26 décembre 2010

Mourir pour des croyances

Le 6 juillet 1535, Sir Thomas More, grand chancelier d’Angleterre, gravissait le chemin qui conduit à Tower Hill pour y être décapité : ordre du roi Henri VIII. Il avait cinquante-sept ans. L’échelle était de mauvais bois. Vêtu de la camisole des camelots, le condamné tendit la main à son lieutenant :

«Je vous en prie, lui dit-il, menez-moi là-haut. Pour la descente, je glisserai bien tout seul…»

Le long des remparts aux fenêtre «sinistres comme des têtes de mort», une foule s’était massée pour l’office matinal du royaume. Au milieu d’un silence impressionnant que troublait à peine la reprise du chantier aux docks Sainte-Catherine, une voix se fit entendre, nette tranquille, aussi peu théâtrale que le jour qui se lève :

«Je meurs loyal à Dieu et au Roi, mais à Dieu d’abord…»

Portrait par Hans Holbein

Commencer la vie de Thomas More par ces paroles qui devraient logiquement la terminer est un paradoxe qui s’accorde tout à fait au style du personnage. Son art de mourir était art de vivre. L’événement, qu’il fût cruel, délirant ou scandaleux, n’était à ses yeux qu’une occasion d’entrer dans le dialogue du visible et de l’invisible. Il possédait, au plus haut point, ce don de lire le monde à l’envers. Et il riait, en voyant l’énorme pyramide des vanités et des projets humains devenir un point imperceptible sur le ciel de Dieu. Il s’était fait une règle de cette parole qui résume tout l’Évangile : «retournez-vous, sortez de ce monde à trois dimensions et entrez dans l’autre monde monde, dans la quatrième dimension où le bas devient le haut et haut le bas, où la droite devient la gauche et la gauche la droite, où tout est à rebours. Ce n’est qu’en se renversant, la tête en bas, au grand effroi de ceux qui semblent se tenir fermes sur leurs jambes, de tous ceux qui pensent sensément, qu’on peut tomber de ce monde dans l’autre». Le plus extraordinaire est que More soit arrivé à une telle vision des choses, sans contention aucune, naturellement.

Où qu’il fut dans la coulée de deux générations, Tomas More a marqué l’histoire de l’Angleterre. Ses biographes ont célébré le chef de famille exemplaire, le laïc chrétien engagé, l’humaniste de renom, le diplomate loyal et avisé et, par-dessus tout, le témoin inébranlable dans sa foi. L’étonnant est qu’il joua tous ces rôles avec une supériorité naturelle, à travers les contrastes les plus violents qu’une nature peut soutenir.

Il avait une âme de chartreux et il s’est marié deux fois à de bonnes campagnardes dont la seule science était de servir un maître. Paroissien édifiant, se distinguant à peine du clergé au chœur, il sortait des saints mystères pour se livrer avec quelques amis à des assauts de plaisanteries qui eussent fait rougir le plus blasé des sacristes. Il admirait la folie des moines, mais ne perdait aucune occasion de se gausser de leurs travers. Recueilli, attentif à la voix profonde, il aimait le rire, le mouvement, la liberté, l’aisance aimable de la vie privée. En un temps record, il parvint aux plus hauts honneurs, mais comme à reculons, en se moquant de leur futilité. Son métier était le commerce des princes et son cœur allait à la plèbe. On sollicitait ses audiences; il quêtait sa place au milieu des pauvres. Abordant les plus graves sujets, il ne renonçait jamais aux droits de l’humour, estimant qu’un brin d’humour purifie la vertu, comme la culture païenne purifie la foi en l’affrontant. Ce qui expliquerait pourquoi le plaisir qu’il goûtait dans la lecture de Lucien, de Plaure et de Platon n’offusquait jamais son âme de chrétien. Dans cette nature de choix fusionnait au plus haut point la folie et la sagesse, le rire et la vertu, l’exaltation païenne de l’humanité et l’appel des Béatitudes. Platon et le Christ… Le génie, le héros et le saint se moquant ici des classifications d’école s’identifient dans la lumière de Dieu.

… On sait qu’il fut doux, «plus doux que le miel», disait Érasme. Pourtant le menton et la mâchoire sont d’un homme qui décide sans repentir. Ses lèvres et son nez effilé trahissent la subtilité de l’esprit, la droiture de cœur. On y devine l’ami des somptueuses littératures, l’avocat des nobles causes, le sage au sens où l’entendra Montaigne qui, par la connaissance de soi, a vite fait le tour de l’humaine condition. Ses yeux d’un bleu lointain, un peu mélancoliques, disent ce que Dekker exprimera cent ans plus tard : «J’ai suivi le flot des humeurs de nos temps et me suis mis à rire du monde, puisque le monde ne fait que se moquer de lui-même. Mais voyant qu’aucun être n’est aussi sage que l’homme et qu’aucun n’est aussi sot, je me suis mis à festoyer les sages et les sots.» D’une puissance de discernement à crever tout écran, son regard semble se fixer sur l’essentiel. Le reste n’a pas d’importance…

… Homme du temporel, il a vécu son temps en plénitude, cherchant à y discerner et à y promouvoir tout à la fois et l’une vers l’autre, les vérités humaines et la Vérité chrétienne. «Être du monde, sans y être», ce paradoxe qui allait si bien avec son génie spirituel, More ne l’a point résolu par je ne sais quelle compensation à un échec dans sa vie familiale, professionnelle ou politique. Il n’a point émigré à l’intérieur de lui-même, comme quelqu’un qui aurait eu peur de perdre avec le monde. Au contraire, c’est au sommet des réussites temporelles qu’il a tenté d’accorder dans sa conscience deux ordres de réalités qui ont leur conscience propre, mais que le péché des hommes pousse sans cesse au divorce.

André Merlaud
Extrait de l’avant-propos «Esquisse d’un portrait» 
THOMAS MORE
Éditions S.O.S.; Coll. «Pionneiers de la charité»;1973

***
COMMENTAIRE

Je n’ai jamais réussi à dépasser le premier chapitre de ce livre dont le prosélytisme chrétien me rebute. Cette simple phrase «les vérités humaines et la Vérité chrétienne» en dit assez. La religion chrétienne n’est pas la seule à croire détenir la vérité directement obtenue de «Dieu», bien sûr.

J’ai vu le film A Man For All Seasons dans les années 90. J’avais lu L’Utopie au collège, mais cette biographie cinématographique me faisait connaître Thomas More sous un autre jour.

Il est courant de voir des gens mourir pour des causes, des croyances religieuses ou politiques sur cette planète. Mais, je ne comprends toujours pas comment un homme aussi brillant que Thomas More, à vrai dire d’une immense sagesse et d’une intelligence supérieure, a pu sacrifier sa vie pour une croyance à l’infaillibilité du Pape concernant le divorce et certaines autres gadgeteries dogmatiques? Humm.

À lire à propos de nos dogmes : http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/05/nos-dogmes.html

Quoiqu’il en soit, au lieu d’essayer, pour la Nième fois, de lire cette bio, j’ai décidé de relire L’Utopie. En passant, nos politiciens pourraient s’en inspirer à profit ... non mercantile pour une fois.  

Si le sujet vous intéresse :
L’Utopie – téléchargement gratuit sur le site suivant :

Texte de la présentation du livre au verso de la page couverture de l'édition de Garnier-Flammarion :
Thomas More (1478-1535) s'est inspiré de la République de Platon pour écrire son Utopie. Dans une première partie, il critique sévèrement l'Angleterre et les autres pays européens, puis, dans la seconde partie, il donne la description idéale
d'un État soumis à un régime démocratique.

En 1516, Thomas More, chancelier d'Angleterre, lance avec L'Utopie un appel pathétique pour sauver l'humanité en perdition. Si l'ouvrage est assurément un réquisitoire contre la misère et le mal, il n'est pas pour autant l'épure d'un « socialisme vivant », n'en déplaise à certains commentateurs.

Dans un extraordinaire élan métaphysique, More cisèle pour les Utopiens une constitution qui, bien au-delà d'un réformisme politique pragmatique et plat, est destinée à opérer la rédemption de l'humanité et à recréer la substance du monde.

La force de l'œuvre se trouve dans le dynamisme spirituel qui la porte. C'est en lui que réside la fonction utopique elle-même, qui est de transcender le temps.
***
Du film A Man For All Seasons, 1966 – extraits du procès 1, 2 et 3 : http://www.youtube.com/watch?v=C0aLrrnyDhg&feature=related 

24 décembre 2010

Bilan 2010?

Il n’y en aura pas.
Je n’ai pas envie de gratter des bobos. De toute façon, Internet s’en charge fort bien avec des revues et bye-bye 2010 en quantité astronomique...

La Nébuleuse du Coeur. Photo credit: Richard Crisp
Néanmoins, je vous souhaite, chers lecteurs, assidus ou impromptus, la transition vers 2011 la plus douce, la plus chaleureuse, la plus joyeuse et la plus remplie d’amour.
 
Je vous remercie de votre présence sur mon blog et je salue votre lumière.
 
Que tous les désirs de votre cœur se réalisent!

22 décembre 2010

Dieux personnels

La conception de dieux personnels est antidivine
Fractale : Roger Johnston, Pheonix Rising

Les hommes étant logiciens ne pouvaient se faire de Dieu qu’une représentation logique, ce qui les a conduits soit à l’imagerie sulpicienne, soit au fétichisme tribal, soit à la statuaire des Hindous.

Que le Dieu imaginé par l’Homme soit un Ra ensoleillé, un Moloch dévorant, un Zeus Olympien, un Jéhovah tonnant, un Siva au cent bras ou un Père Éternel à la barbe blanche, aucune de ces figurations ne répond, si pauvrement que ce soit, à l’auguste réalité.

La logique ayant figé l’humanité dans le culte de la personne, il s’ensuivit qu’elle ne put adorer que des dieux personnels. Or tout Dieu personnel, donc logique, est anthropomorphe, ce qui fait dire assez plaisamment, que si Dieu a fait l’homme à son image, celui-ci le lui a bien rendu.

Un dieu ressemblant à l’homme devait être nécessairement pétri de passions d’homme, nécessairement doté de logique et de raison. Raisonnant comme un homme ce Dieu présentait les imperfections de la logique humaine. Or nous avons vu que celle-ci manifeste son impuissance à résoudre les problèmes vitaux.

Les Anciens l’avaient bien compris, qui sous-estimaient les possibilités des Maîtres de l’Olympe, en plaçant au-dessus d’eux une divinité sourde et aveugle qu’ils appelaient le Destin. Les dieux grecs étaient tout puissants, sauf décision du Destin, et celui-ci ne se faisait pas faute de les contredire. Comment ne pas se dire que ce Destin des Grecs ressemblait furieusement au dieu moderne Hasard?

Personnaliser Dieu c’est le ravaler à la condition humaine, le soustraire à sa grandeur propre pour le ramener à notre dimension. Et c’est bien, en effet, ce que sont les dieux que, de déduction en déduction, s’est fabriqué l’homme. Les dieux de celui-ci sont de la troisième dimension. Or, quand un dieu a des dimensions, fussent-elles quatre, dix, cent ou mille, c'est qu'il n'est pas véritablement Dieu, lequel est l’Essence et n’a pas de plan.

Si quelque architecte logicien peut nous montrer les plans de l’Absolu, qu’il le fasse! Mais dès l’instant où il esquisse une ébauche son plan ne sera plus absolu.

Il faut que l’homme en prenne résolument son parti. Dieu échappe à toute personnalisation, à toute individualisation, à toute représentation, à toute conception, à toute compréhension, à toute logique. Tant que nous ne serons armés que de notre seule logique nous ne trouverons pas le chemin de l’Irrationnel.

L’amour, fil d’Ariane

Ainsi paraît-il que nous sommes prisonniers d’un cercle vicieux, enfermés dans notre propre labyrinthe, celui que tous les logiciens de la terre ont construit avant nous et dans les couloirs duquel ils se sont et nous ont égarés. Nous n’avions qu’un moyen de nous en sortir, c’était de jeter l’édifice par terre et de nous retrouver au grand soleil. Au lieu d’abattre les murs chaque génération a construit des couloirs nouveaux, ajouté des chambres nouvelles. Aux chevaux de frise des Anciens les Modernes ont superposé leurs barbelés. De sorte que plus l’Humanité vieillit plus son labyrinthe devient complexe et moins elle peut s’en délivrer.

Un fil nous a pourtant été tendu, car tout labyrinthe suppose une Ariane. Le Christ n’est pas venu sur terre pour autre chose que nous enseigner la libération par l’Amour. Seulement voilà, l’Amour est souverainement illogique, nous l’avons maintes fois souligné avec d’autres et notamment dans l’Œuvre de chair.

L’Amour, qu’il soit charnel ou spirituel, est la négation passionnée de toute logique. Le raisonnement n’a aucune prise sur lui. Dans sa forme mineure il subjugue toutes les passions : orgueil, colère, paresse, gourmandise, avarice. Tout cède à sa vague puissante, même la crainte de la mort. Sous sa forme majeure il soustrait l’homme à sa relativité, le projette dans les étoiles, en fait une sorte de demi-dieu.

Faire de la logique en amour c’est ne pas aimer. On n’aime pas selon des règles. Le jeu de l’Amour est hors de toute norme et ne trouve qu’en lui-même sa limitation. Tous les grands saints ont été de grands amoureux, toutes les grandes saintes de grandes amoureuses. Et comment en serait-il autrement puisque l’Absolu est Amour?

C’est confusément mais instinctivement que tout ce qui vit et même ce qui est se trouve en direction de la Source de la vie, laquelle est Dieu, puisque la Vie est l’Amour.

***
La conscience des dimensions supérieures

Dans «Le Quatrième Avènement» (Oliven) Mme de Butafoco, à propos de la quatrième [dimension] a émis des réflexions intéressantes à méditer :
«Les êtres d’une plus petite fraction de seconde sont des êtres d’un autre univers. Le temps est la forme de l’être! Tu peux t’enfermer à l’intérieur des cubes de granit que tu appelles tes maisons, les êtres de la quatrième dimension y sont au-dedans et au-dehors, car c’est à travers eux que tu as établi tes cloisons illusoires. La quatrième dimension est la faculté de percevoir le dedans des choses.»

Je n’en dis pas plus lorsque dans «À la recherche de la Nième dimension» j’invite les chercheurs à laisser le rationnel à la porte pour se faire une conscience interne c’est-à-dire d’une autre dimension. 

Penser à la quatrième dimension, c’est déjà s’introduire en elle.

Vivre, si peu que ce soit, dans l’esprit de la quatrième dimension, c’est déjà la mériter.

Un des meilleurs moyens de pénétrer dans la quatrième dimension, c’est de se soustraire à la troisième. Chercher à abolir sa conscience tridimensionnelle éveille la conscience de la quatrième dimension.

C’est pourquoi nous croyons le moment de proposer au lecteur de se défaire de sa logique déductive, de son intelligence mentale, de ce que nous appelons la raison. Car nous entrons ici dans l’Illogique, seule issue efficace pour nous soutraire à la pesanteur du du rationnel.

Contrôle du déséquilibre cultivé

Ceci m’a amené à des constations psychologiquement anarchiques comme celle du rôle éminent du déséquilibre considéré comme une voie d’accès aux états supérieurs. C’est ainsi que j’ai pu, dans l’ouvrage cité plus haut, donner comme titre à un sous-chapitre : «La connaissance de la quatrième repose sur le déséquilibre de la troisième dimension.»

Je ne suis pas le seul à avoir senti la nécessité fondamentale de ce déséquilibre pour qui veut accéder aux plans dits surnaturels. Quelques audacieux, comme Charles Nicolle dans sa Biologie de l’Invention, ont attiré l’attention sur le caractère irrationnel de l’acte créateur et René Sudre a dit, au même propos, que cette activité échappe à la conscience.

Qui n’a été frappé, d’autre part, par l’instabilité, l’inégalité, l’inquiétude, l’agitation des inventeurs, des poètes (genus irritabile), des musiciens, etc.?

L’essentiel, pour qui veut rester à portée des humains normaux et communiquer avec eux par le chemin de l’expression de la pensée, est de ne pas s’aventurer, à corps perdu, dans ce déséquilibre sous peine d’être emporté tout entier. Il importe à celui qui se risque jusqu’au tourbillon de l’Irrationnel de ne pas se laisser entraîner par le vortex jusqu’aux profondeurs d’où personne ne remonte, mais de rester dans la frange d’écume d’où l’on peut encore ressortir. Alors celui qui garde sons sang-froid peut se pencher sur les parois lisses de l’abîme et jeter un regard jusqu’au cœur du Maëlstrom.

(…)
Le monde avait si longtemps payé le tribut aux formes les plus désuètes de la logique que, même en poésie, en art, en humour, on se retenait de penser. La tempête verbale de Hugo n’était qu’un zéphyr à côté de la révolution expressive de notre siècle. On l’avait vu en lettres avec le symbolisme du XIXe lorsque «le bourgeois» s’effarait devant Mallarmé.

Georges Barbarin

VOYAGE AU BOUT DE LA RAISON
La déroute des logiciens
Éditions de l’Âge d’or; 1962

20 décembre 2010

Heart-warming

Une histoire touchante...
http://news.sympatico.ca/unusualnews/purrfect_family_injured_dog_at_edmonton_shelter_nurses_5_pups_and_a_kitten/fdbc9690

Panacée

Vous excuserez la qualité des images photographiées à même mon exemplaire de «The Second Herman Treasury» par Jim Unger, 1980. Je ne peux pas résister. Trop drôle.

À noter encore une fois que rien ne change sur cette planète, sauf les comédiens, les costumes, les décors et les gadgets. Humm.

«Ne fais pas la tête, c'est moins cher que la nourriture.»

«Vous avez des boissons diète?»

Agence de rencontre Cupidon
«Pour la description de votre apparence physique, je dirai simplement que vous cherchez une fille ayant un bon sens de l'humour.»

«Hé! Je suis content que tu sois réveillée. J'ai été capturé par un OVNI et amené sur une autre planète.»

«TU voulais te marier. TU voulais des enfants. TU voulais une maison et des meubles, et maintenant TU veux être LIBÉRÉE!»

«Ici, nous traitons les maux de tête en faisant dévier votre attention vers autre chose.»

«Vous êtes en parfaite santé, mais vous avez droit à un deuxième avis.»

«Peut-il invoquer l'aliénation mentale pour une contravention?»

«Ça ne vous dérange pas de me montrer ce qu'il y a dans cette poche-là?»


17 décembre 2010

Le temps

Si, par hasard, vous vous sentiez coincé dans le rush des fêtes, prenez un moment pour lire ces quelques réflexions sur la notion de temps.

Bestgraph

Extrait d’un petit livre rempli de grande et zen sagesse.  

INTRODUCTION

La vie est conditionnée par le TEMPS. Chaque mot, dans toutes les langues, est gouverné par lui. Mais, qu’est-ce que c’est? Le mental a été programmé pour croire qu’il s’agit d’un objet; qu’en fait, il existe vraiment.

On ne peut pas toucher le TEMPS ni le capturer n’y s’y accrocher. Il ne peut être défini qu’en matière d’histoires ou d’événements passés, même s’il s’agit de la seconde qui vient juste de passer. Beaucoup de gens aimeraient qu’il en soit autrement.

Le TEMPS, dans sa forme la plus pure, est simplement une façon de mesurer la distance entre la naissance et la mort, car cet intervalle appelé vie, est le seul cycle où l’on peut consciemment calculer le TEMPS.

Lorsque vous existez, le TEMPS existe. Lorsque vous n’existez pas, le TEMPS n’existe pas.

La société moderne attribue au TEMPS une valeur beaucoup plus importante que celle décrite précédemment. Nous avons choisi de fabriquer des horloges, des calendriers et des horaires à l’intérieur desquels nous nous croyons obligés d’exister; ceci nous rend excessivement conscients de la notion toujours présente du temps qui passe.

Le TEMPS ne peut pas être arrêté. Au mieux peut-on en être témoin.

Puisque la notion de temps résulte d’un consensus humain, vous devez le mettre en perspective, apprendre à le contrôler au lieu d’être contrôlé par lui. À cette fin, prenez quelques moments pour lire ce livre et prenez un peu plus de TEMPS pour le comprendre. Et, souhaitons que vous aussi vous compreniez mieux ce phénomène appelé TEMPS, et que vous appreniez à vivre avec lui plus paisiblement.

CHAPITRE 1
LE TEMPS

1. Là où vous êtes maintenant, c’est là où vous êtes. Vous pouvez désirer être ailleurs, en train de faire autre chose, mais vous êtes ici. Vivez ce moment au maximum.

2. Vite, attrapez-le!
Ce moment a disparu; il ne pourra jamais être revécu.

3. Lorsque vous contemplez le futur dans le TEMPS, on dirait l’éternité. Lorsque vous contemplez le passé dans le TEMPS, on dirait un flash.

4. Pouvez-vous voir le temps? Non. Alors, cessez de le chercher.

5. Vous pouvez surveiller le tic-tac de l’horloge. Vous pouvez être témoin d’un lever ou d’un coucher de soleil. Mais ce n’est pas le temps. C’est simplement le mouvement. Le mouvement est le facteur qui définit le temps. D’une chose à une autre.

6. Cessez  de surveiller le temps et vous serez libéré du temps.

7. Il n’y a ni commencement ni fin au temps. Il y a seulement un commencement et une fin à votre perception du temps. Lorsque vous êtes vivant, vous pouvez être témoin du temps. Lorsque vous êtes mort, vous ne le pouvez pas. Le temps est un concept VIVANT.

8. L’évaluation du temps se fait toujours par rapport au passé. Vous ne pouvez évaluer le temps qu’en matière d’emplacement, c’est-à-dire, en comparant où vous étiez par rapport à où vous êtes maintenant.

9. Plus vous pensez et angoissez à propos du temps, plus il vous contrôle et plus il semble passer vite. Moins vous pensez au temps, plus vous êtes libre et plus vous avez amplement de temps.

10. Pouvez-vous sauver du temps? Non, il n’y a pas de compte d’épargne pour le temps.

11. On a consigné l’histoire du TEMPS sur terre par écrit. Le temps existait-il avant cela? Existait-il avant que vous en preniez conscience?

12. Avez-vous remarqué comme le temps passe parfois très vite ou très lentement? Durant certaines périodes, on peut vivre quantité d’expériences dans un laps de temps très court. Ces moments intenses passent très vite. En d’autres circonstances où la vie semble monotone, tout va lentement. Tirez le meilleur parti de chacun de ces moments car la vie bouge par cycles. Vivez et expérimentez les deux pleinement, au moment où cela se produit. Vivez la rapidité du temps aussi consciemment que possible. Vous réfléchirez à toutes ces nouvelles expériences une fois que le TEMPS aura ralenti.

13. Si l’on pouvait voyager dans le TEMPS, soit dans le futur ou dans le passé, cela voudrait dire que tout serait perpétuellement en train d’arriver. Ce moment existe-t-il pour toujours?
Comment ce moment pourrait-il être ailleurs que là où il est, JUSTE ICI, MAINTENANT?

14. Prenez le temps de ne rien faire, simplement; cela vous ouvrira à un monde d’inspirations nouvelles.

CHAPITRE 2
LA VIE

15. Combien de fois êtes-vous sorti sans même remarquer la température qu’il faisait? Combien de fois vous êtes-vous rendu à une destination sans noter ce que vous ressentiez ni voir quoi que ce soit parce que votre esprit était accaparé par un problème? Quelle proportion de votre vie laissez-vous passer sans y penser?

16. La vie est faite d’expériences. Plusieurs de ces expériences sont aussi éphémères que la seconde où elles ont existé. Ressentez-les. Vivez-les.

17. Pensez à toutes les fois où vous avez coupé les coins ronds. Pourquoi? Il est probable que vous étiez pressé d’en finir pour vous consacrer à un autre projet ou à une situation qui requérait votre attention. Peut-être que vous souhaitiez être ailleurs, faire quelque chose d’autre, et que c’est pour ça que vous vous dépêchiez. Quel que soit le motif, lorsque vous vous précipitez d’une chose à l’autre, vous passez à côté de la beauté de vivre et d’expérimenter le moment présent pleinement.

18. «Je ne peux attendre!» Voilà une affirmation répandue. Pourquoi se dépêcher? Arrivez-vous plus vite au but quand vous courez et que vous êtes anxieux? Non, pas du tout; cela prend le même temps pour le faire consciemment. Si vous relaxez et appréciez la beauté du lieu où vous êtes maintenant, et si vous planifiez votre temps avec sagesse, atteindre votre but peut devenir une expérience d’illumination au lieu d’une occasion de perdre votre paix intérieure à cause de votre impatience.

19. Le bonheur est un choix.
L’acceptation est un choix.
Le pardon est un choix.
La colère est un choix.
Le désir est un choix.
L’amour est un choix.
La vie est un choix.

Votre temps, votre choix.

20. Ce que vous faites du moment présent n’affecte pas uniquement ce moment particulier. Les actes positifs et constructifs accomplis maintenant créent des événements positifs dans le futur. Les actes négatifs et destructeurs accomplis maintenant créent des événements négatifs dans le futur.

21. En ce moment, ou bien vous progressez ou bien vous régressez. Progresser, c’est votre choix. C’est ce que vous choisissez de faire de votre temps. Les choses les plus simples vous font progresser.

22. Certaines journées sont remplies, d’autres sont creuses. Vides ou remplies, elles reflètent la manière dont vous utilisez votre temps. L’homme d’affaires souhaite une journée bien remplie – du temps passé en interaction. Le moine souhaite une journée vide – du temps passé dans la solitude.

23. Il y a des moments où nous nous laissons aller, où nous prenons le temps d’admirer la beauté et la perfection du moment. L’impression est différente pour chacun de nous. C’est une expérience mentale, mais l’environnement physique peut aider à l’éveiller. Notez mentalement où et quand vous avez ce genre d’expériences : ce peut être à la mer, en montagne, près d’une rivière; ce peut être dans un endroit particulier où vous êtes seul. Quoiqu’il en soit, donnez-vous du TEMPS aussi souvent que possible pour vivre des expériences semblables. Ce TEMPS sera bien utilisé.

24. Vous pouvez vous accrocher à ce que vous savez, mais rien ne garantit que ce que vous savez existera l’instant d’après.

Lorsque que vous vous cramponnez à de vieilles croyances, vous restez prisonnier d’un mode de vie et vous dites non à de nouvelles expériences. Pourquoi? Parce que vous vous attendez à revivre demain ce que vous avez connu aujourd’hui. Les attentes concernant le lendemain sont, dans le meilleur des cas, des spéculations optimistes.

Personne ne peut être sûr du lendemain.
La vie n’offre aucune garantie.
Rien ne dure éternellement.
Tout peu changer dans un instant.
Même si vous vous cramponnez de toutes vos forces à quelque chose, tôt ou tard, cela disparaîtra; vous ne pouvez rien faire pour changer le modèle de ce monde.

25. Poursuivre quelque chose est bien. Choisir de ne pas poursuivre quelque chose est bien aussi. Être parfaitement satisfait de l’endroit où vous êtes et de ce que vous avez est bien.

Fantasmez, rêvez de tout ce que vous voulez, mais sachez que vous ne réaliserez aucun de ces désirs si vous n’élaborez pas un plan conscient pour les manifester. Vous ne pouvez fantasmer que sur des choses qu’on vous a programmé à considérer comme désirables. Les rêves, c’est bien beau, mais si vous n’essayez pas de les vivre, ils ne se réaliseront jamais et vous serez frustré. Si vous avez un désir, passez du rêve à l’action. Passez-vous tout votre Temps à désirer ou bien à compléter les étapes qui mènent à la réalisation de vos désirs?

26. Ne pensez jamais à ce qui aurait pu se faire si les événements avaient été différents. Les événements étaient ce qu’ils étaient. Ne perdez pas votre TEMPS. Vous êtes ICI, MAINTENANT. Vous n’avez pas fait «autre chose» à ce moment-là, et vous ne pouvez rien y changer.

27. Vous ne pouvez pas retourner en arrière. Ce qui n’est plus, n’est plus. Vous ne pouvez jamais y retourner. L’apitoiement n’apporte que chagrin. Le passé n’est plus. On ne pas peut le changer et on ne peut le revivre qu’en souvenir. VIVEZ le moment présent MAINTENANT. Ne VIVEZ que d’instant en instant et ne laissez rien vous empêcher de vivre ce que vous voulez vraiment expérimenter.

28. Il s’agit de votre TEMPS; faites-en ce que vous voulez.
Disons que vous êtes dans un bouchon de circulation ou que vous attendez dans un bureau pour un rendez-vous qui aurait dû avoir lieu une demi-heure plus tôt. Ou bien que vous attendez quelqu’un qui est très en retard.

Qu’allez-vous faire, vous mettre en colère? Choisirez-vous plutôt de tirer profit de ce moment en faisant quelque chose de constructif? Seule votre colère peut vous empêcher d’utiliser ce moment à bon escient. Si le manque de temps vous préoccupe, tirez le maximum de chaque situation. Si vous éprouvez toujours le besoin d’être dans l’action, profitez de tous vos moments, n’en laissez passer aucun.

29. On ne vous a jamais promis que la vie serait équitable. Le seul temps où vous pouvez vous sentir trahi, c’est lorsque vous attendez quelque chose. Si vous n’avez pas d’attentes, vous ne connaîtrez pas les déceptions. Moins vous avez d’attentes, plus vous deviendrez libre et moins vous serez dominé par le temps. Pourquoi? Parce que vous acceptez. L’acceptation rend libre.

30. Si vous pensez toujours au TEMPS, vous n’aurez jamais assez de TEMPS. Ceux qui se dépêchent toute leur vie trouvent qu’elle passe très vite.

31. Si vous vous demandez comment vous passez votre TEMPS, fractionnez-le. Faites sonner une minuterie à toutes les dix minutes. Fractionnez le TEMPS et vous verrez où il va.

32. Si vous avez des problèmes avec le TEMPS, organisez-le. Utilisez trois cahiers de notes.

CAHIER UN : écrivez ce que vous espérez compléter dans la semaine qui vient.
CAHIER DEUX : écrivez d’heure en heure ce que vous voulez accomplir à chaque jour. Soyez réaliste à propos du temps et restez ouvert aux changements. Si vous ne terminez pas une chose, reportez-la au lendemain, faites-en une priorité. Puis, réalisez-la.
CAHIER TROIS : au cours de la journée, inscrivez dans ce cahier un échéancier complet de tout ce que vous avez fait et accompli, ainsi que l’heure à laquelle vous avez terminé ces tâches. Ajoutez un bref commentaire sur ce que vous avez ressenti par rapport à chaque réalisation.

Si vous souhaitez vous accomplir, comptabilisez votre temps.
Obtenir ce que vous désirez vous rend-il heureux?
Si les échéanciers vous angoissent, oubliez les échéanciers et leurs désirs sous-jacents sinon vous devrez constamment penser au temps.

La majorité des gens vivent selon une «logistique matinale». Réveil au son de l’alarme à tous les jours à la même heure. Douche, brossage de dents, rasage/maquillage et vêtements identiques. Ils vont bosser, puis, ils reviennent à la maison, regardent la télé, vont au club de santé ou voient des amis. Puis, ils dorment jusqu’à ce que le réveille-matin sonne et recommencent la même routine que la veille. Ce style de vie ne comporte jamais de nouveau. L’horaire se perpétue jusqu’à la mort, même si la plupart des gens se promettent qu’un jour ils feront différemment. 

Prenez un moment pour vous imaginer une vie sans contraintes. Imaginez que vous vivez sans besoin de structure ni discipline. Laissez votre mental se pacifier; oubliez où vous seriez supposé être et ce qu’on attend de vous. Ignorez le fait, au moins pendant un moment, qu’il y a un endroit où vous devriez être. Permettez-vous ce moment de liberté. Vous aussi, vous pouvez trouver un style de vie qui ne dépend pas du temps.

34. Réapprenez tout. Laissez chaque moment être nouveau. Il est des façons de survivre sans avoir besoin d’échéancier.

35. Si choisissez de cesser de vivre selon un échéancier précis, vous découvrirez un espace de liberté; les soucis et l’anxiété disparaîtront. D’où vient l’anxiété? De la peur de ce qui vient. Mais ce n’est pas encore arrivé et il n’y a aucune preuve que la chose arrivera. Libérez-vous, et ne vous en faites plus pour les choses qui ne sont même pas en train de se produire en ce moment même.

36. Parler, c’est facile. Qu’est-ce que ça vaut?
Combien de temps passez-vous à discuter de choses qui n’ont absolument aucune valeur ou de situations hors de votre contrôle? Par contre, les discussions créatives sont intéressantes. C’est une occasion d’écouter, d’apprendre, de connaître d’autres opinions que les vôtres. Ce sont des moments où vous pouvez oublier tout le reste de votre vie.

Certaines personnes, toutefois, continuent de laisser les conversations inutiles envahir leur vie. Ce qui leur fournit l’occasion de reporter au lendemain leurs propres désirs non réalisés. Enregistrez vos conversations; réécoutez ce que vous dites. Quel impact ont vos paroles sur votre vie?

37. Il vous est sans doute déjà arrivé de vous dépêcher parce que vous receviez un ami et que vous étiez convaincu de ne pas être prêt à temps. Vous avez réussi à tout préparer, mais votre invité n’est pas arrivé à l’heure prévue, même très en retard. Pendant que vous vous dépêchiez, le temps passait vite. Puis, vous avez été obligé d’attendre, alors, le temps s’est écoulé lentement. Le mouvement du temps a-t-il changé? Non, c’est simplement votre perception du temps qui a changé.

38. La vie offre plusieurs promesses. Tant et aussi longtemps que vous serez uniquement branché sur vos rêves sans passer à l’action, vous n’expérimenterez jamais ce que vous souhaiterez vraiment vivre.

39. Observez les personnes qui ont réussi ce que vous aimeriez accomplir.

Quel est leur style de vie?
De quoi ont-elles l’air?
Sont-elles vraiment heureuses?

Désirez-vous être propriétaire d’entreprise et subir les influences et les modes de la finance sociale, du matin au soir et du soir au matin, jusqu’à votre mort?

Voulez-vous la sécurité d’emploi à vie dans la même entreprise et passer vingt ou trente ans sans expérimenter des choses nouvelles, différentes?

Voulez-vous être célèbre et ne pas pouvoir faire un geste sans que ce soit remarqué? Est-ce votre choix?

Réfléchissez sérieusement à vos objectifs et analysez-les bien avant de les placer dans votre banque de désirs.

40. Quand vous observez la mentalité de l’individu moyen, vous voyez que la plupart des gens choisissent la compétition au plan financier, intellectuel ou en termes de beauté physique. La plupart ne veulent même pas réaliser que les choses du monde sont tout aussi éphémères que leur vie. Si vous éliminez de votre vie les désirs compétitifs et que vous vivez dans votre propre paix et perfection intérieures, votre TEMPS vous appartiendra et les choses les plus simples deviendront source de plaisir.

41. Si vous pouviez faire n’importe quoi MAINTENANT, à cet instant précis, que feriez-vous?
Qu’est-ce qui vous empêche de le faire? Si votre désir n’implique pas inutilement, involontairement ou inconsciemment, d’autres personnes, vous devriez foncer et le réaliser.

42. Les gens de notre époque occupent généralement leur TEMPS avec les responsabilités familiales et mondaines, les réparations d’auto, l’entretien ménager, et ainsi de suite. Lorsqu’ils ont du temps libre, ils veulent juste dormir. Est-ce là le véritable but de la vie?

La plupart des gens sont tellement engagés dans les nécessités du moment, qu’ils n’ont jamais de TEMPS pour réellement remarquer ce qui se passe autour d’eux. Ils vivent ce genre de quotidien tout au long de leur existence. Ils choisissent cela et se disent «la vie est ainsi» et «je fais ce qu’on attend de moi». 

C’est un mensonge. Il vous appartient de choisir ce que vous voulez faire de VOTRE TEMPS.
Personne ne vous oblige à croire aux mensonges de l’approbation sociale de ce monde. La créativité et le génie font défaut parce que les gens choisissent de se conformer au courant dominant et qu’ils n’ont donc pas le TEMPS de créer et de vivre leurs propres rêves.

43. Et si les accomplissements ne signifiaient rien, si tout ce que vous faites ne valait pas plus que zéro? Que choisiriez-vous de faire? Dans un sens, c’est le cas de la vie. Les accomplissements personnels sont une illusion. Vous vivrez, vous mourrez, et puis c’est tout. Lorsque vous serez parti vous ne pourrez plus toucher les bénéfices ou les gains de la forme humaine que vous avez en ce moment. Même si vous croyez à la réincarnation, vous ne reviendrez pas dans le même corps. Si vous croyez au ciel et que pour y aller vous êtes gentil et bon, c’est correct; le bon est toujours bon. Mais, le monde tel que vous le connaissez maintenant aura cessé d’exister. Si tout est là et que tout disparaît par la suite, que voulez-vous faire ICI? Car, l’ICI est la seule chose que vous pouvez vraiment vivre.

44. Combien de regrets éprouvez-vous, en ce moment? Qu’allez-vous en faire?

Vous avez trois choix :
Un : vous pouvez rester là et vous sentir misérable.
Deux : vous pouvez faire quelque chose pour réparer les dommages et obtenir de meilleurs résultats.
Trois : vous pouvez les oublier.

C’est toujours après coup qu’on réalise ce qu’on aurait dû faire et ce qu’on aurait pu faire.
Pourquoi ne pas choisir d’accepter ce que vous avez fait, ce que vous avez eu et ce que vous avez vécu, tel quel, et n’en rester qu’à ça?

45. Votre regret peut être relié à une expérience passée que vous auriez préférée différente. Mais qui sait si vous n’auriez pas eu des résultats négatifs si l’expérience s’était déroulée selon vos désirs.

46. Vous êtes VIVANT. Peu importe que vous soyez vieux ou jeune, tant que vous êtes VIVANT, tout est possible. Les gens justifient continuellement le fait qu’ils ne réalisent pas leurs désirs.

En se disant par exemple : «Je ne suis pas assez bon, pas assez intelligent, pas assez saint, etc.» Vous voulez faire quelque chose? Faites-le! Oubliez les fausses excuses. Préparez un plan d’attaque et allez-y. La poursuite d’un but va vous stimuler et vous donner l’impression de contrôler votre vie; c’est une bonne thérapie.

47. Demain est toujours un nouveau jour. Faites-en un jour nouveau en ne lui transmettant pas vos expériences désagréables du passé.

48. Un choix mène immanquablement vers un ensemble de possibilités pour le futur.
Si vous êtes conscient, vous pouvez faire n’importe quoi. La vie procède par étapes. Vous ne saviez pas hier ce que vous savez aujourd’hui parce que vous n’étiez pas prêt à le savoir à ce moment-là. Voyez globalement votre vie comme un chemin à parcourir.

Ne regardez pas en arrière avec regret car vous ne pouvez rien y changer.
Ne regardez pas en avant avec anticipation.
Faites ou ne faites pas.
Vivez les choses lorsqu’elles se présentent.

Vivez la perfection du moment présent et le suivant viendra de soi.
Vous progresserez. La vie continuera. Et, à la fin, il n’y aura pas de regrets car vous aurez vécu la vie que vous vouliez vivre.

50. Le TEMPS est une échelle que nous avons créée pour mesurer nos créations mondaines.
Le TEMPS vous pousse à accomplir des choses. Le Temps vous fait croire que vous devriez faire quelque chose de différent que ce que vous avez déjà fait. Les accomplissements, peu importe comment vous les appeler, même s’il s’agit d’une sainte croisade, sont aussi éphémères que votre vie. Les grands artistes, les scientistes – même les saints hommes – meurent aussi.

51. En définitive, on ne peut pas totalement comprendre la vie. En tant qu’humains, nous souhaitons trouver une explication à chaque événement qui se présente dans notre environnement. Toutes nos conclusions sont néanmoins des rationalisations du mental. Par conséquent, celles-ci sont influencées par la science et la connaissance officielles du temps présent. N’essayez pas de comprendre le moindre petit événement, vous vous sentirez ainsi mille fois plus libre.

Soyez témoin des événements mais ne vous perdez pas dans la quête de sens. Vivez plutôt chaque moment de votre vie aussi consciemment que possible – en acceptant sa perfection – et choisissez d’en être heureux. Ce faisant, vous ne serez plus contrôlé par un quelconque désir de changer ce qui est. Conséquemment, le besoin de regretter ou d’éprouver de la gratitude s’évanouira.

Si vous comprenez une situation, bravo! Si vous ne comprenez pas une situation, bravo!
Tout est parfait. Vivez la Perfection.

52. Avec un peu de pratique, vous pouvez apprendre à modifier votre perception du TEMPS; vous pouvez le ralentir ou l’accélérer volontairement au besoin. Comment? Essayez, vous verrez.

Tout de la vie est perception individuelle. Chaque expérience est ce que vous en faites.
Notez les moments où le temps passe vite. Notez les moments où le temps passe lentement.

Notez les impressions ressenties dans chaque circonstance. Si vous avez besoin de modifier votre perception du TEMPS, rappelez-vous l’une ou l’autre de ces impressions et ramenez-la au présent.

Extrait (traduction maison) de :

Zen O’clock
TIME TO BE
Scott Shaw
Samuel Weiser, Inc.
York Beach, Maine

SOMMAIRE 

Introduction
1. Le temps
2. La vie
3. La mort
4. Les émotions
5. Maintenant
6. Le désir
7. La perfection
8. Zazen

15 décembre 2010

Civilisation : commentaire

Impossible de commenter dans la même fenêtre que la vidéo précédente. Note la vidéo a été retirée... Too bad.

La grande sagesse, la simplicité, en fait, le gros bon sens de ces sociétés «dites» primitives ne me surprend pas. Nous avons perdu tout contact d'avec les réalités de la nature et de nos responsabilités à son égard. Ils nous font réaliser à quel point nous sommes totalement dépourvus de bienveillance.

Leurs réactions à la «musique» robotique de Micheal Jackson et au chant de Maria Callas montrent combien ils sont connectés aux vraies valeurs du coeur et de l'âme. Nous gagnerions à nous en inspirer.

Cela donne envie de troquer la vie dans le béton pour la vie au fond des bois!

Voyez aussi : «Trois peuples»  http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/07/trois-peuples.html

14 décembre 2010

En alexandrins!

Vraiment drôle...

Mise à jour locale : choisissez d’autres noms.

Piqué (piquer c’est voler…) sur le site Internénettes : http://www.internenettes.fr/

Ce discours électoral en alexandrins a été prononcé à Autrans au congrès annuel de l'ISOC (Internet Society) en janvier 2002. C'est une assemblée sérieuse, mais on peut s'y amuser de temps en temps !

La tirade du Net

Mes chers concitoyens, et nouilles citoyennes
Lamentables paumés des minables moyennes
Et de la statistique éternels oubliés ;
Salut vous les chômeurs et vous les licenciés,
Qui de l'état français n'étant pas fonctionnaires
Avez risqué vos sous, vos nerfs et vos horaires
Dans les joyeux projets du passé d'Internet,
Puis avez tout perdu quand l'Etat pickpocket
S'engraissant le mammouth sur les gros monopoles,
Empilait les startups dans mille nécropoles ;
C'est à vous que je parle et c'est vous dont je veux
Dans un mandat prochain accomplir tous les vœux.
Vous en avez assez oui de vous lever l'âme
Pour être remerciés par l'opprobre et le blâme
Vous souhaiteriez pouvoir un jour vous reposer
Lire , boire, manger, dormir, vous amuser,
Taquiner la souris au fond de la campagne
Tapoter le clavier sur une plage en pagne
Envoyer des e-mails et télétravailler
Doucement, juste assez pour vous ravitailler.
Moi aussi. Mais le hic c'est la boucle locale.
A problème épineux, solution radicale
Et mon gouvernement saura sans barguigner
Repérer les fautifs et vous les aligner
De telle sorte que l'opérateur coupable
Devra rapidement prouver qu'il est capable
D'acheminer la fibre optique à Trifouilly
Pour qu'on puisse en jouir un peu loin de Neuilly.
Je parle de laser et ma fibre s'enflamme !
Pour être candidate on n'en est pas moins femme.
A ce propos d'ailleurs il me faut préciser
Quelques points de détail qu'il faudra réviser :
Le pouvoir, qui du mec est toujours l'apanage
Devra se partager. Fini le surmenage
De notre pauvre époux, fiancé, concubin !
Pendant qu'on bossera il donnera le bain
Au bébé rose et blond issu de sa semence
Et qu'on entend déjà braire avec véhémence.
Le soir nous goûterons le repas - un régal
Composé par ses soins et le salaire égal
De sa tendre compagne qui reprend son souffle
Le nez sur sa télé le pied dans sa pantoufle
En fumant un cigare. Elle l'a mérité,
Car elle mène sa dotcom avec doigté.
Encore un petit mot sur ce point du programme
Et j'en aurai fini . Pour éviter tout drame,
Que chaque fonctionnaire épouse son chômeur
Ou alors le contraire. Ah le projet charmeur !
Nous résoudrons ainsi de l'emploi le problème,
Et de la parité nous fourbirons l'emblème.
Le temps libre est au Net sûrement consacré
Et je ne connais pas de loisir plus sacré.
Jouissant du bonheur de la plus large bande
On pourra se payer sur la toile marchande
Les films les plus cotés et les plus beaux cédés
Charger du MP3, des e-books, des bédés
Sans risquer le larcin de sa carte bancaire
Ni perdre trois quarts d'heure sur un formulaire
S'envoyer des photos jusqu'à Pétaouchnock
Surfer comme un timbré jusque dans son paddock
Equiper sa baraque en gadgets domotiques
Pour jouir des pouvoirs de nos fibres optiques.
Et tout ça grâce à qui ? A mon gouvernement
Dont je désignerai les membres sûrement :
Au lieu d'un Juppé triste ou d'un Jospin sinistre
Je verrais tout à fait Billaut premier ministre.
Ce serait rendre enfin hommage à sa vertu
Que l'empêcher d'imaginer qu'on est foutu.
Danièle Malairan sera phénoménale
Comme ancien prof à l'Education nationale.
Je vois dans la Recherche un enjeu important
Il y faudra quelqu'un de fort et de battant
Et Carole Lawday me paraît la plus apte.
Aux contours du futur je sais qu'elle s'adapte
Et je la veux charger de la lourde mission
De conduire un projet de téléportation
Car le transport des bits est en effet facile
Mais celui des atomes, c'est plus difficile.
Dans les mains de Marie, le Tourisme sera
On ne peut mieux choyé. Ça déménagera.
Au commerce, Bayart - sans peur et sans reproche -
De la bière Trois Monts sera le meilleur coach(e)
Buthion et Bernadette, aux Finances pardi
L'un fera le matin, l'autre l'après midi.
Laurent Giraud n'est pas gâté dans ses affaires
Je compte donc lui confier les étrangères.
A l'Intérieur Kervern. C'est un esprit profond
S'il s'y embête il a toujours le ski de fond.
Yolin qui s'y connaît sera à l'industrie
Qu'il retourne à la mine, c'est pour la patrie.
Je vois encore Arlette au Travail, il est temps,
Et Joël de Rosnay aux anciens combattants.
Quant à Paul Soriano que je vois qui somnole
Je le réveille en le nommant porte-parole.
Voilà en quelques mots mes chers concitoyens
Si vous votez pour moi, m'en donnant les moyens
Ce que je compte faire avec Internénettes
Leurs amis, leurs chouchous, et à fond les manettes.
Vive donc l'Internet la France et le Vercors
Qui de ces élections est le plus beau décor !

13 décembre 2010

Les Fêtes

La saison des fêtes occasionne nombre de réjouissances, certes, mais aussi de multiples encombrements, contretemps et désagréments, particulièrement en région nordique.


Beaucoup de gens seuls voudraient avoir de la compagnie tandis que d’autres souhaiteraient l’inverse.

Ce qui m’énerve le plus, c’est cette espèce de frénésie, d’hystérie collective, créée par le tandem religion / commerce. Des fêtes «obligatoires» auxquelles tout le monde croit devoir se conformer, tout comme d’ailleurs à la Saint-Valentin, à l’Action de grâce, etc. Je ne propose pas qu’on élimine les congés, loin de là, mais que les gens restent libres de fêter ce qu’ils veulent comme ils le veulent et même de ne pas fêter si c’est leur choix. Liberté. Point.  

Car lorsque fêter devient une obligation, ce n’est plus une fête. Fêter vient d’un désir du cœur, et cela ne dépend pas de circonstances prédéterminées comme Noël ou le Nouvel An. Les fêtes improvisées à la dernière minute sont souvent les plus joyeuses et les plus réussies.

*** 
Le calendrier festif 
L’idée d’inverser le calendrier liturgique/festif n’est pas nouvelle. Les répercussions en Occident seraient probablement aussi dramatiques que l’inversion des pôles! Néanmoins, ça changerait des traditions et rituels fanés qu’on nous ressert à chaque année…

PLAIDOYER

En faveur d’un Pâques hivernal et d’un Noël/Nouvel An printanier, adressé aux instances religieuses et gouvernementales des pays nordiques de confession chrétienne :  

Solstice d’hiver : célébration de Pâques
Pâque souligne le coma et la résurrection.
Un linceul de neige blanche conviendrait à merveille.
Peu de gens organisent de grandes réunions de famille et d’amis à cette occasion.

Équinoxe du printemps : célébration de La Nativité et du Nouvel An
La Nativité et le Nouvel An soulignent la naissance, le renouveau.
Contrairement à Pâques, ces fêtes occasionnent de nombreux rassemblements et déplacements. Or, dans les pays nordiques, l’hiver conditionne dramatiquement nos allers et venues.

Dès lors, si nous célébrions Noël et le Nouvel An au printemps nous éviterions :
- Les annulations de dernière minute à cause des tempêtes, du verglas, des pannes d’électricité, etc.  
- Le gaspillage de nourriture, conséquence inévitable des annulations
- Le voiturage périlleux sur des routes enneigées ou verglacées   
- Les dépenses de remorquage causées par les sorties de route    
- Les crises cardiaques dues au fréquent pelletage de neige entre les excès festifs     

Par ailleurs :
- Santa pourrait aller se rhabiller et prendre une retraite bien méritée; il suffirait d’imaginer d’autres personnages pour les enfants
- Nous pourrions laisser les sapins à leur place, c’est-à-dire en forêt  
- Terminé les jingles de Nâwel, ce qui n’est pas rien car on nous les impose dans tous les endroits publics sans exception   
- Disparu l’horrible étalage de crèches, de p’tits Jésus, d’anges, de boules et de Santa Coke made in so and so… et plus besoin de courir les boutiques à la dernière minute pour acheter des cadeaux inutiles qui aboutiront tôt ou tard aux dépotoirs planétaires   
- Un réduction majeure de la dette personnelle pourrait s’ensuivre…  

Tout compte fait, la crise/récession pourrait peut-être se révéler positive en matière de gaspillage saisonnier…  

***
Que la saison des fêtes vous soit la plus joyeuse possible, et surtout, ne risquez pas votre vie pour un party!