15 mars 2013

Vrac humour

On dit que souvent les gens achètent des chiens qui leur ressemblent. Mais là, je trouve que les chiens ont quand même l’air plus sympa que leurs maîtres… :-)



«Oh Yin, je suis si heureux de te retrouver enfin!»
~ Yang
 

Le clou du vrac humour -- d’accord, c’est plutôt irrévérencieux, mais disons «qu’on récolte ce qu’on a semé».

(Auteur inconnu)

Quand on songe à tous les scandales pédophiles de l’église, on espère que le nouveau pape fera d’abord le ménage dans sa propre maison avant de prêcher contre la contraception, l’avortement et l’homosexualité.
L'homosexualité n'est pas un crime, mais la pédophilie est un crime. Voilà.

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The Sunday Assembly (L'assemblée du dimanche)
Rafraîchissant et sympathique ce projet. Des athées ont décidé de se réunir un dimanche par mois pour des conférences inspirantes, des spectacles, chants, etc.; ça se passe à Londres.
http://sundayassembly.com/ 

Le groupe se définit comme une congrégation sans Dieu (godless) dont le but des membres est de mieux vivre, d’aider souvent et de s’émerveiller davantage. Ils ont conçu une grille d’organisation pour ceux qui aimeraient démarrer un groupe.

Si la liberté de religion existe, il n’y a aucune raison de s’opposer à la liberté d’athéisme…

«Cette «église athée» britannique est âgée de trois mois à peine, mais ses adeptes sont déjà trop nombreux pour les places disponibles lors des «offices». Et plus de 200 non-croyants dans le monde ont manifesté leur intérêt pour cette initiative.» Suite :
http://www.lematin.ch/vivre/societe/Une-eglise-sans-Dieu-prete-a-essaimer-dans-le-monde/story/24045343

Vous aimerez peut-être «Les athées sont-ils insensibles?» :
http://artdanstout.blogspot.ca/2012_07_01_archive.html

 

14 mars 2013

Bonne et mauvaise nouvelles


La bonne nouvelle est que, le 11 mars dernier, la Commission Européenne a banni les tests de produits cosmétiques sur les animaux - pour toujours!

TRIPLE BRAVO! Mark Twain en serait fort heureux...  

07/03/2013 - BUAV and ECEAE thank European Commission for an end to animal cosmetics testing in Europe. The BUAV team, together with our partners from the European Coalition to End Animal Experiments (ECEAE), are in Dublin this week for our bi-annual meeting. Today we are presenting a commemorative cake to the Head of the European Commission Representation in Ireland, Ms Barbara Nolan, to celebrate the end of cruel cosmetics in Europe.

 
La mauvaise nouvelle, au cas où vous ne le sauriez pas, est que le prix de l’essence augmente... C'est simple, il va falloir apprendre à se téléporter.

Et il vaut mieux en rire :



Source des news : http://www.stuartwilde.com/

13 mars 2013

Propagation des pensées

Formes-pensées
Artiste : David Derr

Nous ne sommes pas des spectateurs en train d’observer le champ unifié – nous sommes le champ unifié. Chaque personne est un être infini, non limité par le temps et l'espace. Pour aller au delà du corps physique, nous donnons de l’expansion à l'influence de l'intelligence. Quand vous êtes assis sur votre chaise, chacune de vos pensées émet une onde dans le champ unifié. Celle-ci parcourt toutes les couches de l'ego, de l’intelligence, de l’esprit, des sens et de la matière, et se répand en cercles de plus en plus larges. Vous êtes une lumière qui irradie de la conscience et non pas des photons.

En se propageant, vos pensées ont une influence sur tout dans la nature. La physique reconnaît maintenant ce phénomène comme étant une source d’énergie physique : la lumière, que ce soit une étoile ou une bougie, envoie ses ondes à travers le champ quantique de l'électromagnétisme et parcourt l'infini dans toutes les directions. Notre conscience limitée par notre état de veille ordinaire nous empêche de percevoir les changements subtils que nous propageons partout. L'homme se déplace, vit et respire à l’intérieur d’un corps cosmique. Si c’est le cas, alors la nature est tout aussi vivante que nous. La distinction qu’on fait entre être «ici» ou «au-delà» est fausse; c’est comme si les cellules du cœur ignoraient celles de la peau juste parce qu'elles ne sont pas dans la peau.

Le niveau matériel de notre monde est plutôt rudimentaire. Le réel pouvoir de la nature est plus près de la Source; et l’ultime pouvoir, le pouvoir de la Conscience, ne se trouve pas ailleurs que dans la Source.

Deepak Chopra
Quantum Healing: Exploring the Frontiers of Mind/Body Medicine 

Que deviennent nos formes-pensées?
Quelle est leur longévité?

Un site intéressant au sujet de l’énergie, notamment celle des formes-pensées (en anglais) – article complet : http://robertjrgraham.com/2010/10/12/what-is-the-astral-dimension/

Excerpt  

Thought Forms

Any new object in the real world is assimilated into the astral dimension over a period of time. A thought form representation of it first grows in the lowest part of the astral, close to the physical dimension, becoming more and more permanent as time goes on. As with all thought forms, the more attention paid to it the quicker it grows.

The higher up in the astral dimension, or the further away from the physical, the less thought forms, of the physical world, as we know it, are found. Physical things have to soak in to it for a very long time before they take shape, and are found, in the higher astral.

Have you ever tried to move around a strange house in the dark? You bump into everything, right. But as you become familiar with it though, a mental picture of your surroundings forms in your mind, and you can find your way around it better. The longer you spend in this house the stronger this mental picture becomes. This is similar to how things are assimilated and grown, as thought forms, in other dimensions.

The generation of thought forms in the astral also works in the reverse. If a physical object has been around for a very long time, it will have grown a lasting thought form impression in the astral. After the object is destroyed or removed, its thought form still endures. You may, for example, in the astral, find furniture in your house you don’t have, jumbled up with your own. This is caused by the decaying thought forms of old stuff, belonging to previous tenants etc, still being there, years after the originals have gone.

Old thought forms do not follow their physical counterpart around when they are moved. New ones begin to grow in the astral wherever it is while the old ones slowly decay. The longer a thing is in one place, the stronger the thought form will become in that place. This also applies to buildings, structures and geological features. You may project into a park and find a house, bridge, stream, hill etc that you know is definitely not there. These may have existed in times past. The higher up in the astral you go, the older the thought forms are, or the further back in geological time you appear to be.

The rate of growth of a thought form depends largely on the amount of attention paid to it. For example, a famous painting, loved, viewed and highly thought of by millions, will have a much stronger thought form than that of a common painting that hangs in someone’s bedroom and is only viewed by a few. The number of thought forms you find in the astral also depends on how close you are to the physical dimension. If you are very close, as in a real time projection or OOBE, very few thought forms, if any, will be found. In a real time OOBE you are not quite in the astral dimension but are existing as an astral form in the buffer zone between the astral and the physical dimensions.

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Un spectaculaire exemple de concentration et de maîtrise du corps.
Nous n’avons besoin que d’un peu de patience zen pour suivre jusqu’à la fin :-)
This might zen anyone out! 
http://www.wimp.com/balancemaster/

10 mars 2013

Le poids des chimères

Illustration : Padma, Tarot Zen
 
Chacun sa chimère
 
Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.
 
Chacun d’eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi lourde qu’un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d’un fantassin romain.
 
Mais la monstrueuse bête n’était pas un poids inerte; au contraire, elle enveloppait et opprimait l’homme de ses muscles élastiques et puissants; elle s’agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture; et sa tête fabuleuse surmontait le front de l’homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l’ennemi.
 
Je questionnai l’un de ces hommes, et je lui demandai où ils allaient ainsi. Il me répondit qu’il n’en savait rien, ni lui, ni les autres; mais qu’évidemment ils allaient quelque part, puisqu’ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.
 
Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs n’avait l’air irrité contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût dit qu’il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d’aucun désespoir; sous la coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière d’un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.
 
Et le cortège passa à côté de moi et s’enfonça dans l’atmosphère de l’horizon, à l’endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.
 
Et pendant quelques instants je m’obstinai à vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt l’irrésistible Indifférence s’abattit sur moi, et j’en fus plus lourdement accablé qu’ils ne l’étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
 
Charles Baudelaire
Petits poèmes en prose, 1869

8 mars 2013

Florilège 8 mars


- Si les femmes demeurent aujourd’hui la survivance la plus massive de l’asservissement humain, c’est qu’il reste facile, donc tentant, d’exploiter chacune d’elles séparément. Car il faut prendre conscience d’un fait et il ne faut pas l’oublier : les abus et les méthodes des gens de pouvoir, où qu’ils soient, se ressemblent. Les seigneurs hier, les riches ou les puissants aujourd’hui, les mâles de tout temps se sont conduits exactement de la même façon vis-à-vis de ceux qu’ils dominaient par la naissance, la fortune ou le sexe.

- Quand on voit comment des hommes ont traité d’autres hommes, comment s’étonner de la façon dont ils ont traité les femmes? Il faudrait que nous puissions dire ensemble : c’est fini, cette oppression-là au moins révolue. Mais tout est dans cette condition : ensemble.

~ Benoîte Groult, Ainsi soit-elle; 1975

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- Les blessures dont on a honte ne se guérissent pas.

- La seule intelligence qui vaille la peine, c'est celle qui nous permet de nous mettre à la place de l'autre – de ressentir ce qu'il ressent sous la douleur et l'humiliation.

~ Dany Laferrière

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Il reste encore à faire pour le respect et l'égalité…Tant que le viol, les violences sexistes, les discriminations existeront, il faudra continuer à réclamer le respect. Ce respect qui n'existe plus beaucoup, même envers les hommes. Alors envers les femmes…

- Le bonheur des femmes c'est le bonheur des hommes et réciproquement. 
Les deux genres font le monde. Irrémédiablement. 

- Dans quel pays du monde les femmes ont-elles enfin accepté de donner le droit de vote aux hommes?

~ Élyane Rejony, Femme en quête de dignité

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L’homme a fait verser tous les droits de son côté et tous les devoirs du coté des femmes ... Dans notre législation telle qu’elle est, la femme ne possède pas, elle n’est pas en justice, elle ne vote pas, elle ne compte pas. Il y a des citoyens, il n’y a pas de citoyennes. C’est là un état violent; il faut que ça cesse.

~ Victor Hugo

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Après avoir étudié la condition des femmes dans tous les temps et dans tous les pays, je suis arrivé à la conclusion qu’au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur demander pardon. 

~ Alfred De Vigny

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Femme, réveille-toi! Le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l'univers; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n'est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l'usurpation. L'homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes! Femmes, quand cesserez-vous d'être aveugles? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n'avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit; que vous reste-t-il donc? La conviction des injustices de l'homme. La réclamation de votre patrimoine fondée sur les sages décrets de la nature!

Qu'auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise? Le bon mot du Législateur des noces de Cana? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n'est plus de saison, ne vous répètent : «Femmes, qu'y a-t-il de commun entre vous et nous?» -- Tout, auriez-vous à répondre. S'ils s'obstinaient, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie; déployez toute l'énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l'Être Suprême. Quelles que soient les barrières que l'on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir; vous n'avez qu'à le vouloir.


~ Olympe de Gouges (1748-1793), exécutée sur l'échafaud*   
Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Postambule; 1791

* «L'échafaud est une sorte de monstre fabriqué par le juge et le charpentier.»
~ Victor Hugo

6 mars 2013

Merci aux chevaux

Il est beaucoup question de la comestibilité des chevaux en ce moment. J’ignore si l’humanité sortira du cannibalisme animalier un jour. Il est certain que je ne verrai pas cela de mon vivant, mais je le souhaite sincèrement pour le futur.

L’auteure de l’article ci-joint proposait la vidéo «Netherlands Horse Rescue» aux amoureux des chevaux, ne serait-ce que pour voir quelque chose de beau et d'inspirant. «Heart lifting», comme elle dit. Quant à moi, j’ai pleuré un bon coup.

La voici donc.



Commentaires et info complémentaire de Quintin de Verneuil BWP qui avait reçu cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=e8iSYMkFO2A

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Merci aux chevaux
Par Brownie Ware

Il quelque chose dans l'odeur des chevaux que j’adore. Peut-être parce qu’elle éveille des souvenirs agréables de mon enfance. Ou peut-être simplement parce que je trouve que ce sont des êtres tellement intuitifs, beaux et majestueux.

Il y a trois chevaux à la ferme, ce qui n'est pas beaucoup pour la taille du site. Mais à cause du terrain montagneux et vallonné, ce sont les chevaux les plus vigoureux que j'ai jamais connus. Ils n’ont pas le même genre de constitution que les chevaux de course, chez qui seuls certains muscles travaillent régulièrement. On ne les monte qu'occasionnellement. Leur vie se passe simplement à profiter de la beauté de cet endroit, à monter et redescendre les versants abrupts, à parcourir les vallées et à remonter vers sommet.

Malheureusement pour moi, ils ne sont pas très souvent près de la ferme. Par contre, quand ils le sont, ils viennent directement vers moi pour recevoir de l'affection, se poussant les uns les autres pour avoir des caresses.

Étant donné que j’ai pratiqué plusieurs sports dans ma jeunesse, il était inévitable que j’aboutisse éventuellement sur le dos d'un cheval. Pour ma mère, c’était plus facile lorsque tous les enfants pratiquaient le même sport simultanément, et comme la majorité voulait monter des chevaux, on m’a assise sur un cheval.

Je les aimais. Ne vous méprenez pas. Je n'étais pas dans les gymkhanas et les exhibitions publiques autant que les autres. Et, c’est quand je montais à cru dans les paddoks, avec mon chien suivant pas loin derrière, que j’étais le plus heureuse.

Ce week-end dernier, nous allions rendre visite à mes parents dans ma ville natale. Ce fut un très beau moment. Lorsque je vais là-bas, les souvenirs de mon enfance m’inondent. Je regardais le chemin où j'avais vécu, je pensais à quel point nous avions été bénis de profiter de la liberté que la vie nous offrait à l'époque, durant notre génération et les précédentes.

À l’âge de huit ou neuf ans, ce n'était pas une grosse affaire que de parcourir trois kilomètres de route sur mon cheval pour aller visiter des amis après l'école. Nous passions des après-midi entiers avec nos chevaux, à sauter par-dessus des barils et des billots ou à nous balader, comme les enfants de la campagne le faisaient.

Un jour, je suis tombée et mon cheval a décampé tout droit vers la maison en me laissant derrière. Peu après, ma mère est venue me cueillir en voiture, soulagée de voir que j’allais bien. Cependant, cela ne m'a pas empêchée de monter là-haut peu de temps après.

Adolescente, je faisais des kilomètres à cheval après l'école pour visiter les amis des fermes voisines. C’était en 1980, et il est difficile de croire que ça fait déjà plus de trente ans, car c’est comme si c’était hier. Ces routes de terre étaient rarement fréquentées. Je montais généralement sans selle et je serpentais le chemin à mon propre rythme, mon chien à mes côtés. Parfois j'arrêtais pour l’installer avec moi sur le cheval.

Au cours des années, il y a eu différents chevaux dans ma vie. Nuggett fut le premier cheval à entrer dans notre famille. Avec le recul, nous avons compris que le pauvre avait été drogué pour la vente à l’encan, ce qui expliquait son extrême docilité avec les enfants qui le faisaient parader. Quand mon père l’emmena quelques heures plus tard, il se révéla fougueux et pas très heureux d'avoir quatre jeunes enfants assis sur son dos. En fait, il était si malheureux, qu’il nous a tous jetés dans un tas de chardons! Bienvenue au monde de l'équitation. Ce fut un cheval formidable qui a survécu à tous les autres pendant plus de trente ans. Béni soit-il.

Nicki était une petite pouliche (brune à crinière et queue noires) parmi les plus rapides aux événements sportifs. Elle était fantastique à monter. Mais le cheval que j'ai le plus aimé était un hongre gris appelé Pride. Il portait déjà ce nom lorsque nous l’avons acheté. Et je l'aimais. Maintenant, avec le recul, je réalise à quel point il était gracieux, et à quel point il m'aimait.

Si je tombais, il venait droit vers moi, attendait et se plaçait pour que je puisse monter facilement sur lui. C’est quand je le montais à cru qu’il était le plus heureux; sans selle, nos corps s’accordaient et se plaçaient tout naturellement. Je ne me souviens pas m’être jamais sentie aussi libre que pendant ces années d'adolescence, où je galopais à cru d’un paddock à l'autre.

Parfois je descendais pour m’asseoir sous un arbre, profitant de la paix des endroits éloignés de la ferme. Pride était heureux de se reposer ou de brouter à côté de moi. Parfois, il baissait la tête au niveau de mes yeux et insistait pour que je lui caresse l’encolure. Et comme je souriais, ses yeux me souriaient en retour. C’étai un être magnifique.

Ces superbes et majestueux animaux sont une bénédiction pour la planète. Nous avons beaucoup à apprendre de leur sagesse. Et cela me soulage de savoir que les êtres humains essaient maintenant de les comprendre, plutôt que de continuer à les dominer par la cruauté et le barbarisme d'autrefois. Il y a maintenant de plus en plus de cours d'équitation naturels. Et davantage de gens qui commencent à reconnaître l'intelligence de ces créatures.

Même si ça fait longtemps que j’ai monté sur le dos d'un cheval, ma façon de vivre avec eux comble mes besoins. Croyez-moi, les chevaux de la ferme me connaissent et me font confiance, et ils n’hésitent pas à s’approcher de la véranda quand ils veulent de l’attention.

Et pour quelque raison étrange, je retarde à me laver les mains après les avoir touchés, ne voulant perdre leur odeur. L'autre jour, je me suis simplement assise sur une marche pour leur gratter le cou. Lorsque je me suis arrêtée, l’un d’eux est resté près de moi, perdu dans ses propres pensées aussi, mais toujours à côté de moi. Et j'ai souri, en pensant comme il est parfois facile d'être ramenés à de beaux souvenirs tout en appréciant un agréable moment du présent.

Donc aujourd'hui, je veux simplement remercier tous les chevaux de la planète pour leur grand cœur et la joie qu'ils apportent à tant de gens, moi comprise. J'ai offert une prière aux autres chevaux qui souffrent de mauvais traitements, de négligence, ou à cause de catastrophes naturelles. Et je remercie toutes les personnes merveilleuses qui consacrent leurs vies à améliorer le sort des chevaux de toutes les manières possibles.

Remercions ces magnifiques animaux. C'est leur planète aussi.

Source : http://www.inspirationandchai.com/index.html

4 mars 2013

Tous à la rue

Crédit photo : La Presse

Si tous les politiciens (et aspirants politiciens) expérimentaient six mois de survie avec les prestations minimum d’assurance-emploi et d’aide-sociale, je crois qu’ils verraient les réformes sous un autre angle et feraient preuve de plus de compréhension envers les démunis. Pierre Côté**, consultant en marketing, suggère l’exercice aux directeurs d’entreprise.

Quant aux travailleurs qui méprisent les bénéficiaires, ils ne devraient pas attendre de passer de l’autre côté de la clôture pour réviser leurs jugements superficiels. En ce moment, c’est partout sur la planète que les gens perdent leur emploi et se retrouvent en difficulté.

En 2011, Radio Canada diffusait une série documentaire au sujet de l’aide-sociale. Si vous n’avez jamais vécu ce genre de scénario et aimeriez «comprendre», c’est à voir. Il ne faut pas oublier que les deux cobayes savaient qu’au bout de deux mois ils retourneraient à leur zone de confort… c’était donc moins désespérant que pour les personnes incapables de voir de la lumière au bout du tunnel. 

Si vous n’avez pas accès à la zone vidéo de Radio Canada vous pouvez lire les descriptions des épisodes :
http://naufrages.radio-canada.ca/emissions_episode.aspx?id=2  

Synopsis

Bien qu’il soit considéré comme le 4e meilleur pays au monde pour sa qualité de vie selon les Nations Unies, le Canada compte encore aujourd’hui plus de 3 millions de personnes vivant en situation de pauvreté. Mais que signifie être pauvre au Canada en 2010?

Naufragés des villes propose d’aller à la rencontre de ceux dont on ne parle jamais qu’en statistiques. Au-delà des idées reçues et des clichés, qui sont-ils? Comment fait-on pour s’épanouir quand on est pauvre? Est-ce seulement possible?

C’est ce que nous découvrons alors que deux volontaires – un homme et une femme gagnant très bien leur vie – laissent derrière eux leur statut, leur CV, leur réseau d’amis et leur carte bancaire… Pendant les deux mois que dure l’expérience, ils n’ont aucune ressource financière, outre les 592,08$ par mois qu’on leur verse – soit l’équivalent de la prestation d’aide sociale pour une personne vivant seule. Sous l’œil analytique d’experts et d’intervenants sociaux triés sur le volet, le périple des deux cobayes est le fil conducteur d’une série de dix épisodes qui documente leurs efforts pour se loger, se nourrir, se soigner, se vêtir, trouver un emploi… et se heurter aux préjugés.

À travers leur expérience et leurs rencontres, on réalise que la pauvreté n’est pas une tare héréditaire. Elle est souvent la conséquence de simples mauvais coups du sort – maladie, séparation, dépression, perte d’emploi – qui peuvent, du jour au lendemain, aspirer quiconque dans une spirale infernale.

Épisodes [extraits des condensés] 

Pauvreté 101
[…] Être pauvre, ça signifie quoi, au juste? C’est ce que deux volontaires vont découvrir. Ils s’apprêtent à tout quitter pendant deux mois pour vivre l’expérience de la pauvreté. Sans rien d’autre qu’un sac à dos et un chèque d’aide sociale de 592,08 $ en poche, ils appréhendent un avenir incertain en milieu inconnu. Pierre Côté, 53 ans, un consultant en marketing de Québec, et Emmanuelle Chapados, 27 ans, une diplômée en communications de Moncton, doivent s’organiser rapidement alors qu’ils sont parachutés dans Montréal, coupés de leur passé.

L’itinérance
L’itinérance est un phénomène qui dérange et qu’on voudrait cacher. Le cliché évoque instantanément le vieux clochard ivrogne. Mais, la réalité est différente. L’itinérance révèle bien d’autres visages…
       Nos deux volontaires sont immergés dans leur nouvelle réalité. Emmanuelle est toujours itinérante. Après plusieurs appels infructueux pour trouver un logement qui cadre dans son budget, elle se résout à dormir dans un refuge pour femmes. Quant à Pierre, il apprécie ses nouveaux colocataires, même si l’appartement n’est pas très propre. Avec l’un d’eux, il part chercher de la nourriture dans une banque alimentaire. Chaque dollar compte.

Le logement
Le logement est un besoin de base. Pourtant, au Canada, beaucoup de gens vivent, soit dans la rue, soit dans des logements insalubres, ou encore ils payent beaucoup trop cher et doivent amputer leur budget consacré aux autres besoins essentiels. Nous ne devrions pas consacrer plus de 30 % de nos revenus au logement.
       Alors, lorsqu’on vit de l’aide sociale ou qu’on touche un salaire dérisoire, impossible de ne pas excéder ce ratio sans devoir couper ailleurs! À travers la réalité d’Adrienne, puis de Gaëtan, nous verrons qu’avoir un simple toit est un privilège coûteux pour les plus défavorisés.

Les travailleurs pauvres
En 2005, 14 millions de Canadiens ont gagné moins de 20 000 $. Ils représentent ce qu’on appelle des «travailleurs pauvres», des gens qui travaillent sans nécessairement arriver à joindre les deux bouts.
       Pierre et Emmanuelle se trouvent temporairement dans cette situation. Au mieux, ils espèrent travailler au salaire minimum. Mais, après une deuxième entrevue dans une chaîne de restauration rapide et un test psychologique sur Internet, Pierre est toujours sans emploi. Quant à Emmanuelle, elle investit 20 $ dans un vieux vélo. Une folie qui lui procurera cependant plus de mobilité dans sa recherche de travail.

Les mythes du BS
Il existe pire que la misère. Il y a les clichés qui l’entourent et qui assombrissent le quotidien des 1,7 million de prestataires d’aide sociale du Canada. Plusieurs considèrent ces derniers comme des paresseux qui profitent du système, en perpétuelles vacances, assis sur leur galerie en attendant leur chèque…
       Pierre déplore qu’on mette tous les bénéficiaires de l’aide sociale dans le même panier. L’expérience l’a amené à voir de ses propres yeux qu’au-delà des clichés, bien des gens n’ont que cet ultime recours et souhaitent véritablement s’en sortir. Pierre et Emmanuelle reçoivent le montant de l’aide sociale, mais ils n’ont pas dû faire les démarches pour l’obtenir. Alors, pour le bénéfice de l’expérience, Pierre se soumet à cet exercice fastidieux en remplissant tous les documents. Il se rend vite compte que la vie d’un demandeur d’aide sociale est comme un livre ouvert au regard des agents de la Sécurité du revenu.

Grandir pauvre
La pauvreté n’a pas d’âge. On peut la croiser très tôt, lorsqu’on est enfant, parce que nos parents sont pauvres. Mais, il y a aussi les aînés pauvres, sans aucune chance de se refaire. Et, enfin, il y a les immigrants pauvres. La pauvreté n’a donc ni âge ni frontières...
       Dans cet épisode, Pierre se démène pour aller chercher le supplément de revenu de 200 $ auquel il a droit comme assisté social. Il fait appel à un ancien ami qui dirige une entreprise de sondage et obtient un emploi temporaire d’interviewer, au bas de l’échelle. Quant à Emmanuelle, elle donne de son temps dans une soupe populaire qui aide beaucoup d’immigrants à faire la transition dans leur nouveau pays d’accueil.

Exister économiquement
Pas facile de se tenir à flot financièrement. Qu’à cela ne tienne, il existe des baguettes magiques comme les cartes de crédit! Qu’on soit pauvre ou riche, ça règle un paquet de problèmes. Enfin, jusqu’à preuve du contraire...
       Subsister. Passer à travers. C’est le but de nos deux naufragés. Emmanuelle s’est enfin trouvé un emploi : vendeuse de crème glacée. La voilà soulagée, elle qui se trouvait sur la corde raide. En deux jours, elle atteint les 200 $ de revenus supplémentaires que l’aide sociale lui permet de toucher en sus de sa prestation. Ça mérite bien une petite bouteille de vin! Quant à Pierre, il ressent l’urgence de recevoir son chèque de paie. Dans l’attente et l’incertitude, il visite la boutique d’un prêteur sur gages...

Se soigner
Quand on est pauvre, la santé devient secondaire. Sans assurances, adieu dentistes, opticiens et psychologues! Il faut d’abord manger, se loger et se vêtir. Survivre est la première considération; si la santé vient avec, tant mieux...
       Affligée par une sinusite, Emmanuelle réalise en pharmacie que 15 $ pour des médicaments sans ordonnance, c’est trop. Les 35 $ la veille pour un concert lui laissent un goût amer. Quant à Pierre, il doit absolument se rendre au chevet de sa fille, à Québec, où elle subit une chirurgie importante. Pour notre apprenti assisté social, la dépense fait mal. Montréal-Québec, aller-retour : 64 $. On ne s’en sort pas. L’argent, c’est le nerf de la guerre. Peu importe les circonstances.

[…] Enfin, nos deux naufragés arrivent au terme de l’expérience. Après son bref retour à Québec, Pierre a pu mesurer le fossé entre sa vie d’emprunt et le confort vers lequel il retourne. Il ressasse toute la privation vécue, sachant pertinemment qu’il laisse derrière lui des gens pour qui c’est le lot quotidien. De son côté, Emmanuelle plie bagage. Elle fait don d’une partie de ses effets à un refuge pour femmes. Elle aussi réalise désormais que notre société comporte sa part d’inacceptable, souvent cachée, et bien loin de son Nouveau-Brunswick natal.

L’engagement (émission bilan)  
Les naufragés reviennent à Montréal pour témoigner de leur expérience de la pauvreté. Que leur a-t-elle laissé comme bagage? A-t-elle changé leur perception? Les a-t-elle changés, eux? Avec un recul de quatre mois, ils refont le voyage en notre compagnie…
       Le retour des naufragés en sol montréalais ravive les souvenirs. Ceux-ci sont remplis d’images vives de petits bonheurs, de grandes détresses, de paniques intérieures et de tous les autres sentiments de survie liés à leur situation précaire. Pierre et Emmanuelle revivent leur parcours de deux mois, étape par étape. Un parcours tissé de choses simples, qui leur ont pourtant souvent compliqué la vie : se loger, se nourrir, trouver du travail. Entre les images passées et leur vision actuelle se dessine le carnet de bord d’une expérience humaine marquante, toujours vivante.

Crédit photo: Express Ottawa

** Quelques citations de Pierre Côté, qui à la suite de son expérience, a publié «Parenthèse : deux mois d’errance urbaine».  

Il recommande à chaque dirigeant d’entreprise de faire ce genre de stage –  
«Ça a contribué à faire de moi une meilleure personne, plus sensibilisé, compréhensif. Ce n’est pas vrai que les BS sont tous des abuseurs et des profiteurs. Personne ne veut rester sur le BS. C’est impossible d’avoir une estime de soi.»

«J’ai vu plus d’histoires d’horreur en deux mois que dans les 10 dernières années de ma vie. L’instinct de survie est très fort. J’ai réussi à contrôler ma faim.»

«Quand t’as plus une cenne dans tes poches et que t’en as juste assez pour finir le mois, le temps qu’il te reste, tu ne peux pas le passer au musée, ni au cinéma, ni au restaurant. Par chance, il a fait beau. J’ai roulé en bécane et j’ai pris beaucoup de notes. Ma maison, c’était les parcs et les rues.»

2 mars 2013

I believe...

Everything’s sitting pretty!
(Photographe inconnu) 

L’autre jour, j’ai reçu ce florilège de sagesse digne de partage (auteur inconnu) :

I believe... that just because two people argue, it doesn't mean they don't love each other; and just because they don't argue, it doesn't mean they do love each other.

I believe... that we don't have to change friends if we understand that friends change.

I believe... that no matter how good a friend is, they're going to hurt you, every once in a while and you must forgive them for that.

I believe... that true friendship continues to grow, even over the longest distance; same goes for true love.

I believe... that you can do something in an instant that will give you heartache for life.

I believe... that it's taking me a long time to become the person I want to be.

I believe... that you should always leave loved ones with loving words; it may be the last time you see them.

I believe... that you can keep going long after you think you can't.

I believe.... that we are responsible for what we do, no matter how we feel.

I believe... that either you control your attitude or it controls you.

I believe... that heroes are the people who do what has to be done when it needs to be done, regardless of the consequences.

I believe... that my best friend and I can do anything or nothing and have the best time.

I believe... that sometimes the people you expect to kick you when you're down will be the ones to help you get back up.

I believe... that sometimes when I'm angry I have the right to be angry, but that doesn't give me the right to be cruel.

I believe... that maturity has more to do with what types of experiences you've had and what you've learned from them and less to do with how many birthdays you've celebrated.

I believe... that it isn't always enough, to be forgiven by others; sometimes, you have to learn to forgive yourself.

I believe... that no matter how bad your heart is broken, the world doesn't stop for your grief.

I believe... that our background and circumstances may have influenced who we are, but, we are responsible for who we become.

I believe... that you shouldn't be so eager to find out a secret; it could change your life forever.

I believe... that two people can look at the exact same thing and see something totally different.

I believe... that your life can be changed in a matter of hours by people who don't even know you.

I believe... that even when you think you have no more to give, when a friend cries out to you, you will find the strength to help.

I believe... that credentials on the wall do not make you a decent human being.

I believe... that the people you care about most in life are taken from you too soon.

I believe... that you should share this with all of the people that you believe in.