La privatisation résulte de la mauvaise administration des fonds publics par les gouvernements. «L’État est propriétaire de toutes les ressources y compris l’air! Le peuple doit en devenir le propriétaire», dit un Irlandais dans le documentaire Europe à vendre.
Je n’ai jamais oublié les propos du politicien québécois Pierre-André Paré (alors sous-ministre au Ministère du Revenu) : «Tout est privilège concédé par l’État : votre voiture, votre maison, votre profession, bref votre vie; et ce que l’État donne, il peut le reprendre si vous n’êtes pas un contribuable docile.» (Journal Le Devoir, 6 avril 1996) Avait-il oublié que ce sont les contribuables qui engagent et payent les élus avec leurs taxes pour qu’ils administrent le bien commun à leur avantage, non pas l’inverse? Diable!
Le parallèle entre ce qu’on voit dans Europe à vendre et ce qui se passe ici est ahurissant. Je pensais à l’Île d’Anticosti, entre autres. Ainsi qu’aux citoyens de Saint-Adolphe-d'Howard qui ont perdu leur bataille : La Régie de l'énergie autorise Hydro-Québec à aller de l'avant avec son projet de ligne de transport de Grand-Brûlé-Dérivation Saint-Sauveur, qui doit passer en plein cœur de la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard. Le tracé proposé avait soulevé l'indignation de la mairesse de Saint-Adolphe-d'Howard, Lisette Lapointe. «La solution prônée par la société d'État n'a pas été étudiée et optimisée selon les méthodologies applicables en la matière». Elle craignait des «effets négatifs et irréversibles» sur le paysage, l'environnement et le développement économique du territoire. «Le mandat de la régie, c'est de s'assurer que l'investissement d'Hydro-Québec soit le plus rentable possible, que la solution proposée soit économiquement la plus intéressante. Ce n'est pas dans leur mandat de tenir compte des aspects environnementaux.»~ Lisette Lapointe (ICI Radio-Canada Info, août 2016)
Photo : Panoramio Google Map. Vue sur le lac de la Cabane à partir du sentier du Calvaire à Saint-Adolphe-d'Howard; un sentier en boucle offrant des points de vue sur les lacs Saint-Joseph et Théodore.
Espérons que Saint-Adolphe ne subira pas le même sort que Mont Tremblant. Ce site était d’une beauté remarquable avant que l’entreprise américaine Intrawest (siège social à Denver, CO) acquiert plusieurs hectares de terrains pour y construire son village touristique. On dirait un quartier de parvenus. On peut certainement moderniser une station de ski sans tomber dans le gigantisme et la pollution environnementale lumineuse, visuelle, sonore, etc. (1) Mont Tremblant (avant) : Mont Tremblant (après) : Heureusement, le Domaine Saint-Bernard, à quelques kilomètres de distance, a échappé aux bulldozeurs par un Acte de fiducie : La Fiducie du Domaine Saint-Bernard, première fiducie d’utilité sociale au Québec créée en novembre 2000, est investie de cette mission de «Protégerà perpétuité le territoire, la faune, la flore et les processus naturels ainsi que permettre aux utilisateurs de bénéficier d’un site naturel, accessible à prix modéré pour des activités éducatives, culturelles, récréatives, sociales, sportives et scientifiques.» Une initiative dont beaucoup de gens pourraient s’inspirer partout dans le monde : http://domainesaintbernard.org/
Domaine Saint-Bernard (un havre de paix et de beauté) :
(1)Les consolidations
«mondialisantes» entre grandes sociétés privées se multiplient. L’industrie du
tourisme de luxe fonce à plein régime. C’est terrible de regarder la
dépossession qui s’opère actuellement. De voir les pays se dépouiller de leur richesse
au détriment des populations et petites entreprises locales. Quelle sorte de planète restera-t-il à la
fin? Un couvert d’infrastructures de béton, de métal et de plastique? D’énormes
colisées pour le spectacle et le sport? Des mégacentres d’achat? Du toc à la Disney
World? Que des clouds de photos souvenir de la nature et des animaux? C’est vraiment fou.
En 1986,
Intrawest acquiertde la Banque fédérale [canadienne] de développement (une société de la
Couronne) Blackcomb Mountain en
Colombie Britannique. En 1996, l’entreprise fusionne avec Whistler Mountain Ski Corporation pour créer Whistler Blackcomb Resort, qui servira aux Jeux Olympiques d'hiver
de Vancouver en 2010. En 2012, Intrawest vend (transfert?) toutes ses actions à
Whistler Blackcomb Holdings. Intrawest est le plus grand développeur et
exploitant en Amérique du Nord offrant : ski, snowboard, golf, randonnée
cycliste, hébergement et possibilités de développement immobilier dans chacune
de ses stations. La société est propriétaire de Canadian Mountain Holidays, la plus grande opération d'héliski au monde. En outre, le Club Intrawest détient neuf centres de
villégiature privés situés au Canada,
aux États-Unis et au Mexique.
Quelle
heureuse coïncidence : les sièges sociaux d’Intrawest / Whistler
Blackcomb Holdings et de Vail Resorts
sont situés au Colorado CO : Nous apprenions récemment que Whistler
Blackcomb Holdings passera aux mains de l'américaine Vail Resorts dans le cadre
d'une transaction amicale évaluée à près de 1,4 milliard $. L'entente devrait
être clôturée cet automne. Vail Resorts, établie au Colorado,
exploite neuf stations de montagne et deux aires de ski aux États-Unis et en
Australie. Whistler Blackcomb, le centre de ski le plus grand et le plus visité
en Amérique du Nord, deviendrait son premier actif au Canada. «Nous
croyons que le fait de travailler avec Vail va accélérer notre plan d'affaires
et nous sommes excités d'aller de l'avant (avec cette entente)», a expliqué
David Brownlie,président et chef de la
direction de la populaire station. Whistler Blackcomb Holdingd avait dévoilé, plus tôt
cette année, un ambitieux projet d'expansion de 345 millions $, surnommé
«Renaissance», pour construire des installations moins vulnérables aux
conditions météorologiques, améliorer les infrastructures sur la montagne et
augmenter l'offre immobilière. Le chef de la direction de Vail Resorts,
Rob Katz, a indiqué s'être engagé envers l'expansion du centre de ski, situé
environ 125 kilomètres au nord de Vancouver. En outre, il a assuré que la
transaction n'avait rien à voir avec la faiblesse du dollar canadien. «L'appui financier de Vail et son large
réseau de consommateurs joueront un grand rôle dans l'augmentation des
activités de Whistler Blackcomb», a-t-il fait valoir. «Nous sentons depuis longtemps que Whistler Blackcomb est vraiment le
mieux positionné des centres nord-américains pour profiter de la croissance à
laquelle nous nous attendons (du
tourisme chinois), particulièrement dans le contexte où la Chine commencera
à se préparer pour les jeux Olympiques d'hiver de 2022 à Pékin», ajoutait
M. Katz. (Via Le
Huffington Post Québec) Station Whistler BC :
Photo Dominic Boyer Qui peut se payer un séjour à Whistler (CB), à Fortress Mountain ou Banff
(AB)? Je vous
laisse deviner...
«La crise aidant l’émergence d’idées farfelues pour réduire les déficits publics, de plus en plus de gouvernements mettent en vente leur patrimoine naturel ou culturel. La tendance est générale : chaque espace ou bâtiment doit désormais être rentable au risque d’être privatisé.» Le documentaire «Europe à vendre», d’Andreas Pichler trace un portrait sans concession de ce nouveau Monopoly. [...] L’état des lieux est stupéfiant : partout en Europe, le patrimoine naturel et culturel est mis en vente par des municipalités, régions et gouvernements pour renflouer leurs caisses. L’obsession néolibérale apparaît alors : il faut mettre un prix sur tout. Face aux dettes irlandaises et grecques, notamment contractées pour avoir épongé les dettes des grandes banques, des experts représentant la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international sont chargés d’auditer la situation économique et l’état des finances publiques de ces pays. Ils sont regroupés au sein de la Troïka.
Des états prêts à tout pour éponger leurs dettes
La Troïka a demandé à l’Irlande d’identifier des biens d’une valeur de 3 milliards d’euros et de les mettre en vente pour éponger ses dettes. L’entreprise forestière publique est alors mise en vente grâce à un bail emphytéotique de 99 ans. Là encore, des milliers de manifestants ont défilé en avril 2013 pour demander l’abandon du projet, criant que la forêt est un bien commun. Face à la fronde, le plan a été suspendu, mais pas abandonné. En Grèce, la Troïka exige la vente des principales propriétés d’état et un dégraissage massif du nombre de fonctionnaires. Les plus beaux bâtiments historiques pourraient ainsi être vendus à des investisseurs privés étrangers. La Grèce met d’ores et déjà en vente des terres et îles vierges, convoitées par des chaînes du luxe, des promoteurs et des milliardaires. L’une des rares terres vierges de Corfou a été louée pour 99 ans. Le projet serait un complexe hôtelier et l’installation d’un village de vacances de luxe ...
Que vend-on en France?
En France, c’est l’hôtel de la Marine, place de la Concorde, que France Domaine souhaitait céder pour un bail de 99 ans à des investisseurs privés, avant de renoncer face à l’opposition au projet. France Domaine, responsable de cette éventuelle vente, dépend du ministère du budget. Cette société de services a pour but de céder du patrimoine, quand les charges pour l’état sont trop importantes. L’ensemble des ventes en cours sont mentionnées sur un site Internet dédié : il s’agit de terrains, immeubles, logements, biens d’exception... http://www.economie.gouv.fr/cessions Selon la Directrice de France Domaine, l’immobilier représente 8 milliards de dépenses par an pour l’état. Depuis 2004, la politique de cession, a rapporté 5,4 milliards d’euros. 680 millions ont été consacrés au désendettement de l’état ; le reste a été alloué au relogement des ministères. Mais la dette publique s’élève toujours à 2000 milliards d’euros...
Les vestiges romains deviendront-ils privés?
En Italie, les monuments historiques sont aussi menacés. Berlusconi envisageait même de vendre l’ensemble du patrimoine naturel et culturel italien dès 2002. La situation semble absurde : au Colisée, la billetterie est gérée par une société privée. Elle empoche 70% du prix du billet, ce qui ne laisse pas assez d’argent à l’état pour restaurer le monument. La restauration sera donc sponsorisée par Diego Della Valle, le PDG de Tod’s pour 25 millions d’euros. À Berlin, les vestiges du mur de Berlin peinent à être conservés, sous la pression de la spéculation immobilière. À Barcelone, le parc Güell est devenu payant : les riverains ne peuvent plus en profité. Cette enquête montre à quel point la crise économique menace les biens communs : la forêt, la culture, la nature, etc. Toute chose doit désormais être rentable. Madrid a déjà vendu le nom de ses stations de métro pour quelques millions d’euros. Cette enquête passionnante pose une sombre question : Jusqu’où les états seront-ils prêts à aller pour gagner quelques millions d’euros?
--- L'article ne mentionne pas la vente à l’encan de vignobles dans la région de Bordeaux dont les spéculateurs chinois raffolent...
Près d’un
million de personnes au Québec ne mange pas à sa faim (en quantité et qualité)
et le nombre d’itinérants ne cesse d’augmenter au Canada – un pays dit riche!
«Le superflu des riches devrait servir pour
le nécessaire des pauvres, mais tout au contraire, le nécessaire des pauvres sert
pour le superflu des riches.» ~ Jean Domat
(1625-1696)
Diverses
études scientifiques ont été menées sur les gens riches. On voulait savoir
s’ils étaient plus heureux, vivaient en meilleure santé et plus longtemps, s’ils
étaient plus intelligents, moins gentils, plus égoïstes, etc. Deux chercheurs
américains, Michael Kraus et Dacher Keltner **, se sont demandé si les personnes
riches se sentaient supérieures aux autres et attribuaient leur succès uniquement
à leurs qualités personnelles. On s’en doute, il est bien tentant de croire que
la richesse vient du travail acharné et que si les autres ne sont pas aussi
riches, c’est parce qu’ils travaillent moins fort. Après avoir demandé à un
groupe de participants de répondre à toutes sortes de questions concernant le
rang social et la profession, Kraus et Keltner sont arrivés à la conclusion que
les gens faisant partie des classes
sociales les plus élevées ont réellement tendance à croire qu’ils méritent leur
succès, et que ceux qui ont moins de succès le méritent, tout simplement. (Source :
Actualités MSN / Société 02/09/2016)
Le mérite
n’a rien à voir. Faux : les riches ont le mérite de savoir comment exploiter
et profiter des classes dites
inférieures. (1)
Photo : Catherine Ledner
** How the
rich are different from the poor – research by Paul Piff, Michael Kraus,
Jennifer Stellar, Dacher Keltner, and Robert Knight is featured in an article
on socialclass in New York Magazine : The Money-Empathy Gap New research suggests that more money makes people act
less human. Or at least less humane. (By Lisa Miller) http://nymag.com/news/features/money-brain-2012-7/
~~~
Donner ou ne pas donner? Nos
préjugés au sujet des mendiants sont généralement faux. Les deux raisons les
plus invoquées pour refuser de donner aux itinérants sont : 1) la
peur qu'ils ne soient pas réellement des sans-abri ou dans une situation
difficile 2) la
peur que l'argent soit utilisé pour autre chose que la nourriture, un abri ou
le transport.
L'Union Square Business Improvement District,
une association de 500 propriétaires fonciers du centre-ville de San Francisco,
ont demandé à la firme de recherche GLS
Research d’enquêter sur les mendiants en 2013. L’enquête a révélé que le mendiant
typique était un homme, célibataire, inapte, d’âge moyen, appartenant à une minorité
raciale, et qu’il collectait toujours moins de 25 $ par jour même s’il quêtait à
tous les jours. Beaucoup de gens croient dur comme fer que l'argent donné aux
mendiants leur sert à acheter de la drogue ou de l'alcool. Or selon cette
recherche, 94 % des mendiants réservaient leurs maigres recettes à l’achat de nourriture.
Quelques
statistiques étonnantes : - Seulement
3 % des mendiants refuse un logement permanent qui les sortirait de la rue. - 48 %
des mendiants sont afro-américains. - 1 mendiant
sur 4 aux États-Unis a servi dans l'armée. - Beaucoup
de mendiants qui utilisent les services communautaires locaux ont au moins une
maladie mentale qui peut ou non avoir été diagnostiquée en clinique. - 36 des
50 plus grandes villes américaines ont criminalisé la mendicité. - Jusqu'à
80 % des mendiants choisissent de dormir à l'extérieur à plein temps espérant recevoir
l'argent qu’ils n’ont pas reçu dans le jour (pour s’acheter de la nourriture).
Tous les êtres humains méritent d'être
reconnus
Déposer quelques
pièces dans la main tendue d'un mendiant ne va pas résoudre les problèmes énumérés
ci-dessus, loin de là. Mais elles pourraient contribuer à combler besoin
immédiat de nourriture ou une nuit d’hébergement. [...] En fin de compte, le choix de donner ou
non est strictement personnel. Faites ce qui vous semble approprié. La chose la
plus importante à éviter est de traiter les mendiants comme des sous-humains,
ou pire encore, comme s’ils n'existaient pas. Ce sont des personnes comme vous
et moi. Et, rappelons-nous qu’un cruel coup du destin peut jeter n’importe qui à
la rue n’importe quand. «De nombreux mendiants sont
systématiquement ignorés, injuriés, harcelés, volés et attaqués. Les regarder
dans les yeux et reconnaître leur statut d’humains peut être très valorisant
pour eux», rapporte l'Observatoire canadien des sans-abri. La prochaine fois que passerez à côté d’un
mendiant, demandez-vous comment vous aimeriez que les gens réagissent si vous étiez
obligé de quêter de l’argent à des inconnus pour survivre. Vous pourriez être
surpris de votre réponse.
Beth Buczynski, Care2
Should You Give Money To Panhandlers? (adaptation/traduction maison)
Make Them Visible. Les sans-abri sont-ils invisibles? Des gens
ont accepté de se «déguiser» en mendiants dans leur quartier pour tester la
réaction de leur proches. L’expérience d’un jour à New York a permis aux pseudo
sans-abri de voir défiler devant eux des membres de la famille et des amis qui
n’ont pas daigné leur accorder un seul regard. Cette vidéo a été produite à
titre d’expérience avec l’idée de démontrer comment, en tant que société,
nous voyons (ou non) nos voisins sans-abri. Toute expérience donne un résultat –
c’est ainsi qu’est née la fondation Make Them Visible.
Dans le même ordre d’idée : Left Out. Plus de 7000 personnes
dorment par terre dans les rues de Londres. L’artiste Maxwell Ruston a fabriqué
un personnage en plâtre enfermé dans un sac à ordures qu’il a déposé en divers
endroits de la ville pour étudier les réactions des passants. Que feriez-vous
en pareille situation? «J’ai fait cette sculpture pour choquer le public,
espérant éveiller une prise de conscience et plus d’empathie envers les
sans-abris.» Documentaire (en anglais) : https://vimeo.com/167776522
~~~ (1) Le clan Walton derrière l’entreprise
Walmart. La fortune collective des membres du clan est évaluée à 149
milliards de dollars selon Forbes. Les
revenus de Walmart en 2015 s’élevaient à l’hallucinante somme de 482 milliards
de dollars. Walmart engrangerait maintenant des profits de 1,8 milliard de
dollars à l’heure. De tels profits font en sorte que la compagnie est plus
riche que plusieurs pays, dont l’Afrique du Sud, les Émirats arabes unis, la
Norvège, la Belgique, la Suède. 90 % des Américains vivent à moins de 15
minutes d’un Walmart. Plus de 78 % des Américains magasinent chez Walmart (260
millions de personnes fréquentent Walmart à chaque semaine). En 2012, Walmart a
ouvert entre quatre et cinq nouveaux magasins par semaine. Ce
n’est pas tout le monde qui veut d’un Walmart dans son patelin. En 1993, le
Vermont s’est opposé à l’implantation de Walmart. Néanmoins, après vingt ans,
la compagnie en ouvrait un. Mais à ce jour, il n’y a que cinq magasins sur son
territoire. Walmart exploite maintenant plus de 11 530
magasins dans 28 pays à travers le monde. Environ 90 % des magasins de
l’entreprise fonctionnent sous un nom différent à l’international : Walmex
à Mexico, Asda au Royaume-Uni, Seiyu au Japon et Best Price en Inde. En tout,
Walmart exploite 72 bannières différentes à travers le monde. La compagnie a plus de 2,3 millions
d’employés. De ce nombre, environ 800 000 personnes travaillent
à l’extérieur des États-Unis. (Source :
Actualités MSN / Société)
Malheur à nous... Plus de 20 ans après l'ouverture de son
premier magasin au Canada, en 1994, Walmart provoque de sérieuses secousses
chez nos détaillants et supermarchés qui subissent la concurrence agressive du
mastodonte américain en raison de la multiplication de ses Supercentres caractérisés
par une section supermarché complète.Walmart poursuit l’expansion de son empire : «Au Canada, nous nous concentrons sur deux format : le format à
escompte, auquel la plupart des gens sont habitués, et lorsque nous ajoutons
l’alimentation, ça devient un Supercentre, explique Alex Roberton, porte-parole
de Walmart Canada. Tous les projets que nous faisons maintenant sont des Supercentres.» Au Québec, Walmart détient 71 magasins, dont 48 Supercentres; à l’échelle nationale, il y en a 405. Une
récente étude a démontré que pour chaque Supercentre Walmart par 100 000
habitants, le taux d’obésité augmentait de 2,3% et l’IMC de 0,24.
La
compagnie est régulièrement accusée de sous-payer ses employés. En 2013, un
magasin Walmart à Canton en Ohio a fait une collecte d’aliments auprès de ses
clients – les denrées étaient destinées à ses employés qui peinaient à joindre
les deux bouts. «Donnez des denrées
alimentaires, s’il vous plaît, afin que nos associés [terme utilisé par
l’entreprise pour désigner ses employés] puissent
profiter d’un bon repas à l’Action de grâce», pouvait-on lire sur la boîte réservées
aux dons. (!!) Plusieurs compagnies internationales comme
Walmart font fabriquer leurs produits entre autres au Bangladesh. Or la
sécurité des usines est totalement inadéquate, sans parler des conditions de
travail. En 2012, un incendie dans une usine de vêtements a fait 112 morts. En
2013, un complexe abritant
cinq usines de ce type s'est effondré, faisant 1135 victimes.Aujourd’hui, 10 septembre 2016, un incendie dans une usine de ce
type a fait au moins 21 morts et plusieurs blessés. "God forgives. I don't." (Bumper sticker)
«Les économistes ont raison, disait un homme
de bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas
tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.» ~ Auguste Detoeuf (1883-1947) L’industriel
milita pour le rapprochement entre le patronat et les syndicats ouvriers.
«Que
feraient les victimes si le naufrage du Titanic se déroulait aujourd'hui?» C’était
le thème choisi par le caricaturiste Pierre
Brignaud au Concours international d'arts visuels Juste pour Rire 2015, catégorie humour noir (3e place
sur 200 participations).
L'exemple du Titanic sert à démontrer
l'agressivité des icebergs (perle
du bac). Afin de
prévenir une autre tragédie comme celle du Titanic, des patrouilleurs furent
chargés de briser les icebergs à l'aide d'explosifs. Cependant, les tentatives
de bombardement ont généralement connu un succès bien relatif... Heureusement
pour les bateaux, les glaciers fondent à vue d’œil en ce moment!
Le
naufrage du Titanic ressemble à une répétition générale du naufrage planétaire qui
se déroule sous nos yeux en temps réel. Après 160
minutes, l’insubmersible paquebot a
disparu. Après 160
ans d’industrialisation à toute vapeur, pouvons-nous faire demi-tour et éviter
le mur? Comme pour le Titanic, nos vigiles n’ont pas de jumelles, nos opérateurs
radio ne transmettent pas les avertissements de danger imminent et le bateau
file trop vite... Prenons des photos tandis qu’on le peut.
Depuis
les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
(GIEC), on s'est rendu compte que les émissions de gaz à effet de serre par la
civilisation industrielle constituent un facteur commun du développement des
sociétés actuelles. C'est en effet depuis la révolution industrielle que les
sociétés humaines extraient des énergies fossiles (charbon, puis pétrole et gaz
naturel), dont la combustion rejette dans l'atmosphère des quantités très
importantes de dioxyde de carbone, dont l'accumulation dans l'atmosphère est
responsable de l'effet de serre et du réchauffement climatique global. Même si
les diverses formes de combustion d'énergies fossiles constituent la source des
émissions les plus évidentes, elles ne sont pas les seules : il y a aussi la
combustion de la biomasse, la déforestation, la concentration urbaine
(déchets), l'agriculture (émissions azotées causées par les engrais), l'élevage,
etc. Même si certains facteurs préexistaient à la révolution industrielle, il
est indéniable que l'augmentation des émissions du carbone fossile depuis 1860,
et surtout depuis la Seconde Guerre mondiale, a provoqué une accélération du
changement climatique. Le réchauffement climatique n'est pas la seule
conséquence environnementale. Il faut citer également la perte de biodiversité,
liée en grande partie à la déforestation, et aux diverses formes de pollution
de l'eau, de l'air ou des sols. (Source : Wikipédia)
~~~
Parmi les
choses renversantes à propos du naufrage c’est le nombre insuffisant de canots
de sauvetage. Au départ, Alexander Carlisle, le directeur général des chantiers
Harland & Wolff prévoyait installer 64 embarcations. On réduisit ce
nombre à 48. Puis,par souci d’esthétisme,
Joseph Bruce Ismay, président de la White Star Line, limita ce nombre à 20 embarcations,
soit 14 canots standards en bois (d’une capacité de 65 personnes chacun), deux
chaloupes en bois (d’une capacité de 40 personnes chacune) et quatre canots pliables
(d’une capacité de 47 personnes chacun). De sorte que seulement 1178 passagers
pouvaient monter à bord des canots en cas de naufrage, Carlisle insista durant
la construction pour que le paquebot soit équipé de 64 canots. Malgré ses
nombreuses demandes, il ne parvint pas à modifier l'avis de la direction et fut
contraint d’accepter leur décision. (Wikipédia)
Les
chiffres restent approximatifs puisqu’il n’existe aucune liste officielle de
toutes les personnes présentes au moment du naufrage.
492passagers ont survécu (certains
rapports indiquent 499) 37 % des
passagers ont survécu 61 % des
passagers de première classe ont survécu; 203
sur 325 (ou 337) 42 % des
passagers de deuxième classe ont survécu; 118
sur 285 24 % des
passagers de troisième classe ont survécu; 178
sur 706 (ou 721) 214 membres d’équipage ont survécu; 212 sur 885 selon certains rapports (24 %).
Ainsi, 706 (ou 713?) sur 2223 (ou 2228?) passagers et membres d’équipage ont quitté à bord
de canots de sauvetage. Deux des 14 canots standards sont tombés à l’eau sans
passagers et ont dérivé. Le premier canot mis à l’eau, le no 7 (capacité de
65), comptait 28 passagers : 24 de première classe dont onze hommes, un
homme de deuxième classe et trois membres d’équipage. Le canot no 1 (capacité
de 40) comptait 12 personnes : le couple Duff Gordan avec leur domestique, deux
hommes de première classe, et sept membres d’équipage. Le couple a refusé de
laisser monter des naufragés à bord. Plusieurs bateaux à moitié remplis n’ont
pas fait demi-tour non plus une fois l’arrière du bateau englouti.
En voyant
ces chiffres on pense «les riches d’abord!», vu le nombre limité de canots
et le pourcentage de rescapés de première et deuxième classes. Mais le manque
de formation de l’équipage et la mauvaise coordination sont peut-être aussi en
cause, puisque la White Star Line, drapée dans sa belle arrogance, croyait son
paquebot insubmersible.
Quand la
folie des grandeurs s’empare des financiers et des industriels :
Témoignage d’un passagerde
première classe Publié
par Marc Fourny |13/04/2012 | Le Point.fr
Lorsque
le navire sombre dangereusement, John B.
Thayer, jeune étudiant de 17 ans, décide de sauter du bastingage à quatre
mètres de hauteur dans une mer à zéro degré, en compagnie d'un ami qu'il ne
reverra plus. Il ignore que sa mère est déjà dans une chaloupe. Quant à son
père, second vice-président des chemins de fer de Pennsylvanie, son corps ne
sera jamais retrouvé.
«Ils entendaient les cris et ils ne
bougeaient pas...»
«Le froid
était horrible. Sous le choc, en atteignant l'eau, mes poumons avaient expulsé
tout l'air qu'ils contenaient. Je descendis au fond, très loin, virevoltant en
tous sens. Je me mis à nager dans une direction qui me parut être celle qui
m'éloignerait du navire. Je parvins à la surface, les poumons en feu, mais sans
avoir avalé une goutte d'eau. Ma montre s'était arrêtée et indiquait 2 heures
22... Une sorte de halo entourait le paquebot qui se dressait dans la nuit,
comme s'il était en feu. Je le regardais. Je ne sais pas pourquoi, je restais
sans nager, fasciné. Le froid et la fatigue commençaient à se faire sentir,
mais mon gilet de sauvetage maintenait ma tête et mes épaules hors de l'eau...
Soudain, toute la structure du navire parut se scinder en deux et exploser. La
seconde cheminée se souleva dans un nuage d'étincelles. Je crus qu'elle allait
s'écraser sur moi. Elle s'abattit sur l'eau, me manquant de six ou neuf mètres.
Les remous provoqués par sa chute m'entraînèrent au fond, encore plus loin. Je
me débattis, à bout de forces. Je remontai à la surface, les bras
au-dessus de ma tête pour me protéger de tout ce qui pourrait me blesser. Mes
doigts sentirent quelque chose de doux et de ferme, de forme arrondie : un
revêtement de liège qui n'était autre que celui dont était recouvert le fond
des bateaux pliables. Celui-ci flottait dans l'eau, retourné. Quatre ou cinq
hommes tentaient de grimper sur la coque, je donnai à mon tour une poussée pour
me lancer hors de l'eau, mais j'étais à bout de forces. Je demandai qu'on me
donne la main, quelqu'un le fit, et je me retrouvai sur le fond retourné du
bateau, accroupi, en vie et face au Titanic... Il devait rester près de mille
cinq cents personnes à bord, et celles qui étaient là s'amassaient en groupes,
s'accrochaient par grappes entières qui finissaient par tomber, toutes ensemble
ou bien à deux ou trois à mesure que les quatre-vingts mètres formant l'arrière
du bateau se levaient dans le ciel... Le paquebot s'enfonça doucement dans
l'eau, comme s'il faisait une glissade, et il disparut à nos yeux. Une minute s'écoula dans un silence de
mort. Puis on entendit un appel au secours, ici ou là, qui peu à peu s'amplifia
de la voix des quinze cents personnes tombées à l'eau et se changea en une
longue plainte incessante qui nous entoura de toutes parts. Cela ressemblait au
crissement des insectes par une nuit d'été. Ce cri terrible et continu se
prolongea entre vingt et trente minutes, pour s'éteindre tout à fait quand plus
personne n'eut la force de résister davantage à l'eau et au froid... Les canots
à moitié remplis que nous voyions à quelques centaines de mètres de nous ne
firent jamais demi-tour. Pourquoi? Cela restera toujours un mystère pour moi.Je me demanderai toujours comment un
être humain a pu ne pas répondre à ces cris. On dit qu'ils auraient craint
d'être submergés par la multitude des gens qui se débattaient dans l'eau. Le plus déchirant dans cette tragédie,
c'est peut-être cela : que des bateaux qui n'étaient qu'à moitié remplis ne
viennent pas secourir les malheureux. Ils étaient là, à quatre ou cinq cents
mètres de nous, ils entendaient les cris et ils ne bougeaient pas. S'ils
étaient venus, des centaines de gens auraient pu être sauvés. Personne ne
peut expliquer cela... Nous étions vingt-huit sur notre coque
retournée, nous flottions très bas sur l'eau. La mer s'était un peu agitée et,
par moments, des vagues se déversaient sur nous. Harold Bride, l'assistant
radio, était allongé devant moi, les jambes dans l'eau. Et nous chantions des
cantiques, nous récitions des prières... C'est à Harold Bride que nous devons
de n'avoir pas perdu espoir. Il n'a cessé de nous répéter les noms des bateaux
qui avaient répondu à ses signaux de détresse et d'affirmer, dès que quelqu'un
commençait à douter, qu'ils n'allaient plus tarder à se montrer. Durant tout ce
temps, personne n'osa faire un mouvement de crainte de voir notre périlleux
support se renverser et nous jeter à l'eau. La poche d'air sous le fond
s'amenuisait inexorablement et nous nous enfoncions de plus en plus. Mais,
comme prévu, quelques instants avant 4 heures, nous aperçûmes à l'horizon les
feux de tête de mât du Carpathia. Nous lui fîmes une ovation.» (Extraits du
livre Le naufrage du Titanic, par
John Borland Thayer)
~~~
Les
ultra riches ne savent plus quoi inventer pour dépenser leurs surplus d’argent et se
divertir, alors ils ne cessent de construire des monstres énergivores et
polluants. Des palaces flottants (que dis-je, des villes!) sillonnent les mers
et envahissent les côtes paisibles et les ports de plusieurs pays autour du
monde. Et, avec la fonte des glaciers, les croisières de luxe en Arctique reviennent
en force...
Photographe : Peter Nicholls/Reuters Le plus
grand paquebot de croisière du monde, Harmony
of the Seas, gréé de 16 ponts, peut accueillir 6780 passagers et 2100
membres d’équipage. Les gens de Southampton étaient très heureux de le voir quitter le port
en mai dernier car la pollution de l’air causée par ces mammouths maritimes augmente
à chaque année. Les croisières constituent le secteur touristique dont la croissance
est la plus rapide et les paquebots sont de plus en plus énormes. À pleine puissance, les deux moteurs du
bateau peuvent brûler jusqu’à 1377 gallons US à l’heure, ou 66 000 gallons par
jour, du diésel le plus polluant au monde. Accosté ou près des États-Unis,
Harmony doit brûler du combustible faible en souffre ou utiliser des
technologies de réduction des émissions. Selon Colin McQueen (du groupe
Southampton Clean Air), qui vit à 400 mètres des quais, les émissions des
bateaux de croisière contribuent définitivement à polluer l’air de Southampton :
«Nous pouvons les sentir, les voir et les goûter. Ces bateaux sont comme des immeubles
à logements. Parfois il y en a cinq ou plus installés dans le port en même
temps. Le vent transporte leurs émissions directement dans la ville, et il est
évident que leur pollution n’est pas contrôlée. Non seulement les bateaux polluent, mais
les bouchons de circulation maritime qu’ils créent avec les cargos sont aussi énormes.» Selon des analystes en pollution maritime d’Allemagne
et de Belgique, un bateau aussi énorme doit probablement brûler 150 tonnes de
carburant par jour et émettre plus de souffre que plusieurs millions d’automobiles,
plus de CO2 que tout le trafic d’une ville moyenne et plus d’émissions de
particules que les milliers d’autobus à Londres. Selon l’expert maritime de
Bruxelles Bill Hemmings (du groupe Transport et Environnement) : «Ces bateaux
brûlent autant de combustible que des villes entières. Ils utilisent beaucoup
plus de puissance que les porte-conteneurs, et même lorsqu’ils brûlent du
carburant à moindre teneur en souffre, c’est 100 fois pire que le diésel
routier. L’industrie prévoit accueillir 24 millions de passagers en 2016,
soit 9 millions de plus qu’en 2006. Costa Concordia : un Titanic 21e siècle... qui a fait moins de morts tout de même.
--- On comprend pourquoi les industries gazières
et pétrolières augmentent leur production au lieu de la réduire, et pourquoi Enbridge vient d’acheter Spectra
Energy (basé à Houston/Texas) – ces deux compagnies de pipelines transportent
le pétrole et le gaz, d’ouest en est et du nord au sud.
Quant aux
gigantesques pétroliers maritimes, porte-conteneurs et sous-marins de guerre
gréés de missiles, on éprouve un profond sentiment d’impuissance face à ces
mastodontes. Et tout ce qu’on souhaite c’est qu’ils ne s’éventrent pas. Je n’ai
rien contre les échanges commerciaux internationaux, mais les nouveaux accords
risquent de créer beaucoup de remous : compétition agressive, injustices,
dépréciations / surestimations, voracité des investisseurs, guerres d’appropriation,
etc. Résultat? Plus de cochonneries Made
in... dans nos poubelles et dépotoirs, plus de merde noire et plus d’émissions
de carbone.
C’est en
entendant un scientifique déboulonner les «chemtrails»
que j’ai concocté ce survol de différents poisons chimiques qui sont dispersés dans notre environnement. Beaucoup de
gens croient que les trainées laissées par les avions dans le ciel comportent
des substances toxiques délibérément répandues dans l’atmosphère pour nous
rendre malades et/ou nous décimer (une sorte de complot). Voyez l’explication
scientifique (1).
Il n’y a
peut-être pas de complot, mais il est impossible de croire à la bonne volonté du
mastodonte de l’agrochimie Monsanto quand on examine les multiples dégâts
environnementaux, accidents industriels et scandales sanitaires dont cette entreprise
est responsable. Un Tribunal de la société civile (sans portée pénale) jugera Monsanto pour
violations des droits humains, pour crimes contre l‘humanité et pour écocide les
14 et 16 octobre 2016 à La Haye, aux Pays-Bas; le procès sera mené selon les
procédures de la Cour Internationale de Justice. Ce sera à suivre : http://www.monsanto-tribunalf.org/
L’agriculture
avant et après Monsanto. Des questions?
– Vous souvenez-vous
du vilain insecticide DDT, massivement
pulvérisé dans les années 50/60? «DDT is good for me!», disait la pub. Plusieurs
pays commencèrent à l’interdire après la publication du «Printemps silencieux»
de Rachel Carson en 1962.
– Comment
oublier la dispersion aérienne du défoliant appelé agent orange (un produit Monsanto/DowChemicals)? Il fut interdit seulement en 1970 (2).
– Ne se tenant pas pour vaincu, Monsanto créa en 1975 l’herbicide Roundup à base de glyphosate (3). Son usage massif débuta au milieu
des années 1990 et se poursuit depuis. – Avec le
virus Zika, qui menacerait soi-disant 2,6 milliards d’habitants, imaginez un
peu comme il va pleuvoir du Naled sur
nos têtes (4).
– Les
insecticides néonicotinoïdes, sont plus
puissants que le DDT. «En 2013, un ‘Bee
Summit’ fut organisé par Monsanto et un ‘Bee care centre’ par Bayer AG pour prouver aux dirigeants
politiques européens et américains que les fabricants de pesticides sont de
bonne volonté et qu’ils prennent les mesures nécessaires afin de protéger les
populations d’abeilles. Selon ces entreprises, leurs pesticides ne posent aucun
problème. Par contre, les détracteurs déclarent que la science prouve le
contraire. Les insectes disparaissent, puis les plantes «normales», puis les
oiseaux, et puis... La chaîne se rompt et compromet l’alimentation planétaire
au complet.» (5)
Au diable
la chaîne alimentaire, tout ce qui compte c’est le profit.
70 % de l’eau potable
contient du Roundup [aux États-Unis] (Monsanto’s Roundup Found in 70% of Drinking
Water) Par Michelle Schoffro Cook *
Si nous
sommes ce que nous mangeons et buvons, alors nous avons de sérieux problèmes.
Non seulement les recherches indiquent-elles qu’il y a du glyphosate dans nos
aliments, mais il s'avère qu’on en trouve aussi en quantité excessive dans
notre eau potable. Selon une recherche référée par la coalition nationale Moms Across America and Sustainable Pulse,
aux États-Unis la quantité de glyphosate (Roundup) autorisée dans l'eau potable
dépasse de beaucoup la limite permise.
D’après
cette étude, près de 70 % de l'eau potable testée dans les foyers contenait
entre 0,085 et 0,33 parties par milliard de glyphosate. La limite actuelle admise
est de 0,4 parties par milliard. Cela semble minime, mais la recherche montre
qu’avec seulement le quart (0,1) de cette quantité (limite actuelle de l'Union
Européenne), le glyphosate peut endommager 4000 gènes et entraîner plusieurs graves
problèmes de santé. Une quantité de glyphosate supérieure à 0,4 se traduit par
dix fois plus de glyphosate dans l'urine
des Américains comparativement aux Européens, ce qui est très inquiétant.
Le
glyphosate est l'herbicide le plus utilisé dans le monde et il est autorisé
dans 130 pays. Les États-Unis utilisent environ 20 % de toute la production de
Roundup, soit environ 280 millions de livres (127 millions kg), ce qui équivaut
à près d'une livre (2,2 kg) par personne. De sorte qu’il n’est pas du tout
étonnant que notre eau potable contienne du glyphosate.
Tandis
que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déjà déclaré que le glyphosate
– l'ingrédient principal de l'herbicide Roundup de Monsanto, ainsi que d'autres
pesticides – étaient des substances «probablement cancérigènes», le produit
chimique est abondamment pulvérisé sur les terres agricoles, les pelouses et
les jardins partout dans le monde. Il suffit de se promener dans n'importe
quelle quincaillerie pour voir des piles de sacs de Roundup dans les
allées.
Pulvérisation
(manuelle) de Roundup. (Photo : ICI Radio-Canada)
Des
études indépendantes ont associé le glyphosate à la maladie d'Alzheimer, au
parkinson et à l'autisme, pour ne citer que quelques-unes des préoccupations
relatives à la santé. Selon une étude publiée dans Environmental Toxicology and Pharmacology, il affecte également le
système de reproduction et le système hormonal.
Alors,
sachant à quel point ce produit est dangereux, et que le nombre de cancers ne
cesse d’augmenter, pourquoi le gouvernement l’autorise-t-il encore?
Il semble
que les lobbyistes (ceux qui fabriquent, distribuent ou vendent ces poisons)
ont les mains dans les poches des fonctionnaires gouvernementaux. Pas
convaincu? Voyez EPA Classified Roundup
as Carcinogen 30 Years Agobut…
Mysteriously Reversed Decision et un article d’Organic Consumers Association intitulé “Monsanto’s Sealed Documents Reveal the Truth Behind Roundup’s
Toxicological Dangers.
Les
organismes de réglementation fédéraux devraient tirer des leçons de la crise
sanitaire [eau contaminée au plomb entre 2014 et 2016] survenue à Flint au
Michigan. Le manque d'éthique corporatif et la corruption des fonctionnaires menacent
la santé des Américains.
Il est
temps d'interdire complètement le glyphosate, une fois pour toutes.
(1) Ces
vapeurs de condensation qui se forment dans le sillage des avions, les contrails, sont étudiées par les
scientifiques depuis les années 1940. «L’air chaud et humide, qui sort des
turbines de l’avion, se mélange avec l’air plus froid et plus sec de
l’atmosphère. Sous certaines conditions, ce mélange déclenche la condensation
de la vapeur d’eau de l’atmosphère en gouttelettes d’eau liquide qui gèlent
ensuite quasi-instantanément pour former un nuage de petits cristaux de glace.
Tous les avions sont susceptibles de faire des traînées. Cela dépend seulement
de la quantité d’humidité et la température de la haute atmosphère. (Olivier
Boucher, chercheur CNRS au laboratoire de météorologie dynamique)Si l’on voit davantage de traînées, c’est
surtout en raison de l’augmentation continue du trafic aérien depuis un
demi-siècle. De 108 millions en 1960, le
nombre de passagers est ainsi passé à 1 milliard au début des années 1990
et à 3,1 milliards en 2013, soit 33
millions de vols, selon les chiffres de l’Organisation de l’aviation civile
internationale.(Source :
lemonde.fr)
(2) L’agent
orange fut créé pour le département de la Défense des États-Unis par Monsanto et Dow Chemical. C’est le défoliant le plus connu car il fut largement
utilisé au Viêt Nam. L’Académie nationale des sciences des États-Unis estime
aujourd'hui que près de 80 millions de
litres de ce défoliant ont été déversés. Selon Franz J. Broswimmer dans son
ouvrage Ecocide, cet épandage a
touché 20 % des forêts du Sud Viêt Nam et empoisonné 400 000 hectares de
terrain agricole.
Photo :
Épandage aérien de l'agent orange dans le delta du Mékong le 26 juillet 1969. Photographe :
Brian K. Grigsby, SPC5; National Archives and Records Administration.
Le 8
décembre 2006, le quotidien The Guardian révèle que Sir Richard Doll,
épidémiologiste et toxicologue anglais réputé, célèbre pour avoir établi le lien
entre l'usage de tabac et le cancer du poumon, a été sous contrat de Monsanto
de mai 1979 à mai 1986 (période durant laquelle il aurait reçu selon The
Guardian 1 500 dollars par jour de la firme et cela durant un an). C'est durant
cette époque qu'il a affirmé à une commission australienne qu'il n'y avait pas
de relation entre le cancer et l'agent orange. Richard Doll aurait aussi reçu
de l'argent de l'industrie chimique durant plus de vingt ans selon le
quotidien. Il avait, avec son collègue Sir Richard Peto, produit en 1981 un
article concluant que seuls 1 à 3 % des cancers avaient une cause
environnementale. En réponse au refus de la justice
américaine de juger l'utilisation de l'agent orange, un tribunal d'opinion
présidé par Jitendra Sharma s'est tenu du 15 au 16 mai 2009 à Paris. Sans
portée juridique, ce tribunal visait à définir les responsabilités dans
l'utilisation de ce défoliant et à la dénoncer devant l'opinion mondiale. En septembre 2007 le gouvernement canadien
s'engageait à dédommager les victimes de l’épandage de l’Agent Orange et autres
défoliants ayant eu lieu sur la base de Gagetown au Nouveau-Brunswick, entre
1966 et 1967. Ce produit était d'usage courant dans
l'agriculture aussi bien aux États-Unis qu'en URSS, dans les années 1960. On ne
pensait pas alors qu'il était toxique pour l'être humain. (Source Wikipédia)
Aujourd’hui on asperge les animaux à l'intérieur de leurs camps de concentration,
à l'abri du regard des consommateurs...
(3) Roundup est le nom commercial (nom de
marque) d'un herbicide produit par la compagnie américaine Monsanto et
commercialisé depuis 1975. Il est utilisé en épandage et peut l'être en
pulvérisateur manuel. C'est un herbicide non sélectif, d'où le qualificatif
d’«herbicide total», dont la substance active (herbicide) est le glyphosate. Son usage massif par les
agriculteurs depuis la fin des années 1990 (c'était alors l'herbicide le plus
vendu au monde) a conduit à l'apparition de mauvaises herbes résistantes au
glyphosate. En terme de toxicité aiguë, le glyphosate seul est réputé très peu
toxique pour les animaux à sang chaud; cependant ajouté aux additifs et au
surfactant qui composent le Roundup, il forme un produit irritant, toxique et écotoxique.
Le fait
est que le glyphosate serait selon Monsanto rapidement dégradé (des bactéries
du genre Pseudomonas pourraient dégrader le glyphosate en glycine, en passant
par un intermédiaire, la sarcosine CH3 - NH - CH2 -CO2-32), ses produits de
dégradation dont l'AMPA s'accumulent en cas d'usage excessif dans les nappes
phréatiques. Le glyphosate est également mis en cause dans l'apparition de la
maladie cœliaque, qui provoque l'intolérance au gluten. (Source :
Wikipédia)
(4) Des
apiculteurs de Caroline du Sud, dans
le sud-est des États-Unis, ont découvert cette semaine des millions d’abeilles mortes dans leurs exploitations. La cause :
une campagne d’épandage aérien d’un
pesticide controversé, afin d’éliminer les moustiques porteurs du virus Zika. Apicultrice à Summerville, Juanita
Stanley a trouvé des centaines de milliers d’abeilles mortes près de ses ruches
de la Flowertown Bee Farm and Supplies,
dont elle est copropriétaire. «Notre petite entreprise familiale a été détruite
par la pulvérisation aérienne», a-t-elle dénoncé dans un texte posté sur
Facebook. Selon la chaîne locale WCSC,
le groupe apicole a perdu 46 ruches et 2,5 millions d’abeilles depuis lundi 29
août. Une collecte de dons a ainsi été lancée sur Internet. Le comté de Dorchester, en Caroline du
Sud, a reconnu avoir ordonné l’épandage aérien d’insecticide tôt dimanche 28
août, après la détection deux jours plus tôt de quatre cas de personnes
touchées par le virus Zika. L’insecticide employé est le Naled, un pesticide organophosphaté servant à la lutte
antimoustique depuis des décennies. L’Union européenne en a interdit
l’utilisation en 2012 en raison des dangers qu’il présente pour la santé et
l’environnement. Il peut ainsi se révéler également toxique pour les papillons,
les poissons et autres organismes aquatiques. Mais les autorités américaines estiment
qu’il est sans danger s’il est utilisé correctement et avec parcimonie. Le site
de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) recommande tout de même aux
personnes sensibles aux produits chimiques de rester enfermées chez elles,
fenêtres fermées, pendant l’épandage. Le territoire américain de Porto Rico,
fortement touché par le virus Zika avec 14 000 cas d’infections locales a
d’ailleurs refusé les campagnes de pulvérisation de cet insecticide depuis
juillet. http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/09/03/
Le Naled
est modérément à fortement toxique par ingestion, inhalation et absorption
cutanée. Les vapeurs ou fumées du Naled sont corrosives pour les membranes des muqueuses
tapissant la bouche, la gorge et les poumons, et l'inhalation peut causer de graves
irritations. Une sensation de serrement dans la poitrine et de la toux sont
communément ressentis après l'inhalation. Comme avec tous les composés organophosphorés,
le Naled est facilement absorbé par la peau. Si la peau a été en contact avec le
produit elle doit être lavée immédiatement avec du savon et de l'eau et tous
les vêtements contaminés doivent être retirés. Les personnes qui souffrent de
problèmes respiratoires ou hépatiques qui sont exposées à des inhibiteurs du
cholinestérase présentent un risque accru de problèmes de santé. Le Naled
exposé à des températures ambiantes élevées ou des rayons UV visibles, peut
augmenter sa toxicité. L’insecticide est très toxique quel que soit le mode
d'exposition. Le Naled est modérément à fortement
toxique pour de nombreuses espèces d'oiseaux en particulier la Bernache du
Canada. On a également prouvé qu'il affecte la reproduction chez les canards
colverts. Il est toxique pour les abeilles et les insectes aquatiques. http://pmep.cce.cornell.edu/profiles/extoxnet/metiram-propoxur/naled-ext.html
(5) Les
insecticides néonicotinoïdes, plus
puissants que le DDT, qu’on incorpore aux semences ou vaporise au-dessus
des cultures, ont un mode d'action commun : ils affectent le système nerveux
central des insectes, provoquant la paralysie et la mort. Les néonicotinoïdes
sont parmi les insecticides les plus utilisés à travers le monde. Plusieurs
études scientifiques ont souligné l'impact négatif de cette famille sur les
abeilles et bourdons en laboratoire et lors de tests en conditions contrôlées;
et de nombreux apiculteurs mettent en cause ces molécules pour expliquer le
syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. Une étude suggère que les
néonicotinoïdes pourraient affecter défavorablement la santé humaine,
spécialement le développement du cerveau. Alors que la «production mondiale de
néonicotinoïdes augmente toujours» et que «tous les autres pollinisateurs
sauvages sont affectés», la synthèse recommande d'urgence d'interdire l'usage
des néonicotinoïdes et de développer des alternatives aux insecticides qui
soient inoffensives pour les pollinisateurs. (Wikipédia)
Dernière énigme Donald Trump : une visite
de courtoisie au président du Mexique Enrique Peña Nieto – le pays des «trafiquants
de drogues, des violeurs et des criminels», selon les propres mots du candidat.
Aussitôt de retour chez lui, il a repris son discours haineux. Les comportements
sociaux qu’il attribue aux Mexicains existent aussi chez les blancs d’origine; ce n'est pas une question de nationalité ou de race. Trump devrait revoir la série The Godfather...
Il semble que les nouveaux riches capitalistes chinois
adorent Trump. Bon à savoir puisque le Canada courtise la Chine (et
vice-versa). Autrefois, justement en cas de problèmes d’identité raciale, on disait «pass
for white»; bientôt on dira «pass for yellow». «Sur le
site de microblogage le plus populaire du pays, on trouve une vingtaine de
groupes de fans de M. Trump (par ex. : Trump
: la lumière du monde, avec 3513 membres). Avec les mots-clés ‘les Chinois
soutiennent Trump’, le plus grand moteur de recherche chinois, Baidu, donne 1
800 000 résultats. Selon un sondage réalisé en mars dernier par le Global Times, journal appartenant au
gouvernement, 54 % des Chinois sondés déclarent aimer le magnat de
l'immobilier.» ~ Ping Huang, chargée
de cours, Université de Sherbrooke (Source : La Presse, Opinions)
The world turns on a dime, the same
now as it always has – which is to say, money makes the world go 'round. It's
also what makes the world go spinning out of control. ~ Joe Murray (History updates current events, Spartanburg Herald-Journal, 1992)
Congé de la fête
du travail au Canada et aux États-Unis ce week-end : argent et
bonheur sont-ils indissolublement mariés?
L’argent
selon David Suzuki Par Claudine
Hébert (Le fric et moi) Les affaires plus, printemps 2016
Habitué à discuter de génétique, d’écologie et de
Premières Nations, David Suzuki accepte à l’occasion de parler d’argent.
Quel est
justement votre rapport avec l’argent?
J’aborde un peu le sujet dans mon dernier livre,
Lettres à mes petits-enfants. Je n’ai jamais eu l’appât du gain, je n’ai jamais
été impressionné par le pouvoir et la notoriété. Je n’ai jamais acheté
d’accessoires ou de biens dont je n’avais pas besoin. Je suis issu d’une
génération où l’on se contentait du strict nécessaire, soit la nourriture, les
vêtements, la cuisinière, le réfrigérateur, des casseroles, un lit et des
draps. J’ai appris à travailler pour mes besoins, et non mes désirs.
Évidemment, il faut aimer ce que l’on fait et y croire pour mieux faire nos
choix dans la vie. Pendant ma deuxième année de baccalauréat en biologie, au
Massachusetts, j’ai découvert la génétique. Ma mère était déçue que je délaisse
une possible carrière de médecin pour étudier les mouches à fruits. Je n’ai
pourtant jamais regretté mon choix.
Dans quoi
alors dépensez-vous le plus d’argent?
La majeure partie de mes revenus, qui proviennent
principalement des conférences que je donne, des droits d’auteur qu’on me verse
et des propriétés que je possède à Vancouver, sont versés à ma fondation.
Quel a été à
ce jour votre meilleur investissement?
Ce sont les expériences de vie que j’ai pu offrir
à mes enfants. Je les ai régulièrement emmenés en voyage. Au Kenya, en
Tanzanie, au Brésil. À la fin des années 1980, mon épouse et moi avions
participé à un événement pour empêcher la construction d’un barrage sur les
terres de la tribu Kayapo au Brésil. Pour nous remercier de notre engagement,
les responsable de la manifestation avait invité toute la famille à séjourner
en Amazonie. Ce furent 14 journées extraordinaires passées à pagayer, à pêcher,
à vivre dans un village en pleine forêt tropicale amazonienne où les coutumes
sont les mêmes depuis des millénaires. Mes enfants ont adoré.
Et
l’immobilier?
L’immobilier a effectivement grimpé de façon
exponentielle à Vancouver. La maison familiale achetée pour moins de
150 000 dollars en 1975, au bord de l’eau, vaut aujourd’hui quelques
millions en raison de l’inflation de l’immobilier. C’est une maison où mes
parents et mes beaux-parents ont vécu. J’aimerais la léguer à mes enfants à ma
mort. Ils ont tous refusé... Incapables, disent-ils, d’assumer le coût des
taxes.
Y a-t-il une
dépense que vous regrettez?
Des regrets? Si peu. Il y a tout de même cette
histoire qui remonte au début des années 1970. J’ai voulu aider un jeune
étudiant qui souhaitait organiser un événement «Woodstock» en banlieue de
Vancouver. Cet étudiant m’avait convaincu d’investir 5 000 dollars dans
son entreprise. Oui, c’était beaucoup d’argent à l’époque. Il m’avait promis de
me rembourser 10 fois la mise. Le spectacle devait réunir une vingtaine de
groupes. Les propriétaires des terrains ont eu peur des excès. Tout a été
annulé. Je n’ai jamais revu mon argent, qui a servi à dédommager les groupes.
Enfin,
avez-vous un conseil à nous donner pour économiser?
Cessez d’acheter des bouteilles d’eau. C’est fou,
l’eau en bouteille coûte plus cher que l’essence. Youhou! On est au Canada, entourés d’eau douce. Quand je pense en
plus qu’il y a une entreprise de l’Alberta qui vend maintenant des bouteilles
remplies d’air de Banff. Une centaine de bouffées d’air pour une vingtaine de
dollars...
«Rien ne
tue plus sûrement la pensée, la créativité, le rêve, la lucidité ou le délire
que le travail intensif, l’efficience, l’amour frénétique du gain, la course au
profit et aux boulots profitables.»~
Jacques Sternberg
~~~
“Tomorrow
and plans for tomorrow can have no significance at all unless you are in full
contact with the reality of the present, since it is in the present and only in
the present that you live. There is no other reality than present reality, so
that, even if one were to live for endless ages, to live for the future would
be to miss the point everlastingly. [...] The future is a hoax. There is no
point whatever in making plans for a future which you will never be able to
enjoy. When your plans mature, you will still be living for some other future
beyond. You will never, never be able to sit back with full contentment and
say, ‘Now, I've arrived!’ Your entire education has deprived you of this
capacity because it was preparing you for the future, instead of showing you
how to be alive now.”
~ Alan Watts (The Wisdom of
Insecurity: A Message for an Age of Anxiety)
«Il n’est
guère de château d’un entretien aussi dispendieux que les châteaux en Espagne.»
(Auteur inconnu)
~~~
Vu qu’il est question du Mexique, revoyons l’histoire
du pêcheur mexicain (publiée des milliers de fois sur le web). Le rapport argent
/ travail peut changer au cours d’une vie. En fait, tout dépend
de notre capacité de vivre simplement ou non. Ça doit être difficile pour les gens
hantés par le besoin de toujours posséder plus – plus d’or, plus d’argent, plus
de propriétés, plus d’entreprises, plus de collections d’objets, plus d’armes, etc.
«La
première partie de la vie se passe à désirer la seconde; la seconde à regretter
la première.»~ Alphonse
Karr
(L’homme d’affaires de l’histoire pourrait être de
n’importe quelle nationalité)
Un chalutier vient d’accoster sur la plage d’un
petit village mexicain. Un touriste américain aborde le pêcheur. – Belle
pêche! Il vous a fallu beaucoup de temps? – Non, pas
beaucoup, répond le Mexicain. – Mais
alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en ramener davantage?,
demande l’entrepreneur. Le
Mexicain répond que ces quelques poissons suffisent à assurer la subsistance de
sa famille. L’Américain demande alors : – Mais
que faites-vous le reste du temps? – Je fais
la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste
avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis, nous buvons un peu de
vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie. L’homme
d’affaires reprend : – J’ai un
MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer
par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un
plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez
en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte.
Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous pourriez négocier
directement avec l’usine et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez ensuite
quitter votre petit village pour Mexico, Los Angeles, et même New-York d’où
vous pourriez gérer toutes vos affaires.» Le
Mexicain demande alors : – Et
combien de temps cela prendrait-il? – 10 ou
20 ans, répond l’Américain. – Et après? – Ensuite?
C’est là que ça devient intéressant, répond l’Américain en riant. Quand le
moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous
gagnerez des millions. – Des
millions... Et après? –
Après? – Eh
bien, vous pourrez prendre votre retraite, vivre dans un petit village côtier,
faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste
avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec
vos amis...
«Je suis
d’avis que si le travail était une chose vraiment merveilleuse, les riches en
auraient gardé pour eux.»~
Bruce Grocott