20 mars 2025

Les cinglés de la Maison Blanche

Elon Musk, Donald Trump et J. D. Vance 

Voici un portrait lucide de l'administration psychopathe américaine; on multiplie les décrets stupides, les mensonges et les insultes odieuses – notamment à l'égard de Volodymyr Zelenski. C'est J. D. Vance (le chien d'attaque) qui a initié l'affrontement virulent avec le président de l'Ukraine. Quelle outrecuidance! Ce trio ne cesse de pointer le doigt sur les minorités visibles, les minorités sexuelles et les immigrants pour tous les problèmes de l’Amérique; comment se fait-il que les citoyens visés par les propos violents, le sexisme, le racisme et les mensonges de Trump ont voté pour lui, et même en dépit de sa criminalité?

Le 5 mars 2025, [Claude Malhuret] devient «la nouvelle coqueluche des opposants à Trump» selon un journaliste du Figaro. Sa prise de parole, traduite en anglais américain, est reprise sur les réseaux sociaux puis par les médias aux États-Unis et dans d'autres pays. Interrogé sur l'impact de son discours, il se dit non surpris, loue les traducteurs, et estime que «les Américains souhaiteraient entendre la même chose de la part de leurs élus». (Wikipédia)

[Claude Malhuret est médecin, avocat et homme politique. Président de Médecins sans frontières et cofondateur du site Doctissimo, il est maire de Vichy de 1989 à 2017, député européen de 1989 à 1993, député de la quatrième circonscription de l'Allier de 1993 à 1997 et secrétaire d'État chargé des Droits de l'homme de 1986 à 1988. Il est sénateur de l'Allier depuis 2014 et préside le groupe Les Indépendants – République et territoires (LIRT) au Sénat depuis 2017.] (Wikipédia)

Cette bombe médiatique mérite d'être écoutée (lue) et diffusée à grande échelle!

Guerre en Ukraine : «Washington est devenu la cour de Néron», lance Claude Malhuret

Transcription [je me suis permis de rajouter des passages omis par le transcripteur]

L'Europe est à un tournant critique de son histoire. Le bouclier américain se dérobe, l'Ukraine risque d'être abandonnée, la Russie renforcée.

Washington est devenu la cour de Néron. Un empereur incendiaire, des courtisans soumis et un bouffon sous kétamine [Elon Musk] chargé de l’épuration de la fonction publique. C’est un drame pour le monde libre, mais c’est d’abord un drame pour les États-Unis. Le message de Trump est que rien ne sert d'être son allier puisqu'il ne répondra pas, qu'il vous imposera plus de droits de douane qu'à ses ennemis, et vous menacera de s'emparer de votre territoire tout en soutenant les dictatures qui vous envahissent.   

Le roi du deal est en train de montrer ce qu’est l’art du deal à plat ventre. Il pense qu’il va intimider la Chine en se couchant devant Poutine, mais Xi Jinping, devant un tel naufrage, est sans doute en train d’accélérer les préparatifs de l’invasion de Taïwan. Jamais dans l'histoire, un président des États-Unis n'a capitulé devant l'ennemi. Jamais aucun n'a soutenu un agresseur contre un allié. Jamais aucun n'a piétiné la constitution américaine, pris autant de décrets illégaux, révoqué les juges qui pourraient l'en empêcher, limogé d'un coup tout l'état-major militaire, affaiblir tous les contre-pouvoirs, et pris le contrôle des réseaux sociaux. Ce n’est pas une dérive illibérale, c’est un début de confiscation de la démocratie.

Rappelons-nous qu'il n'a fallu qu'un mois, trois semaines et deux jours pour mettre à bas la République de Weimar et sa constitution. J'ai confiance dans la solidité de la démocratie américaine, et le pays proteste déjà. Mais en un mois, Trump a fait plus de mal à l'Amérique qu'en quatre ans de sa dernière présidence.

Nous étions en guerre contre un dictateur, nous nous battons désormais contre un dictateur soutenu par un traître. Il y a huit jours, au moment même où Trump passait la main dans le dos de Macron à la Maison Blanche, les États-Unis votaient à l’ONU avec la Russie et la Corée du Nord contre les Européens, réclamant le départ des troupes russes. Deux jours plus tard, dans le bureau ovale, le planqué du service militaire donnait des leçons de morale et de stratégie au héros de guerre Zelensky, avant de le congédier comme un palefrenier en lui ordonnant de se soumettre ou de se démettre. Cette nuit, il franchi un pas de plus dans l'infamie en stoppant la livraison d'armes pourtant promise. Que faire devant cette trahison? La réponse est simple : faire face. Et d'abord ne pas se tromper. La défaite de l'Ukraine serait la défaite de l'Europe. Les pays Baltes, la Géorgie et la Moldavie sont déjà sur la liste. Le but de Poutine est le retour à l'Yalta où fut cédé la moitié du continent à Staline. Les pays du Sud attendent l'issu du conflit pour décider s'ils doivent continuer à respecter l'Europe ou s'ils sont libres de la piétiner. Ce que veut Poutine, c'est la fin de l'ordre mis en place par les États-Unis et leurs alliés il y a 80 ans, avec comme premier principe l'interdiction d'acquérir des territoires par la force. Cette idée est à la source même de l'ONU ou aujourd'hui les Américains votent en faveur de l'agresseur contre l'agressé parce que la vision trumpienne coïncide avec celle de Poutine : un retour aux sphères d’influence, les grandes puissances dictant le sort des petits pays. À moi le Groenland, le Panama et le Canada; à toi l’Ukraine, les pays Baltes et l’Europe de l’Est; à lui Taïwan et la mer de Chine.

On appelle cela dans les soirées des oligarques de Mar-a-Lago le réalisme diplomatique.

Nous sommes donc seuls. Mais le discours selon lequel on ne peut résister à Poutine, est faux. Contrairement à la propagande du Kremlin, la Russie va mal. En trois ans, la soi-disant deuxième armée du monde n'a réussi à grappiller que des miettes d'un pays trois fois moins peuplé. Les taux d'intérêt à 25 %, l'effondrement des réserves de devises et d'or, l'écroulement démocratique montrent qu'elle est au bord du gouffre. Le coup de pouce américain à Poutine est la plus grande erreur stratégique jamais commise lors d'une guerre.

Le choc est violent, mais il a une vertu : les Européens sortent du déni. Ils ont compris en un jour à Munich que la survie de l’Ukraine et l’avenir de l’Europe sont entre leurs mains et qu'ils ont trois impératifs : accélérer l’aide militaire à l’Ukraine pour compenser le lâchage américain, pour qu'elle tienne et bien sûr pour imposer sa présence et celle de l'Europe dans toute négociation. Cela coûtera cher, il faudra en terminer avec l'utilisation des avoirs russes gelés, il faudra contourner les complices de Moscou à l'intérieur de même l'Europe par une coalition des seuls pays volontaires, avec bien sûr le Royaume-Uni. En second lieu, exiger que tout accord soit accompagné du retour des enfants kidnappés, des prisonniers, et de garanties de sécurité absolues, Après Budapest, la Géorgie et Minsk nous savons ce que valent les accords Poutine. Ces garanties passent par une force militaire suffisante pour empêcher une nouvelle invasion. Enfin, et c'est le plus urgent, parce que c'est qui prendra le plus de temps, il faut rebâtir la défense européenne négligée au profit du parapluie américain depuis 1945 et sabordée depuis la chute du mur de Berlin. C’est une tâche herculéenne. Mais c'est sur sa réussite ou son échec que seront jugés dans les livres d'histoire les dirigeants de l'Europe démocratique d'aujourd'hui. Friedrich Merz vient de déclarer que l'Europe a besoin de sa propre alliance militaire, C'est reconnaître que la France avait raison depuis des décennies en plaidant pour une autonomie stratégique. Il reste à la construire. Il faudra investir massivement, renforcer le front européen de défense hors des critères d'endettement de (…?), harmoniser les systèmes d'armes et de munitions, accélérer l'entraide de l'Union à l'Ukraine qui est aujourd'hui la première armée européenne, repenser la place de la dissuasion nucléaire à partir des capacités françaises et britanniques, relancer les programmes de boucliers anti missiles et de satellites

Le plan annoncé hier par Ursula von der Leyen est un très bon point de départ. Et il faudra beaucoup plus. L'Europe ne redeviendra une puissance militaire qu'en redevenant une puissance industrielle. En un mot il faudra appliquer le rapport Draghi pour de bon. Mais le vrai réarmement de l'Europe, c'est son réarmement moral. Nous devons convaincre l'opinion face à la lassitude à la peur de la guerre et surtout face aux comparses de Poutine, l'extrême droite et l'extrême gauche. Ils ont encore plaidé hier à l'assemblée nationale contre l'unité européenne, contre la défense européenne. Ils disent vouloir la paix. Ce que ni eux ni Trump ne disent c'est que leur paix c'est la capitulation, la paix de la défaite, le remplacement d'un De Gaulle-Zelenski par un Pétain ukrainien à la botte de Poutine, la paix des collabos qui ont refusé depuis trois ans toute aide aux Ukrainiens. Est-ce la fin de l'Alliance Atlantique? Le risque est grand, mais depuis quelques jours, l'humiliation publique de Zelenski et toutes les décisions folles prises depuis un mois ont fini par faire réagir les Américains. Les sondages sont en chute, les élus Républicains sont accueillis par des foules hostiles dans leurs circonscriptions, même Fox News devient critique. Les Trumpistes ne sont plus en majesté, ils contrôlent l'exécutif, le parlement, la cour suprême et les réseaux sociaux, mais dans l'histoire américaine les partisans de la liberté l'ont toujours remporté. Ils commencent à relever la tête.

Le sort de l'Ukraine se joue dans les tranchées, mais il dépend aussi de ceux qui aux États-Unis veulent défendre la démocratie et ici de notre capacité à unir les Européens à trouver les moyens de leur défense commune et à refaire de l'Europe la puissance qu'elle fut un jour dans l'histoire et qu'elle  hésite à redevenir.

Nos parents ont vaincu le fascisme et le communisme, au prix de tous les sacrifices. La tâche de notre génération est de vaincre les totalitarismes du XXIe  siècle.

Vive l'Ukraine libre! Vive l'Europe démocratique!

https://www.youtube.com/watch?v=G-lh0TUTtvI

9 mars 2025

Droits des femmes 2025 : nous ne lâcherons pas!

Photo : La Presse, 8 mars 2025 

Je me réjouis des nombreux rassemblements de femmes  qui ont eu lieu au Québec, au Canada et dans le monde entier.

Ces rassemblements dénonçaient les trois principaux misogynes de l'actuelle administration : Donald Trump, Elon Musk et J.D. Vance* le chien d'attaque. 

      * Sur le plan sociétal, Vance porte une idéologie catholique ultra-conservatrice. Il use de violence dite spirituelle. À la convention des conservateurs, cet abruti avait déclaré qu'il était favorable à une interdiction de l'IVG (interruption de grossesse) dans tout le pays.

Des Québécoises réunies contre les politiques de Donald Trump

Des manifestations ont [eu] lieu dans une vingtaine de villes de la province pour la Journée internationale des droits des femmes

Interpellées, voire apeurées par les changements sociaux qui ont cours de l'autre côté de la frontière, des Québécoises se [sont réunies] réunissent dans diverses villes de la province samedi pour dénoncer ce qu'elles jugent être des attaques envers les droits des femmes.

      À Montréal, des centaines de personnes ont convergé vers le consulat général des États-Unis, rue Sainte-Catherine.

      «Je n'ai jamais eu autant besoin de sortir et de me retrouver ensemble», a dit sur place la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette, co-instigatrice du collectif Mères au front, derrière cette manifestation. «Comme plusieurs, je suis terrifiée devant ce qui se passe de l'autre côté de la frontière, particulièrement le droit des femmes. On est là pour dire, ensemble, qu'on n'acceptera pas ça. Ce recul ne se passera pas dans notre pays.»

      La Journée internationale des droits des femmes a été soulignée à la grandeur de la planète avec en toile de fond, toujours, la réélection de Donald Trump.

      Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Paris, entre autres, pour dénoncer la montée des discours masculinistes.

      Partout, des hommes ont joint leurs voix à celles des femmes pour dénoncer ce qu'ils jugent être des reculs dans le combat pour l'égalité des sexes.

Article intégral:

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2146573/8-mars-femmes-manifestation-donald-trump

À voir ou revoir : La servante écarlate 

J'ai revu la série «La servante écarlate» (Handmaid's Tale). C'est incroyable, on a l'impression que les tyrans misogynes de la M-B. ont étudié la série et la copient intégralement. Musk vient d'annoncer qu'il aura un 14e enfant; aurait-il utilisé les services de «servantes écarlates»?


Holà! fous furieux de la Maison-Blanche

Selon Elon Musk, son geste n'était pas un salut nazi... 
 
«L'autre jour, j'ai pris un auto-stoppeur, il avait l'air sympa. Après quelques kilomètres, il m'a demandé si je n'avais pas peur qu'il soit un tueur en série. Je lui ai dit que les chances que deux tueurs en série soient dans la même voiture étaient extrêmement improbables.» (Jim Lebeau) 

      C'est pourtant ce qui arrive à la Maison-Blanche! Un trio de psychopathes contrôle les États-Unis : Donald Trump un cinglé imprévisible, Elon Musk un avide de pouvoir atteint du syndrome d'Asperger et J.D. Vance un catholique ultra-conservateur et chien d'attaque. C'est Vance qui a initié l'altercation avec le président Zelensky en lui aboyant un chapelet d'insultes et de mensonges à son sujet. Quel odieux manipulateur!

«En ce qui concerne le vaisseau spatial Terre, un mauvais équipage est aux commandes; alors l'heure de la mutinerie a sonné.» (Auteur inconnu)

Mark Carney (candidat à la direction du PLC) regrette que les pays européens ne défendent pas aussi la souveraineté du Canada qui subit constamment des menaces de Trump. Dans une interview accordée à La Presse, M. Carney cite le premier ministre du Royaume-Uni (hôte d’un sommet sur l’Ukraine dimanche), Keir Starmer : «Mon appui à l’Ukraine est inébranlable».

      Cet appui à la souveraineté nationale, il aurait également dû l’offrir au Canada, qui doit composer avec l’incessante rhétorique de Donald Trump sur le «51e État», plaide Mark Carney. «C’est important d’être [cohérent]», dit-il en établissant un parallèle entre les menaces à l’intégrité territoriale de l’Ukraine et celles visant le territoire canadien.

M. Trump, il veut nos ressources, notre eau, même notre pays.» https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-03-02/course-a-la-direction-du-plc/mark-carney-attend-plus-des-allies-du-canada.php

Trump s'intéresse en effet à l'Ukraine parce qu'il veut acquérir ses minéraux critiques.

Quel toupet ce Trump! – je ne parle pas de son toupet jaune de greffes capillaires, mais de son arrogance).

Au sujet des mensonges, insultes et fausses accusations adressés à Volodymyr Zelenski par Donald Trump et son chien d'attaque J. D. Vance (28 février 2025) :

      «Trump fonctionne essentiellement par l’intimidation et la peur. Il ne s’attend à aucune riposte lorsqu’il fait des déclarations, même si elles sont mensongères. [Devant sa colère], Zelensky ne s’est pas couché. Il répondait du tac au tac. Ça démontre la force du personnage.» ~ Dominique Arel, titulaire de la Chaire d’études ukrainiennes à l’Université d’Ottawa

      Dans les dernières semaines, Donald Trump a plusieurs fois repris la rhétorique du Kremlin en disant l’Ukraine responsable de l’invasion russe, en plus de miner la crédibilité de son chef en le qualifiant notamment de «dictateur».

      La joute verbale entre les deux chefs d’État est un élément de plus qui vient confirmer le rapprochement entre les États-Unis et la Russie ainsi que l’isolement croissant de l’Ukraine, croit Dominique Arel.

https://www.ledevoir.com/monde/850042/engueulade-pourrait-changer-monde?

Décourageant  

En fouillant pour trouver des produits agroalimentaires locaux, j'ai découvert qu'au Canada nous mangeons presque exclusivement américain. Honte à nous : beaucoup de nos entreprises florissantes ont été vendues à des monopoles américains. Même si certains produits sont fabriqués au Canada, les propriétaires et les sièges sociaux sont généralement aux États-Unis. C'est un véritable travail d'enquête pour remonter jusqu'au haut de la pyramide. Il faut donc chercher des petits et moyens producteurs locaux dans notre province – des aiguilles dans des bottes de foin…

Entreprises agroalimentaires ayant leur siège aux États-Unis

(vous allez avoir des surprises!) 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Entreprise_agroalimentaire_ayant_son_si%C3%A8ge_aux_%C3%89tats-Unis

Ces 10 entreprises dominent le secteur de l’alimentation

https://fr.businessam.be/ces-10-entreprises-dominent-le-secteur-de-lalimentation/

Et vous, achetez-vous encore des produits américains ?

Les appels au boycottage de produits américains et la promotion de l’achat local ont eu un impact dans les supermarchés, les grandes surfaces et les pharmacies.

https://www.lapresse.ca/affaires/chroniques/2025-03-02/et-vous-achetez-vous-encore-des-produits-americains.php

Nous n'avons pas de ministère de l'environnement cohérent et déterminé; Benoit Charrette n'est qu'une pauvre marionnette.

Au bout de la destruction

Pourquoi faisons-nous du Canada une poubelle? Une entreprise américaine déverse des déchets dangereux à Blainville, au Québec.

Très mauvaise nouvelle

Le gouvernement du Québec forcera dans les prochains jours la Ville de Blainville à vendre un de ses terrains à l’entreprise américaine Stablex pour qu’elle y enfouisse des déchets dangereux, a appris La Presse.

      L’entreprise américaine Stablex exploite depuis 1983 un important centre de traitement de déchets industriels inorganiques à Blainville. C’est là qu’elle stabilise – chimiquement et physiquement – les déchets dangereux reçus avant de les enfouir dans un terrain qui appartient au gouvernement du Québec.

      Les installations de Blainville traitent des matières résiduelles dangereuses (MRD) comme des sols contaminés, de l’amiante, des poussières de fours, des piles et batteries. Les MRD proviennent de plusieurs secteurs allant de l’électronique à la métallurgie en passant par la galvanoplastie et la chimie.

      La Ville a jusqu’à présent refusé de vendre son terrain pour des raisons écologiques, évoquant le fait qu’il est enclavé dans la Grande Tourbière de Blainville.

      «Le site compte 13 hectares de milieux humides, dont 9 hectares de marécages, et est enclavé dans un des rares complexes de milieux humides de plus de 500 hectares de la [Communauté métropolitaine de Montréal]», peut-on lire dans une étude de la firme Habitat qui a été chargée par Blainville d’évaluer la valeur écologique du terrain.

      La Ville a jusqu’à présent refusé de vendre son terrain pour des raisons écologiques, évoquant le fait qu’il est enclavé dans la Grande Tourbière de Blainville.

      «Le site compte 13 hectares de milieux humides, dont 9 hectares de marécages, et est enclavé dans un des rares complexes de milieux humides de plus de 500 hectares de la [Communauté métropolitaine de Montréal]», peut-on lire dans une étude de la firme Habitat qui a été chargée par Blainville d’évaluer la valeur écologique du terrain.

      Québec annoncera dans les prochains jours la mise en place de mesures pour forcer Blainville à vendre un de ses terrains à Stablex afin que l’entreprise puisse établir une nouvelle cellule d’enfouissement. Est-ce qu’une loi spéciale est envisagée ? Le Ministère a refusé de répondre, précisant par ailleurs qu’« aucune option n’est écartée ».

      En juin dernier, le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, faisait parvenir une lettre à la mairesse dans laquelle il invitait Blainville à négocier la vente du terrain : «À défaut d’une entente avec Stablex, je n’exclus pas de devoir utiliser d’autres moyens à ma disposition.»

https://www.lapresse.ca/actualites/2025-02-23/enfouissement-de-dechets-dangereux/quebec-forcera-blainville-a-vendre-un-terrain-a-stablex.php

Un dépotoir nucléaire en Ontario

La première nation de Kebaowek a obtenu une victoire importante mercredi après-midi, quand la Cour supérieure a mis sur pause le projet de dépotoir nucléaire de Chalk River, au bord de la rivière des Outaouais, en Ontario.

      Le terrain du futur dépotoir se trouve à un kilomètre de la rivière des Outaouais, source d’eau potable pour des millions de personnes en aval, dont des habitants de la région de Montréal, comme le rapportait La Presse cet été.

      La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a donné son feu vert au projet en janvier dernier, en concluant dans son rapport final que l’installation n’aura pas d’effet significatif, autant sur la biodiversité que sur la santé humaine et la qualité de l’eau. La date du début des travaux n’est pas encore connue.

      Le site se trouve sur le territoire traditionnel de la nation algonquine, pour qui la rivière des Outaouais est un lieu sacré. Au printemps, le chef de la Première Nation de Kebaowek, Lance Haymond, affirmait à La Presse que la contestation judiciaire est son effort ultime pour arrêter le projet. «On ne sait pas si on va y arriver, mais on choisit de se battre jusqu’au bout», avait ajouté le chef.

https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-02-21/chalk-river/la-cour-superieure-suspend-le-projet-de-depotoir-nucleaire.php



23 novembre 2024

La voix de l'Autorité

Leonard Cohen (autoportrait)

We are moving into a period of bewilderment,

a curious moment in which people find light

in the midst of despair,

and vertigo at the summit of their hopes.

It is a religious moment also,

and here is the danger.

People will want to obey the voice of Authority,

and many strange constructs of just what Authority is

will arise in every mind…

The public yearning for Order

will invite many stubborn

uncompromising persons to impose it.

The sadness of the zoo will fall upon society.

~ Leonard Cohen

Book of Longing (First published April 25, 2006)  

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Nous entrons dans une période d'égarement,

un moment curieux où les gens trouvent la lumière

au milieu du désespoir,

et le vertige au sommet de leurs espoirs.

C'est aussi un moment religieux,

et c'est là que réside le danger.

Les gens voudront obéir à la voix de l'Autorité,

et de nombreuses constructions étranges de ce qu'est l'Autorité

surgiront dans tous les esprits...

L'aspiration du public à l'ordre

invitera de nombreuses personnes

obstinées et intransigeantes à l'imposer.

La tristesse du zoo s'abattra sur la société.

(Traduction DeepL.com) 

Version française : Le livre du Désir (Le cherche midi 02/04/2008)   

Je me souviens que Cohen avait dit : «Je veux mourir si Donald Trump est élu président.» Son vœu a été exaucé : il est décédé le 7 novembre 2016.

Parlant d'Autorité… 

Pierre Poilievre semble avoir un profil psychologique de dictateur… il aurait même déjà sa propre Stasi (1) ! Voulons-nous d'un homme bourré de principes rétrogrades, de slogans et de clichés, et qui ne dit jamais ce qu'il fera s'il est au pouvoir? Un homme qui nie ses affinités avec les complotistes, les libertariens, anti-choix, homophobes, etc.? No answers only more questions – but get me into office.

«Tout est surveillé» : la poigne de fer de Pierre Poilievre sur son caucus

Par Christian Noël

Pierre Poilievre mène son caucus d’une poigne de fer. Celui qui promet de faire du Canada «le pays le plus libre du monde» garde un contrôle serré sur les faits et gestes de ses députés. Incursion dans les coulisses d’un chef discipliné.

Des conservateurs normalement loquaces qui se referment comme des huîtres et n’osent prendre la parole sans l’aval de leur chef. Des députés surveillés par des employés conservateurs à l’intérieur et à l’extérieur du parlement. Des élus rappelés à l’ordre publiquement pour s’être écartés de la ligne de parti.

Les paroles et les actions des députés conservateurs sont scrutées à la loupe par le bureau du chef. La partisannerie est encouragée. Fraterniser avec les élus des autres partis est à proscrire.

Source : https://ici.radio-canada.ca/info/long-format/2121096/federal-poilievre-discipline-dynamique-caucus-harper

(1) Le ministère de la Sécurité d’État (en allemand Ministerium für Staatssicherheit, MfS), appelé Stasi, était le service de police politique, de renseignement, d'espionnage et de contre-espionnage de la République démocratique allemande (RDA). La Stasi fut créée le 8 février 1950. Sous tutelle du gouvernement de la RDA, elle était désignée comme «le bouclier et le glaive du parti» («Schild und Schwert der Partei») par la propagande du régime. En 1989, au moment de sa dissolution, elle comptait environ 91 000 agents officiels et 175 000 informateurs officieux. En tant que police politique, la Stasi avait pour principal objectif de traquer les opposants au régime instauré à la suite de l’occupation des Länder de l’Est par l’Armée rouge. Elle comptait 17 prisons préventives. Ce service de renseignement était pour l'époque l'un des plus actifs à travers le monde. Au niveau national, les missions comprenaient le contrôle des organisations de masse et le démantèlement et la scission ciblés de cercles d'opposition potentiels, tels que les intellectuels, les dissidents, ainsi que l'église et ses groupes de jeunes. Elle comprenait également une surveillance étendue des citoyens de la RDA et, dans certains cas, de leurs proches hors de la RDA, au mépris de leurs droits civils. Cela se faisait, entre autres, en espionnant, en censurant la presse et les films et en supprimant la liberté d'expression. Après l'effondrement de la RDA et la dissolution des services d'espionnage en 1989, on a découvert que les archives de la Stasi contenaient le fichage de plusieurs millions de personnes, en premier lieu des citoyens de la République démocratique allemande, mais aussi de la République fédérale d'Allemagne et d'autres États étrangers. Ces archives ont été confiées à un organisme spécifique. (Wikipédia)

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«La conciliation entre les convictions personnelles, morales ou religieuses et la politique est aussi vieille que le monde. Mais, depuis un demi-siècle au moins, un principe s’est imposé : les politiciens ne doivent pas gouverner en fonction de leurs croyances morales ou religieuses, si sincères peuvent-elles être, mais en fonction de l’intérêt de tous les citoyens.» ~ Michel C. Auger, journaliste, ICI Radio-Canada

Les politiciens semblent avoir d'énormes difficultés à appliquer ce principe.