27 mai 2021

La CAQ a financé notre Bolsonaro en herbe!

Nos taxes ont financé à notre insu les coupes à blanc d’érables à Sainte-Marthe! Je suis scandalisée, choquée, consternée, mais pas du tout surprise. Pierre-Olivier Limoges est-il ami avec le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon (le grand argentier du cabinet Legault qui accorde généreusement l’argent des contribuables à des projets plus que douteux), ou avec le ministre de l’Environnement Benoit Charrette (selon les gestes qu’il pose et ne pose pas, on peut en déduire qu’il est nul en environnement). Très commode pour les entreprises de destruction des milieux naturels, même ceux qui sont protégés.

Les Québécois croyaient avoir élu un gouvernement transparent, intègre, honnête? Quelle bande de naïfs nous sommes!

«Il est bien admis que les politiciens pratiquent couramment le mensonge. Si l'un d'eux prend l'habitude de dire la vérité, le peuple peut aller jusqu'à se demander si cet original ne manque pas à son devoir professionnel.» ~ Albert Brie (Le mot du silencieux, Fides 1978)

Coupes à blanc controversées : Québec a financé le projet à Sainte-Marthe

La Financière agricole a accordé un prêt d'un million de dollars au promoteur, qui se défend d'avoir mal agi. Radio-Canada a appris que l'argent des Québécois a contribué à des coupes à blanc controversées de 20 hectares de forêt dans la municipalité de Sainte-Marthe, à l'ouest de Montréal.

    Le dossier est devant la justice et des enquêtes sont en cours de la part des ministères de la Faune, de l'Environnement et de la Commission de protection du territoire agricole. C'est l'équivalent de 28 terrains de football de boisés qui ont disparu, dont une partie d'érablières.

    Dans le document de la convention de prêt, signée devant notaire en décembre 2020, on découvre que la Financière agricole du Québec (FADQ) a accordé 840 000 $ à Fermes Jules-Édouard en plus de la possibilité d'emprunter 160 000 $ additionnels.

    Le budget de la FADQ, une société d'État, provient à 77 % du gouvernement du Québec.

    «C'est bien la Financière agricole qui a financé l'achat», confirme par écrit le propriétaire Pierre-Olivier Limoges. En décembre 2020, il a acquis le terrain de 95 hectares (dont 76 de forêt) pour 1,1 million de dollars.

    La porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement, et ex-ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon, reproche au gouvernement d'avoir manqué de réactivité dans le dossier.

    «Le silence du gouvernement caquiste, au premier chef du ministre de l'Environnement Benoit Charrette et de la députée de Soulanges Maryline Picard, est incompréhensible», dit-elle.

    Marilyne Picard, élue de la CAQ, nous a fait parvenir une déclaration où elle affirme avoir "aidé à faire le lien avec les différents ministères", ce que nous a confirmé la Municipalité de Sainte-Marthe.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1794831/financiere-agricole-coupes-blanc-erablieres-sainte-marthe

Voir aussi Pierre-Olivier Limoges : un Bolsonaro en herbe?

https://situationplanetaire.blogspot.com/2021/05/pierre-olivier-limoges-un-bolsonaro-en.html

Le nouveau propriétaire terrien, Pierre-Olivier Limoges, a eu des comportements menaçants envers les gens des alentours. Depuis son arrivée dans la région, plusieurs voisins qui questionnaient la coupe à blanc ont reçu des menaces, même de mort, de la part du bulldozeur! La publication de reportages dans les médias a encouragé les témoignages qui se multiplient. Et, c’est primordial pour faire cesser le chantage de cet abruti.  

Coupe à blanc illégale à Sainte-Marthe

Crédit photo : David Pharand / Voix Régionale Vaudreuil-Soulanges

[...]

Des citoyens inquiets

Les résidents de la municipalité n’ont pas eu de bonnes expériences avec le propriétaire, M. Limoges. Certains font état du ton agressif de ce dernier et de son attitude intimidante.

Nancy De Bellefeuille est résidente du chemin Saint-Guillaume. Elle habite à quelques maisons de la propriété en question. Depuis le début des travaux de coupe, Mme De Bellefeuille est impliquée dans le groupe Facebook Citoyen de Sainte-Marthe. Ayant fait des publications où elle dénonce la situation et essaie d’avoir des réponses, cette dernière explique que Pierre-Olivier Limoges l’a pris pour cible.

«Il a dit à mon mari qu’il allait nous racheter et qu’il allait nous mettre à la porte, indique-t-elle. Il a même commencé à klaxonner devant la maison le matin tôt, le jour et le soir tard. Ça a fait sursauter ma fille de 5 ans qui se demandait ce qui se passait.»

La dame souhaite que l’intimidation à son égard cesse. Elle ne veut pas de problème avec M. Limoges et ne comprend pas son attitude cavalière.

«Il dit que je fais de la diffamation, affirme Nancy De Bellefeuille. Je n’ai rien fait de tout cela et je ne comprends pas son acharnement.»

https://www.viva-media.ca/la-voix-regionale-vaudreuil-soulanges/actualite-vs/coupe-a-blanc-illegale-a-sainte-marthe-la-municipalite-fait-arreter-le-chantier-via-une-injonction-provisoire/

Dossier coupe à blanc à Sainte-Marthe : la municipalité fait le point après son passage en Cour

Voix Régionale Vaudreuil-Soulanges / 16 mai 2021

Le 26 mai dernier, la cause impliquant la Municipalité de Sainte-Marthe et les Fermes-Jules-Édouard était de retour devant la Cour. Voici ce que la municipalité avait à dire suivant son passage au palais de justice de Valleyfield.  

Message à la population – Suivi au dossier de la coupe forestière

Le dossier des opérations illégales de coupe rase (coupe à blanc) effectuées sur une propriété située sur le territoire de Sainte-Marthe continue à faire réagir élus, administration municipale et de nombreux citoyens. La municipalité souhaite informer ses citoyens des plus récents développements dans ce dossier.

Dans un premier temps, il est pertinent de mentionner que le 14 mai dernier, la Cour supérieure du Québec a donné raison à la municipalité dans ses démarches. Ainsi, le tribunal a accueilli la demande en cours d’instance pour l’émission d’une injonction interlocutoire provisoire. Par la même occasion, la Cour a constaté de la part de l’entreprise fautive, la violation en regard de la règlementation municipale concernée. En conséquence, la Cour supérieure a ordonné à la partie défenderesse et la partie mise en cause de cesser d’abattre des arbres dont le tronc est supérieur à 10 centimètres mesuré à 1,3 mètre du sol et de cesser tout ouvrage et tous travaux susceptibles de porter le sol à nu. Cette injonction d’abord accordée jusqu’au 26 mai 2021, vient d’être reconduite jusqu’au 7 juillet prochain. Il s’agit d’un processus et de délais normaux pour une telle procédure. Au final, la municipalité vise à obtenir une injonction permanente, ce qui nécessite de suivre la procédure appropriée et les délais qui y sont rattachés.

Mentionnons par ailleurs que pour obtenir une injonction de la Cour supérieure, il ne suffit pas, même pour une municipalité, de simplement s’adresser au tribunal pour l’obtenir automatiquement. Le juge doit analyser les déclarations soumises par la municipalité et les références en terme de jurisprudence que cette dernière lui a présentée par l’entremise de ses avocats. Par son jugement du 14 mai 2021, il s’avère que le juge a constaté la violation de la règlementation de la municipalité. Elle n’a donc pas retenu un quelconque droit acquis invoqué par la partie défenderesse.

Les autorités municipales sont touchées par l’intérêt de ce dossier auprès de nombreux Marthéens et Marthéennes. Les élus tiennent à réitérer auprès de leurs concitoyens et concitoyennes que la municipalité entend faire respecter sa règlementation en prenant tous les moyens légaux pour y parvenir. De plus, elle entend appliquer rigoureusement toutes les sanctions prévues aux lois et règlements. La municipalité travaille également en étroite collaboration avec les ministères et organismes gouvernementaux liés à ce dossier.

Enfin, la municipalité tient à rappeler que le dossier suit son cours auprès de la justice. Cette particularité fait en sorte qu’afin de ne pas nuire au processus judiciaire, l’organisation municipale doit observer un devoir de réserve concernant les informations qu’elle peut divulguer. La compréhension de tous et toutes à cet égard est appréciée.

20 mai 2021

La ruée des sans-gênes vers la nature

Ça y est, ils ont déjà envahi des parcs, des plages et des chalets de location. Au secours! Ils sont incapables de ramasser leurs propres déchets – les sacs-poubelles ça existe. À quoi ressembleront, à la fin de mai, les espaces de villégiature qui normalement assurent une certaine tranquillité? Le manque d’éducation, l’alcool et la drogue mènent la vie dure au civisme, au simple savoir-vivre, pourtant indispensables en société – je me demande d’ailleurs si les Québécois/es savent ce que c’est...

Alors, dites-moi qui sont les sauvages?

Rassemblement illégal, saccage de chalet et 135 000 $ d’amendes

Jonathan Tremblay et Antoine Lacroix / Journal de Montréal, mardi 18 mai 2021

SAINTE-BÉATRIX | Les 75 jeunes fêtards qui ont reçu ce week-end un total record de 135 000 $ d’amendes pour un rassemblement illégal ont laissé un chalet de Lanaudière dans un état pitoyable.

   Dans la nuit de vendredi à samedi, la Sûreté du Québec (SQ) a fait irruption dans un chalet du chemin du Moulin, à Sainte-Béatrix.

   Les agents répondaient à un appel des pompiers du secteur qui les ont avertis d’un possible rassemblement illégal à cet endroit de la région de Lanaudière.

   Plusieurs dizaines de jeunes de 20 à 30 ans, provenant principalement du grand Montréal, ont alors tenté de fuir la police, de se cacher dans la cour des voisins ou encore de se barricader à l’intérieur du chalet.

   Munie d’un mandat pour entrer, la SQ a remis des contraventions pour avoir enfreint des règles sanitaires, le couvre-feu et pour entrave au travail des policiers à 75 personnes. Le montant total des amendes s’est élevé à plus de 135 000 $.

   «C’était dégueulasse, a lancé un des travailleurs qui effectuaient ménage et décontamination des lieux. C’étaient des salauds qui avaient beaucoup d’argent.» Drogue, mégots de cigarettes, cendres, vomissures, excréments de chien, condoms souillés, vitre cassée, éviers et toilettes bouchés, voilà ce qu’on a pu observer en images.

   Outre le rassemblement monstre de 75 personnes à Sainte-Béatrix, des agents ont été appelés à se rendre dans plusieurs chalets durant la fin de semaine, notamment dans les secteurs de Sainte-Adèle et de Mille-Isles.

Article intégral et photos éloquentes...

https://www.journaldemontreal.com/2021/05/18/rassemblement-illegal-saccage-de-chalet-et-135000-damendes 

Un millier de personnes expulsées de la plage d’Oka

Olivier Faucher / Journal de Montréal, 20 mai 2021

Plus d’un millier de personnes, dont plusieurs fêtards en état d’ébriété, ont dû être évacuées de la plage d’Oka, mercredi, puisque la distanciation physique n’y était pas respectée.

C’est la deuxième fois en moins d’une semaine que des fêtards qui font fi des règles sanitaires prennent d’assaut la plage d’Oka.

Photo : TVA Nouvelles 

Photo : reddit. Cé-ti pas beau! Et, si certaines personnes avaient la Covid-19, souhaitons qu'il n'y ait pas d'éclosion.

La Sépaq avait décidé cette semaine de faire passer le nombre maximal de personnes admises de 2500, soit 50 % de la capacité sans pandémie, à 1500 en raison d’une situation similaire survenue samedi. Dès vendredi, moins de 1000 personnes seront admises. «On va observer attentivement le comportement des visiteurs et par la suite on va évaluer notre capacité à offrir l’accès à la plage dans le respect des consignes. Tous les moyens sont envisagés incluant la fermeture de la plage aux accès quotidiens.» 

Article intégral et vidéo :

https://www.journaldemontreal.com/2021/05/19/un-millier-de-personnes-expulsees-de-la-plage 

19 mai 2021

Pierre-Olivier Limoges : un Bolsonaro en herbe?

«La forêt précède les peuples; le désert les suit.» ~ Chateaubriand

«Ne nous flattons pas trop de nos victoires sur la nature; elle se venge de chacune d’elles.» ~ Engels

«Ils, nos ennemis, pourront couper toutes les fleurs, mais jamais ils ne seront les maîtres du printemps.» ~ Pablo Neruda

«Malgré tout ce que les gens disent, à long terme, y’a pas de place pour les animaux sur terre avec nous. Malgré tout ce qu’on dit, y’a pas de place pour les arbres non plus. Y’a pas de place pour rien d’autre que nous, et ce que nous faisons, et ce que nous détruisons. L’être humain détruit, change, aménage, il humanise tout.» ~ Serge Bouchard (1947-2021), anthropologue, écrivain, animateur de radio  

D’entrée de jeu, on le sait et c’est infiniment triste, que tout le vivant a disparu avec la coupe à blanc des 20 hectares d’érables : animaux, oiseaux, insectes, plantes, etc., tout un monde vivant n’est plus.

Quand le bois disparaît, la faune disparaît. (Campagne pour la sauvegarde des forêts tropicales en Asie)

M. Limoges pourrait souffrir de glaucome environnemental s’il mesure tout à l’argent. L’affaire sent l’hypocrisie crasse, visqueuse, aussi nauséabonde que du lisier porcin. Le nouveau propriétaire terrien n’ayant pas respecté l’ordre de l’huissier lui intimant de stopper la coupe à blanc, et flairant l’injonction de la Cour supérieure, a plutôt accéléré le saccage – jour et nuit, à haute vitesse, sans permission, en toute impunité. Donc, le résultat est pitoyable : 20 hectares d’érables abattus. C’est comme les enfants qui se dépêchent à faire leurs mauvais coups avant de se faire pogner – quand on découvre le larcin, il est trop tard, le mal est fait et irréversible.

   Le monsieur prétend vouloir cultiver du foin, de l’ail et des vignes à raisin – au Roundup Monsanto? Est-il fermier ou homme d’affaires?

   Merci à notre système de justice inefficace et pas du tout inoculé contre la corruption. Merci à nos fonctionnaires en pantoufles des ministères concernés – agriculture, forêts, environnement – inefficaces et facilement corruptibles aussi.

   Pour ceux qui voudraient voir les dégâts en personne ou sur Google maps / satellite, voici l'adresse : Les Fermes Jules-Édouard,195, chemin Saint-Guillaume, Sainte-Marthe QC (Montérégie)

Une coupe à blanc d’érables aggravée par les délais de justice

Thomas Gerbet ICI Radio-Canada Info / 18 mai 2021

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1793640/remblai-arbres-foret-sainte-marthe-terres-agricoles

L'érablière abattue sans autorisation n'a pas pu être sauvée à temps par une municipalité de la Montérégie. Le propriétaire veut cultiver à la place foin, ail et vignes.

   Sans permission, un propriétaire terrien a coupé vingt hectares de forêt à Sainte-Marthe, une localité située à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Montréal. C'est l'équivalent de 28 terrains de football remplis d'érables jetés à terre en quelques jours.

   Huit jours se sont écoulés avant que la municipalité puisse présenter le dossier en cour et obtenir une injonction pour faire cesser les travaux. Entre-temps, le contrevenant a accéléré la coupe d'arbres.

   Le directeur général de Sainte-Marthe s'est senti comme dans une ambulance immobilisée à un passage à niveau jusqu'à ce que le train passe. «On était totalement impuissants et catastrophés, raconte Michel Bertrand. On s'est retrouvé les mains liées.»

   Contrairement au palais de justice de Montréal qui peut traiter des demandes d'injonction du genre sur une base quotidienne, ce type de cause ne peut être entendu qu'aux deux semaines au palais de justice de Valleyfield.

   Le 4 mai, la municipalité constate que le nouvel acquéreur d'une propriété agricole défriche et remblaie son terrain de 95 hectares. Il n'a aucune autorisation et contrevient aux règlements municipaux.

   Le 5 mai, un huissier lui intime l'ordre d'arrêter les travaux immédiatement, mais la coupe d'arbres et le remblai se poursuivent.

   Le 6 mai, Sainte-Marthe mandate ses avocats pour obtenir une injonction en Cour supérieure. Mais la cause ne sera entendue que le 14 mai, faute d'un juge disponible.

Le contrevenant a accéléré la coupe

La municipalité et le voisinage constatent qu'après le 6 mai, le défrichage s'intensifie sur le terrain des Fermes Jules-Édouard. De la machinerie supplémentaire est envoyée sur place pour couper les arbres de jour comme de nuit.

   Des cartes satellites consultées par Radio-Canada démontrent que la superficie abattue est passée de 10 hectares à 20 hectares entre le 6 et le 14 mai.

   «Ça a eu l'effet contraire, déplore le directeur général de Sainte-Marthe. On était découragés.»

   Radio-Canada a demandé au greffe du palais de justice de Valleyfield quelle serait la prochaine date d'audience disponible si une municipalité devait demander injonction pour une même situation. Le greffe a répondu «le 18 juin».

   Sainte-Marthe a l'intention de dénoncer «cette incongruité» auprès du gouvernement du Québec.

Le silence des autorités provinciales dénoncées

Radio-Canada a découvert que dès le 2 mars un enquêteur de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) avait constaté une première coupe à blanc illégale dans l'érablière. Un ordre de cesser immédiatement la coupe et de reboiser a été remis le 22 avril.

   Le propriétaire ne s'est pas conformé et Sainte-Marthe déplore le fait de ne pas avoir été informée par la CPTAQ. C'est même Radio-Canada qui a appris l'existence de cet avis à la municipalité, le 14 mai, après l'audience.

   Quant au ministère de l'Environnement du Québec, il n'a pas été en mesure de dire quand il a pris connaissance de la situation et quelles actions il a posées. Nous savons seulement qu'un inspecteur du ministère s'est rendu sur place pour analyser le remblai et prendre des échantillons afin de déterminer s'il s'agit de sols contaminés.

   Il y a tellement de véhicules lourds remplis de terre de l’extérieur qui ont emprunté la route qu’elle s’est affaissée sur une centaine de mètres.

   Ronald Verdonck, qui cultive du maïs et du soya sur des terres voisines, dénonce «le silence des autorités» dans ce dossier. «Toutes les personnes autour d'ici ont des puits artésiens ou des puits de surface, donc on ne veut pas contaminer notre eau qui est d'excellente qualité», dit-il.

    Deux ruisseaux traversent la propriété en plus de la présence de plusieurs milieux humides. Par ailleurs, la municipalité suspecte la présence de rainettes faux-grillon.

Le propriétaire s’explique

Pierre-Olivier Limoges a fait l’acquisition, en décembre dernier, de ces terres zonées agricoles pour 1,1 million de dollars.

   Dans un communiqué transmis aux médias, il explique vouloir agrandir la superficie cultivable pour produire du foin, de l'ail et des vignes à raisin. «Il s’agit d’un projet de retraite et d’un legs que je souhaite laisser à mes enfants», affirme-t-il.

   Le propriétaire soutient avoir averti la municipalité dès le mois d'octobre de ses intentions de «défricher totalement la terre» et remblayer une partie. Il plaide que la municipalité lui a alors signifié qu'il n'avait pas besoin d'autorisation.

   «Par un revirement de situation inattendu on apprend que le conseil municipal a adopté en février 2021 deux nouveaux règlements visant spécifiquement à empêcher les travaux en question.» ~ Pierre-Olivier Limoges, propriétaire des Fermes Jules-Édouard

   M. Limoges affirme que la municipalité ne l'a jamais informé de ces nouveaux règlements qui l'obligeaient à demander des autorisations pour les coupes d'arbres et le remblai.

   De son côté, Sainte-Marthe affirme l'avoir prévenu. Le juge a retenu l'argument de la municipalité.

Avec la collaboration de Daniel Boily, Mathieu Bolduc et Vianney Leudière

Commentaires d’internautes :

«Au prix que ce vend le bois, du bois franc en plus, le propriétaire va s'en mettre plein les poches.» ~ Robert Rochon

«Il existe, au Québec, une loi sur la protection des érables. De mémoire, cette loi impose des amendes salées pour chaque arbre coupé. Si les avocats avaient fait leur travail, cette hécatombe aurait pu être évitée... Il y aurait lieu pour eux, maintenant, de demander à la Cour une injonction pour bloquer la vente du bois coupé en contravention de la loi.» ~ Denis Lesage  

17 mai 2021

Envie de dire : HOLÀ! ÇA SUFFIT

Si les Israéliens et les Palestiniens veulent s’entretuer, c’est leur droit. Cependant on est en droit de demander aux immigrants de cette région de ne pas importer leurs sanglantes querelles lors de manifestations dans les rues de nos grandes villes. On a aussi envie de leur dire : si vous voulez satisfaire votre soif de haine, retournez là-bas, quel que soit votre camp vous pourrez vous en donner à cœur joie. Non mais, à un moment donné ça suffit. Et puis, on a déjà assez de mal à gérer nos propres belliqueux, alors pas besoin d’en ajouter.

Conflit israélo-palestinien : tensions vives au centre-ville de Montréal

La flambée de violence en Israël et à Gaza s’est transposée à Montréal, dimanche, où les tensions étaient vives entre des manifestants souhaitant démontrer leur soutien aux deux camps.

   Quelques centaines de personnes, drapeau d’Israël en main, se sont massées en milieu de journée au square Dorchester, au centre-ville de Montréal, pour clamer leur appui à l’État hébreu. À un jet de pierre, des dizaines de partisans de la Palestine s’exprimaient de la même façon.

Photo : Valérian Mazataud / Le Devoir

La tension a monté d’un cran lorsque des bagarres ont éclaté entre manifestants des deux côtés. Les rassemblements ont ensuite tourné au vinaigre lorsque des projectiles ont été lancés en direction des manifestants pro-Israël. Les rassemblements ont été déclarés illégaux par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

   La police a tenté à plusieurs reprises de disperser la foule, mais à chaque fois des groupes se formaient de nouveau, et ce, jusqu'à 21h. Les gens faisant partie de ces groupes se montraient «hostiles et agressifs envers les policiers», a décrit l'agente Véronique Comtois, porte-parole du SPVM.

   Un citoyen et trois policiers ont subi des blessures légères, indique le SPVM dans un bilan provisoire dimanche en fin de soirée.

   Une autre marche est prévue lundi matin, à nouveau devant le consulat israélien à Montréal. Cette fois, des Montréalais juifs et palestiniens «uniront leurs voix pour exiger la fin de l’apartheid et de l’agression israélienne, et demander au Canada d’imposer des sanctions à Israël», ont indiqué par communiqué les cinq associations qui organisent ce rassemblement.

   Entre-temps, à Gaza, des frappes israéliennes ont détruit 3 immeubles et fait au moins 42 morts, ce qui en fait l’attaque la plus meurtrière de cette escalade militaire, selon les secours palestiniens.

   Malgré les efforts de médiation de la communauté internationale, le premier ministre israélien a laissé savoir que ce conflit est loin de se résorber.

   Les combats se sont intensifiés au cours de la dernière semaine, atteignant un sommet depuis 2014.

   Dans un discours télévisé, Benjamin Nétanyahou a dit vouloir faire payer le Hamas, qui continue de tirer des roquettes dans des zones civiles.

Par Jean-Louis Bordeleau; avec La Presse canadienne / Le Devoir, 17 mai 2021 

https://www.ledevoir.com/societe/601853/conflit-israelo-palestinien-tensions-vives-au-centre-ville-de-montreal

Le pilonnage de Gaza par Israël continue

Les rues de Gaza restaient désertes lundi matin après une nouvelle série de bombardements nocturnes par l’armée israélienne, au terme d’une semaine noire ayant fait plus de 200 morts, presque uniquement des Palestiniens, alors que le Hamas et Israël sont restés sourds aux appels internationaux à la désescalade.

 
Photo : Ahmud Hams / Agence France-Presse. À Gaza, secours et habitants tentaient lundi de déblayer les gravats et d’éteindre les incendies en cours, dont celui d’une usine de matelas en mousse. «Le plus difficile, c’est incendier l’enfer.» (Stanislaw Jerzy Lec)  

   Dans la nuit de dimanche à lundi, l’aviation israélienne a pilonné à des dizaines de reprises la bande de Gaza, où des groupes armés ont tiré des roquettes vers Israël.

   Des centaines de bâtiments ont été endommagés et les coupures d’électricité se sont intensifiées, d’après les autorités locales, qui n’ont pas fait état de victimes dans l’immédiat. Au petit matin, les rues de l’enclave côtière où vivent deux millions de personnes étaient désertes, a constaté un journaliste de l’AFP.

   L’armée israélienne a indiqué lundi dans un communiqué avoir ciblé neuf maisons appartenant à des hauts commandants du Hamas, qui servaient pour certaines à «stocker des armes».

Photo: Ahmud Hams / Agence France-Presse. Un jeune Palestinienne blessée était évacuée dimanche après des frappes israéliennes dans le quartier résidentiel de Rimal, à Gaza.

La dernière grande confrontation entre Israël et le Hamas remonte à l’été 2014. Le conflit de 51 jours a ravagé la bande de Gaza et fait au moins 2251 morts du côté palestinien, pour la plupart des civils, et 74 du côté israélien, quasiment tous des soldats.

Par Daphné Rousseau - Agence France-Presse et Sakher Abou El Oun - Agence France-Presse à Gaza et à Jérusalem 

https://www.ledevoir.com/monde/moyen-orient/602030/le-pilonnage-de-gaza-par-israel-continue

La paix : une menace pour l’économie mondiale

(Situation planétaire, 2017)

Les dépenses militaires mondiales en 2016 s’élevaient à 1.570.000.000.000. Si tous les budgets des États alloués aux dépenses militaires étaient transférés à la restauration/préservation de la Terre, il y aurait peut-être un effondrement économique temporaire, mais cela changerait le monde – assurément pour le mieux, car on pourrait éradiquer la pauvreté.

Quel que soit le statut de Jérusalem (la cité à trois têtes!), la vieille bataille pour «quelques arpents de sable» n’est pas à la veille de se terminer. Toutes les tentatives d’accord de paix ont échoué et viré en bains de sang les unes après les autres.

Photo : Accord de paix... «Un vrai ennemi ne te laisse jamais tomber.» (Stanislaw Jerzy Lec)  

Pour comprendre l’histoiretrès complexe de cette région :

Petite histoire de la Palestine pour les nuls

Par Camille Pollet | le 29 juillet 2014

Non, le conflit israélo-palestinien n’est pas une guerre de religion à proprement parler, même si sa dimension religieuse est fondamentale. Non, le sionisme ne relevait pas du complot. Non, les États-Unis n’ont pas été systématiquement favorables aux initiatives d’Israël. Non, aujourd’hui comme hier, les Palestiniens et les Israéliens n’approuvent pas tous les actions de leurs dirigeants. Non, l’évacuation de la bande de Gaza par les Israéliens en 2005 ne reflétait pas une volonté de dialogue avec les Palestiniens.

Malgré l’importance du traitement médiatique de ce conflit, j’entends très fréquemment des inexactitudes sur le sujet. Je crois qu’il faut embrasser les 2500 dernières années pour bien comprendre. Ce que je vous propose ici, à grands traits. [...]

Suite :

https://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-les-echos-de-lhistoire/20140729.RUE0525/petite-histoire-de-la-palestine-pour-les-nuls.html

Article intégral et vidéo :

https://situationplanetaire.blogspot.com/2017/12/la-paix-une-menace-pour-leconomie.html