30 octobre 2023

Northvolt : destruction au bulldozer… – PARTIE 4

Photo : Jean-Sébastien Guénette, biologiste, ornithologue et directeur général du Regroupement QuébecOiseaux  

Diriger une province les yeux fermés – voilà ce que fait la Coalition avenir Québec de Legault avec ses ministres vampirisés par les lobbies industriels. On a affaire à des adeptes du capitalisme extrême qui engendre la surconsommation et le gaspillage menant directement dans le mur. La Filière batterie n'est qu'un exemple de leurs nombreux projets destructeurs. Northvolt est une menace directe pas seulement à la survie des espèces mais à la nôtre par voie de conséquence.

L'écrivain et anthropologue Serge Bouchard disait : «Malgré tout ce que les gens disent, à long terme, y’a pas de place pour les animaux sur terre avec nous. Malgré tout ce qu’on dit, y’a pas de place pour les arbres non plus. Y’a pas de place pour rien d’autre que nous, et ce que nous faisons, et ce que nous détruisons. L’être humain détruit, change, aménage, il humanise tout.» – Serge Bouchard (1999)

Voici 6 points de bascule dont l’humanité se rapproche

Faute de solutions suffisamment innovantes pour lutter contre le réchauffement climatique et modifier nos modes de vie, des changements radicaux, voire irréversibles, se profilent à l'horizon. La menace qu'ils représentent pour les écosystèmes naturels plane aussi sur les systèmes alimentaires, les ressources en eau ainsi que les réseaux de transport et d'information. Un nouveau rapport définit six points de bascule «interconnectés» que nous sommes en voie d'atteindre.

Un texte de Valérie Boisclair

Publié le 25 octobre 2023 / Extinctions en chaîne

Dans l'ombre de la crise climatique, la crise de la biodiversité, bien qu'étroitement liée au réchauffement de la planète, suit son cours à un rythme inquiétant.

      Lors de la COP15 sur la biodiversité, qui s'est tenue à Montréal en décembre 2022, les dirigeants du monde entier ont été appelés à déployer les efforts nécessaires pour freiner ce déclin. Plus d'un million d'espèces animales et végétales sont menacées ou en voie d'extinction, principalement en raison de la perte et de la destruction d'habitats naturels.

      L'intensification des activités de nature humaine – comme la surexploitation et la conversion des terres, mais aussi les changements climatiques, la pollution et la présence d'espèces envahissantes – est ainsi en cause.

Extinctions en chaîne

Lors de la COP15 sur la biodiversité, qui s'est tenue à Montréal en décembre 2022, les dirigeants du monde entier ont été appelés à déployer les efforts nécessaires pour freiner ce déclin. Plus d'un million d'espèces animales et végétales sont menacées ou en voie d'extinction, principalement en raison de la perte et de la destruction d'habitats naturels.

      Si le risque est la dégradation croissante et continue des habitats naturels, le point de bascule, lui, se situe lorsque l'extinction d'une espèce fortement connectée à un écosystème déclenche la disparition en chaîne d'autres espèces qui en dépendent, selon les chercheurs.

      Ce phénomène, appelé coextinction, mène ultimement à la disparition de l'entièreté de l'écosystème. «Autrement dit, l'extinction engendre l'extinction», résument-ils.

Aquifères épuisés

L'accélération des activités humaines qui contribuent au déclin de la biodiversité a aussi des répercussions sur les réserves d'eau souterraine.

      L'agriculture, qui nécessite la conversion de forêts et d'autres milieux naturels en terres agricoles, contribue à l'augmentation des prélèvements des ressources qui se trouvent dans les aquifères. Près de 70 % de l'eau extraite de ces réserves souterraines est destinée à l'agriculture.

      Or, ces aquifères, qui permettent d'alimenter plus de 2 milliards de personnes en eau potable, sont sursollicités. Comme l'eau prend des milliers d'années pour s'y accumuler, on considère ces grands réservoirs comme des ressources non renouvelables.

      Selon l'étude, 21 des 37 principaux aquifères de la planète s'épuisent plus vite qu'ils se reconstituent.

      Le point de bascule survient lorsque la nappe phréatique d'un aquifère descend de manière constante, tant et si bien que l'accès aux réserves d'eau douce s'en trouve compromis.

      Sans possibilité d'irriguer leurs terres, les agriculteurs voient alors leurs récoltes menacées, ce qui pose un problème majeur pour la sécurité alimentaire, notent les chercheurs. 

Article intégral : https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/7216/rapport-onu-risques-points-bascule-glaciers-aquiferes-chaleur

18 octobre 2023

Northvolt : destruction au bulldozer… - PARTIE 3

Photo : Edward Burtynsky – résidus toxiques d'une exploitation de nickel à Sudbury (ONT) – communément appelés tailings. La région a mis beaucoup de temps pour nettoyer le secteur. (1)  

Il faut un BAPE pour l’usine Northvolt

Vanessa Bevilacqua, citoyenne et maman mobilisée, Saint-Basile-le-Grand

18 octobre 2023 / Libre opinion / Le Devoir

L’annonce de la construction de la giga-usine de batterie Northvolt s’est faite en grande pompe. Mais derrière les poignées de main débordantes d’enthousiasme entre ces ténors industriels et nos politiciens avares d’annonces économiques se cache une réalité beaucoup moins reluisante. Le gouvernement du Québec est prêt à passer outre des processus neutres d’évaluation environnementale, mettant ainsi en péril la santé publique et la protection de l’environnement, pour éviter tout retard au géant norvégien. Parce que malgré le «branding» de batterie la plus verte du monde, la fabrication des cathodes et le recyclage des batteries électriques de l’usine Northvolt impliqueront des procédés de chauffage de métaux lourds et, donc, le rejet d’émissions de nickel, de lithium, de manganèse et j’en passe.

Je dénonce une situation qui me paraît intolérable en 2023 : brader la santé publique et notre environnement pour des intérêts économiques? Pour s’insérer dans une course industrielle, une recherche infinie de profits et de développement économique aveugle, sommes-nous réellement prêts, comme société, à concéder tous les droits à une compagnie étrangère sans au moins soumettre le projet au Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE)? Je dis non et j’espère que vous serez plusieurs à me suivre!

Le gouvernement caquiste semble avoir décidé de ne pas soumettre le projet de Northvolt à un BAPE, dont la mission est justement d’établir un dialogue avec la population, d’analyser les impacts sur la santé publique et l’environnement et de faire un rapport aux instances publiques concernées.

Pouvons-nous, comme Québécois, en 2023, mettre en péril notre santé et notre environnement pour des impératifs économiques? Sommes-nous prêts à concéder des droits à des compagnies au détriment de notre qualité de vie? Les exemples de ce type de capitalisme sauvage demeurant impuni sont trop nombreux au Québec. Prenons comme exemples les populations de Rouyn-Noranda, où la Fonderie Horne fait fi des limites d’émissions toxiques d’arsenic, soumettant la population à des risques excessifs de cancer, ou encore le Port de Québec qui dépasse sans gêne les normes d’émissions de nickel dans l’air, causant des préjudices terribles pour les citoyens des environs. Les exemples de compagnies sans conscience sociale pleuvent, mais c’est à nos gouvernements, provincial, fédéral et municipal, de veiller au respect des normes nationales en matière de santé et d’environnement.

En s’installant au Québec, Northvolt va profiter d’une subvention substantielle de plus de 7 milliards de dollars financée à même nos impôts collectifs de notre hydro-électricité à faible coût, de nos installations de transport et d’une main-d’oeuvre hautement éduquée grâce à un système d’éducation publique. Alors, pouvons-nous au moins exiger en retour un minimum de respect pour notre santé et notre environnement?

Le processus d’implantation de l’usine de batterie Northvolt doit être soumis en totalité à un BAPE. Sans quoi, il n’y a pas de consensus social ; sans quoi, c’est la crédibilité de toute notre société qui est mise à mal.

Nous valons mieux que cela. Notre santé et celle de nos enfants valent plus que des promesses encore bien peu tangibles de retombées économiques.

https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/800151/libre-opinion-bape-usine-northvolt?

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(1) Si tous les projets de la Filière batterie vont de l'avant, imaginez à quoi rassemblera le Québec une fois que les investisseurs auront vidé les réserves! Le PM François Legault affirme que le Québec «continue d'occuper sa position de leader de l'économie verte en Amérique du Nord» – la plupart des ministres caquistes sont daltoniens!

https://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_Burtynsky 

https://www.edwardburtynsky.com/projects/photographs

https://www.investquebec.com/international/fr/secteurs-activite-economique/mines/une-grande-variete-de-metaux-et-de-mineraux-a-votre-portee.html

Le saviez-vous? Le cinquième de la production minière canadienne provient du Québec. Les ressources qui y sont exploitées sont les plus diversifiées du Canada : 15 métaux et 13 minéraux y sont produits et valorisés, dont le lithium, les terres rares et l’apatite.

En 2016, les substances minérales extraites au Québec provenaient de 27 mines actives et de près de 530 sites d’extraction de substances de surface (Institut de la statistique du Québec). La valeur des livraisons minières a atteint 8,11 G$, une augmentation de 7,8 % par rapport à 2015. Les principales substances métalliques extraites sont, par ordre décroissant de la valeur des livraisons, l’or, le fer, le nickel, le titane, le niobium, le cuivre et le zinc.

7 octobre 2023

Northvolt : destruction au bulldozer de la biodiversité - PARTIE 2

Complément à l'odieuse Filière batterie montérégienne. Le texte du journaliste Alexandre Shields ci-après doit circuler le plus possible, en contrepartie au discours de faux vert du représentant lobbytomisé de Northvolt, Laurent Therrien. 


Pourquoi les criminels de Northvolt ont-ils choisi de s'établir dans un endroit si riche en biodiversité?! Pourquoi nos gouvernements leur donnent-ils leur aval? S'il y a lieu, lesdits industriels offriraient des compensations financières pour la destruction du milieu ou créeraient de nouveaux milieux humides – plus stupide que ça tu meurs?  

LES COMPENSATIONS FINANCIÈRES NE REDONNENT PAS LA VIE!

La Montérégie doit se transformer en village gaulois – avec des guerriers dignes d'Astérix et Obélix capables de combattre, repousser et retourner ces envahisseurs/voleurs en Suède! Ils font partie d'une vilaine espèce nettement en croissance au Québec depuis que la Coalition avenir Québec est au pouvoir. J'ai l'impression que c'est Pierre Fitzgibbon qui est le grand patron à qui mononcle Legault obéit.

Une riche biodiversité sur le terrain de Northvolt

Photo : Jean-Sébastien Guénette. Au moins 142 espèces d’oiseaux ont été recensées sur le site de la future usine de Northvolt, dont la paruline du Canada, une espèce protégée par la Loi sur les espèces en péril.

Alexandre Shields / 5 octobre 2023 / Le Devoir Environnement

https://www.ledevoir.com/environnement/799425/riche-biodiversite-terrain-northvolt?

Le site de la future usine de Northvolt est un habitat important pour des dizaines d’espèces fauniques, selon ce qui se dégage des données obtenues par Le Devoir. Au moins huit espèces menacées et légalement protégées ont été recensées sur ce terrain, qui compte aussi l’un des derniers milieux humides de la région.

      Le projet industriel financé par les gouvernements du Québec et du Canada sera construit sur un vaste terrain situé le long de la rivière Richelieu où se trouvent des zones boisées et des milieux humides. Il s’agit d’ailleurs d’un des rares milieux en friche de cette région.

      Selon des données fournies au Devoir par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), on y a recensé de nombreuses espèces fauniques, dont au moins 13 sont inscrites sur la liste des espèces en péril du gouvernement fédéral.

      Les données recueillies indiquent ainsi que la nidification de l’hirondelle de rivage sur ce terrain a été «confirmée». Le ministère précise aussi que la nidification est «probable» pour l’hirondelle rustique, le goglu des prés, la grive des bois et le petit blongios, alors qu’elle est «possible» pour la paruline du Canada, en raison de la présence d’un «habitat propice».

Photo : Michel Lamarche. Petit blongios.

Chacune de ces six espèces est inscrite comme étant «menacée», en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada. Cela signifie qu’il existe une interdiction légale «d’endommager ou de détruire la résidence», par exemple le nid, de ces espèces.

      La même interdiction s’applique pour la tortue-molle à épines et la petite chauve-souris brune, deux espèces recensées sur le site qui sont «en voie de disparition», soit le statut le plus critique de la Loi sur les espèces en péril. Huit espèces font donc l’objet de mesures strictes de protection en vertu de cette loi fédérale.

142 espèces d’oiseaux

Le déclin de toutes ces espèces est essentiellement dû à la destruction de leur habitat causée par le développement industriel, l’étalement urbain, la disparition des milieux humides, mais aussi celle des zones boisées, précise le directeur général de la Société pour la nature et les parcs du Québec, Alain Branchaud.

      En plus des espèces officiellement reconnues comme étant en péril, le MELCCFP indique que les inventaires et les observations dans le secteur ont permis de constater la présence de quatre espèces d’amphibiens et d’au moins 142 espèces d’oiseaux. Des espèces ont été recensées tout au long de l’année. Certaines nichent sur le site et d’autres utilisent les zones boisées ou les milieux humides dans le cadre de leur migration.

      Or, conformément à la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, il est interdit «de nuire aux oiseaux migrateurs et de déranger ou de détruire leurs nids ou leurs oeufs, et ce, partout au Canada».

      Est-ce que le promoteur pourra réaliser les travaux prévus compte tenu des dispositions réglementaires et légales qui protègent les espèces en péril et la faune aviaire? Environnement Canada n’était pas en mesure de répondre à notre question. «Le promoteur de ce projet est responsable de ne pas aller à l’encontre d’interdictions en place» imposées par la réglementation en vigueur, indique cependant le ministère.

      Le directeur général du Regroupement QuébecOiseaux, Jean-Sébastien Guénette, estime que «ce terrain est un endroit extrêmement important pour la faune aviaire et la biodiversité dans la région, puisque la vaste majorité des milieux naturels ont déjà été détruits». Il souligne d’ailleurs que le nombre d’espèces d’oiseaux est probablement sous-estimé, puisque le site n’est pas accessible aux ornithologues. Il n’est donc pas possible d’obtenir un portrait complet de la diversité de la faune aviaire.

      Le MELCCFP ignore par ailleurs si des espèces de plantes menacées se trouvent sur le site.

Milieux humides

Selon les informations fournies par le MELCCFP, la réalisation du projet devrait empiéter sur des milieux humides. «Le promoteur a déposé une demande d’autorisation ministérielle pour l’intervention en milieux humides pour la préparation du site du projet. L’analyse de cette demande d’autorisation est en cours», précise le ministère dans un courriel.

      Selon des données obtenues auprès d’experts qui connaissent bien le secteur, au moins quatre espèces d’oiseaux qui fréquentent ses milieux humides ne se trouvent nulle part ailleurs dans la région.

      Le biologiste Alain Branchaud estime donc nécessaire qu’on prenne le temps de réaliser une analyse scientifique indépendante avant d’aller de l’avant avec le projet. «Il faut protéger une diversité de milieux naturels et des écosystèmes, particulièrement en Montérégie. Pour plusieurs espèces, ces friches sont importantes, et ce terrain est le seul espace vert entre le mont Saint-Bruno et le mont Saint-Hilaire. Il faut donc réfléchir aux moyens de préserver une forme de connectivité pour les espèces.»

      Il critique du même coup la volonté du gouvernement Legault de ne pas soumettre ce projet industriel à une évaluation environnementale. «En se privant d’une évaluation, on se prive d’une réflexion sur la planification du projet. Est-ce qu’on peut protéger des secteurs et développer le site de façon harmonieuse, en tenant compte des espèces en péril? Il faut analyser la question.» 

Lobbyiste

Compensation

Dans le cadre d’une rencontre organisée mercredi avec les médias, Laurent Therrien, directeur des affaires publiques pour Northvolt en Amérique du Nord, a dit que l’entreprise souhaitait respecter le terrain «le plus possible». Selon ce qu’il a affirmé, les milieux humides du site «sont considérés comme de moins grande qualité que si on allait s’installer dans un bois».

      La multinationale dit aussi vouloir «éviter autant que possible les milieux humides, mais aussi éviter la zone qui est habitée par l’espèce protégée qui est le petit blongios».

      Si des milieux humides sont détruits, l’entreprise entend offrir une compensation financière ou créer «de nouveaux milieux humides».

      Le MELCCFP dit ne pas avoir encore terminé son analyse des informations concernant le projet industriel de Northvolt. On ne sait donc toujours pas si ce dernier sera soumis ou non à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement.

      Le gouvernement Legault affirme déjà que le projet n’aura pas à passer par cette procédure, contrairement à plusieurs autres gros projets industriels au Québec. Cela signifierait que l’entreprise n’aurait pas à produire d’étude d’impact qui détaillerait la présence d’espèces fauniques sur son terrain. Il ne serait donc pas possible d’évaluer, de façon indépendante, les répercussions de cette usine sur la biodiversité.

Avec Clémence Pavic

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 Méfions-nous du loup déguisé en agneau!

5 octobre 2023

Northvolt viole le territoire de la Montérégie - PARTIE 1

Deux de nos têtes à CAQ se réjouissent d'avoir donné un grand pan de notre territoire à des suédois. Fitzgibbon arbore un air méphistophélique (à gauche sur la photo). Le Méphistophélès de Faust est un personnage habile, perfide et froidement ironique. C'est un venimeux serpent de l'ordre social. Il se distingue des autres diables par sa personnification de la négation «Je suis l'esprit qui toujours nie; et c'est avec justice : car tout ce qui existe mérite d'être détruit, il serait donc mieux que rien n'existât.» 

En passant, les caquistes sont des champions du "NOUI" ou de la dissonance cognitive. [En psychologie sociale, la dissonance cognitive survient quand les personnes sont confrontées à une information qui n'est pas cohérente avec leurs croyances. Le terme désigne aussi la tension qu'une personne ressent lorsqu'un comportement entre en contradiction avec son système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitions) quand plusieurs d'entre elles entrent en contradiction les unes avec les autres.] Oui et non au 3e lien, oui et non à un pont, oui et non au tramway, oui et non à GNL Québec, et ainsi de suite. La seule chose qui reçoit un oui constant, c'est la destruction de l'environnement au nom de la croissance économique.

Bref nos politiciens lobbytomisés justifient et encouragent le viol du territoire québécois, et les contribuables paieront très cher pour regarder le spectacle. En effet, nos gouvernements subventionneront les violeurs suédois à même les finances publiques – Northvolt recevra au minimum 7 milliards de dollars pour démarrer son entreprise.

      Northvolt entend fabriquer un million de batteries par année destinées aux véhicules électriques. McMasterville / Saint-Basile-Legrand sont les malheureux gagnants de la filière batterie en Montérégie, puisque c'est là que sera construite l'immense usine et ses diverses infrastructures – une superficie équivalente à 312 terrains de football! pour débuter. Ensuite, des terres arables pourraient être confisquées pour entamer la phase 2. Il faudra aussi augmenter la production d'hydroélectricité pour satisfaire aux besoins de la production. Peut-être le plus beau gâchis du gang caquiste.

Hier soir (04.10.2023) des représentants offraient une soirée d'information aux citoyens à McMasterville. Une autre aura lieu ce soir à Saint-Basile-Legrand. Les citoyens disaient ce matin qu'il n'avait reçu aucune réponse à leurs importantes questions sur la pollution et la destruction de leur milieu de vie. Les lobbytomisés se sont limités à faire la propagande de leur projet. Rien d'étonnant. De toute façon, selon leurs habitudes, les caquistes ont approuvé le projet sans d'abord consulter la population locale.

LA BATTERIE N'EST PAS UNE ÉNERGIE VERTE en raison de ses composantes! Et le but de multiplier les voitures électriques individuelles au lieu de favoriser le transport collectif ne résoudra jamais la crise du changement climatique; au contraire. Comme disait Obélix "ils ont pas les yeux en face des trous" (aveuglement volontaire).

Avez-vous entendu parler de la guerre des métaux rares? Écoutez ce qu'en dit le journaliste et documentariste, Guillaume Pitron, auteur d’ouvrages d’enquête sur les impacts écologiques, économiques et géopolitiques des nouvelles technologies.

Site officiel :

https://www.guillaumepitron.com/

Les effets de la guerre des métaux rares :

https://www.youtube.com/watch?v=LVWUDLBYb-Q

En résumé

https://www.youtube.com/watch?v=487mer5stLM 

Citation tirée d'une chronique d'Yves Boisvert, La Presse / 30.09.2023 :

      Il n’y a plus vraiment de doute sur la raison du départ de Sophie Brochu de la tête d’Hydro-Québec. Dans toutes ses entrevues, l’omniministre Pierre Fitzgibbon dit qu’Hydro a fait un travail exceptionnel pour évaluer les besoins en électricité des citoyens. «Mais il manquait le volet industriel.»

      M. Fitzgibbon, déjà ministre de l’Économie, n’est pas devenu ministre de l’Énergie pour rien. C’était exactement pour ça : créer une masse critique dans un domaine de pointe pour le reste du siècle en misant sur l’avantage comparatif du Québec, c’est-à-dire l’électricité la «plus propre» et la moins chère au monde.

      Ce n’est pas pour rien non plus qu’on a choisi Michael Sabia pour diriger Hydro-Québec : un homme qui vient de la finance et non de l’énergie. Il est là pour faire arriver les mégawatts dans la filière industrielle, batteries et autres, et vite.

      Le Québec sera le «champion du monde» en matière de batteries, a dit l’omniministre. Il faut pour ça allonger les subventions et les investissements publics en faveur d’une société étrangère. Mais c’est pour faire de la transformation ici de ressources naturelles québécoises.

      Par l’ambition stratégique, le projet ne se compare absolument pas à Magnola, ni à la Gaspésia, qui avaient une portée purement régionale – et qui ont échoué après des injections massives d’argent public.

      Article intégral : https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2023-09-30/le-projet-du-siecle-de-francois-legault.php

Un jour nous ne mangerons plus de fruits ni de légumes, mais des batteries… bon appétit. 

Vive le viol de notre territoire par nos obsédés de croissance économique!

Similitude entre le viol d'une personne et le viol de la terre

Par Richard Martin Oxman

Le viol de la terre est aussi choquant et odieux que le viol des femmes par des psychopathes. C'est notre horrible dynamique sociale et environnementale qui permet l'un et l'autre.

      Imaginez une demi-douzaine de techniciens médicaux d'urgence qui appliquent des bandages sur une personne agressée par un psychopathe armé d'un couteau.

      Les techniciens essaient désespérément d’empêcher la personne de se vider de son sang. L’atmosphère est très tendue car ils se demandent s’ils réussiront à juguler l’hémorragie avant que la victime ne meure.

     Or voici le problème : pendant que les urgentistes appliquent des bandages aussi vite que possible, le psychopathe continue de poignarder la victime. En réalité, le psychopathe inflige des blessures plus rapidement qu’ils ne sont capables de les panser. Et, le psychopathe est très bien payé pour poignarder la victime tandis que la plupart des techniciens sont des bénévoles.

      En fait, la santé de l'économie est basée sur la quantité de sang que perd la victime – comme dans notre culture où la croissance économique est basée sur la transformation de l'espace vital en matières premières, p. ex., convertir les forêts vivantes en «deux par quatre» et les montagnes en charbon.

      Comment faire pour que la victime ne se vide pas de son sang? N'importe quel enfant vous le dira. Et, toute personne sensée qui se soucie davantage de la santé de la victime que de la santé de l'économie basée sur le démembrement de la victime, vous le dira. La première chose à faire est de cesser de la poignarder. Aucune quantité de bandages ne compensera l'assaut qui se perpétue, qui en fait s'accélère.

C'est une allégorie. Cependant, j'aimerais élaborer sur la comparaison.

Brièvement, les «pressions imposées par la civilisation industrielle» nous rendent fous, dans une certaine mesure; beaucoup de gens sont piégés dans la folie des gadgets de la haute technologie, la prolifération des guerres, une paupérisation sans précédent et des carrières sans âme où la morale doit s'effacer.

      Sur ce dernier point, il est intéressant de souligner que si l’influence de la morale sur les comportements continue de diminuer… eh bien, je pense qu'il est clair que le viol, le suicide et d'autres abominations continueront d'augmenter. Celles et ceux qui veulent faire face à l'accroissement du viol dans la société – de la violation des personnes à la profanation de l'ensemble des magnifiques créatures et de leurs milieux sur la Terre Mère – doivent s'attaquer à la cause de notre hémorragie collective.

      Les causes ne sont pas traitées efficacement de sorte que les contreparties des urgentistes professionnels continuent à mener le bon combat avec l'application de garrots… exclusivement. Leur lutte est digne, et devrait être applaudie et soutenue. Mais leur groupe de militants doit intégrer un nouvel ingrédient. Un élément nouveau doit être injecté dans la mêlée.

Image : Gini Fischer; urgentistes aux prises avec les nombreuses personnes tuées quotidiennement par arme à feu aux États-Unis.(Un sous-produit de notre horrible dynamique sociale)

      Distribuer des brochures pour aider chacun à s'auto-éduquer est admirable et nécessaire. Annoncer le circuit des conférences et publier des articles est essentiel. Il en va de même pour les séances de conseil et les tentatives visant à aider les victimes à surmonter la peur qui les paralyse, à la maison et ailleurs. Mais où sont les efforts pour s'attaquer aux causes de la violence? On ne peut pas soutenir le viol à l'étranger avec l'argent de nos impôts, permettre à la violence institutionnalisée de se poursuivre en permanence – en augmentant chaque jour – et espérer que les choses s'améliorent sur le front intérieur. Il est possible, grâce à des conseils, d'empêcher qu'un viol soit perpétré par un seul individu, mais dans le contexte de notre horrible dynamique sociétale et environnementale, le nombre d'agresseurs ne peut que croître.

      J'ai mis en lumière cette question dans un article relatif à la violence des gangs, et il me semble que l'idée maîtresse de cet article s'applique également aux questions liées au viol. Il faut adopter un nouveau paradigme pour traiter le viol, en se concentrant notamment sur la ou les sources de cette atrocité et de toutes les autres abominations de la société. Car, à ce stade, elles sont toutes imbriquées les unes dans les autres, elles ont toutes un impact les unes sur les autres.

      Il est compréhensible que quelqu'un se sente dépassé par cette dynamique, et il est tout à fait légitime qu'un professionnel s'efforce de ne tenir compte que des défis qui se présentent à lui, les problèmes quotidiens auxquels il faut s'attaquer pour appliquer les garrots nécessaires.

       Mais quelqu'un – un groupe – doit commencer à s'attaquer efficacement à ce que j'appelle la «source de l'hémorragie», et qui nécessitera de nouveaux types de discussion dans certains milieux.

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«Nous sommes les membres de la culture la plus destructive n'ayant jamais existé. Notre assaut sur le monde naturel, sur les indigènes et les autres cultures, sur les femmes, les enfants, sur chacun d'entre nous par la possibilité d'un suicide nucléaire ou par d'autre moyens -- tout ceci est sans précédent dans son énormité et sa férocité.» ~ Derrick Jensen (Listening to the Land)

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Le Québec fait partie du planétaricide global. «Nous sommes en lutte contre la nature, et si nous gagnons, nous sommes perdus», nous dit Hubert Reeves

Les États, les élus et les entreprises qui violent la Charte de la Terre https://situationplanetaire.blogspot.com/p/charte-de-la-terre.html devraient comparaître devant un tribunal pour crimes contre la Terre – une sorte de Cour Internationale des Droits de la Terre (CIDT).