13 octobre 2021

Racisme vaccinal «systémique»

Le ministre de la Santé Christian Dubé a finalement reporté la date limite des suspensions de 30 jours, soit au 15 novembre. Comme on dit, seuls les fous ne changent pas d’idée. Ce gouvernement a beau avoir la vue courte, je ne veux pas croire qu’il n’avait pas présagé et examiné les désastreuses conséquences de ce décret. On est quand même pas en Inde! Disons que c’était probablement une pratique, comme on teste les procédures d’évacuation d’un building en cas d’incendie.

Photo : Ministre de la Santé, Christian Dubé.

Ce qui suit est déjà passé date...

Des règlements, des décrets et des lois équitables?

1. Le Bureau de l’Assemblée nationale (BAN) a voté un règlement pour imposer le passeport vaccinal à tous les employés et visiteurs de l’Assemblée nationale. À tous... sauf aux 125 députés! Dans leur cas, aucune preuve de vaccination ne sera exigée, on les croira sur parole! Comme si les élus ne mentaient jamais. Hum... 

2. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, suggère à tous les ordres professionnels du milieu de la santé de suspendre le permis d’exercer de leurs membres qui refusent de se faire vacciner. Ils seront suspendus sans salaire.

3. Les infirmières non vaccinées contre la COVID-19 ne pourront plus exercer au Québec.

Médecins, infirmières auxiliaires et pharmaciens seront soumis à la vaccination obligatoire. Pourquoi pas les dentistes?

Profilage vaccinal  

Ces fameux députés de l’Assemblée nationale au-dessus des lois, exemptés de fournir une preuve vaccinale, ne manquent pas une occasion de traiter les non-vaccinés d’assassins. Ce que médecins, journalistes et chroniqueurs répètent aussi quotidiennement. Ce faisant ils encouragent implicitement la haine et la persécution. La propagande est très bien faite et efficace.

Je suis pour la vaccination, mais pas ordonnée avec un pistolet collé sur la tempe.

Les caquistes étaient prêts à mettre les travailleurs du réseau de la santé non-vaccinés à la rue. Vraiment stupide. Chaos garanti dans le réseau, puisque c’est déjà un méchant bordel!

Un système de santé aux abois

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente quelque 76 000 membres, estime que la mesure est «excessive» et s'engage à contester devant les tribunaux «toute décision des ordres professionnels qui pourrait porter un préjudice démesuré à [nos] membres».

«On manque de monde. Et là, la vaccination, ça fait seulement en rajouter avec du monde qui va quitter. Ça n’a pas de bon sens.» ~ Nancy Hogan, présidente du syndicat interprofessionnel du CHU de Québec.

La syndicaliste pousse la réflexion plus loin. «Dire qu’on a les moyens de se passer de ces professionnels-là, je ne suis pas d’accord. On n’a pas les moyens de s’en passer. C’est une mauvaise nouvelle!»

Laurier Ouellet, le président du syndicat des professionnels en soins de Chaudière-Appalaches, tient le même discours. Il s’inquiète des conséquences que ces suspensions de permis vont entraîner. «Le chaos, les bris de service s’en viennent. Ils seront là à partir de vendredi», prédit-il.

Tous les deux affirment qu’il aurait fallu agir différemment. «On aurait pu faire comme au printemps, imposer aux personnels concernés des tests de dépistage trois fois par semaine», suggère Nancy Hogan.

La suspension des travailleurs de la santé contestée devant les tribunaux

Une avocate montréalaise va demander à la Cour supérieure de mettre en veille la suspension des travailleurs de la santé qui ne sont pas adéquatement vaccinés. Le décret du gouvernement du Québec doit être appliqué à partir de vendredi.

L'avocate Natalia Manole veut faire suspendre le décret jusqu'à ce que la cour puisse juger de sa validité du point de vue constitutionnel.

Me Manole estime qu’il ne tient pas compte de l’intérêt public puisqu'il va entraîner des ruptures importantes de services.

«Le gouvernement n'a pas mis en place un système pour remplacer ces personnes-là. Vendredi, il va y avoir une rupture de services extrêmement grave. Peut-être que des dizaines de milliers de personnes vont se retrouver sans médecin de famille», a illustré l'avocate en entrevue à l’émission Première heure.

Selon elle, il faut également prévoir que des interventions chirurgicales seront annulées ou reportées ou encore que des radiographies ne seront pas examinées.

«Désastre inévitable»

L'avocate se dit convaincue que les conséquences du décret seront plus néfastes pour le public que le fait de conserver au travail du personnel de la santé non adéquatement vacciné.

«Le désastre est inévitable. Le plus important pour la suspension de l'application du décret, c'est l'intérêt du public. C'est le public qui sera affecté très gravement par le décret», estime Me Manole.

L’avocate dit représenter 2000 travailleurs de la santé, de tous les corps de métier. Elle souligne que ces personnes ne sont pas contre l’ensemble des mesures sanitaires.

«Ce sont des gens qui ont le droit de refuser de se faire vacciner. Ce ne sont pas des conspirationnistes, ils ne sont pas contre le gouvernement. Ils veulent simplement se faire tester régulièrement. Il n'y a aucune urgence d'appliquer ce décret», affirme-t-elle.

Article intégral :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1830959/contestation-judiciaire-decret-gouvernement-legault-travailleurs-sante

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