26 novembre 2010

Lumière des corps

Si vous avez de la difficulté à imaginer être autre chose qu’un corps physique, visitez le site du génie Alex Grey. Ce peintre visionnaire, disons plutôt clairvoyant, peint les énergies des corps subtils qui animent le corps physique, qui lui donnent vie en fait; il ne s’agit pas d’images créées par ordinateur.  
 
De toute beauté!
Tableau d'Alex Grey
 
Lien pour visionner les tableaux de son livre Sacred Mirrors :
http://www.alexgrey.com/ cliquez sur «View the Sacred Mirrors»  

Enjoy!

25 novembre 2010

Plus vieux que nous

Baobab

Ère de transition
Forêts rasées sans considération

Grandeur et beauté in memoriam
Au profit du macadam

Virtuel contre réel
Émergeant de l’immatériel

Debout sur la toile
La tête dans les étoiles

J’ai beau m’enraciner dans la terre
Les bulldozers sans pitié me font la guerre

Un bouclier de lumière
M’éviterait-il le home-dépôt-cimetière?

 
Mestengo © 2004

24 novembre 2010

La bienveillance


Les trucs qui nous rendent dingues possèdent une énergie inouïe. C’est la raison pour laquelle ils nous font peur. Par exemple, pensons à une personne timide : elle a peur de regarder quelqu’un dans les yeux. Ça lui prend beaucoup d’énergie pour maintenir cette timidité. C’est sa manière de ne pas perdre pied. La pratique du tonglen* donne l’occasion de s’approprier complètement cet automatisme, sans jeter le blâme sur quiconque, et de l’aérer à l’aide de l’expiration. Il est possible qu’on comprenne alors mieux que les personnes qui ont une mine sinistre sont peut-être des timides et non des gens qui nous détestent. C’est ainsi que le tonglen est une pratique où l’on apprend à entrer en amitié avec soi-même et à éprouver de la compassion pour autrui.

La pratique du tonglen aide à acquérir de la sympathie envers ses ensembles. On se met à mieux les comprendre. Sa propre douleur se compare à un tremplin qui agrandit le cœur. On commence par créer de l’espace dans lequel on entre directement en relation avec une souffrance précise, la sienne ou celle de quelqu’un d’autre. On élargit la pratique pour voir que la souffrance est universelle, que tous les êtres souffrent.

Il ne faut pas oublier, de peur qu’on se mette à faire le tonglen avec condescendance pour tous ceux qui ne savent plus tellement où ils en sont, qu’il s’agit d’une pratique où la compassion naît parce qu’on a vécu la même chose qu’un autre. On a été en colère, jaloux et solitaire. On fait des choses bizarres lorsqu’on est en colère. Parce qu’on se sent seul, on dit des mots cruels; on insulte quelqu’un parce qu’on veut s’en faire aimer.

Le tonglen, ou faire passer l’autre avant soi, commence quand on peut voir où en est quelqu’un parce qu’on est passé par là. Cela ne se produit pas parce qu’on est meilleur que les autres, mais bien parce que les êtres humains ont les même choses en commun. Plus on se connaît, plus on peut comprendre autrui.

Pema Chödrön
     La bienveillance et le tonglen

     BIEN-ÊTRE ET INCERTITUDE
     Cent huit enseignements
     Pocket Spiritualité


* Tonglen (tibétain) «Donner-et-recevoir» :
On dit aussi changer le soi et l’autre. Pratiquer le tonglen est un moyen de partager la joie et le chagrin de tous ceux qui ont vécu, qui vivent aujourd’hui et qui vivront demain. En inspirant le chagrin, je me permets d’éprouver la souffrance d’autrui, et en expirant ma joie, je la rends disponible à autrui.

Complémentaire : http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/07/alleger-la-souffrance.html 

23 novembre 2010

Interdépendance

La fable du porc-épic
Auteur inconnu

L’hiver était plus froid que jamais. Beaucoup d’animaux étaient morts en raison du froid extrême. Les porcs-épics, réalisant la situation, décidèrent de se regrouper. De cette façon, ils pouvaient se réchauffer et se protéger; or, même si la chaleur était bienfaisante, ils se blessaient néanmoins les uns les autres à cause de leurs aiguilles.

Après quelque temps, ils décidèrent de se distancer les uns des autres. Cependant, se retrouvant isolés, ils commencèrent à geler et à mourir. Ils durent choisir entre accepter les aiguilles de leurs compagnons ou bien disparaître de la terre.

Ils décidèrent sagement de se regrouper à nouveau. Ce faisant, ils apprirent à vivre avec les petites blessures causées par la proximité, l'essentiel étant la chaleur du groupe. Et, c’est ainsi qu’ils purent survivre.

Par conséquent :
La meilleure relation n'est pas celle qui réunit des êtres parfaits, mais plutôt celle où chacun apprend à vivre avec les imperfections de l’autre et peut admirer ses qualités.



Fable of the Porcupine
Author unknown

It was the coldest winter ever.  Many animals died because of the cold.  The porcupines, realizing the situation, decided to group together.  This way, they covered and protected themselves; but, the quills of each one wounded their closest companions even though they gave off heat to each other.

After awhile, they decided to distance themselves one from the other and they began to die, alone and frozen.
So they had to make a choice: either accept the quills of their companions or disappear from the Earth.
Wisely, they decided to go back to being together. This way they learned to live with the little wounds that were caused by the close relationship with their companion, but the most important part of it, was the heat that came from the
others. This way they were able to survive. 

Therefore:
The best relationship is not the one that brings together perfect people, but the best is when each individual learns to live with the imperfections of others and can admire
the other person's good qualities.

22 novembre 2010

Euthanasie - À qui appartient ce corps?

De «réglementer» l’euthanasie...
Voyez aussi «Air Karma» : Karmaction.

***
Le suicide, c’est l’ultime expression de la liberté. De savoir que l’on peut choisir sa mort, ça aide à vivre.
Guy Bedos


Tuer des millions d’individus sous des prétextes comme la guerre (attaque ou défense) est légal. Notons qu’en l’occurrence il s’agit de la vie des autres! Pourquoi est-il illégal d’aider quelqu’un qui nous supplie de mettre un terme à ses souffrances parce qu’il n’a pas la capacité physique de le faire par lui-même?

La logique humaine est vraiment étrange…

On craint les abus, les dérapages, l’eugénisme. Laissez-moi rire… L’eugénisme existait bien avant la dernière guerre et il continue sa course à travers toutes sortes de moyens considérés «légaux». Dans nos manuels d’histoire on appelait ça des génocides – on en trouve par légions.

Par ailleurs, faut-il rappeler que notre mode de vie dit civilisé nous «assiste» quotidiennement dans notre propre suicide, et fait figure de serial mass killer - surmenage mental et émotionnel, stimulation inconsidérée des sens, trépidations et abus de tous genres, pollution sonore destructrice, lumière artificielle excessive, conditions de vie anormales, abus d’alcool, de drogues et de médicaments pour compenser, intoxications diverses dues à l’extrême toxicité des sols, de l’eau et de l’air...  

Autre paradoxe : on nous empoisonne avec des médicaments pour rallonger notre vie, mais pas suffisamment pour nous tuer… Ainsi, plus de vieillards, plus de maladie d’Alzheimer, plus de profits. La santé n’est pas du tout payante. Imaginez un instant que les humains cessent subitement d’être malades, tout le personnel médical serait en chômage à la grandeur de la planète, et une catastrophe économique s’ensuivrait…

Bon, un peu de sérieux. J’aimerais d’abord partager le témoignage d’une dame (dont je tairai l’identité) qui démontre clairement que nous prolongeons la vie des gens contre leur gré non pas par amour, mais bien par attachement, peur et égoïsme :

(…) J’espère que vous avez eu l’occasion d’assister une personne agonisante jusqu’à la fin de sa vie. Que vous avez pu la voir souffrir et implorer la mort. Que vous lui avez tenu la main pendant qu’elle se vomissait tripes et boyaux (souvent même ses propres selles), que vous avez assisté à ses hurlements quand le personnel hospitalier la mobilisait dans son lit ou essayait de lui installer une énième perfusion.

J’espère que vous avez vu les plaies de ses fesses causées pas son incontinence, que vous avez bien regardé à travers ses yeux désespérés afin d’y lire l’humiliation, le chagrin, la perte de sa dignité.

J’espère que vous étiez là quand ses poumons se déchiraient pour essayer d’avoir un peu d’air. Que vous l’avez vue lutter pour préserver encore une journée de plus le mince fil qui la retient en vie pour que vous ayez l’occasion de lui dire, une dernière fois demain, que vous l’aimez; pour que vous ayez l’esprit libre lors de ses funérailles et que vos droits à vous aient été respectés.

Par conséquent, s’il vous plaît, rendez-moi un grand service : détestez-moi.
Alors, à qui donc appartient ce corps...
à l’univers, à Dieu, à l’État, à la science, à la famille?

Avons-nous un quelconque libre-arbitre?

Il me semble que nous devrions examiner l’euthanasie et le suicide – assisté ou non – sous l’angle des croyances personnelles et collectives; ce ne serait pas un luxe. Notre perception de la mort et du suicide découle de ces croyances. L’athée conçoit la mort différemment du croyant – et chez les croyants les dogmes à ce propos varient d’une religion à l’autre. Les religions judéo-chrétiennes et plusieurs écoles de pensée ésotériques refusent de compter le suicide parmi les morts légitimes. Par ailleurs, certaines religions encouragent le suicide pour l’honneur. Un article paru en février 2003 dans ‘The Oprah Magazine’ rapportait que le gouvernement de l’Oregon avait légalisé le suicide assisté pour les malades incurables en perte d’autonomie. Cette loi a été votée après deux référendums ayant reçus une approbation qui dépassait largement le minimum requis. La faction chrétienne a quand même essayé de la faire abolir et récidive régulièrement.

Le soldat et le prêtre sont les pires ennemis de l’humanité,
car si le soldat tue, le prêtre ment.
Victor Hugo

On peut concevoir la naissance comme une mort à la vie de l’au-delà, et la mort comme une renaissance à la vie de l’au-delà. Nos incarnations successives sont comme les pages d’un grand livre, qu’on tourne les unes après les autres. Ce que nous appelons vie et mort ne sont ni le début ni la fin de quoi que ce soit, mais simplement des éléments d’un mouvement éternel. La mort est un incontournable de la vie biologique et n’est rien d’autre qu’un changement de forme – un passage d’un état de conscience à un autre, un intermède entre deux vies, un changement d’adresse temporaire ou permanent. Il est clair que nous venons de quelque part et que nous retournons quelque part, et le nom qu’on donne au lieu – néant, nirvana, paradis ou enfer – importe peu. On ne peut « tuer » la pensée, l’énergie; on la transforme. Et, comme le disait si bien Jacques Languirand, «si quelqu’un croit qu’il y a quelque chose après la mort et que c’est vrai, eh bien tant mieux pour lui. Et s’il n’y a rien, ce n’est pas grave, il ne le saura pas, il n’existera plus!»

Dans un documentaire sur la mort, on a interviewé de très jeunes enfants. Un père racontait qu’il avait été stupéfait d’entendre sa fillette de 4 ans lui dire de but en blanc : «Je sais où vont les gens quand ils meurent, ils retournent à la normale» (I know where people go when they die, they go back to normal) Une autre enfant âgée de 5 ans disait sensiblement la même chose : «Mourir, c’est redevenir normal, une lumière.» Faut-il spécifier qu’à cet âge-là, les enfants n’ont pas encore subi le lavage de cerveau parental et socioculturel qui les rendra amnésiques pour le restant de leur vie?

À l’éternelle triple question : Qui suis-je? D’où viens-je? Où vais-je?, je réponds :
Je suis chez moi, je viens de chez moi, et j’y retourne. 
Pierre Dac  

À mon avis, si nous avons le privilège de naître, nous avons également celui de mourir quand bon nous semble. Des facteurs psychologiques et physiologiques, la peur de mourir, l’amnésie spirituelle, les croyances religieuses, socioculturelles, ésotériques, la culpabilité et l’importance démesurée qu’on accorde au corps physique prolongent indûment la vie de plusieurs. Tous ces malades incurables et vieillards médicamentés à outrance, impotents, à moitié ou totalement inconscients, gardés vivants pour les revenus ou la recherche médicale, font peine à voir; c’est à croire qu’ils ont gagné un billet de loto «Mort à Vie».

Aucun «Dieu» digne de ce nom n’imposerait des horreurs telles qu’on s’en inflige entre humains. Le mythe de la souffrance, de l’auto-flagellation ou de la torture obligatoire en vue d’un salut ou d’une prétendue évolution biologique ou spirituelle ne sert que le système; il faut garder les gens ignorants de leur véritable nature pour mieux les manipuler.

Nous avons tous un agenda et une date d’expiration. Étant donné que nous ne pouvons pas nous dématérialiser à volonté comme dans Star Trek nous devons choisir une façon de quitter : tares génétiques, maladies et infections, malnutrition, accidents, homicides, suicides, etc. Malheureusement, nous avons gobé l’idée que c’était «Dieu» ou l’univers qui décidait de nous éliminer. Or «on» ne nous oblige pas à nous incarner ici-bas pas plus qu’à quitter la matière d’une façon spécifique.

Dans un monde de dualité comme le nôtre, la souffrance est inévitable. Faut-il en rajouter? Si nous avions facilement accès aux bonnes pilules ou à l’injection mortelle, nous pourrions au moins mourir en douceur au lieu de nous jeter en bas d’un pont, nous tirer une balle dans la tête, nous laisser mourir de faim ou crever à petit feu d’une maladie dégénérative. Quant aux personnes irréversiblement hypothéquées qui veulent vivre quand même, c’est leur choix; on ne peut pas juger de leur motivation. Est-il nécessaire de dire que chacun s’incarne avec un but largement déterminé par ses vies antérieures?

Qu’on me comprenne bien, il n’est pas question ici de tuer les gens contre leur gré, d’organiser des suicides collectifs ni de pratiquer l’eugénisme. J’apporte cette nuance pour dissiper toute trace d’ambiguïté. J’essaie de désincarner un peu cette peur archaïque de la mort, l’hyperémotivité qu’elle éveille et l’obligation de vivre à tout prix en raison de croyances surannées ou à cause de l’égoïsme de l’entourage. De nombreuses études ont démontré que les gens craignent davantage la souffrance que la mort. Bien souvent, c’est la peur de mourir qui tient les gens en vie… l’ego perd les pédales devant la mort parce que son but est de vivre éternellement dans la matière.

La mort n’est qu’un malaise physique passager; le dernier d’ailleurs.
Auteur inconnu

Les gens qui désapprouvent l’euthanasie disent souvent : «Il faut laisser faire la nature, laisser la mort se produire d’elle-même, vivre jusqu’au bout». Pardon? Avec les médicaments qu’on administre pour prolonger artificiellement la vie, on fausse la donne au prix d’énormes souffrances physiques et psychiques chez les intéressés. Simplement parce qu’on refuse d’éliminer un corps désormais incapable de servir – un corps que la nature éliminerait naturellement.

Vivre est un droit, non pas une obligation
Ramón Sampedro
Film biographique La mer intérieure – Mar Adentro  

La vie de Ramón Sampedro a été portée à l’écran par Alejandro Amenábar en 2004 (ce film avait cependant été précédé, en 1999, d’un long-métrage intitulé Condenado a vivir – Condamné à vivre, produit par Roberto Bodegas).


La mer intérieure a suscité tellement d’intérêt en Espagne, que le gouvernement a ouvert le débat sur la légalisation de l’euthanasie.

Résumé : Ramón Sampedro devient tétraplégique à la suite d'un accident. Cloué à son lit, son corps est une prison à la merci de l’entourage pour le moindre besoin physique. Il est incapable d’assumer les fonctions de base du corps – boire, manger, uriner, déféquer, etc. Il est donc condamné à vivre par procuration, à nourrir sa vie émotionnelle et mentale avec les expériences des autres, en virtuel pour ainsi dire! Peut-on appeler ça vivre? Quant à vivre uniquement dans sa tête, il vaut mieux le faire en astral, au moins on a une liberté de mouvement – et c’est d’ailleurs ce qu’il fait pour échapper à sa prison corporelle. Je ne saurais dire s’il est avantageux d’être aussi intelligent, lucide, sensible et charismatique que lui dans une telle condition, à la fois victime de l’altruisme et de l’égoïsme de la famille et des amis. Peut-être qu’il a choisi de vivre cette expérience pour enseigner aux «cœurs de pierre» - ça prenait quelqu’un de mentalement alerte pour témoigner.

Sampedro revendiquera donc le droit de mourir dans la dignité pendant près de 30 ans, en vain. Un combat en faveur de la liberté, son seul Dieu. Au terme d’une longue bataille juridique, il organisera son suicide par empoisonnement au cyanure de potassium avec l’aide de ses amis fidèles.

J’ai visionné ce film trois fois - pour sa beauté et son humanisme, et prendre des notes…

Ramón Sampedro a écrit deux livres. Cartas desde el infierno (littéralement de l'espagnol Lettres de l'enfer) publié en 1996, regroupe ses écrits jusqu'à cette date. Le recueil de poèmes Cando eu caia (littéralement du galicien Quand je tombais) a été publié après sa mort en 1998.

Un autre film à voir – ou revoir : Au delà de nos rêves (1998) – What Dreams May Come. Ce film illustre vraiment bien la vie astrale d’après mort. Un personnage vivant de l’autre côté du voile dit à un nouvel arrivant qui se demande ce qui lui arrive : «Quand ta maison tombe en ruine, tu la quittes, voilà tout.» Dans une autre séquence, un sage dit au sujet d’une suicidée qui se crée un enfer astral par remord : «Tout est illusion. Ce sont ses illusions à elle. Les suicidés se croient obligés de se punir.»  

En ce qui me concerne, j’aurais bien aimé que mon ami David meure de la même manière que ma chatte. Elle s’est endormie rapidement, puis elle a quitté le corps paisiblement, SANS SOUFFRIR – en cinq minutes… La compassion vient du fond du cœur, non pas de la conception intellectuelle qu’on peut en avoir; et elle sert entre autres à soulager la souffrance d’autrui quand c’est possible, sans interférer avec le libre-arbitre de la personne, bien sûr.

En conclusion, dans la vie comme dans la mort, nos croyances et nos attitudes colorent notre vision. On peut voir la maladie comme une issue sans espoir ou comme une étape de remise en question. On peut voir la mort comme une fin injuste ou comme un joyeux passage vers une autre rive. On peut voir les deuils comme des situations insurmontables ou comme des occasions de rassembler son courage pour passer à autre chose. On peut se révolter contre la mort d’un être cher ou célébrer la vie qui continue autrement pour lui.

La mort est le présent d’une nouvelle vie.  


***
Le moins qu’on puisse dire c’est que Mark Twain était en faveur du suicide :  

Vous voyez, la foudre refuse de me frapper - voilà où se trouve l’anomalie. Nous devons nous foudroyer nous-mêmes, comme l’a fait Barney Bernato. Mais personne n’en a le courage avant d’être devenu fou.
Lettre à Henry Rogers, 6/16/1897

Mais nous sommes tous des fous, de toute façon… Les suicidés semblent être les seules personnes raisonnables.
Notebook, #40, (janvier 1897-juillet 1900)

En conclusion, il n’y a que deux sortes de sages : ceux qui se suicident et ceux qui atrophient leur faculté de raisonnement par la boisson.
Notebook, 1898

Euthanasie, suite

Pour un sujet «couronne d'épines» un peu d’onguent sur le bobo avec quelques citations de l’orientaliste et journaliste  Alexandra David-Néel, baptisée à juste titre «Lampe de Sagesse» par son tuteur tibétain.



Fractal : Roger Johnston

Le temps est venu de troquer la couronne d’épines pour une couronne de lumière.  


CITATIONS  

«Nul médecin ne fera du choléra un état agréable et nul politicien ou sociologue ne bannira la lutte et la souffrance du monde.»

«Il ne faut pas vouloir du bien aux gens en dépit d'eux et contre leur volonté. Chacun sait, mieux que personne, ce qu'il lui convient.»

«Toutes les inventions jolies et charmantes pour ceux qui ont les moyens d'en jouir valent-elles, vraiment, la somme de misère et de souffrance que nos civilisations produisent?»

«La vie est une courtisane séduisante dont le cœur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son cœur.»

«Tout le bouddhisme est basé sur la possibilité de se libérer de la souffrance, de s'en libérer par soi-même et d'être seul capable de s'en libérer.»

«Les sages sont ceux qui ont compris que de ce que le commun des êtres appelle la vie il n'y a rien à tirer que froid et tristesse et qui sont partis, avec leur pensée, en quête d'autre chose qui est au-delà du froid et du chaud, du rire et des larmes.»

«Toutes les complications de l'existence, et cette existence elle-même, sont après tout des choses que l'on peut traiter légèrement; les fous seuls bâtissent sur elles des drames à grand fracas. Une bulle s'élève à la surface de l'eau, elle éclate la minute suivante, la vie n'est pas davantage et n'a pas une plus grande importance. Aujourd'hui, c'est un organisme animal ou humain qui se dissout, demain ce sera notre globe ou quelque gigantesque soleil arrivé au terme de ses jours sans nombre... un moustique ou un monde, dans l'infini, la différence est nulle.» 

«Est-ce que l'existence de notre planète tout entière, elle-même, tient une place importante parmi l'infini de l'espace peuplé de terres et de soleils sans nombre?»

«Je suis ‘partie’ bien des fois, sans jamais ‘arriver’ et le grand départ, que chaque jour qui s'écoule rend plus proche pour chacun de nous, ne me conduira, j'en suis certaine, à aucun port définitif où l'on jette l'ancre pour toujours. Une telle immobilité, d'ailleurs, serait la mort et la mort n'existe pas. Il n'y a de réel et de vrai que l'Éternelle Vie.» 
          Alexandra David-Néel

***
Tous les chemins de l'âme sont uniques, et nous ne devrions pas essayer d'imiter les autres. Il y a des choses qu’on ne peut apprendre qu’à l’intérieur d’un corps de chair et de sang, et cette identité temporaire ne représente qu’une minuscule tranche d'infini. L'ensemble du drame n'est qu'un reflet du soi intérieur, projeté sur l'écran de la Création à titre d’expérience personnelle.

Si le but de la vie sur terre est tout simplement «d’apprendre les voies de l'amour», cet amour ne fera pas long feu s’il n’est pas juxtaposé à un minimum de sagesse et de maturité spirituelle. Seules la gnose et l'expérience personnelle peuvent venir à bout de notre amnésie; ce faisant, nous pouvons relativiser la confusion profonde ressentie devant cette culture mondiale destructrice, matérialiste, dépourvue d’amour, échafaudée sur la belligérance, le dogmatisme et l’apathie spirituelle.

21 novembre 2010

Coup de coeur

Sous les décombres de l’hôtel Montana  
Marc Perreault

Éditions des Intouchables

J’ai été extrêmement touchée du témoignage de cet auteur entendu à une émission de Christiane Charette.  

À un moment, il disait qu’après s’être un peu remis du traumatisme, il avait décidé de liquider beaucoup de ses possessions matérielles, considérant qu’à l’approche de la mort la seule chose qui compte est l’amour qu’on a donné et reçu (non textuel).

Résumé
Le 12 janvier 2010, Marc Perreault, ingénieur à la firme SM International, s’envole vers Haïti pour affaires. Il est accompagné de son collègue l’ancien Député libéral Serge Marcil. Les deux hommes traversent Port-au-Prince afin de rejoindre les collines de Pétionville, où est situé le luxueux hôtel Montana. Cet après-midi-là avant de refermer la porte de sa chambre, Marc Perreault salue son collègue, qui se trouve toujours dans l’ascenseur. Personne ne reverra Serge Marcil vivant.

À 16 h 53, un séisme d’une magnitude de 7,3 sur l’échelle de Richter vient de semer la mort et la destruction dans la capitale haïtienne. Perreault est heurté violemment à la tête. IL reviendra à lui sous des tonnes de décombres.

Gravement blessé, Marc Perreault passera dix-huit heures dans l’obscurité oppressante des ruines du Montana. Coincé, accablé de douleur et soumis à la peur continuelle de mourir écrasé, c’est dans la méditation et dans la foi qu’il saura puiser le courage nécessaire pour éviter de céder au désespoir.

Ce récit est le témoignage émouvant d’un homme ordinaire qui a survécu à une expérience aussi terrifiante qu’invraisemblable. Un homme qui, en dépit des séquelles physiques et psychologiques qui l’incommodent encore aujourd’hui savoure chaque moment de son existence, avec ferveur et gratitude. Ce livre nous rappelle la fragilité de la vie, et rend hommage à sa grande beauté.

Interview à 24 heures en 60 minutes :

***
«J’étais certain de mourir» - Marc Perreault
Par Sarah-Maude Lefebvre
Agence QMI – 8 septembre 2010
Source : Canoe
Photo Radio-Canada à Christiane Charette

Extraits
(…) «J’étais en Haïti pour une soumission pour la construction de deux ponts. (…) La terre a tremblé seulement trois après notre arrivée, alors que je venais tout juste d’entrer dans ma chambre d’hôtel», raconte l’homme de 41 ans.

Quand le père de famille a repris connaissance, il était non seulement en mauvaise position, mais aussi gravement blessé.

«J’avais un traumatisme crânien, le bassin et le fémur fracturés. Aussi, plusieurs morceaux de métal me transperçaient la peau. Je pensais qu’une conduite d’eau était percée et s’écoulait sur moi, mais c’est mon sang qui glissait sur mon visage. Je n’ai jamais autant souffert de ma vie», se remémore M. Perreault.

«Déconnecté de ses émotions», ce dernier est resté immobile pendant 16 heures, préservant ses forces pour le moment où il pourrait appeler à l’aide.

 «Les premières heures, j’ai entendu des cris autour de moi, puis ce fut le silence. J’étais certain de mourir. J’ai fait mon deuil et pensé constamment à mes enfants.»

Pleurs de soulagement

Finalement, un militaire équatorien a réussi à localiser Mar Perreault, sous les décombres, d’où il a réussi à l’extirper au bout de deux heures de travail.

«Une fois à l’air libre, la première chose que j’ai demandée, c’est un Sprite. Tout le monde est parti à rire. J’ai réalisé que j’allais m’en sortir et j’ai pleuré pour la première fois», se rappelle-t-il avec émotion.

Grâce au concours de deux policiers du SPVM, le résident de Sainte-Julie a pu être rapatrié au Canada.

La première chose à laquelle il a pensé durant les premiers jours de son hospitalisation? Se faire faire un tatouage sur le flanc représentant l’île d’Haïti.

Plusieurs mois plus tard, Marc Perreault continue de recevoir des soins en réadaptation tous les jours.

«Dès que je pourrai, je retournerai en Haïti pour donner un coup de main. J’ai survécu et je suis maintenant en période de prolongation», conclut-il en souriant.

20 novembre 2010

1000 visages


Ambiguïté de la polymorphie
où chaque âme arbore la myriade
de masques du monde de l’illusion 

Paradoxe de l’unicité 
où chaque âme se subdivise
en d’infinies projections   

Mystère des rôles
où chaque âme voit défiler ses noms
au générique des ciné productions   

Énigme de la destinée
où le maître de sagesse porte le déguisement
du commun des mortels 

Sagesse de l’origine invisible
où l’Essence de l’âme ajoute sa note
à l’éternelle symphonie de la Vie   

Mestengo © 2004

19 novembre 2010

Porno aéroportuaire

Cette technologie est un véritable outrage aux droits et libertés de la personne, un viol du respect de la dignité humaine. Sans parler des émissions radioactives dommageables pour la santé...

Plusieurs groupes de citoyens américains se mobilisent pour contester les scanners corporels le 24 novembre prochain, à l’occasion des célébrations de leur Thanksgiving.

À lire : http://wewontfly.com/

Ainsi que : http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/08/scanner-aeroport.html

18 novembre 2010

Nouveau!

Un blog connexe réservé au thème de la réincarnation 

Air Karma  http://airkarma-mestengo.blogspot.com/ 

La connexion peut être aléatoire pour le moment - le bébé est tout frais sorti de l'incubateur - mais avec le temps tout devrait rouler correctement.

Bonne lecture!