Deux de nos têtes à CAQ se réjouissent d'avoir donné un grand pan de notre territoire à
des suédois. Fitzgibbon arbore un air méphistophélique (à gauche sur la photo).
Le Méphistophélès de Faust est un personnage habile, perfide et froidement
ironique. C'est un venimeux serpent de l'ordre social. Il se distingue des
autres diables par sa personnification de la négation «Je suis l'esprit qui toujours nie; et c'est avec justice : car
tout ce qui existe mérite d'être détruit, il serait donc mieux que rien
n'existât.» En
passant, les caquistes sont des champions du "NOUI" ou de la
dissonance cognitive. [En
psychologie sociale, la dissonance
cognitive survient quand les personnes sont confrontées à une information
qui n'est pas cohérente avec leurs croyances. Le terme désigne aussi la tension
qu'une personne ressent lorsqu'un comportement entre en contradiction avec son
système de pensées, croyances, émotions et attitudes (cognitions) quand
plusieurs d'entre elles entrent en contradiction les unes avec les autres.] Oui et non au 3e lien, oui
et non à un pont, oui et non au tramway, oui et non à GNL Québec, et ainsi de
suite. La seule chose qui reçoit un oui constant, c'est la destruction de
l'environnement au nom de la croissance économique.
Bref nos politiciens lobbytomisés justifient et encouragent
le viol du territoire québécois, et les contribuables paieront très cher pour
regarder le spectacle. En effet, nos gouvernements subventionneront les
violeurs suédois à même les finances publiques – Northvolt recevra au minimum 7
milliards de dollars pour démarrer son entreprise.
Northvolt
entend fabriquer un million de batteries par année destinées aux véhicules
électriques. McMasterville / Saint-Basile-Legrand sont les malheureux gagnants
de la filière batterie en Montérégie, puisque c'est là que sera construite l'immense
usine et ses diverses infrastructures – une superficie équivalente à 312 terrains de football! pour débuter.
Ensuite, des terres arables pourraient être confisquées pour entamer la phase
2. Il faudra aussi augmenter la production d'hydroélectricité pour satisfaire aux
besoins de la production. Peut-être le plus beau gâchis du gang caquiste.
Hier soir (04.10.2023) des représentants offraient
une soirée d'information aux citoyens à McMasterville. Une autre aura lieu ce
soir à Saint-Basile-Legrand. Les citoyens disaient ce matin qu'il n'avait reçu aucune
réponse à leurs importantes questions sur la pollution et la destruction de
leur milieu de vie. Les lobbytomisés se sont limités à faire la propagande de
leur projet. Rien d'étonnant. De toute façon, selon leurs habitudes, les
caquistes ont approuvé le projet sans d'abord consulter la population locale.
LA BATTERIE
N'EST PAS UNE ÉNERGIE VERTE en raison de ses composantes! Et le but de multiplier
les voitures électriques individuelles au lieu de favoriser le transport
collectif ne résoudra jamais la crise du changement climatique; au contraire.
Comme disait Obélix "ils ont pas les yeux en face des trous"
(aveuglement volontaire).
Avez-vous entendu parler de la guerre des métaux rares? Écoutez ce qu'en dit le journaliste et
documentariste, Guillaume Pitron, auteur d’ouvrages d’enquête sur les impacts
écologiques, économiques et géopolitiques des nouvelles technologies.
Site officiel :
https://www.guillaumepitron.com/
Les effets de la guerre des métaux rares :
https://www.youtube.com/watch?v=LVWUDLBYb-Q
En résumé
https://www.youtube.com/watch?v=487mer5stLM
Citation tirée d'une chronique d'Yves Boisvert, La
Presse / 30.09.2023 :
Il n’y
a plus vraiment de doute sur la raison du départ de Sophie Brochu de la tête
d’Hydro-Québec. Dans toutes ses entrevues, l’omniministre Pierre
Fitzgibbon dit qu’Hydro a fait un travail exceptionnel pour évaluer les besoins
en électricité des citoyens. «Mais il manquait le volet industriel.»
M.
Fitzgibbon, déjà ministre de l’Économie, n’est pas devenu ministre de l’Énergie
pour rien. C’était exactement pour ça : créer une masse critique dans un
domaine de pointe pour le reste du siècle en misant sur l’avantage comparatif
du Québec, c’est-à-dire l’électricité la «plus propre» et la moins chère au
monde.
Ce
n’est pas pour rien non plus qu’on a choisi Michael Sabia pour diriger
Hydro-Québec : un homme qui vient de la finance et non de l’énergie. Il est là
pour faire arriver les mégawatts dans la filière industrielle, batteries et
autres, et vite.
Le
Québec sera le «champion du monde» en matière de batteries, a dit
l’omniministre. Il faut pour ça allonger les subventions et les investissements
publics en faveur d’une société étrangère. Mais c’est pour faire de la
transformation ici de ressources naturelles québécoises.
Par
l’ambition stratégique, le projet ne se compare absolument pas à Magnola, ni à
la Gaspésia, qui avaient une portée purement régionale – et qui ont échoué
après des injections massives d’argent public.
Article
intégral : https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2023-09-30/le-projet-du-siecle-de-francois-legault.php
Un jour
nous ne mangerons plus de fruits ni de légumes, mais des batteries… bon appétit.
Vive le viol de notre territoire par nos obsédés
de croissance économique!
Similitude
entre le viol d'une personne et le viol de la terre
Par Richard Martin Oxman
Le viol de la terre est aussi choquant et odieux
que le viol des femmes par des psychopathes. C'est notre horrible dynamique
sociale et environnementale qui permet l'un et l'autre.
Imaginez
une demi-douzaine de techniciens médicaux d'urgence qui appliquent des bandages
sur une personne agressée par un psychopathe armé d'un couteau.
Les
techniciens essaient désespérément d’empêcher la personne de se vider de son
sang. L’atmosphère est très tendue car ils se demandent s’ils réussiront à juguler
l’hémorragie avant que la victime ne meure.
Or
voici le problème : pendant que les urgentistes appliquent des bandages aussi
vite que possible, le psychopathe continue de poignarder la victime. En réalité,
le psychopathe inflige des blessures plus rapidement qu’ils ne sont capables de
les panser. Et, le psychopathe est très bien payé pour poignarder la victime tandis
que la plupart des techniciens sont des bénévoles.
En
fait, la santé de l'économie est basée sur la quantité de sang que perd la
victime – comme dans notre
culture où la croissance économique est
basée sur la transformation de l'espace vital en matières premières, p. ex., convertir
les forêts vivantes en «deux par quatre»
et les montagnes en charbon.
Comment
faire pour que la victime ne se vide pas de son sang? N'importe quel enfant
vous le dira. Et, toute personne sensée qui se soucie davantage de la santé de
la victime que de la santé de l'économie basée sur le démembrement de la
victime, vous le dira. La première chose
à faire est de cesser de la poignarder. Aucune quantité de bandages ne compensera l'assaut qui se perpétue, qui
en fait s'accélère.
C'est une allégorie. Cependant, j'aimerais
élaborer sur la comparaison.
Brièvement, les «pressions imposées par la
civilisation industrielle» nous rendent fous, dans une certaine mesure; beaucoup
de gens sont piégés dans la folie des gadgets de la haute technologie, la
prolifération des guerres, une paupérisation sans précédent et des carrières
sans âme où la morale doit s'effacer.
Sur ce
dernier point, il est intéressant de souligner que si l’influence de la morale sur
les comportements continue de diminuer… eh bien, je pense qu'il est clair que
le viol, le suicide et d'autres abominations continueront d'augmenter. Celles
et ceux qui veulent faire face à l'accroissement du viol dans la société – de
la violation des personnes à la profanation de l'ensemble des magnifiques
créatures et de leurs milieux sur la Terre Mère – doivent s'attaquer à la cause
de notre hémorragie collective.
Les
causes ne sont pas traitées efficacement de sorte que les contreparties des
urgentistes professionnels continuent à mener le bon combat avec l'application
de garrots… exclusivement. Leur lutte est digne, et devrait être applaudie et
soutenue. Mais leur groupe de militants doit intégrer un nouvel ingrédient. Un
élément nouveau doit être injecté dans la mêlée.
Image :
Gini Fischer; urgentistes aux prises avec les nombreuses personnes tuées
quotidiennement par arme à feu aux États-Unis.(Un sous-produit de notre horrible dynamique sociale)
Distribuer
des brochures pour aider chacun à s'auto-éduquer est admirable et nécessaire.
Annoncer le circuit des conférences et publier des articles est essentiel. Il
en va de même pour les séances de conseil et les tentatives visant à aider les
victimes à surmonter la peur qui les paralyse, à la maison et ailleurs. Mais où
sont les efforts pour s'attaquer aux causes de la violence? On ne peut pas
soutenir le viol à l'étranger avec l'argent de nos impôts, permettre à la
violence institutionnalisée de se poursuivre en permanence – en augmentant
chaque jour – et espérer que les choses s'améliorent sur le front intérieur. Il
est possible, grâce à des conseils, d'empêcher qu'un viol soit perpétré par un
seul individu, mais dans le contexte de notre horrible dynamique sociétale et
environnementale, le nombre d'agresseurs ne peut que croître.
J'ai
mis en lumière cette question dans un article relatif à la violence des gangs,
et il me semble que l'idée maîtresse de cet article s'applique également aux
questions liées au viol. Il faut adopter un nouveau paradigme pour traiter le
viol, en se concentrant notamment sur la ou les sources de cette atrocité et de
toutes les autres abominations de la société. Car, à ce stade, elles sont
toutes imbriquées les unes dans les autres, elles ont toutes un impact les unes
sur les autres.
Il est
compréhensible que quelqu'un se sente dépassé par cette dynamique, et il est
tout à fait légitime qu'un professionnel s'efforce de ne tenir compte que des
défis qui se présentent à lui, les problèmes quotidiens auxquels il faut
s'attaquer pour appliquer les garrots nécessaires.
Mais
quelqu'un – un groupe – doit commencer à s'attaquer efficacement à ce que
j'appelle la «source de
l'hémorragie», et qui
nécessitera de nouveaux types de discussion dans certains milieux.
~~~
«Nous sommes les membres de la culture la plus
destructive n'ayant jamais existé. Notre assaut sur le monde naturel, sur les
indigènes et les autres cultures, sur les femmes, les enfants, sur chacun
d'entre nous par la possibilité d'un suicide nucléaire ou par d'autre moyens --
tout ceci est sans précédent dans son énormité et sa férocité.» ~ Derrick Jensen (Listening to the Land)
~~~
Le Québec fait partie du planétaricide global. «Nous
sommes en lutte contre la nature, et si nous gagnons, nous sommes perdus», nous
dit Hubert Reeves
Les États, les élus et les entreprises qui violent
la Charte de la Terre https://situationplanetaire.blogspot.com/p/charte-de-la-terre.html
devraient comparaître devant un tribunal pour crimes contre la Terre – une sorte de Cour Internationale des
Droits de la Terre (CIDT).