient les échanges entre les peuples, elles finiront bientôt par assurer à tous les hommes un loisir perpétuel.

S’il est vrai qu’elles épargnent du temps, comment se fait-il que dans les pays où les machines règnent on ne rencontre que des gens pressés et qui n’ont jamais de temps? Alors que dans ceux où l’homme fait tout de ses mains, il trouve le temps de tout faire et du temps en outre, autant qu’il en veut, pour ne rien faire.

S’il est vrai qu’elles épargnent de la peine, pourquoi tout le monde se montre-t-il affairé là où elles règnent, attelé à des tâches ingrates, fragmentées, précipitées par le mouvement des machines, à des travaux qui usent l’homme, l’étriquent, l’affolent et l’ennuient. Cette épargne de peine, en vaut-elle la peine?

S’il est vrai qu’elles produisent l’abondance, comment se fait-il que là où elles règnent, règne aussi, dans tel quartier bien caché, la misère la plus atroce et la plus étrange? Comment, si elles produisent l’abondance, ne peuvent-elles produire la satisfaction? La surproduction et le chômage ont logiquement accompagné le progrès des machines, tant qu’on n’a pas fait une guerre, trouvé un trou pour y jeter le trop-plein.

S’il est vrai qu’elles ont multiplié les échanges et rendu les contacts plus intimes entre les peuples, il ne faut pas s’étonner que lesdits peuples en éprouvent les uns pour les autres une irritation sans précédent. Suffit qu’on me frotte à quelqu’un malgré moi et malgré lui pour que je commence de haïr ce quidam et lui moi. Peut-être est-ce regrettable, mais c’est humain. Les contacts mécaniques et forcés n’engendrent pas l’union. C’est bien dommage, mais ainsi veut nature.

Enfin, s’il était possible, toutes ces crises Dieu sait comment dépassées, de soulager l’homme de tout travail pénible et de lui assurer un loisir perpétuel, alors tous les dégâts que le progrès des machines a pu causer par ruines, révolutions et guerres deviennent insignifiants au regard de ce fléau définitif : une humanité privée de tout travail corporel.

À dire vrai, l’homme a besoin du travail plus encore que du salaire.

Ceux qui veulent le bien des travailleurs devraient se soucier moins de leur obtenir un bon salaire, de bons congés, de bonnes retraites, qu’un travail qui est le premier de leurs biens.

Car le but du travail n’est pas tant de faire des objets que de faire des hommes. L’homme se fait en faisant quelque chose. Le travail établit un contact direct avec la matière, et lui en assure une connaissance précise, un contact direct et une collaboration quotidienne avec d’autres hommes; il imprime à la matière la forme de l’homme et s’offre à lui comme un mode d’expression; il concentre l’attention et les forces sur un point ou au moins sur une ligne continue; il bride les passions en fortifiant le vouloir. Le travail, le travail corporel constitue pour les neuf dixièmes des hommes leur seule chance de manifester leur valeur en ce monde.

Mais pour que le travail même, et non le paiement seul, profite à l’homme il faut que ce soit un travail humain, un travail où l’homme entier soit engagé : son corps, son cœur, son intellect, son goût. L’artisan qui façonne un objet, le polit, le décore, le vend, l’approprie aux désirs de celui à qui il le destine, accomplit un travail humain. Tandis que l’ouvrier enchaîné au travail à la chaîne, qui de seconde en seconde répète le même geste à la vitesse dictée par la machine, s’émiette en un travail sans but pour lui, sans fin, sans goût ni sens. Le temps qu’il y passe est temps perdu, vendu : il vend non son œuvre mais le temps de sa vie. Il vend ce qu’un homme libre ne vend pas : sa vie. C’est un esclave.

Il ne s’agit pas d’adoucir le sort du prolétaire afin de lui faire accepter, il s’agit de supprimer le prolétariat comme on a supprimé l’esclavage, puisque de fait le prolétariat c’est l’esclavage.

Quant aux peuples entiers voués à l’oisiveté, que fera-t-on d’eux, que feront-ils d’eux-mêmes?

«L’État, répondent ces gens-là (si vous ne savez pas ce que c’est l’État je vous le dirai : c’est la Providence mécanisée), l’État qui aura résolu le problème du travail par l’industrialisation intégrale n’aura plus qu’à résoudre le problème des loisirs et de l’éducation. Il réglera jeux et spectacles et distribuera la science à tous.»  

Mais les plaisirs des hommes sans travail ont toujours été l’ivrognerie et la débauche. L’État aura beau leur proposer des plaisirs éducatifs, ils préféreront toujours l’ivrognerie et la débauche. Les jeux éducatifs devront donc prendre un caractère obligatoire et cesseront d’être des jeux pour devenir des disciplines et des corvées : des falsifications du travail d’où rien de bon ne saurait résulter. Mieux eût valu régler le travail.

Mais il est un plaisir plus cher à l’homme sans travail, plus cher que l’ivrognerie et la débauche, celui de crier «À bas» et de mettre le feu partout. Ce jeu-là ne tardera pas à remplacer tous les autres au Paradis mécanisé.

Si les malheurs qui accablent aujourd’hui même les civilisés finissent par leur démontrer par la réduction à l’absurde qu’il leur faut tourner ailleurs leurs espoirs, on pourra dire que leurs malheurs auront été bons à quelque chose.

(…) «Que voulez-vous, dit-on, il n’y a rien à faire contre les lois de l’Histoire et de l’Économie. On ne peut pas retourner en arrière.»

Et voilà comment des gens à l’esprit fort qui se sont révoltés contre toute croyance, qui prétendent s’en remettre en tout à leur courage et à leur intelligence, s’engourdissent dans des superstitions artificielles et savantes, celles de l’Histoire et de l’Économie, et se résignent à telle Fatalité qui n’a d’autre substance ou raison d’être que leur sottise et leur entêtement.

La sécheresse, l’inondation, le tremblement de terre, la douleur, la vieillesse et la mort sont des fatalités contre lesquelles il est insensé de murmurer. L’Histoire et l’Économie, faites de main d’homme, se défont et se refont de même. La seule chose qui les rende fatales c’est de les croire telles. Insensés ceux qui s’y résignent au lieu de travailler à les changer.

L’intention de Gandhi n’est pas de retourner en arrière. Nul n’est moins que lui porté sur les reconstitutions historiques et sur la nostalgie du Bon Vieux Temps. Il ne professe ni la haine de l’Occident, ni l’horreur de la civilisation, ni le mépris de l’économie.

Sa révolution regarde au contraire vers l’avenir avec de sévères espérances. Il est le premier sage en Orient à prescrire le travail comme un devoir pour tous et comme une voie au Salut. Il a jeté les bases d’une nouvelle constitution civile, d’un nouveau développement économique ainsi que d’une nouvelle culture.

Mais pour lui l’unique intérêt de l’économie c’est celui que les grands économistes  ne considèrent jamais (Karl Marx pas plus que les autres) : l’unique intérêt de l’économie ce n’est pas le développement économique, mais le développement de la personne humaine, sa paix, son élévation, son affranchissement.

«On ne nous dira pas, objecterons les gens, qu’un usage raisonnable et limité, qu’un progrès dûment dirigé de la machine ne pourrait pas contribuer à ce bien et à cette délivrance sans exposer la personne humaine aux cataclysmes apocalyptiques qu’il vous plaît de prévoir.»

Si l’on savait faire de la machine un usage raisonnable et limité, si l’on pouvait diriger son progrès, il n’y aurait en effet nul inconvénient à la mettre en œuvre.

On peut fort bien se servir des machines pourvu qu’on sache aussi bien s’en passer. Si la machine vous est utile, servez-vous d’elle; mais si elle vous est nécessaire, alors il devient urgent de la jeter loin de vous car il est fatal qu’elle vous enchaîne et vous prenne dans son engrenage.

La machine a gagné l’homme. L’homme s’est fait machine, fonctionne et ne vit plus.

Ses gestes, ses désirs, ses peurs se mécanisent, ses amours et ses haines. Ses goûts, ses opinions. L’éducation des enfants, l’activité productrice, le sport et les divertissements, l’application des lois, la police et l’administration, l’armée et le gouvernement tout commence à tendre à l’inhumaine perfection de la machine.

Quand vous aurez fait de l’État une machine, comment empêcherez-vous un fou quelconque de s’emparer du guidon et de pousser la machine au précipice?

Quand vous aurez fait de l’État une machine, il faudra que vous lui serviez vous-même de charbon.  

***
Ahimsâ – la doctrine et la pratique de la non-violence.
Ahimsâ signifie au sens étymologique : abstention de nuire.


* Issu d’une famille illustre, Lanza del Vasto est né en Sicile en 1901 et décédé en 1981. En 1936, il entreprend un long voyage en Inde qu’il raconte dans ce livre. À son retour, ce disciple chrétien de Gandhi se fait apôtre de la non-violence en fondant des communautés, en France et dans plusieurs autres pays, pour répandre cette philosophie. Immense a été la répercussion de son œuvre poétique, initiation à la sagesse millénaire de l’Inde, où l’humour a sa place.