15 août 2021

Qui veut des élections fédérales, deux ans avant le temps?

«Quoi de plus insensé que de flatter le peuple pour une candidature, d'acheter ses suffrages, de pourchasser l'applaudissement de tant de fous, de se complaire à être acclamé, de se faire porter en triomphe comme une idole ou de se voir en statue d'airain sur le forum?» ~ Érasme (Éloge de la folie, Éd. Garnier-Flammarion #36)

Le pouvoir corrompt même les plus vertueux.

Quand j’entends François Legault et Justin Trudeau parler d’environnement, mes petites cellules grises font des backflips! La théorie de nos cancres politiques veut qu’on obtienne des énergies propres en créant plus d’énergie sales. C’est d’une logique incontestable. Le ministre des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, a encore répété ce genre d’ineptie : «maintenir la compétitivité» de l’industrie [pétrolière] constitue «un élément important de notre avenir fondé sur la croissance propre». Si ce n’était pas épeurant, ce serait drôle!

Selon le dernier rapport du GIEC «À défaut de réduire substantiellement – et rapidement – les émissions mondiales de gaz à effet de serre, le réchauffement climatique déjà provoqué par l’activité humaine risque d’atteindre des niveaux catastrophiques d’ici 20 ans, prévient le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dans son rapport. Un document qui démontre la nécessité de mettre un terme aux nouveaux projets d’énergies fossiles, selon l’ONU.

Alors, que font  nos cancres canadiens? Ils accordent des permis d’exploitation de carburants fossiles en milieu marin au large de Terre-Neuve-Labrador et dans le Bas-Saint-Laurent, valides pour 30 ans (1). Ils sont bouchés ou quoi!

Réaction d’Yves-François Blanchet : Le leader bloquiste considère que le déclenchement d’une campagne électorale en plein été et en pleine pandémie relève de l’irresponsabilité. Il explique cette décision par l’appât du gain du chef libéral. Il a dit croire que l’«ambition personnelle» de Justin Trudeau et la recherche d'une majorité parlementaire l'avaient finalement emporté. «J'aurais aimé que la campagne ne porte pas sur la pandémie en cours», a admis M. Blanchet. Il a confié qu'il aurait aimé discuter notamment des conditions de vie des aînés, de la prévention d'autres pandémies, de la relance de la recherche pharmaceutique, de la protection du modèle agricole québécois, de la réduction de la production pétrolière au Canada et du réchauffement climatique.  Cependant, il s'engage à aborder le thème de la transition énergétique. «J’ai aussi le désir qu’on ait la vraie discussion sur un modèle économique d’avenir qui nous permette de sortir de l’économie du pétrole, qui nous permette d’arrêter d’engouffrer des milliards et des milliards de dollars – plus de six milliards de dollars par année au cours des quatre dernières années – dans le pétrole de l’Ouest canadien pour aller davantage vers les énergies propres», a-t-il soutenu. (ICI Radio-Canada Info, 15.08.2021)

Ce midi, au point de presse, Trudeau n’a pas cessé de répéter que le but des élections était de donner aux Canadiens l’occasion de choisir. Beaucoup de gens y voient cependant l’enfant gâté qui veut une majorité. Le premier ministre a évoqué pour une première fois une justification pour lancer une campagne électorale, en présentant la situation comme un choix que doivent faire les électeurs pour la pandémie et ses suites. «Les décisions que prend votre gouvernement maintenant vont définir l’avenir dans lequel vos enfants et vos petits enfants vont grandir», a-t-il argumenté, avant d’évoquer la récente annonce du fédéral sur l’obligation vaccinale pour les fonctionnaires fédéraux et les passagers aériens.

«Notre parlementarisme : un régime qui flotte entre les appétits de plusieurs et l'ambition d'un seul, entre l'incohérence d'une foule et l'idée fixe d'un dictateur de passage. Notre suffrage universel : un mode d'élection où la voix de quelques chefs de files, qui peuvent être de basse qualité, est comptée autant de fois qu'ils ont rallié d'amis, de clients intéressés, d'ignorants ou d'imbéciles.» ~ Lucien Arréat (Réflexions et maximes, Félix Alcan, 1911)

Caricature : Pascal / Le Devoir 15 août 2021

En tout cas Justin Trudeau a trouvé un rôle pour combler son désir d’être comédien : politicien. C’est peut-être celui qui a le mieux joué son personnage avec en prime, des costumes de scène plus ou moins heureux. Mais, après tout ce n’est que du théâtre.

Depuis que j’ai vu le documentaire «Reagan, un président sur mesure», je pense qu’il s’agit d’une pratique courante encore aujourd’hui... on n’a qu’à penser à Trump.

Ralph Salerno, l’ancien chef de la police de New York, avait dit un jour que la mafia placerait un homme à la Maison-Blanche mais qu’il ne le saurait qu’au moment où elle lui présenterait l’addition.

Reagan, un président sur mesure : de l’écran à la Maison-Blanche (ARTE 2016)

Critique d’Amélie Gaudreau / Le Devoir / 30 juin 2018

Belle idée de la part de Télé-Québec de proposer pour la fête nationale des Américains non pas un énième documentaire sur leur président actuel [Donald Trump], qui fait couler beaucoup d’encre, mais plutôt un portrait particulièrement fascinant d’un autre occupant de la Maison-Blanche qui s’est d’abord fait connaître au petit (et un peu au grand) écran : l’énigmatique Ronald Reagan. Énigmatique parce qu’on s’est souvent demandé comment un acteur très moyen, pas particulièrement brillant ni charismatique et qui vote démocrate a réussi à se faire élire d’abord comme gouverneur de la Californie, puis à la présidence des États-Unis, sous la bannière républicaine.

Ce documentaire réalisé par Clara et Julia Kuperberg et produit par Arte raconte le parcours singulier de Reagan de ses débuts (peu convaincants) à Hollywood à son élection à la Maison-Blanche en 1980, un parcours duquel émane l’influence constante de gens très près de la mafia, même lorsqu’il s’est retrouvé à la tête du syndicat des acteurs… Une fois Reagan au pouvoir, toutes les enquêtes en cours visant l’organisation criminelle tentaculaire ont été mises sur la glace…

Cette enquête à la facture classique, sur un président moins propre qu’il n’y paraît, elle-même largement inspirée par une autre enquête, celle du journaliste Dan E. Moldea, qui intervient d’ailleurs à plusieurs reprises dans le documentaire, profite de riches archives télévisuelles du président-vedette qui alimentent le contraste entre son image « léchée » et ses accointances pas toujours très nobles. Elles font inévitablement penser à un autre président qui s’est d’abord fait connaître du grand public grâce à ses performances télévisuelles.

52 minutes pour comprendre la fausse «démocratie» occidentale : Derrière le lisse cow-boy hollywoodien, derrière l'icône anticommuniste autoproclamée du camp républicain se cache un personnage retors, aux relations troubles et à l'intelligence longtemps sous-estimée.

https://www.youtube.com/watch?v=gVXkzfiDLeE   

(1) Quelle bande d’inconscients, de malades, de psychopathes! La force des lobbys pétroliers (une vraie mafia) est impossible à juguler. 

Jusqu’où des fous peuvent-ils être fous?

Photo : Plate forme Deepwater Horizon BHP, 20 avril 2010 – l’enfer sur mer 

Nous avons affaire à de la pornographie environnementale. Imaginez un dégât de l’ampleur de celui de la compagnie britannique BHP Deepwater Horizon  dans le Golfe du Mexique, on est foutus. Un journaliste avait dit «c’était comme regarder le diable en pleine face». (BHP Canada compte explorer en zone critique)

Un projet de 60 forages jugé sans répercussions majeures

Alexandre Shields / Le Devoir / 14 août 2021

L’Agence d’évaluation d’impact du Canada conclut qu’un projet de forage de 60 puits pétroliers au large des côtes de Terre-Neuve «n’est pas susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs importants». Ce projet sera pourtant mené dans un secteur reconnu pour la richesse et la fragilité de sa biodiversité, qui comprend plusieurs espèces de mammifères marins.

L’AEIC vient de publier la version provisoire de son rapport d’évaluation environnementale du projet pétrolier et gazier de l’entreprise Equinor, qui a été évalué en vertu de la législation mise en place par les conservateurs de Stephen Harper.

Le projet Bay du Nord, qui prévoit le forage d’un maximum de 60 puits pour extraire du sous-sol marin plus de 300 millions de barils de pétrole sur une période de 30 ans, serait mené dans le secteur de la passe Flamande, dans les eaux situées à l’est de Terre-Neuve-et-Labrador. La zone du projet a une superficie d’environ 4900 km2, où les profondeurs d’eau varient de 340 m à 1200 m. Il comprend une «zone de mise en valeur centrale» d’une superficie d’environ 470 km2, où les profondeurs d’eau vont de 1000 à 1200 m.

Dans son rapport, l’AEIC souligne que la zone où seront menés les forages compte une riche biodiversité. La pétrolière Equinor a notamment recensé 23 zones «spéciales» (désignées comme tel «en raison de leur écosensibilité»), dont 7 ont une intersection directe avec la zone du projet. L’une de ces zones est d’ailleurs désignée comme «zone d’importance écologique et biologique de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique». Les 16 autres zones spéciales sont situées à l’extérieur de la zone du projet et elles «croisent principalement les zones d’influence prévues pour les émissions sonores sous-marines».

Le promoteur a également déclaré, dans son étude d’impact, que «quinze espèces de mammifères marins ont été signalées dans la zone du projet», dont huit espèces de baleines, quatre de dauphins, une de marsouin et deux de phoques. Une neuvième espèce de baleine, les baleines à bec de Cuvier, a été détectée dans le cadre d’une étude de surveillance acoustique dans la zone du projet.

Or, selon l’AEIC, il est possible que les forages pétroliers prévus au cours des prochaines décennies aient des répercussions sur les mammifères marins, qui sont particulièrement sensibles à la pollution sonore sous-marine. Qui plus est, «le promoteur a déclaré que la passe Flamande est jugée comme un habitat important tout au long de l’année pour les dauphins, les cachalots et les baleines à bec communes», souligne le rapport.

Coup de pouce du fédéral

Le projet d’Equinor n’est pas le seul qui soit en développement au large de Terre-Neuve. Au début de 2021, le gouvernement Trudeau a autorisé 40 forages exploratoires dans une région maritime reconnue par l’ONU pour son importance écologique et biologique. Ces projets ont tous été évalués en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale adoptée par le gouvernement de Stephen Harper en 2012.

Equinor pourra ainsi forer dans une zone associée au très important secteur de pêche des Grands Bancs de Terre-Neuve. L’entreprise Chevron détient pour sa part les droits d’exploration dans une zone de «grande biodiversité» qui compte «de nombreuses espèces en péril». BHP Canada pourra également forer dans une zone qui constitue l’habitat de plusieurs espèces d’oiseaux marins, de poissons, de cétacés et de coraux, dont certaines sont protégées par la Loi sur les espèces en péril.

Cette décision d’Ottawa s’inscrit dans la volonté de Terre-Neuve de doubler sa production pétrolière après 2030 afin d’atteindre 235 millions de barils par année. Cet objectif passe par la réalisation d’au moins 100 nouveaux forages d’ici la fin de la décennie.

Au plus fort de la crise de la COVID-19 au printemps 2020, le gouvernement fédéral a également décrété l’abolition du processus d’évaluation environnementale jusqu’ici en vigueur pour tous les forages exploratoires menés sur un territoire de 735 000 km2 à l’est de Terre-Neuve. Le ministre des Ressources naturelles, Seamus O’Regan, a alors dit vouloir «maintenir la compétitivité» de l’industrie, jugeant que celle-ci constitue «un élément important de notre avenir fondé sur la croissance propre».

L’automne dernier, le gouvernement Trudeau a en outre offert 320 millions de dollars pour soutenir les travailleurs de l’industrie pétrolière en milieu marin. Il a alors confié le soin de formuler des «recommandations» sur les façons d’investir ces fonds publics à un comité contrôlé par des proches de l’industrie pétrolière. C’est ainsi que la pétrolière Husky, qui comptait un membre dans le comité, a reçu 41 millions de dollars en décembre afin de maintenir des emplois liés à un projet de développement au large de Terre-Neuve. Cette même entreprise est à l’origine du plus important déversement de pétrole de la province, survenu en 2018.

https://www.ledevoir.com/societe/environnement/624756/un-projet-de-60-forages-petroliers-en-mer-juge-sans-repercussions-majeures-par-le-federal   

11 août 2021

C’est dans l’air!

Il faudra des inspecteurs de passeport sanitaire... partout. Ça frôle le ridicule.   

Le «sans passeport sanitaire» sera perçu comme un lépreux, un pestiféré. Il n’y a rien que les humains aiment plus que d’avoir des raisons de discriminer, de rejeter et de persécuter. Début septembre, on interdira l’accès aux restaurants, bars, centres d’entraînement, salles de spectacles et grands rassemblements aux sans passeport certifié double-dose. Les théâtres, cinémas et musées seront-ils inclus? Pour l’instant il s’agit d’activités dites non essentielles.

Qu’en est-il des personnes qui ne peuvent pas recevoir le vaccin pour des raisons de santé? L’accès à l’épicerie et à la SAQ (la mine d’or de l’État) leur sera-t-il éventuellement interdit? Et la pharmacie, et les commerces de détail? Leur fournira-t-on un papier ou un code numérique qui spécifie leur état? Auront-elles le droit de marcher dans la rue et d’utiliser les transports en commun si elles portent un masque? Seront-elles isolées, parquées dans des camps comme des réfugiés?

Je ne veux pas minimiser l’importance de la vaccination, mais tout semble confirmer que c’est le port du masque qui protège le mieux contre le virus et ses variants. Aussitôt que le nombre de cas quotidien diminue, on cesse de l’imposer. Comme par hasard, le nombre de cas augmente, alors on réimpose le port du masque.

Les deux doses de vaccin ne protègent pas à 100 % contre la Covid-19, et pas du tout contre les variants. Au début du mois d’août on a supprimé l’obligation de porter le masque. Les vaccinés se sont lâchés lousses, se croyant protégés à 95 %. C’était sans compter le variant Delta! J’espère que les individus vont réfléchir par eux-mêmes au lieu de s’empêtrer dans des directives politiques instables.

Photo : Vérification du «pass sanitaire» en France. Quelques assouplissements : «Le pass ne sera pas demandé pour une visite chez un médecin généraliste. En revanche dans les hôpitaux, il le sera, mais en aucun cas il ne devra être un frein pour accéder à des soins utiles et urgents.» Par chance!

On s’y attendait... En Italie, la police a démantelé un réseau de vente en ligne de faux passeports sanitaires. Il doit y en avoir partout dans le monde. Un business très lucratif en perspective pour les experts en tripatouillage numérique. Création garantie de nombreux jobs payants.

Conclusion : Le port du masque est facile à gérer. Vous le portez ou non, ça se voit instantanément, pas besoin de preuve numérique. Il ne peut pas y avoir de faux masques!

7 août 2021

Encore Marie Grégoire!

C’est le genre de nouvelle qu’il est difficile d’ignorer car elle confirme que cette nomination est partisane... cessons de jouer les hypocrites. Imaginez, le gouvernement a abaissé les critères d’embauche juste avant la nomination pour caser Madame qui n’a qu’un baccalauréat en communications... 


Caricature : Serge Chapleau / La Presse, 13 juillet 2021 (dans le mille comme toujours!)

Le niveau de scolarité exigé pour le poste de PDG de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) a été abaissé dans les semaines précédant la nomination controversée de l’ex-animatrice et chroniqueuse Marie Grégoire, a appris notre Bureau d’enquête.

La loi constitutive de BAnQ attribue aux administrateurs le pouvoir d’établir les critères de sélection. «Normalement, le seuil de scolarité est défini comme une exigence», a précisé notre source. Pourtant, après avoir reçu le profil du poste de président-directeur général de BAnQ, le Secrétariat aux emplois supérieurs a publié un affichage n’exigeant qu’un niveau universitaire de premier cycle (baccalauréat).

Cet organisme impliqué dans les nominations gouvernementales relève administrativement du Conseil exécutif, c’est-à-dire le ministère du premier ministre François Legault.

Selon les notes biographiques publiées par le gouvernement au moment de sa nomination, le 7 juillet dernier, Marie Grégoire détient un baccalauréat en communications de l’Université d’Ottawa.

La future PDG n’a pas souhaité nous accorder d’entrevue sur le sujet.

https://www.journaldemontreal.com/2021/07/28/criteres-abaisses-avant-lembauche-de-gregoire-a-la-tete-de-banq

Alors qu’un baccalauréat a suffi pour que Marie Grégoire soit nommée PDG de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), Québec exige une maîtrise en sciences de l’information ou en bibliothéconomie pour accéder à un simple poste de bibliothécaire au sein de la fonction publique.

La semaine dernière, notre Bureau d’enquête révélait qu’avant de pourvoir le poste, le Secrétariat aux emplois supérieurs, qui relève du ministère du premier ministre (le Conseil exécutif), a abaissé le niveau de scolarité minimal requis pour devenir PDG de la BAnQ, soit de la maîtrise au baccalauréat.

Sans cette modification, l’ex-députée adéquiste Marie Grégoire n’aurait pas répondu aux exigences établies au préalable par le conseil d’administration, puisqu’elle ne possède pas de diplôme universitaire de deuxième cycle.

Or, voilà que dans une offre d’emploi en vigueur jusqu’au 10 septembre pour un poste de bibliothécaire dans la fonction publique, le gouvernement exige une maîtrise en sciences de l’information ou en bibliothéconomie.

https://www.journaldemontreal.com/2021/08/03/un-bac-pour-la-pdg-mais-une-maitrise-pour-le-bibliothecaire

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Modifier des critères d’embauche pour caser une Madame Pot-de-miel (c'est vrai qu'on n’attire pas les mouches avec du vinaigre) est inadmissible; tout ce sucre adéquiste/caquiste est indigeste! Je suis scandalisée du manque d’éthique de François Legault et de sa ministre de la Culture, Nathalie Roy.

L’article de Bryan Myles, le directeur du Devoir, m’a aussi choquée – il semblait vouloir porter secours à cette pauvre Marie Grégoire, victime de critiques prétendument injustes parce qu'elle n'a pas eu la chance de faire ses preuves.Il faudrait ménager les sensibilités plutôt que de dire la vérité?!

L'article a indigné Lise Bissonnette (1) et Carol Couture (2) pour qui le milieu n'a guère de secrets. 

Extrait de leur lettre ouverte adressée à Bryan Myles :

[...] Vous y allez alors d’un enseignement sur la liste des qualités afférentes à l’exercice de telles responsabilités. Un p-d.g. est ainsi «le gardien de la mission et des valeurs, l’ambassadeur dans les relations avec les partenaires privés et gouvernementaux, le mobilisateur en chef, le porte-parole et principal représentant sur la place publique, l’innovateur, le gestionnaire responsable, etc.». Vous nous permettrez maintenant de laisser les lecteurs du Devoir juger à leur tour, par eux-mêmes, de votre prétention initiale à n’avoir voulu «rien enlever à la candidature de madame Beaudry». Car vous l’avez carrément charcutée.

Voici donc les grandes lignes du parcours de cette candidate, sujet crucial que Le Devoir a effleuré en un seul paragraphe plus qu’incomplet depuis le début de ce débat, en son édition du 2 juin, déjà lointaine.

Guylaine Beaudry détient des diplômes d’études supérieures en musicologie et en sciences de l’information, ainsi qu’un doctorat en histoire du livre. Pionnière et conceptrice de la plateforme Érudit reconnue partout dans le monde en matière de numérisation des revues de toutes disciplines, c’est elle qui l’a gérée et mise à jour avec la coopération de chercheurs du Québec, du Canada, du monde francophone. Sur le sujet majeur et sans cesse évoqué de l’avenir des bibliothèques en lien avec le numérique, son apport est premier et partout reconnu. La liste de ses publications et de ses coopérations se passe de commentaires. Mais encore et surtout, les lecteurs du Devoir doivent savoir que c’est Guylaine Beaudry qui, à l’Université Concordia, a entièrement dirigé la refonte et la reconstruction de la fameuse bibliothèque Webster, un projet de 40 millions inauguré en 2018 au cœur du centre-ville de Montréal. Elle l’a gérée en harmonisant le travail des professionnels, d’architectes renommés, de bailleurs de fonds publics ou privés, et d’usagers. Tous ont célébré sa conduite. L’établissement est une telle réussite qu’il est reconnu aujourd’hui comme une «bibliothèque du futur», alliant au mieux culture et technologies. Ce n’est pas tout. Guylaine Beaudry a été présidente de la Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec, a organisé de multiples congrès, a orchestré le rassemblement associatif des milieux documentaires, a traité avec les ministères comme avec les milieux communautaires. Alors elle serait déficiente en vision stratégique, en mobilisation, en travail avec une diversité de partenaires, en gestion responsable, en innovation?

Libre à vous, Monsieur le Directeur, de considérer que ce profil, qui allie de façon exceptionnelle les compétences scientifiques et les qualités partout recherchées du véritable leadership, n’arrive pas à la cheville de celui de la candidate que vous trouvez la plus méritoire.

Votre argument qui porte le mieux, nous en convenons, est celui de «sa connaissance fine de la pensée caquiste» qui pourrait peut-être, comme vous le suggérez sans gêne, dégager des crédits pour les budgets de BAnQ. Désormais, la «gardienne de la mission et des valeurs» de l’institution peut les offrir aux enchères. Vous accréditez parfaitement le caractère partisan de cette nomination.

Le conseil d’administration de BAnQ, partagé entre une candidature idéale et une candidature soutenue par une pression du cabinet ministériel s’exerçant à ciel ouvert (voir Le Devoir du 2 juin), a choisi de se replier sur la tactique de la chèvre et du chou, en recommandant deux candidatures à la ministre. On a toutes les raisons de le déplorer. Quand le directeur du Devoir décide pour sa part de se compromettre plus avant en cautionnant clairement la candidature la plus inappropriée, il ne nous reste qu’à désespérer.

Parmi plus de deux mille personnes qui ont signé la lettre réclamant au premier ministre l’annulation de cette nomination, il se trouve des légions de lecteurs du Devoir. [...]

Lettre ouverte et indignée au directeur du «Devoir», 21 juillet 2021 (l’article inclut la réplique de Brian Myles)

(1) Lise Bissonnette, directrice du Devoir de 1990 à1998, fondatrice et première présidente-directrice générale de BAnQ de 1998 à 2009  

(2) Carol Couture, directeur de l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal de 2001 à 2005, conservateur et directeur général des archives, Bibliothèque et Archives nationales du Québec de 2006 à 2012, premier président de la Section pour l'enseignement de l'archivistique et la formation des archivistes du Conseil international des archives, consultant auprès de l'UNESCO  

https://www.ledevoir.com/opinion/idees/619407/idees-lettre-ouverte-et-indignee-au-directeur-du-i-devoir-i

Extrait de la réplique de Brian Myles : Vous estimez que Marie Grégoire ne sera pas à la hauteur pour relever les défis du virage numérique de BAnQ? J’estime que son parcours n’est pas dépourvu de mérite et qu’il faut respecter la décision prise en toute indépendance par le conseil d’administration.» Contrairement à Mme Bissonnette et à M. Couture, je n’ai pas pris fait et cause pour une candidate au détriment de l’autre dans le processus de nomination de la p.-d.g. de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). J’ai constaté et commenté le résultat final, sans plus. 

NDLR : «...décision prise en toute indépendance par le conseil d'administration»; je me permets d'en douter. 

Article de Brian Myles :

Marie Grégoire mérite une chance 

Extrait – La nomination de Marie Grégoire comme p.-d.g. de Bibliothèque et Archives nationales (BAnQ) ne passe pas comme une lettre à la poste. Deux reproches lui sont formulés, soit de ne pas avoir fait carrière en bibliothéconomie et de correspondre à la caricature même d’une nomination partisane. Les critiques omettent de se pencher sur ses qualités et sur la contribution qu’elle peut apporter à la transformation de l’institution. [...]

L’inexpérience de Marie Grégoire en bibliothéconomie, en sciences de l’information et en gestion documentaire est une profonde lacune. Il s’agissait d’un des 11 critères de sélection du comité, et il est impensable qu’elle puisse apprendre sur un coin de table un savoir aussi sophistiqué dans l’exercice de ses fonctions. Tout p.-d.g. honnête vous dira qu’il ne maîtrise pas l’ensemble des compétences requises pour diriger une entreprise. Le secret, c’est de savoir s’entourer.

L’expertise en bibliothéconomie et en sciences de l’information est fondamentale pour la pérennité de BAnQ. À ce chapitre, Marie Grégoire devra confier des responsabilités et de l’autonomie à des personnes qualifiées autour d’elle. C’est sur cette base que nous pourrons juger de l’à-propos de sa nomination. D’ici là, donnons-lui au moins une chance de grandir dans ses fonctions.

https://www.ledevoir.com/opinion/editoriaux/618690/banq-marie-gregoire-merite-une-chance  

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Un must : La consternation, par Jean-François Nadeau / Le Devoir, 12 juillet 2021

[...] Marie Grégoire a été présidente du congrès de fondation de l’ADQ de Mario Dumont, le parti que finira par digérer la CAQ. C’est à cette époque que, sur les bancs de l’université, j’ai connu son conjoint, Éric Montigny. Il comptait parmi la garde rapprochée de Dumont, astre guide de cette formation qui s’enthousiasmait pour Margaret Thatcher. Le couple Grégoire-Montigny a signé ensemble un ouvrage : Le cœur des Québécois. À l’aide de sondages et d’un sondeur, Youri Rivest, ils y expliquent ce que pensent les Québécois. Rien de moins. [...]

En matière de culture en tout cas, force est d’admettre que la feuille de route de Marie Grégoire ne brille pas beaucoup au-delà du spectre du marketing politique et médiatique dont elle est un pur produit. Un de ses principaux faits d’armes, en dehors de son bref rôle de députée d’arrière-ban, a consisté à dire, la plupart du temps, du bien de la CAQ dans le cadre du Club des ex, ces séances de babillages publics télédiffusés sur le mode des émissions sportives. [...]

Il fut un temps, pas si lointain en vérité, où les élus, dans un commode entre-soi, se jouaient du pouvoir comme s’il s’agissait de leur propriété personnelle, en contrôlant toutes les nominations et en distribuant des faveurs et traitements particuliers dont ils disposaient ensuite à leur gré. Sans présumer à tout moment de la résurrection d’un pareil népotisme, il est toujours signe de bonne santé de se demander périodiquement si ces temps passés sont bel et bien derrière nous et s’il n’y a pas, quoi qu’il en soit, de nouvelles façons de faire société qui devraient s’imposer dans l’intérêt commun.» [...]

https://www.ledevoir.com/opinion/chroniques/617439/la-consternation 

5 août 2021

Le masque : plus efficace que le vaccin?

Honnêtement, je me pose la question.

Plusieurs médecins ont souligné que le port du masque nous avait évité la pandémie de grippe saisonnière l’hiver dernier. En passant, personne de mon entourage n’a eu la grippe, pas même un rhume! C’était avant la campagne de vaccination. Il semble évident que le masque protège d’un tas de bibittes indésirables transmises par la voie des airs.

La majorité des «experts» de la santé publique n’a pas insisté sur le phénomène. Pourtant nous savons que les vaccins ne protègent pas à 100 % contre la Covid-19 ni ses variants. Je suis d’accord avec les médecins qui recommandent impérativement de continuer à porter le masque.

Ah mais, il faut plaire au bon peuple écoeuré du masque et de la distanciation. Le gouvernement Legault a donc annoncé de gros assouplissements concernant les regroupements intérieurs et extérieurs (en vigueur depuis fin juillet). On note une hausse légère importante de cas ces derniers jours en 24 hres : 189 hier et 305 aujourd'hui. Je porterai le masque au risque d’être ridiculisée... Ce principe de précaution ne tue personne et vaut mieux que de s’exposer à la Covid-19 et sa trâlée de variants.

Le vaccin ne remplace pas le masque.

Le masque est le passeport sanitaire!

En France, les personnes qui n’ont pas eues leur «pass sanitaire» (deux doses de vaccins) sont bloquées partout. Je me demande si les non-vaccinés auront le droit de marcher dans la rue! (1)

Photo via 24fr. news

Pourquoi le port du masque est-il recommandé même si on est vacciné?

Les cas de COVID-19 semblent pour l'instant maîtrisés dans la majeure partie du pays, et la vaccination va bon train. Alors, pourquoi doit-on continuer à porter un masque? Et comment savoir lorsqu’il sera sécuritaire de le ranger?

L'Alberta et la Colombie-Britannique ont abandonné le port du masque le 1er juillet; et la Saskatchewan, le 11 juillet dernier. L'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick ont également annoncé la fin du port obligatoire du masque pour la fin de juillet.

Le gouvernement ontarien a annoncé cette semaine que le port du masque sera encore obligatoire à la prochaine étape du déconfinement; au Québec, le masque est toujours requis dans les transports en commun et dans les endroits publics fermés.

Selon Roxane Borgès Da Silva, professeure à l'École de santé publique de l'Université de Montréal, les gouvernements qui retirent l'obligation de porter le masque le font pour des raisons de liberté individuelle, plutôt que pour des raisons de santé publique. Selon elle, il s’agit d’une erreur qui risque de causer de nouvelles flambées.

Mme Borgès Da Silva estime qu’il est encore trop tôt pour dire quand le masque ne sera plus nécessaire. Elle affirme que cette mesure sanitaire devrait être l’une des dernières à être retirée, puisqu’elle est l’une des moins restrictives. "La seule contrainte qui reste est le masque; les commerces, les restaurants sont ouverts... Dans le contexte actuel, le masque n’a pas d’effet sur l'économie, mais est lié au bien-être de la collectivité."

Elle croit que la population doit faire un effort individuel pour permettre aux commerces et aux écoles de rester ouverts cet automne advenant une autre vague. De plus, porter le masque pour réduire le nombre d’infections donne une chance au système de santé de récupérer après plus d’un an de pandémie.

Les CDC affirment que «la guerre a changé» et que plusieurs raisons justifient la décision de réimposer à tous le port du masque à l’intérieur.

[Selon un] document du New York Times, les gens vaccinés avec deux doses qui sont infectés par le variant Delta ont une charge virale aussi élevée qu’une personne non vaccinée. Donc, si les personnes vaccinées ont généralement des symptômes moins graves, elles peuvent tout de même propager le virus autant qu’une personne non vaccinée.

Selon une étude publiée dans le journal Nature vendredi, il est primordial de conserver certaines mesures sanitaires de base, comme le port du masque et la distanciation physique, jusqu’à la fin de la campagne de vaccination, et non quand un seuil préétabli a été atteint.

Les auteurs expliquent que le risque de voir apparaître un variant encore plus résistant que le Delta est au plus élevé lorsqu’une grande partie de la population a été vaccinée. Ils préviennent que c’est à ce moment que les autorités et les politiciens s’emballent et autorisent un déconfinement hâtif, provoquant ainsi une hausse de cas. «L'émergence d'un variant partiellement ou complètement résistant au vaccin semble alors inévitable», avertissent-ils.

Roxane Borgès Da Silva abonde dans le même sens et dit qu’il ne faut pas se fier seulement au taux de vaccination pour décider si on permet de ne plus porter le masque dans les endroits publics.

ATTENTION AU JEU DU YO-YO

Enlever, puis réimposer certaines restrictions cause énormément de frustration dans la population, qui a déjà un ras-le-bol de la pandémie, prévient Mme Borgès Da Silva.

«C’est sûr que, quand on supprime une mesure, qu'on se rend compte qu’on a fait une bêtise et qu'on revient en arrière, c’est difficile de convaincre les gens.»

Elle ajoute que les gouvernements doivent rester cohérents pour ne pas créer davantage de confusion. De plus, elle conseille aux autorités de ne pas annoncer trop tôt le retrait du masque, puisque la situation peut rapidement changer. Mme Borgès Da Silva espère notamment que le gouvernement du Québec ne fera pas d’annonce prématurée sur le port du masque à l’école. «Je crains qu’on doive revenir en arrière.»

Pour sa part, le Dr Weiss dit qu’il faut s’attendre à ce que le masque fasse partie de notre quotidien (dans les transports en commun, en avion, etc.) pendant encore plusieurs années, du moins jusqu’à ce qu’on maîtrise la pandémie à l'échelle planétaire.

Mélanie Meloche-Holubowski / Le 2 août 2021 

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1813096/covid-coronavirus-vaccination-restrictions-couvre-visage-pandemie

La transmission aérienne, grande négligée du discours officiel?

On commence à abandonner les masques, on réduit la distanciation physique, on n'a pas de plans précis pour la ventilation dans les écoles à l’automne. Des experts rappellent que le SRAS-CoV2 se transmet par l’air.

Plusieurs experts se demandent pourquoi la transmission aérienne fait si peu partie du discours des autorités.

«Je n’aurais jamais cru qu’un an plus tard, nous serions encore en train de tourner autour du pot. Il y a une résistance [à parler de transmission aérienne], particulièrement en Amérique du Nord, que je ne comprends pas», dit le Dr David Fisman, professeur à l'École de santé publique Dalla Lana, à l'Université de Toronto.

Selon lui, si les autorités avaient pris au sérieux la transmission aérienne, «nous aurions sans aucun doute sauvé des milliers de vies».

Nathalie Grandvaux, directrice du Laboratoire de recherche sur la réponse de l'hôte aux infections virales au Centre de Recherche du CHUM et professeure au Département de biochimie et de médecine moléculaire à l'Université de Montréal, ne comprend pas pourquoi on ne parle presque plus de transmission aérienne.

«Déjà qu’on n'en parlait pas beaucoup avant. Je pense qu’on a fini par l’oublier. Le message qui est maintenant véhiculé est qu’avec la vaccination, c’est fini, tout va bien aller. Mais ce n’est pas aussi simple que ça.»

La pandémie est loin d'être terminée, rappelle-t-elle. Pour prévenir de nouveaux confinements cet automne, il faut réduire à tout prix les risques de transmission aérienne, dit-elle.

«On a mis en place la campagne de vaccination – qui est excellente – mais on a abandonné les autres modes de prévention pour septembre. On doit revoir les objectifs mis en place, comme conserver les masques et la distanciation. Je ne comprends pas pourquoi on parle maintenant d’un mètre plutôt que deux mètres; ça me prouve que la transmission par aérosols n’est pas reconnue», se désole Mme Grandvaux.

Si les détails du comment et du pourquoi sont encore à élucider, la multitude d’expériences en laboratoires et d’études de cas pointent toutes vers la transmission aérienne, dit le Dr Fisman. Il est estomaqué de voir que l’on continue de douter de leur véracité.

Mélanie Meloche-Holubowski / Le 24 juillet 2021

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1810836/transmission-aerienne-aerosols-debat-covid-coronavirus-pandemie

(1) Depuis le 21 juillet 2021, le «pass sanitaire» est obligatoire pour les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes (salles de spectacle, les parcs d’attractions, les salles de concert, les festivals, les salles de sport, les cinémas...).

Les salles d’auditions, de conférences, de projection, de réunions

Les chapiteaux, tentes et structures

Les salles de concerts et de spectacles

Les cinémas

Les festivals (assis et debout)

Les événements sportifs clos et couverts

Les établissements de plein air

Les salles de jeux, escape-games, casinos

Les lieux de culte lorsqu'ils accueillent des activités culturelles et non cultuelles

Les foires et salons

Les parcs zoologiques, les parcs d’attractions et les cirques

Les musées et salles d’exposition temporaire

Les bibliothèques (sauf celles universitaires et spécialisées)

Les manifestations culturelles organisées dans les établissements d'enseignement supérieur

Les fêtes foraines comptant plus de 30 stands ou attractions

Tout événement, culturel, sportif, ludique ou festif, organisé dans l’espace public susceptible de donner lieu à un contrôle de l’accès des personnes

Les navires et bateaux de croisière avec hébergement

Les discothèques, clubs et bars dansants.

Dans ces lieux, le port du masque n’est plus obligatoire pour les personnes bénéficiant du pass sanitaire. Toutefois, l’organisateur, l’exploitant ainsi que le préfet ont la possibilité de le rendre obligatoire.

D’autres lieux pourront s’ajouter à cette liste par la suite, si nécessaire, selon la situation épidémique.

Début août, le pass sanitaire sera également obligatoire dans les cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux, ainsi que pour les voyages en avion, train et car pour les trajets de longue distance.

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/pass-sanitaire