10 novembre 2015

Varia éco-suicide

Tandis qu’on se préoccupe des potentiels effets cancérigènes de la viande rouge et des charcuteries, l’industrie et les restos de malbouffe bombardent les écrans de publicités.

Hamburger ‘Tentative de Suicide’ 

Et, grands et petits «chefs» se décarcassent pour inventer des recettes «originales».

Ouash... s’agit-il d’un Photoshop pour le Musée planétaire des horreurs ou d’un vrai sushi d’écureuil? Il y en a qui trouvent ça cool de bouffer toutes les sortes d’animaux possibles, piégés ou chassés, en plus de ceux produits en usines d’élevage.

My God! Que penser des quelque 200 000 pinsons et ortolans braconnés annuellement en France – pour les gastronomes?

Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et un militant montrent à l'écran des pinsons morts sur un champ dans les Landes. Photo : Getty images Gaiza Iroz  

Chasse aux pinsons : des militants écologistes agressés en France

«La France est l'un des pays les plus beaux d'Europe en matière de biodiversité, mais on est très agressif à l'égard de cette richesse.» Ça fait des années qu'Allain Bougrain-Dubourg, à la tête de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), milite et dénonce le braconnage de milliers d'oiseaux dans son pays. Lundi matin, alors que la ligue menait une opération contre le braconnage des pinsons dans les Landes, elle a été violemment prise à partie par des riverains de la région. 
   Chaque année, des milliers d'oiseaux quittent la Sibérie et les territoires scandinaves et lors de cette migration, ils sont capturés dans les Landes, un département du sud-ouest de la France. Pourtant, la chasse aux pinsons est interdite en France et en Europe. «Ce sont des espèces protégées par la loi (...), mais sur le terrain, on ne fait rien», constate Allain Bougrain-Dubourg. 

Chic le revenant du paléolithique!

«On dénonce cette situation, car les autorités françaises ne bougent pas. Cette fois-ci, ça a été assez violent, car les gens sont sortis avec des pelles et pioches, ils ont saisi la caméra, crever les pneus.» Le président de la LPO a reçu de nombreuses menaces de mort, mais une agressivité comme celle-là, il n'en avait jamais vu avant, avoue-t-il. Il trouve qu'à quelques semaines de la grande conférence sur le climat à Paris, l'événement est d'autant plus scandaleux. «Le président (François Hollande) annonce que la France doit être exemplaire pour la protection de la biodiversité mais sur le terrain tout le monde ferme les yeux.» 


«Les ortolans, on les engraisse dans le noir et on les tue en les plongeant dans l'armagnac. Les pinsons, on les mange en brochette. C'est un luxe scandaleux qui se développe sur le dos de la nature.» Selon la Ligue de protection des oiseaux, ce sont des dizaines de milliers de pinsons qui seraient tués chaque année illégalement. L'organisme qualifie même les Landes comme un territoire de non droit. 
    Source : http://ici.radio-canada.ca/emissions/le_15_18/2015-2016/

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Une partie du problème vient de la conviction que nous sommes des animaux supérieurs et que cette illusion nous donne tous les droits. On dit que les goélands ne sont que des machines à fiente, mais quand on examine objectivement les problèmes d’égouts municipaux on peut se demander si nous ne sommes pas nous-mêmes des machines à merde. (Le déversement des 8 milliards d’eaux usées de Montréal aura lieu, le fédéral a donné son OK. Plus ça change plus c’est pareil!)

Cartooniste : Dan Piraro (végétalien)

Bon, j’ai fait un détour en saisissant des nouvelles à la volée, mais ça confirme le topo...

Faut-il s’étonner que la viande et les SUV demeurent étroitement associés à la masculinité? L’article suivant propose une réflexion sur de vieux clichés socioculturels qui nous maintiennent dans les ornières de l’éco-suicide.

Les femmes se soucient de la planète.
Les hommes se soucient de leur masculinité.
Par Katherine Martinko
TreeHugger (28/10/2015)

Le fait d'être de sexe masculin pourrait vous empêcher d’adopter des comportements écologiques. Les femmes sont plus portées que les hommes à trimballer leurs sacs réutilisables, à conduire de plus petites voitures et à être végétariennes. Les hommes génèrent davantage d'émissions de carbone parce qu'ils consomment plus de viande et conduisent de gros véhicules. En général, il semble que les hommes éprouvent de la résistance à changer leur mode de vie par crainte de paraître moins viril.

Dans un article du Guardian intitulé «Si le mode de vie durable est perçu comme 'féminin', c'est mauvais pour la planète – et pour les femmes», l’auteure Bhavya Reddy fournit des exemples d'hommes qui ont été ridiculisés parce qu’ils conduisaient des Prius. Une histoire choquante décrit un homme sikh qui fut la cible d'une attaque raciste : on l’a injurié avec «des obscénités et des insultes telles que ‘Ben Laden’, ‘Terroriste’, ‘Allez, retourne dans ton pays’, et, ‘Pourquoi conduis-tu une minuscule Prius, moi j'ai un gros SUV!’»

Quant au végétarisme, beaucoup d'hommes s’accrochent à l'idée que la viande c’est masculin, et que faire griller des végé-burgers sur un BBQ ne fait pas le poids. Une étude de l'Université de Colombie-Britannique intitulée «Viande, moeurs, et masculinité» s’est fixé la tâche intéressante d’enquêter sur «la perception qu'ont les gens de l’alimentation omnivore et végétarienne, ainsi que leur valeur pour la santé». «Dans les deux études, à la fois les omnivores et les végétariens considéraient le végétarien plus vertueux et moins masculin que l’omnivore», concluaient les chercheurs (1). 

Un homme avec qui je parlais la semaine dernière me disait : «Je sais que c'est faux, mais j'ai ce préjugé que tous les gars végétariens sont pâlots et frêles.» Fait intéressant, il y a plus d'hommes que de femmes qui pratiquent le végétalisme (ou véganisme), et c’est vraisemblablement parce qu'il y a quelque chose d’inflexible dans le végétalisme, ce qui plaît aux hommes qui désirent paraître masculins et engagés dans une cause.

Selon la Swedish Defence Research Agency, en 2009, «en transports, les hommes ont consommé plus d'énergie que les femmes : 70 à 80 % plus en Allemagne et en Norvège, 100 % plus en Suède et 350 % plus en Grèce». Les hommes font beaucoup plus de kilométrage annuellement, utilisent moins les transports en commun et achètent de gros véhicules énergivores.

La rivalité qui existe entre les notions de vertu et de masculinité est troublante, de même que la connotation négative associée à la féminité, surtout quand on considère que le bien-être de la planète est en jeu. La masculinité devrait être associée à la protection de la planète, non pas à sa domination. Nous n'avons pas besoin d'encore plus d'obstacles à la réduction des émissions de gaz à effet de serre; la tâche est suffisamment immense telle qu’elle est.

Source : http://www.treehugger.com/

(1) PDF du rapport de recherche : http://www2.psych.ubc.ca/~heine/docs/2011meatmorals.pdf

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Tracy et Jon Stewart à la rescousse des animaux de ferme

C’est formidable quand des célébrités très aimées du grand public s’impliquent ouvertement dans une cause. L’impact est tellement plus significatif.

J’ai suivi le «Daily Show» de Jon Stewart jusqu’à ce que je donne mon téléviseur. Mais j’ai pu regarder certains épisodes sur Youtube par la suite. Un peu déçue qu’il abandonne l’émission, mais, je peux comprendre. 
   Son épouse Tracy et lui on acheté une ferme de 12 acres au New Jersey pour en faire un refuge, en partenariat avec Farm Sanctuary NY (dont souvent parlé ici – voyez les libellés Végétarisme et Zoofriendly). Les Stewart ont profité du lancement du livre de Tracy «Do Unto Animals: A Friendly Guide to How Animals Live and How We Can Make Their Lives Better» en octobre dernier pour annoncer la nouvelle. 
   «J’aimerais que les gens commencent à voir les animaux comme des individus. Si chacun en faisait un peu plus, les aimaient un petit peu plus, tellement de choses pourraient changer. Il n’est pas nécessaire d’être végétalien. Il suffit de les défendre. Vous pouvez leur offrir un peu de tendresse. Je souhaite que les gens se connectent aux animaux comme la plupart d’entre nous le faisions durant notre enfance», disait l’ancienne assistante vétérinaire au New York Times.
   Les Stewart – qui ont deux enfants – partagent déjà leur vie avec plusieurs animaux de compagnie : quatre chiens, deux chevaux, trois lapins, deux poissons, un hamster, deux cochons d’Inde et un oiseau. Ils incorporent l’amour des animaux à leur façon de se nourrir : Tracy est végétalienne et Jon est végétarien. Ils ont fait ce choix pour des raisons éthiques. La ferme servira éventuellement à des fins éducatives. (Source : Care2)

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Matthieu Ricard était de passage à l’émission Bien dans son assiette. Végétarien depuis plus de 40 ans, pour lui, ce régime alimentaire peut être un facteur de cohésion sociale en plus d'avoir des effets bénéfiques sur la santé et l'écologie. «C'est un facteur individuel sur le plan éthique, mais [ça rejoint aussi] le plan social et environnemental parce que ça joue sur les inégalités sociales et la pauvreté. Toute la chaîne de production de viande est la deuxième cause d'émission de gaz à effet de serre, selon la FAO. La consommation de viande est un phénomène où tout le monde y perd, les animaux en premier.» 
    M. Ricard estime que le traitement que l'on réserve aux animaux met à rude épreuve notre notion d'altruisme. «C'est une question de vision du monde selon laquelle on veut toujours devenir plus riche, plus puissant. Il faut mettre un terme à l'avidité et promouvoir l'ouverture à l'altruisme, à la bienveillance.» (ICI Radio-Canada Première)


Plaidoyer pour les animaux
Matthieu Ricard
Allary Éditions, octobre 2014

Dans la lignée de Plaidoyer pour l'altruisme, Matthieu Ricard invite à étendre notre bienveillance à l'ensemble des êtres sensibles. Dans l'intérêt des animaux, mais aussi des hommes.
   Nous tuons chaque année 60 milliards d'animaux terrestres et 1 000 milliards d'animaux marins pour notre consommation. Un massacre inégalé dans l'histoire de l'Humanité qui pose un défi éthique majeur et nuit à nos sociétés : cette surconsommation aggrave la faim dans le monde, provoque des déséquilibres écologiques, est mauvaise pour notre santé.  En plus de l'alimentation, nous instrumentalisons aussi les animaux pour des raisons purement vénales (trafic de la faune sauvage), pour la recherche scientifique ou par simple divertissement (corridas, cirques, zoos). 
   Et si le temps était venu de les considérer non plus comme des êtres inférieurs mais comme nos «concitoyens» sur cette terre? 
   Nous vivons dans un monde interdépendant où le sort de chaque être, quel qu'il soit, est intimement lié à celui des autres. Il ne s'agit pas de s'occuper que des animaux mais aussi des animaux. 
   Cet essai lumineux met à la portée de tous les connaissances actuelles sur les animaux, et sur la façon dont nous les traitons. Une invitation à changer nos comportements et nos mentalités.

Matthieu Ricard présente son livre – un condensé percutant sur la situation globale en matière de consommation :

8 novembre 2015

Énergies «sales» : la vérité pue?

Pourquoi se scandaliser des propos du secrétaire d'État John Kerry qui a mis de l’huile sur le feu en affirmant que Keystone XL aurait «facilité le transport vers les États-Unis d'une des sources d'énergie les plus sales de la planète.»? Il n’y a pas d’endroit sur terre où l’on ne souffre pas de l’effet «énergies sales». Nous savons que les industries pétrolières, gazières et minières sont par définition extrêmement «sales» et polluantes. Il faut être vraiment naïf pour croire qu’elles pourraient soudain devenir propres en utilisant des méthodes différentes d’exploitation.

Il n’est pas nécessaire d’être adepte de la «simplicité volontaire» pour comprendre le ridicule et les graves conséquences de l’hyper consommation promue par l’industrie. Le dépotoir planétaire ne finit pas de grandir et il nous enterrera vivants, tous autant que nous sommes si l’on continue.

Plus il y a d'exploitation et de matières dangereuses en circulation, plus il y a de risques d’accidents. Jugez par vous-même :
Principaux déversements et fuites de pétrole en 2015
1 litre d'hydrocarbures pollue 1 million de litres d'eau et la rend impropre à la consommation. Selon les firmes spécialisées dans le domaine, avec la meilleure technologie disponible il est impossible de ramasser plus de 10% du pétrole déversé.
http://meteopolitique.com/Fiches/petrole/deversements-de-petrole/2015/Deversements-de-petrole-en-2015.htm

Bien commode la pensée magique et le déni – mais n’attendons pas de goûter à ces eaux-là pour ôter nos œillères. Ce sont des humains, des animaux qui paient de leur vie pour nourrir la machine industrielle, sans parler de la nature elle-même.

Pas plus tard que jeudi dernier (5/11/2015) : 
    Rupture de deux barrages dans l’État Minas Gerais 
    Les villageois sont en majorité des employés de la compagnie minière Samarco, détenue à parts égales par le géant minier brésilien Vale et le groupe australien BHP Billiton. La Samarco a confirmé la disparition de plusieurs de ses employés dans cet accident dont les causes restent inconnues.
    Le barrage de Fundao, où travaillaient 25 personnes, retenait des "boues toxiques de déchets minéraux sur une superficie équivalente à 10 stades de football", selon le président du syndicat local des mineurs Ronaldo Bento.

Source des photos ci-après : http://www.theguardian.com/international

Un cheval lutte pour s'extirper de la boue dans la petite ville de Bento Rodrigues, Brésil. Les sauveteurs cherchent des survivants. Photographie : Felipe Dana/AP

Photographie : Oglobo -- L'inondation par les boues de minerais causée par l’effondrement de deux barrages utilisés par les minières de BHP Billiton et Vale a atteint six villages
    Les soi-disant bassins de rétention contiennent des masses de déchets rocheux réduits en poussière et mélangés à de l'eau une fois que l’extraction des minéraux précieux a été faite; ces résidus peuvent inclure des produits chimiques dangereux, ajoutant aux craintes de contamination potentielle provenant du barrage Samarco. 
    La compagnie a cherché à minimiser ces craintes en disant qu'il n'y avait pas d'éléments chimiques pouvant représenter des risques pour la santé lors de l'accident. 
    C’est le second désastre dû à l’effondrement d’un barrage à Minas Gerais en 12 ans. En 2003, 1,2 milliard de litres de déchets provenant d’une usine de cellulose s’étaient répandus dans les rivières, privant 600,000 personnes d’eau potable et tuant les poissons jusqu'à l'océan Atlantique. 
    Le prix du minerai a baissé d’un tiers cette année en raison d'un surplus mondial et de la baisse de la demande chinoise.

Un sauveteur avec un cheval coincé dans la boue de l'inondation. Photographie : Ricardo Moraes/Reuters [Il n’est sans doute pas équipé pour l’euthanasier... horrible!!!]  

Vue aérienne de vaches blanches (broutant quoi?!) sur l’une des parcelles de terres déboisées de l'Amazonie près de Rio Pardo, Brésil. Le village d'environ 4 000 habitants a émergé là où s’élevait une jungle il y a moins de 25 ans. Les bûcherons qui ont déboisé la forêt tropicale ont été suivis par des éleveurs, des agriculteurs, des petits commerçants et des prospecteurs. Photographie : Nacho Doce/Reuters

Souches calcinées photographiées tandis qu’on met le feu aux forêts de tourbières pour installer une plantation de palmiers, en périphérie de la ville de Palangkaraya, Indonésie. La pollution atmosphérique a été un grave problème depuis les 18 dernières années en Indonésie à cause du brûlage illégal des forêts sur les îles de Sumatra et à Bornéo afin de défricher les terres pour la production de pulpe, de papier et d'huile de palme. Photographie : Ulet Ifansasti/Getty Images

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Pétro-investisseurs
Extrait de «L’emprise du pétrole» (ICI Radio-Canada)

Le néo-démocrate Brian Topp a, pour sa part, déjà fait part de ses inquiétudes face au nombre d'investisseurs étrangers dans le secteur énergétique. «La seule stratégie énergétique, industrielle et commerciale du Canada c'est de ne pas en avoir et d'inviter les pays étrangers à venir se servir dans nos ressources brutes pour en profiter chez eux», écrivait-il dans une tribune publiée dans la presse en 2012, où il citait notamment les pratiques du Brésil, de la Chine et des États-Unis.

5 novembre 2015

Bon vent et vogue la galère!


On se croirait au Nouvel An : beaucoup de résolutions et de promesses (184). Il y en a eu avant et il y en aura après. On s’encourage, mais on modère ses transports. Néanmoins, peut-être que M. Trudeau et ses ministres auront l’intégrité, la conscience et le courage de résister aux grands lobbies (1), notamment pétroliers, qui défendent des intérêts particuliers et corporatistes aux dépens de l’intérêt général. Ce qui représenterait un changement spectaculaire. Souhaitons-nous bonne chance.

J’invite les membres du cabinet à lire La Charte de la Terre (voyez l’onglet ci-haut) – une liste d’actions concrètes et positives à faire maintenant (c’est pour hier en fait!) : 
   «Nous devons unir nos efforts pour donner naissance à une société mondiale durable, fondée sur le respect de la nature, les droits universels de l’être humain, la justice économique et une culture de la paix. (...) Les Défis de l’Avenir C’est à nous de choisir : former un partenariat à l’échelle globale pour prendre soin de la Terre et de nos prochains ou bien participer à notre propre destruction ainsi qu’à celle de la diversité de la vie. Des changements fondamentaux dans nos valeurs, nos institutions et notre façon de vivre sont indispensables. Nous devons admettre qu’une fois les besoins de base satisfaits, l’évolution de l’humanité n’est pas une question d’avoir plus... Nous possédons la connaissance et la technologie suffisantes pour subvenir aux besoins de tous et pour réduire les répercussions sur l’environnement.»
   Les gouvernements des nations qui violent cette Charte devraient comparaître devant un tribunal pour crimes contre la Terre – une Cour Internationale des Droits de la Terre (CIDT) devrait être créée, car continuer dans la voie actuelle constitue un Planétaricide au premier degré.


(1) Rappel utile

Le terme lobby désigne un réseau de personnes – appelé aussi groupe d'intérêt, groupe de pression ou groupe d'influence – créé pour promouvoir et défendre les intérêts privés d'un groupe donné en exerçant des pressions ou influences sur des personnes ou des institutions publiques détentrices de pouvoir. Le rôle d’un lobby est d’influencer directement ou indirectement l'élaboration, l'application ou l'interprétation des mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, toute intervention ou décision des pouvoirs publics.

Au Québec, depuis le 13 juin 2002, la Loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme encadre la pratique.

Est-ce que le lobbyisme est légitime?
Le lobbyisme et les lobbyistes sont souvent l’objet de mythes assez largement véhiculés faisant référence à des activités dont la moralité est douteuse ou qui sont, dans les pires cas, carrément illégales. Pourtant, les premiers mots de la Loi affirment le caractère légitime de ces activités. D’ailleurs, cette pratique est réglementée non seulement au Québec mais aussi au Canada (à l’échelle fédérale), dans certaines provinces ainsi qu’aux États-Unis et dans certains pays d’Europe.

Qu’est-ce qu’un lobbyiste?
C’est une personne qui, moyennant contrepartie (salaire ou autre rétribution), communique avec les titulaires de charges publiques en vue d’influencer la prise d’une décision. Ces communications peuvent se faire par écrit ou par téléphone ou encore en personne. Le lobbyiste peut être un spécialiste en relations publiques. Il s’en retrouve aussi, entre autres, parmi les avocats, les notaires, les ingénieurs, les architectes, les urbanistes, les comptables, les promoteurs immobiliers et les représentants d’entreprise. Le lobbyiste a généralement une bonne connaissance de la réalité de sa clientèle et de son environnement. Il doit aussi posséder une solide connaissance des structures politiques ou administratives de chacune des instances où son dossier doit cheminer.

Catégories de lobbyistes

Le lobbyiste-conseil
C’est une personne, salariée ou non, dont l’occupation est d’exercer des activités de lobbyisme pour le compte d’un client moyennant contrepartie (salaire ou autre rétribution). 
   Exemple : Richard est un avocat payé par son client, un fabricant de pesticides, pour intervenir auprès du ministère de l’Environnement du Québec en vue de faire modifier la politique relative à l’utilisation des pesticides.

Le lobbyiste d’entreprise
C’est une personne qui occupe un emploi ou une fonction dans une entreprise à but lucratif et dont une partie importante des tâches consiste à exercer des activités de lobbyisme pour le bénéfice de cette entreprise. 
   Exemple : Louise est employée par une cimenterie. Ses fonctions consistent principalement à faire des représentations auprès du ministère des Transports du Québec afin qu’il favorise l’utilisation du béton dans la construction des routes.

Le lobbyiste d’organisation
C’est une personne qui occupe un emploi ou une fonction dans une organisation sans but lucratif et dont une partie importante des tâches consiste à exercer des activités de lobbyisme pour le bénéfice de son organisation. 
   Exemple : Geneviève est employée par une association de manufacturiers d’équipements de bureau. Ses fonctions consistent principalement à faire des représentations auprès des grandes villes pour faire changer le mode d’attribution des contrats d’approvisionnement pour le bénéfice des membres de son association.

La Loi n’impose aucune obligation aux citoyens qui veulent communiquer directement avec leurs élus ou avec l’administration publique. Ils ne sont pas considérés comme des lobbyistes au sens de la Loi.

Qui sont les titulaires de charges publiques? 
Ce sont les ministres, le personnel de cabinet, les députés, les maires, les conseillers municipaux, les fonctionnaires gouvernementaux et municipaux ainsi que les dirigeants et le personnel des organismes qui en relèvent.

Quel est l’apport du lobbyisme à la vie politique et démocratique?
Par leurs activités d’influence, les lobbyistes permettent aux décideurs de prendre en considération plusieurs aspects d’une question. En étant informés des tenants et des aboutissants d’un enjeu, les titulaires de charges publiques peuvent se trouver mieux outillés pour prendre une décision.

Le lobbyisme et la Loi

Principes
- Le lobbyisme constitue un moyen légitime d’accéder aux institutions parlementaires, gouvernementales et municipales.
- Le citoyen a le droit de savoir qui cherche à exercer une influence auprès des institutions publiques et à quel sujet.

Objectifs
- Rendre transparentes les activités de lobbyisme exercées auprès des titulaires de charges publiques; la création d’un registre des lobbyistes est le moyen qui permet d’atteindre cet objectif.
- Assurer le sain exercice des activités de lobbyisme par l’établissement d’un Code de déontologie des lobbyistes.
- Préserver et renforcer la confiance que les citoyens du Québec ont en leurs institutions et en ceux qui y œuvrent.

Qui s’assure du respect de la Loi et du Code?
C’est le commissaire au lobbyisme du Québec, nommé par l’Assemblée nationale, qui a pour mandat d’assurer, par des interventions de surveillance et de contrôle (vérifications, inspections et enquêtes), la transparence et la saine pratique des activités de lobbyisme auprès des titulaires de charges publiques des institutions parlementaires, gouvernementales et municipales.

Quelles sont les sanctions pour les contrevenants?
Tout lobbyiste contrevenant à la Loi ou au Code est passible de sanctions pénales (amendes), de mesures disciplinaires et d’un recours civil (remboursement de la valeur de toute contrepartie [rétribution] reçue ou payable en raison des activités ayant donné lieu à des manquements).
   La loi sur la transparence et l’éthique en matière de lobbyisme, comme les autres lois assurant l’accès à l’information, vous permet de savoir ce qui se passe dans votre municipalité et dans l’appareil gouvernemental. Elle constitue, à cet égard, un outil vous donnant l’occasion de participer aux débats de société. Ces débats peuvent viser un enjeu à l’échelle du Québec comme le développement de l’énergie éolienne ou un problème très local comme un projet d’usine sur le territoire de votre municipalité.

Si vous remarquez une situation non conforme à la Loi et au Code vous pouvez la signaler au Commissaire au lobbyisme par écrit, courriel ou téléphone.

Registre québécois des lobbyistes : www.lobby.gouv.qc.ca  

31 octobre 2015

Si l’horreur se limitait aux déguisements


L'Alberta, mine d'or pour l'horreur 
   (...) Selon un sondage mené pour le compte du site Retailmenot.ca, les Albertains sont les Canadiens qui dépensent le plus pour les costumes d'Halloween. 
   Il faut dire que la croissance démographique joue aussi en faveur des commerçants. La population albertaine a augmenté de plus de 100 000 habitants annuellement ces dernières années. Ces nouveaux albertains doivent s'acheter des décorations pour célébrer l'Halloween, constate l'économiste de l'Université de l'Alberta, David Caron. «On a une population qui tend à croître à Edmonton. On est peut-être avantagé par rapport à des populations qui sont plus stables, plus sédentaires ... », affirme-t-il.
(ICI Radio-Canada, 2014)

En passant : le montant dépensé par les Canadiens en bonbons, confiseries et grignotines selon les ventes enregistrées par les grands détaillants en octobre 2014 : 397,7 millions de dollars (Statistiques Canada). Tandis que beaucoup d’enfants canadiens ne mangent pas à leur faim, au quotidien. 

Mais, l’horreur albertaine ne se limite pas aux célébrations de l’Halloween – elle est permanente.

Rachel Notley, première ministre de l'Alberta. Photo : PC/Larry MacDougal

Faut-il pleurer avec Rachel Notley et s’apitoyer sur le sort des producteurs pétroliers et gaziers en raison des faibles prix du pétrole? 
   «Elle espère que certains entrepreneurs qui travaillent dans le secteur pétrolier et gazier sauront profiter des milliards de dollars que son gouvernement a prévu injecter et des bas taux d'intérêt pour relancer le secteur de la construction en investissant massivement dans les infrastructures.»


Bien sûr, c’est dommage pour les travailleurs qui ont succombé au rush bitumineux et perdu leur emploi. Mais, ils pourraient toujours se recycler. À mon avis les investisseurs qui soutiendront les entreprises de ménage environnemental (restaurer ce terrifiant trou puant, toxique et mortel) sont ceux qui feront le plus d’argent. Les impôts des contribuables pourraient aussi être utilisés à meilleur escient. Nous devrions plutôt pleurer sur le sort des autochtones, le nôtre et celui du pays en entier. Le futur c'est maintenant.

M. Justin Trudeau ne pourra pas habiter le 24 Sussex Dr. immédiatement car la bâtisse doit être retapée. Je proposerais donc au premier ministre de louer un cottage pour sa petite famille à Fort Chipewyan. Rien de mieux qu’avoir les deux pieds dedans pour comprendre. Peut-être aurait-il une vision plus juste des dégâts environnementaux et des problèmes causés aux nations autochtones? C’est immensément triste et révoltant de voir comment on les a évincés, eux qui ont toujours respecté et préservé leur environnement naturel.

Il est de coutume de regarder des films d’horreur à l’Halloween. Eh bien, j’ai vu deux films de vampires : comment bouffer une province, un pays, voire, un continent. Mise en garde : évitez si vous êtes déprimé, ça va vous achever. Les choses n’ont fait qu’empirer depuis 2012...

To The Last Drop
Niobe Thompson, Tom Radford 2012; 47:33

The small town of Fort Chipewyan in northern Alberta, Canada, is facing up for the fight against The Alberta oil sands, which is arguably now the world’s largest construction project. Its expansion will have an estimated $1.7 trillion impact on the Canadian economy over the coming decades. An area of boreal forest the size of Greece will be affected by industrial activity. Once again the issue is water, but this time it is not just the flow of the river, but the chemicals the current may be carrying downstream from the strip mines and bitumen upgraders. In recent years, Fort Chipewyan has experienced an unusually high rate of cancer. Local fishermen are finding growing numbers of deformed fish in their nets. Residents and the community doctor, worry there could be a connection to the oil sands…

https://thoughtmaybe.com/to-the-last-drop/

Pour plus de scènes d’horreur :

Dirty Oil
Leslie Iwerks 2009; 1:15:49

Dirty Oil looks into the strip-mined regions of Alberta, Canada, where the vast and toxic Tar Sands currently supply the United States with the majority of its oil. Through the eyes of corporate officials, politicians, scientists, doctors, environmentalists and communities directly impacted by the largest industrial project on the planet today, Dirty Oil travels to both sides of Canada to document the irreversible toll the tar sands take, further fuelled by the western world’s addiction to oil…

https://thoughtmaybe.com/dirty-oil/

21 octobre 2015

Le Québec : paradis des pesticides

Déjà en 1995, beaucoup d'agriculteurs se plaignaient de la mafia agroalimentaire : "T'achètes mes pesticides et mes graines ou je détruis ta ferme."

Ça fait partie de l'agro-suicide... Avec le partenariat transpacifique, autant dire adieu définitivement aux produits agricoles sains, non toxiques.



Québec a perdu le contrôle des pesticides

Exclusif - L'utilisation de pesticides agricoles atteint des niveaux records au Québec. De nouvelles données compilées par Radio-Canada montrent une présence préoccupante de ces produits toxiques dans l'environnement. Dans le même temps, le gouvernement provincial réduit ses efforts budgétaires pour trouver des solutions de rechange plus écologiques, et ce sont les vendeurs de pesticides qui en profitent.

Un reportage de Thomas Gerbet

[Extraits] 

«Dès que j'ai commencé à faire des arrosages, j'ai voulu porter une combinaison, parce qu'à l'école on nous a tellement parlé des effets néfastes», raconte Heidi Asnong, 33 ans, productrice de grandes cultures de maïs et de soya à Pike River, dans le sud du Québec. «Des fois, même quand j'arrose avec mon tracteur, dans la cabine, je sens vraiment que j'ai un mal de tête».

Elle aimerait utiliser moins de pesticides pour lutter contre les insectes et les mauvaises herbes, mais elle se sent forcée de le faire.

«L'industrie te pousse toujours à être plus performant, à sortir le plus de rendement, à avoir les champs les plus propres possible.» (Heidi Asnong, agricultrice)  

Le gouvernement du Québec emploie moins d'agronomes qui peuvent aider les producteurs à trouver des solutions alternatives pour protéger les cultures. Leur nombre dans la fonction publique provinciale a chuté en quelques années. Ils étaient 445 dans la fonction publique provinciale en 2010, ils n'étaient plus que 351 en 2014.

Québec a aussi considérablement réduit ses subventions dans les programmes de recherche de solutions plus écologiques.

Article intégral (à lire!) :
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/National/2015/10/21/001-pesticides-quebec-agriculture-rivieres.shtml

Les 12 salopards
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/sante/2015/03/25/001-fruits-legumes-pesticides-lepicerie.shtml

20 octobre 2015

Le discours du premier ministre version Zapartistes

L’imitation est réussie – trop drôle!  

Justin Trudeau par Jean-François Nadeau
20 octobre 2015

Soirée électorale des Zapartistes

C’est le jour J et La Fabrique culturelle se retrouve en coulisses avec Les Zapartistes pour vivre un peu de cette soirée électorale et surtout entendre le discours du chef gagnant! Rien de tel qu’un peu d’humour pour analyser un résultat électoral – parce que rire est une si jolie façon de montrer les dents.

Crédits
Coordination : Véronique Labonté
Réalisation, caméra et montage : Jérôme Scaglia
Technicien généraliste : Patrick Millette

Si vous avez accès à la zone, ça vaut le détour :
http://www.lafabriqueculturelle.tv/capsules/5986/le-discours-du-premier-ministre-version-zapartistes

Un mode de scrutin rétrograde

Cette blague ne vise aucun élu en particulier.
C’est juste pour mettre le doigt sur le bobo :
notre système de votation est totalement désuet.

Les suggestions du député libéral Stéphane Dion en vue de modifier notre mode de scrutin se rapprochent de la vraie démocratie : atteindre la proportionnelle modérée en créant des circonscriptions à cinq sièges + un mode de scrutin proportionnel-préférentiel-personnalisé. Ce serait formidable si le projet se concrétisait... un réel changement.

http://www.greenparty.ca/sites/greenparty.ca/files/attachments/p3_un_mode_de_scrutin_pour_le_canada_stephane_dion.pdf

«C'est le malheur de ceux qui ne prennent pas parti dans la politique, qu'ils sont également dégoûtés par toutes les factions et qu'ils ont le sentiment de vivre chez des bandits ou chez des fous.»

«Il n'y a quelquefois pas d'autre moyen de juger d'une opinion politique que de considérer la qualité de ceux qui la professent.»

~ Rémy de Gourmont (Des pas sur le sable...)

15 octobre 2015

Flagrant délit politique

Il est plus facile de duper les gens...
que de les convaincre qu'ils ont été dupés.
-- Mark Twain

Que nous et nos politiciens le sachions ou non, la Nature est partie prenante à toutes nos conventions et décisions, et elle a plus de votes, plus de mémoire, et un sens de la justice plus strict que le nôtre. (Wendell Berry)  


16 octobre 2015 -- Suggestion d'article (dans la veine) : un straight-punch (ou un uppercut) bien envoyé. Bravo!

Le prix Nobel de la médiocrité
Josée Blanchette
Journal Le Devoir, 16 octobre 2015

Dans le fond, si un pays pouvait se voir décerner un prix Nobel de la médiocrité, le Canada serait certainement en lice, sinon bon premier.

C’est ici qu’on flushe (flushera ? flushera pas ?) huit milliards de litres d’eaux usées dans la jugulaire du pays; ici qu’on muselle les scientifiques qui nagent à contre-courant; ici qu’on se demande si ce sera par train ou par pipeline mais toujours la tête dans le sable; ici qu’on a le pied sur les pédales de gaz et de frein en même temps; ici qu’on dénature la nature et qu’on chloroforme la population pour mieux assassiner le bien commun; ici qu’on enfile un déguisement d’Halloween pour aller voter «stratégique» démocratiquement; ici qu’on a trop de géographie, pas assez d’histoire et encore moins de vision périphérique.

Suite : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/452691/le-prix-nobel-de-la-mediocrite

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15 octobre 2015
 
Diable! C’est fou le hasard. Tandis que je concoctais ce message, j’entendais cette nouvelle à la radio : 

   De passage à Montréal jeudi, le chef libéral Justin Trudeau s'est défendu d'avoir appuyé le comportement du coprésident du comité de sa campagne électorale nationale, Daniel Gagnier, en insistant sur l'importance de l'enjeu éthique pour son parti. 
   Le départ de M. Gagnier est survenu moins de 24 heures après que le parti eut pris connaissance d'un courriel qu'il a envoyé à TransCanada, a répété le chef libéral. (...) 
   Dans son courriel envoyé à TransCanada, Daniel Gagnier suggère à cinq responsables du projet d'oléoduc Énergie Est d'approcher le plus rapidement possible les bonnes personnes dans les clans libéraux et néo-démocrates, au lendemain du 19 octobre, afin de ne pas reporter la mise en service du projet.
   Le Parti libéral du Canada avait pris sa défense mercredi, affirmant qu'il n'avait enfreint aucune règle en matière d'éthique. En tournée dans la région montréalaise jeudi, le chef libéral a contredit cette position initiale, répétant à plusieurs reprises que les actions de M. Gagnier étaient «inappropriées». 
   Qui est Daniel Gagnier? 
   Daniel Gagnier était inscrit au registre des lobbyistes jusqu'en 2014. Il a déjà présidé l'Institut canadien de politique énergétique, un organisme de lobbyisme de l'industrie qui n'existe plus depuis quelques années. Il a été chef de cabinet de l'ex-premier ministre de Jean Charest de 2007 à 2009, puis appelé à la rescousse pendant la grève étudiante de 2012. De 1995 à 2007, il a fait partie de la haute direction d'Alcan. En 2014, il était également impliqué auprès de Justin Trudeau durant la course à la direction.
(ICI Radio-Canada Info)

Ahurissant. Il s’agit d’une flagrante démonstration de ce que dénonce le documentaire PSYWAR : lobbies, agences de relations publiques, privilèges et pots-de-vin, complicité des grands médias et propagande (à la Edward Bernays). S’il vous reste des illusions sur les partis politiques, c’est à voir avant de voter : https://thoughtmaybe.com/psywar/ . Si vous trouvez trop long, regardez la vidéo du message précédent - un film d'animation de 6:28 min.

Michael Parenti (historien, politologue et critique culturel américain; il a enseigné dans des universités américaines et étrangères) :

«Le réchauffement climatique agit déjà sur nous à grande vitesse et avec des effets rétroactifs peut-être irréversibles! Nous n'avons pas des éons ou des siècles ou plusieurs décennies devant nous. La plupart des gens en vie aujourd'hui n'ont même pas le luxe de se dire ‘après moi, le déluge’ parce qu’ils seront là pour en faire l'expérience. Et si vous pensez que ce sera ‘intéressant’ ou ‘excitant’, demandez aux survivants d’un tsunami ce qu'ils ont ressenti. En ce moment, l’instinct ploutocratique ‘d’accumuler, accumuler, accumuler' peut nous détruire tous une fois et pour toutes.»


«Les questions écologiques ne sont abordées que superficiellement par le système capitaliste. Les ploutocrates sont plus attachés à leur richesse qu’à la terre sur laquelle ils vivent, et plus préoccupés du sort de leurs fortunes que du sort de l'humanité. La crise écologique actuelle a été créée par une minorité au détriment de la majorité. Autrement dit, la lutte au sujet de l'environnement fait partie de la lutte des classes elle-même, un fait qui semble avoir échappé à de nombreux écologistes mais qui est bien compris par les ploutocrates – et c'est pourquoi ils s’emploient impitoyablement à ridiculiser et dénoncer les ‘éco-terroristes’ et les ‘Tree huggers’.» 

John Stauber (écrivain et conférencier, fondateur du Center for Media and Democracy) :

«Les cohortes d’agences publicitaires, de pirates, de lobbyistes et l’industrie des relations publiques (PR...) sont devenues une sorte d'armée d'occupation dans notre démocratie. Quand j'ai découvert la manière typique dont fonctionne l’industrie du PR, j’ai décidé de devenir activiste pour révéler notamment sa façon de manipuler le public et la presse pour contrecarrer les activistes qui défendent l'intérêt public.»

«À titre d’exemple, supposons que je sois propriétaire d’une industrie houillère. J’entends lancer une campagne destinée à convaincre le public américain que les émissions (qui accélèrent le réchauffement climatique) ne sont pas nocives car le réchauffement climatique signifie plus de dioxyde de carbone dans l'atmosphère et que celui-ci favorise la croissance des plantes. N'est-ce pas là la quintessence d'un bon environnement : plus de vert, plus de plantes en croissance? 
   C’est ridicule, absurde. Qui va croire ça? Seulement les détenteurs d’actions dans l'industrie houillère sans doute! Alors, l'industrie financera un groupe d'experts avec des connaissances scientifiques en environnement qui formera une société appelée Greening Earth Society. Et, ces personnes affirmeront sans sourciller : ‘Oui, en effet, un réchauffement climatique semble se produire, mais c'est une bonne chose; nous devrions bien l’accueillir’. 
   Et là, les gens réfléchiront et diront : ‘Vous savez, Greening Earth Society est sûrement un groupe environnemental. Ces gars-là ont un doctorat, ce sont des scientifiques, et je les écoute sur le réseau National Public Radio. Et ils m'assurent que le réchauffement climatique est vraiment une bonne chose pour nous’. Cette technique est efficace, car elle travaille habituellement par l'intermédiaire des médias. 
   Mais gardons-nous de sombrer dans le désespoir, même dans ces situations extrêmes. Il est important que les particuliers retirent leur pouvoir des mains des entreprises, qu’ils s’organisent pour élaborer une vraie démocratie et créent un système économique qui sera juste et durable sur le plan écologique aussi.»

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Notre indécrottable égocentrisme serait-il à la l’origine de nos systèmes outrageusement dépourvus d’équité et de compassion?

Au banquet de l’ego, personne ne quitte rassasié.

SUR L’ACTIVITÉ ÉGOCENTRIQUE
Chapitre XIX

La première et dernière liberté
Krishnamurti
Traduction de Carlo Suares 
Préface d’Aldous Huxley
Stock; 1954

(p. 232-137)

Nous nous rendons compte, pour la plupart, que toutes les formes possibles de persuasion et d’incitation nous sont offertes pour nous inciter à résister aux activités égocentriques. Les religions, avec leurs promesses, la menace de l’enfer et les condamnations de toutes sortes, essayent de détourner l’homme de cette constante activité engendrée par le centre du «moi». Comme elles n’y réussissent pas, les organisations politiques prennent leur suite. Là encore, les législations, de la plus simple à la plus complexe, emploient tous les moyens possibles de persuasion – jusqu’aux camps de concentration – pour briser la résistance que l’on pourrait opposer à leurs espoirs utopiques. Et pourtant nous persistons dans nos activités égocentriques, qui semblent être les seules que nous connaissons. S’il nous arrive d’y penser, nous essayons de les modifier, d’en changer le cours; mais il ne se produit pas une transformation fondamentale en nous qui mette radicalement fin à cette activité. Les personnes réfléchies s’en rendent compte et savent aussi qu’il ne peut pas y voir de bonheur tant que cette activité égocentrique ne s’arrête pas. La plupart d’entre nous prenons pour acquis l’idée que cette activité est naturelle et que les actions qui en résultent inévitablement ne peuvent être que modifiées, façonnées, contrôlées. Mais des personnes plus sérieuses et plus fermes dans leur détermination (je ne parle pas de sincérité : on peut être sincère dans l’illusion) doivent découvrir si, étant conscientes du processus total de l’activité égocentrique, il leur est possible d’aller au delà.
       Pour comprendre ce qu’est cette activité, il faut évidemment pouvoir l’examiner, la regarder, être conscient de tout son processus. On a une possibilité alors de la dissoudre. Mais pour en être totalement conscient, il faut avoir la ferme détermination de la regarder en face telle qu’elle est, sans l’interpréter, la modifier ou la condamner. Il nous faut être conscients de tout ce que nous sommes en train de faire, de toute l’activité qui surgit de l’état égocentrique. Une de nos plus grandes difficultés est que dès l’instant où nous sommes conscients de cette activité, nous voulons la façonner, ou la contrôler, ou la condamner, ou la modifier, de sorte que nous sommes rarement capables de la regarder directement. Et lorsque cela nous arrive, très peu d’entre nous savent ce qu’il convient de faire. 
       Nous voyons que les activités égocentriques sont nocives, destructrices; que toute forme d’identification, avec tel pays, tel groupe, tel désir; que la recherche d’un résultat ici ou dans l’au-delà; que la glorification d’une idée; que l’imitation d’un modèle de vertu, etc., sont essentiellement le fait de personnes égocentriques. Tous nos rapports avec la nature, avec nos semblables, avec les idées, sont le produit de cette activité. Sachant tout cela, que devons-nous faire? Toutes les activités de cette sorte doivent volontairement cesser, et cela sans contrainte intérieure ni influence extérieure. 
        S’il est vrai que nous sommes souvent conscients du caractère nocif de cette activité, le désordre qu’elle produit ne nous est perceptible que dans certaines directions, soit que nous le voyions chez autrui et pas en nous-mêmes, soit que, le constatant en nous au cours de nos rapports avec autrui, nous voulions transformer cette activité, lui substituer autre chose, la dépasser. Avant de pouvoir « traiter » ce processus, il est pourtant nécessaire de savoir comment il se produit. Il faut savoir regarder une chose pour pouvoir la comprendre et ce processus égocentrique doit être examiné dans tous ses registres, conscients et aussi inconscients : nous devons connaître ses directives conscientes mais aussi les mouvements égocentriques de nos mobiles inconscients et de nos intentions secrètes. 
       Je ne suis conscient de cette activité du « moi » que lorsque je suis en état d’opposition, lorsque la conscience est frustrée, lorsque le « moi » est désireux de parvenir à un résultat; ou encore lorsque cesse mon plaisir, une satisfaction. 
       L’esprit peut-il être libre de tout cela? (...) 
       Ce processus total de l’esprit ne peut être compris que dans nos relations avec la nature, avec les hommes, avec nos propres projections, avec tout ce qui nous entoure. La vie n’est que relations. Bien que celles-ci puissent être pénibles, nous ne pouvons pas les fuir au moyen de l’isolement, en devenant des ermites ou autrement : il n’y a pas de vie sans elles. Nos tentatives d’évasions ne sont que des indications de l’activité du moi. Mais sitôt que vous percevez tout ce processus en tant que conscience, que vous percevez tout ce tableau dans son ensemble (...). 
       Nous n’avons pas besoin de chercher la vérité. La vérité n’est pas un objet lointain : c’est la vérité en ce qui concerne notre esprit, en ce qui concerne ces activités, d’instant en instant. Si nous sommes conscients de cette « vérité-du-moment », notre perception libère une certaine conscience, ou dégage une certaine énergie, laquelle est intelligence, amour. Tant que l’esprit se sert de la conscience pour des activités du moi, il crée la durée avec ses misères, ses conflits, ses désordres et ses illusions. Ce n’est que lorsque l’esprit, comprenant ce processus total, s’arrête, que l’amour peut «être».

8 octobre 2015

Politique et stratégies de survie

En attendant de voir un changement politique un de ces jours, il faut adopter le métabolisme de la morue antarctique : elle entre dans un état dormant pour survivre aux hivers longs et rudes.

Retour sur le déversement d’eaux usées dans le fleuve

Crédit photo : Radio-Canada  

«Quand il se passe quelque chose d’important, le silence est un mensonge
~ A. M. Rosenthal

Nous savons que la manoeuvre est courante dans tous les cours d’eaux et lacs à la grandeur du pays, mais ce déversement colossal qui se fera en un temps record a soulevé un tollé qui a l’avantage de nous sensibiliser encore plus aux conséquences de ce type de pollution.

Nous avons eu droit à beaucoup d’avis d’experts – scientifiques et politiques : un mélange de vérités, de demi-vérités, de mensonges et de fabulations. Comment nous y retrouver?

«C’est quand même pas le Gange», disait stupidement Untel. Bien non, pas encore. 
Néanmoins, la prévention a bien meilleur goût!
Trouvons donc des moyens de prévenir, préférablement basés sur le gros bon sens.

L'écologiste et candidat du Parti Vert Daniel Green admet que le déversement doit être fait pour procéder aux travaux requis, mais il suggère une alternative moins radicale et plus sensée. Il mentionnait aussi que l’été très pluvieux a fait en sorte que le fleuve est déjà lourdement surchargé. «La Ville de Montréal aurait pu, par exemple, travailler au mois de février et déverser ces eaux usées quand il n'y a pas de migration de canards et d'autres oiseaux migrateurs, pas de chasseurs, de pêcheurs ou de plaisanciers sur le fleuve», indiquait M. Green en entrevue avec La Presse Canadienne.
     Extrait de son site :
«Nous ne pouvons que féliciter la ministre de l'Environnement de faire appliquer la Loi sur les Pêches. Cette loi s'applique sans aucun doute ici, et son objectif, de même que la mission de tous les ministres de l'environnement, consiste justement à protéger l'environnement. Ce projet avait été mal planifié et mal étudié, compte tenu de ses conséquences néfastes.
     Cela dit, nous demandons à la ministre Aglukkaq de collaborer avec le maire Coderre dans la réalisation justifiée des travaux de la chute à neige Riverside. Nous demandons à la ministre de rendre disponibles des terrains fédéraux vacants, particulièrement dans l'emprise des ponts Victoria et Champlain, pour y déposer la neige de l'hiver 2015-2016. Rappelons que le gouvernement fédéral est propriétaire de plusieurs vastes terrains à Montréal.
     Nous demandons également à la ministre d'autoriser un déversement très restreint en février prochain et limité à la partie de l'intercepteur sud-est (entre les ouvrages de surverse  Alepin (LaSalle) et Riverside (Vieux-Montréal) situé directement en amont de la zone des travaux dans le Vieux-Montréal  (chute à neige et structures vétustes dans cette partie de l’intercepteur. À cette date, les bactéries dans le rejet seront éliminées par le froid, le volume d’eaux usées à déverser de l'intercepteur sera très réduit (moins de 4 milliards de litre versus les 8 milliards prévus) -  il n'y a pas de surverse en hiver puisqu'il n'y a pas de pluie - et il n'y aura pas de présence humaine près du fleuve

http://www.equipedanielgreen.net/news/2015/10/6/dversement-de-lgout-de-montral-la-loi-enfin-applique-le-fdral-doit-maintenant-collaborer-avec-montral

Qui est responsable de l’éco-suicide?
Personne et tout le monde.

Ce clip mérite de faire le tour de la planète encore et encore... ne serait-ce que pour prendre conscience de nos incohérences individuelles et collectives. C’est plus facile via l’humour et l’autodérision... À VOIR, UN MUST!



Let's Pollute : Détruisons la planète dans la joie et la bonne humeur
Nominé aux Oscars du court-métrage d'animation 2011. «Un court-métrage satirique conçu dans le style des films éducatifs des années 50. Après un bref historique de la pollution, depuis la révolution industrielle jusqu’à maintenant, le film suit une famille nucléaire à travers une journée ordinaire de pollution. Le narrateur explique que la pollution est une partie essentielle de notre culture et contribue à la vigueur de notre économie. Il fait le lien entre le gaspillage, les habitudes égoïstes de consumérisme et leur allié : la grande entreprise. La perte de contrôle de la pollution de l'air, de l'eau et des terres illustrée par des scènes de destruction lamentable est ironiquement accompagnée de musique joyeuse tandis que le narrateur nous encourage à polluer davantage pour un avenir meilleur.» (Wiki)

Let’s Pollute (English version) : https://www.youtube.com/watch?v=uBAyvqWP-VI

Toutes ces choses impossibles à filtrer  

Les eaux dopées
Par Binh An Vu Van 
Québec Science, 31/03/2015

Les Québécois ont une drogue de prédilection : la cocaïne. Dans une ville de la taille de Montréal, il s’en consommerait environ 25 000 doses par jour, soit 15 doses par 1 000 habitants. Ces données ne proviennent pas des services d’enquête de la police. Elles ont été calculées par des chimistes et sont, par conséquent, beaucoup plus fiables. 
     Étudiant au baccalauréat en chimie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Nicolas Gilbert s’est immiscé dans le monde interlope de la consommation de drogues illicites armé d’un spectromètre de masse, un appareil de chimie analytique qui permet de détecter la présence d’à peu près n’importe quelle molécule dans un échantillon d’eau. Au sein de l’équipe d’André Lajeunesse, professeur au département de chimie-biochimie et physique de l’UQTR, et de Sébastien Sauvé, professeur au département de chimie de l’Université de Montréal, l’étudiant a entrepris d’analyser les eaux usées de deux villes québécoises (les chercheurs refusent de révéler lesquelles, pour ne pas nuire à l’image de ces municipalités). 
     Les «eaux usées», ce sont ces eaux provenant de nos toilettes, nos lavabos ou nos baignoires. Elles s’engouffrent dans les immenses canalisations du réseau d’égouts et cheminent vers une station d’épuration, où elles sont «nettoyées» dans la mesure du possible, avant d’être relâchées dans l’environnement – souvent, au Québec, quelque part le long du fleuve Saint-Laurent. 
     L’équipe d’André Lajeunesse a collecté des échantillons d’eaux usées juste avant qu’elles n’atteignent la station d’épuration. Pendant six mois, à raison d’une fois par semaine, les chercheurs ont mesuré la concentration d’une trentaine de molécules – produits pharmaceutiques, polluants ou autres. Dans la liste de ces substances figuraient trois drogues illicites : la cocaïne, l’ecstasy et le Fentanyl, ce dernier étant un médicament d’ordonnance de 80 à 100 fois plus puissant que la morphine, parfois détourné pour un usage récréatif
      La détection des résidus de drogues présents dans les urines des résidants des deux villes québécoises a révélé quelques faits inusités. Un exemple: alors que la consommation de la cocaïne est plutôt constante de jour en jour, celle de l’ecstasy augmente les week-ends.

Source : http://quebecscience.qc.ca/reportage_qs/Les-eaux-dopees 

Il n’y a pas que la dope évacuée par les urines qui voyage dans le fleuve. On retrouve aussi les ingrédients des pilules contraceptives qui affectent la reproduction des poissons, et peut-être la nôtre, puisqu’il est impossible de filtrer ces éléments. 

Les microbilles

Les microbilles, ce sont ces infimes particules de plastique que les entreprises mettent dans tout, des cosmétiques à la pâte dentifrice. Ces billes échappent à la plupart des systèmes de traitement de l'eau usée, et les scientifiques croient que ces éléments toxiques sont absorbés et s’accumulent dans les organes des poissons, des mammifères marins et des humains. Énorme, non? Les microbilles, bien que minuscules, sont au centre d’une histoire que certaines des plus grandes sociétés du monde ne veulent pas que les gens comme vous et moi sachent.
      Pendant des décennies, ces entreprises nous ont dit que nous étions responsables de la pollution au plastique, que c’était de notre faute, non pas la leur : «vous devriez recycler!», mais, malheureusement, les microbilles ont été conçues pour aller directement dans l'évier!

Comment expliquer la présence de polluants chimiques dans notre sang?

Jean-François Narbonne, auteur de Sang pour sang toxique : des substances aux effets inquiétants (Thierry Souccar Éditions) :

«Notre environnement est contaminé par de nombreuses substances qui se retrouvent dans les aliments que nous consommons, dans l’air que nous respirons, et finalement dans notre sang. Durant les 30 Glorieuses, des substances toxiques faiblement biodégradables et capables de s’accumuler dans les organismes vivants (PCB, pesticides organochlorés, dioxines…) ont été déversées massivement dans l’environnement. Des règlementations ont beau avoir été mises en place pour limiter leur dispersion dans la nature, on les retrouve encore dans le sang et les graisses des individus. Aujourd’hui, les progrès de la chimie on permis l’arrivée dans notre quotidien d’une multitude de nouveaux produits : peintures, détergents, parfums, cosmétiques, plastiques, revêtements anti-tâche, meubles traités aux retardateurs de flamme, insecticides… dont la fabrication et/ou l’utilisation relarguent des substances comme les phtalates, les parabènes, le bisphénol A, les retardateurs de flamme, les composés perfluorés. Or, les effets sur la santé de ces substances toxiques sont de plus en plus inquiétants.»

Une vidéo pour illustrer la pollution industrielle dans le ciel canadien 

Mise à jour le jeudi 8 octobre 2015 à 8 h 27 HAE 
Une vidéo produite par des scientifiques d'Environnement Canada démontre comment la pollution industrielle se répand dans l'atmosphère des Prairies, notamment en Alberta, avant de se déposer au sol.

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2015/10/08/001-alberta-gaz-petrole-charbon-pollution-dioxyde-souffre-vents-dispersion-zone-urbaine.shtml

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Tous les polluants sont transportés par l’eau et les vents.
Pas besoin d’être un Nobel de la Science pour le comprendre... 


Citations du jour :

«Ce qui est redoutable [...] c'est un pouvoir illimité commandé par un esprit borné. Il n'est pas de violence ni de crime qu'il ne faille craindre de mains vigoureuses au service d'une tête faible.» ~ Michel Tournier (Gilles & Jeanne)

«Il divisait les êtres en trois catégories : ceux qui préfèrent n'avoir rien à cacher plutôt que d'être obligés de mentir, ceux qui préfèrent mentir plutôt que de n'avoir rien à cacher, et ceux enfin qui aiment en même temps le mensonge et le secret.»
~ Albert Camus (La chute)

«Le mensonge est recyclable mais il n'est pas biodégradable.»
~ Serge Bouchard (De la fin du mâle, de l'emballage et autres lieux communs)

«Mensonge est un chemin bien court à celui qui s'en aide; mais la fosse est au bout où le menteur se précipite.» ~ Jacques Amyot (Le Bréviaire)