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19 septembre 2019

Blackface, brownface, redface, yellowface...

«Pourquoi payer pour retrouver votre ascendance généalogique? Entrez en politique et vos adversaires s’en chargeront.» Même chose pour les «erreurs» qu’un politicien aurait pu commettre.

Avec le web, nous avons acquis le don d’ubiquité, un pouvoir autrefois réservé à «dieu». Aujourd’hui, on vogue simultanément dans le passé et le présent à la vitesse d’un click. Si vous n’avez pas publié de photos de vos partys de jeunesse sur le net, d’anciennes connaissances pourraient s’en charger... avec plaisir.

Je me souviens être allée à des partys costumés, déguisée en africaine, indienne (pardon, autochtone), mexicaine, espagnole et ainsi de suite. Par chance que je ne suis pas candidate, je pourrais être accusée de racisme ou d’appropriation culturelle. Rappelons-nous le spectacle annulé SLAV monté par Robert Lepage. Aïe, c’est de plus en plus compliqué!

Durant les quatre dernières années tout le monde a pu remarquer que Trudeau adore s’harmoniser aux communautés qu’il visite en portant des déguisements contextuels – indien, autochtone, chinois, cowboy, etc. C’est dans son héritage patriarcal paternel (Trudeau père était comme ça). Justin a peut-être raté sa vocation, soit être comédien. Par contre, pour être politicien il faut être comédien; certains sont simplement plus bouffons que d’autres.

Loin de moi l’envie de défendre Justin Trudeau. Mais le traiter comme s’il avait commis un crime est disproportionné. Les leaders des partis adverses ont sauté sur l’occasion. Un vrai panier de crabes. Mais, fouillez donc le passé de ces critiques et vous trouverez des tas de choses pas très «catholiques». Pendant ce temps-là, on oublie les positions d’extrême droite d’Andrew Scheer (PCC) et de ses candidat/e/s évangéliques, homophobes, anti-choix, anti-immigration (voire racistes), pro-pétrole, et leur intention de nous enfoncer le pipeline Énergie Est dans la gorge s’ils sont élus. Pf!

L’autoroute de l’enfer est pavée de rectitude politique.   

Je comprends le principe du «politiquement correct» contemporain, qui entend protéger les victimes de discrimination, racisme, xénophobie et autres. Cependant, «l’intolérance des tolérants» fait en sorte qu’on a tendance à voir de la malveillance, de la persécution et du racisme partout. Je ne veux pas minimiser non plus les enjeux moraux et les problèmes de fond des minorités culturelles, mais, je me demande si nous sommes capables, tous autant que nous sommes, de sortir de notre propre cage – quelle que soit notre couleur, race ou ethnie.

Comme disait Leonard Cohen : «Nous sommes fatigués d’être blancs et nous sommes fatigués d’être noirs, et nous allons cesser d’être blancs et nous allons cesser dorénavant d’être noirs.» (Fatigués, Livre du constant désir)

Les deux meilleurs commentaires sur cette stupide controverse. Je suis entièrement d’accord avec leurs propos. J’ai aussi pensé hier que Justin Trudeau n’avait pas à s’excuser. Qui n’a pas fait de conneries au cours de sa vie? La preuve : criez «espèce de con!» dans la rue et tout le monde se retourne...

«Blackface» : une affaire de politiciens blancs, dénonce Dany Laferrière

Hugo Prévost Radio-Canada, 19 septembre 2019 | 21 h 05

L'écrivain et académicien Dany Laferrière dénonce vivement le traitement politique et médiatique de la controverse provoquée par la publication d'une photo de Justin Trudeau en «brownface» et « blackface », estimant même que les adversaires du chef libéral font preuve d'«hypocrisie» dans cette affaire.
   En entrevue à l'émission 24/60, sur les ondes d'ICI RDI, l'auteur déplore que l'on oublie le contexte de la première photo qui a alimenté l'affaire, publiée mercredi soir par le magazine américain Time, où l'on peut voir M. Trudeau déguisé pour ressembler à Aladin, dans Les mille et une nuits.
   «Aladin ne se réfère pas à un être vivant, c’est un personnage littéraire», affirme ainsi M. Laferrière.
   Celui-ci est d'ailleurs catégorique : le geste posé par M. Trudeau n'est pas un acte de blackface. «Il faut qu’il y ait une volonté certaine de vouloir ridiculiser et déshumaniser l’autre, et dans le cas de la première image que j’ai vue, où il était accompagné d’une jeune femme magnifique, et où il avait un très beau turban, et les femmes ne semblaient pas effrayées par sa présence… Aux États-Unis, quand on faisait du "blackface" pour ridiculiser, on mettait un regard effrayé, de grosses lèvres, des yeux un peu entourés de blanc pour obtenir un regard à la fois effrayé et effrayant.»
   De fait, pour l'écrivain, l'affaire est avant tout politique. Voilà pourquoi il juge que non seulement il n'a pas à accepter les excuses du chef libéral, présentées mercredi soir, puis encore une fois jeudi, mais que les excuses en question «n'ont rien à voir avec cette histoire».
   «C'est la politique, c'est l'Amérique du Nord. Nous nous disons société laïque, mais en fait, nous sommes toujours dans la confession publique.» (Dany Laferrière)

Article intégral :

Commentaire du président de la Ligue des Noirs du Québec, Dan Philip.

Radio-Canada | 19 septembre 2019 | 15 h 42 :

La Ligue des Noirs du Québec estime que les personnes qui critiquent le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, pour les images passées où on le voit en ‘brownface’, «nagent dans un bassin d’hypocrisie, car ils n’ont rien fait pour promouvoir l’intérêt de la communauté noire et culturelle».
   Le groupe de défense des droits de la communauté noire croit que le chef libéral ne devrait même pas avoir à répondre aux questions ou encore à s’excuser.
La Ligue juge que le chef libéral «démontre sa sensibilité pour les peines de toutes les communautés».

En ce qui me concerne, je connais très peu de gens qui ne portent pas de masques en société...

 

En écoutant cette pièce de l’album Ubiquité, je voyais un noir marchant lentement sur les berges d’une rivière. Puis, j’ai pensé à la poésie afro-américaine, et enfin au célèbre poème de Dunbar. Voilà pour le fil conducteur de mes élucubrations.

Paul Laurence Dunbar avait une intuition aiguë de la double conscience à l’œuvre au cœur de sa poésie, et il devait la déplorer dans son poème le plus célèbre, figurant dans maintes anthologies : «We Wear the Mask» / «Nous portons le masque».


We Wear the Mask

WE wear the mask that grins and lies,
It hides our cheeks and shades our eyes, –
This debt we pay to human guile;
With torn and bleeding hearts we smile,
And mouth with myriad subtleties.
Why should the world be over-wise,
In counting all our tears and sighs?
Nay, let them only see us, while
We wear the mask.
We smile, but, O great Christ, our cries
To thee from tortured souls arise.
We sing, but oh the clay is vile
Beneath our feet, and long the mile;
But let the world dream otherwise,
We wear the mask!

Nous portons le masque

Nous portons le masque grimaçant du mensonge,
Qui couvre nos joues et accoutre nos yeux, –
À la duplicité humaine nous payons cette dette;
Nous sourions, cœur déchiré, saignant,
Et déclamons des myriades de subtilités.
Pourquoi le monde serait-il juste à l’excès,
À compter nos larmes et nos soupirs?
Non, qu’ils nous voient seulement, alors
Que nous portons le masque.
Nous sourions, mais, Ô Christ tout-puissant, nos cris
Vers toi montent de nos âmes torturées.
Nous chantons, mais comme la glaise est vile
Sous nos pieds, et long le chemin;
Mais que le monde ait d’autres rêves,
Nous portons le masque!

Dans cette œuvre, il est important d’observer que, même si le poète concède que c’est peut-être la double conscience qui a forcé les Afro-Américains à «porter le masque» de la capitulation et du compromis, il précise également qu’elle les a également dotés d’une «bouche aux myriades de subtilités». Ce que signale le poème, ce n’est pas seulement une dénonciation du carcan déformant imposé aux écrivains afro-américains par l’esthétique dominante, mais, de façon plus significative, une affirmation de la capacité de ce même écrivain à transcender la condition de double conscience et à adapter sa voix à ses contraintes restrictives d’une manière positive et créatrice.

Source : OpenEdition; Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain | Cahiers du MIMMOC
La représentation et la poétisation de l’esclavage dans diverses productions américaines de la fin du XIXe siècle; par Geoffrey Pitcher

10 août 2018

SOS Terre

Le réchauffement climatique : un tueur en série

Le suicide collectif amorcé avec la révolution industrielle se poursuit sans interruption, et l’ensemble des industries y veille, menaçant espèce après espèce – et la nôtre par voie de conséquence – grâce à son incomparable savoir-faire.
   On voit des désastres à la hauteur des scénarios apocalyptiques du cinéma. J’aimerais croire à la prière. Il n’y a pas de mots pour qualifier le film d’horreur qui joue en boucle à l’échelle planétaire. Restaurer des lieux, relocaliser des gens, limiter la propagation des épidémies, soigner, fournir de l’eau potable, de la nourriture, des vêtements, rétablir l’électricité... c’est un casse-tête colossal. Comment sortir de pareil bourbier? Où fuir? Il n’y a pas de refuges. C'est infiniment triste et l'on se sent impuissant devant l'ampleur de la tâche, malgré le nombre de bonnes âmes qui se dévouent.

Une exploration/extraction hydraulique respectueuse de l’environnement, ça n’existe tout simplement pas.

Pour pousser les plus grands pollueurs comme l’industrie pétrochimique et l’agrobusiness à devenir éco-responsables, tout ce que nous pouvons faire est de changer nos propres habitudes de consommation et nos comportements. Sinon, ils continueront à détruire la terre sans se faire de souci.

Quand on sait, on peut choisir, choisir d’aller d’un côté ou de l’autre selon sa propre conscience. L’ignorance n’offre aucun choix.

Image : auteur inconnu 

La poète Élyane Rejony, auteure drômoise, dénonce le cynisme à la fois tragique et désopilant de l’avenir que certains voudraient nous imposer. 

Source : Le souffle court, Mont Saint-Hilaire | Un site pour protéger le paysage Québécois

Cynic-slam de schiste

Nous allons chercher du gaz, au fond des schistes, caché,
Nous ne sommes pas des nazes, nous pouvons tout exploiter.
La technologie est fiable, j’vous jure, c’est pas une fable;
Nous maîtrisons la nature, cassons les roches les plus dures
Sans peur et sans fioritures, sur nos engins, ça carbure!
Fracturation hydraulique, potion magique chimique,
Prospection hyper-technique, et secousse tellurique,
Aux Etats-Unis, voyez, nous forons sans trop d’critiques.
Nous sommes des malabars pour fabriquer des dollars
Et détruire tous vos espoirs. On a l’autorisation,
Tout’ vos récriminations f’ront pas baisser nos actions.

Vous aurez des têtes de puits, vous verrez ça s’ra joli
Sur les garrigues de buis. Il y aura beaucoup d’camions,
Ca fera d’l’animation dans vos bois à l’abandon.
Les paysages sont beaux? C’est un argument bobo!
L’eau est rare dans vos contrées? On saura s’en débrouiller.
Le calcaire est plein de trous? Nous avons remède à tout.
Si ça risque d’exploser, vous pourrez déménager,
Et si ça sent trop mauvais, vous pourrez vous boucher l’nez.
Vous n’aimez pas l’eau dans l’gaz, vous aurez le gaz dans l’eau.
L’eau du robinet s’enflamme? Ca amus’ra vos marmots!

Destruction et pollution? Tout progrès a sa rançon.
Arrêtez donc de pleurer dès qu’on vous donn’ du progrès,
Faut bien faire quelques ravages pour nourrir vos gaspillages.
Cessez de nous fendr’ le cœur au nom d’la nature qui meurt,
Ecolos enquiquineurs!
Parole de profiteurs, vous êtes des ayatollahs,
Pas comme nous les décideurs qui n’voulons que votr’ bonheur.

Nous détruisons la planète? Tout de suite les grands mots...
Le monde marche sur la tête? Fallait le comprendre plus tôt!

© Elyane REJONY
Drôme - Janvier 2011

8 janvier 2018

Problème psychologique «stable»

«Des ministres tarés et d’anciennes filles publiques étaient tenus pour des parangons de vertu.» ~ Marcel Proust

Pour se faire une idée de l’état de santé mentale du président américain, il suffit de lire ses tweets intempestifs et grossiers ainsi que ses justifications misogynes des inconduites sexuelles. Sa dernière trouvaille : il serait un genie – “I went from VERY successful businessman, to top T.V. Star to President of the United States (on my first try). I think that would qualify as not smart, but genius... and a very stable genius at that!” (Donald Trump, Twitter)
   Dunning-Kruger effect: “The more limited someone is in reality, the more talented the person imagines himself to be. Difficulties in recognizing one's own incompetence lead to inflated self-assessments.”

Je serais d’accord pour qu’on décerne à Trump un Nobel «pour avoir apporté un plus grand bénéfice à l'humanité», soit, en préservant la stupidité, notre unique ressource renouvelable, dont il ne faut pas surestimer la pérennité cependant.

«On ne sait prévoir que des répétitions, et comprendre, c'est dégager le quelque chose qui se répète.» ~ Antoine de Saint-Exupéry (Carnets, 1953)

«Plusieurs psychiatres ont déclaré que la santé mentale de Donald Trump ne pouvait être évaluée que par des experts lors de rencontres privées avec lui. Je considère cet argument stupide. Il n'y a pas de test sanguin ou de scan cervical pouvant confirmer un trouble de personnalité narcissique; il n’y a qu’une liste de caractéristiques observables. Le professionnel étudie simplement les raisonnements et les comportements du patient à l’aide d’une liste de symptômes servant à le diagnostiquer. Il est absurde de croire qu'un psychiatre qui a passé quelques heures à parler avec un patient dans un bureau est qualifié pour rendre ce diagnostic – mais celui qui a accès à des centaines d'heures d'entrevues, de remarques improvisées, ainsi qu'à une petite bibliothèque d'information biographique et à des témoignages de ses plus proches confidents – le peut. Prétendre le contraire revient à mystifier la pratique de la psychiatrie; c'est prétendre qu'il y a certaines connaissances chamaniques auxquelles seuls les psychiatres peuvent avoir accès en échange d’une rémunération.» (Traduit/adapté de l’article d’Eric Levitz)

The President Is Mentally Unwell – and Everyone Around Him Knows It
By Eric Levitz

For most of his presidency, the conversation about Trump’s mental well-being, and consequent capacity to perform the duties of his office, has been characterized by a willed naïvety. The president’s signs of senility aren’t subtle. His narcissistic self-regard is not mildly delusional; his impulse control is more than a little bit lacking.
   Progressives’ fixation on the 25th Amendment is far less deluded than the rationalizations that keep Republicans from invoking it. By all accounts, most GOP  
Congress members recognize that Donald Trump is a pathological narcissist with early stage dementia and only peripheral contact with reality — and they have, nonetheless, decided to let him retain unilateral command of the largest nuclear arsenal on planet Earth because it would be politically and personally inconvenient to remove his finger from the button.
   You don’t need a degree in psychiatry to call that crazy.


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[Je ne suis pas un expert médical, mais est-il possible que quelque chose ait mal tourné durant la «greffe de cheveux»?]
“I'm no medical expert, but is it possible that something went badly wrong during the 'scalp reduction surgery'?”
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[Quiconque est sain d’esprit peut-il se déclarer lui-même un génie?]
“Does anyone who is stable call himself a genius?”

“America elected Trump. All those qualities we abhor- racism, sexism, deceitfulness, ignorance, adolescent rage, denial of science, white supremacy, violent aggression. These qualities do describe our nation. We need a long look in the mirror. Time we impeach ourselves as well.”
   “Drill. Frack. Pillage. Loot. Destroy. Refute history. Refuse to learn from our mistakes. Burn down the world. Race the climate apocalypse along. Just another day under Trump's obscenity.”

“Trump's EPA is making it easier to dump 1.4 billion pounds of toxic coal ash into community water supplies per year.” (PSR Environment)

Trump administration approves Eni plan to drill offshore Alaska
WASHINGTON (Reuters) – Eni US will become the first energy company allowed to explore for oil in federal waters off Alaska since 2015 after the Trump administration this week approved a drilling plan on leases the company has been sitting on for 10 years.

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Illustration de Jeffrey Smith. «On a vu en un peu plus d'une heure, un Trump stupéfié se transformer en un Trump incrédule, et ensuite en un Trump horrifié. Mais une transformation finale s’est produite : soudain, Donald Trump est devenu un homme qui croyait mériter d'être le président des États-Unis et entièrement capable de l’être.» ~ Steve Bannon

Une histoire adaptée de Fire and Fury: Inside the Trump White House, par Michael Wolff; Henry Holt & Co.:
Donald Trump Didn’t Want to Be President
Election Night: It “looked as if he had seen a ghost.”
By Michael Wolff




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Ironie du sort (l’arroseur arrosé)

Photo : Reuters/Jonathan Ernst.

Washington, États-Unis – Le nouveau sénateur de l’Alabama, Doug Jones, portait fièrement le drapeau américain à la boutonnière au moment d’être assermenté par le vice-président Mike Pence, lors d’une cérémonie qui se tenait au Capitole, à Washington. Sa femme et ses deux fils assistaient à l’événement, qui fut une occasion pour les photographes de saisir un cliché de M. Pence, reconnu pour ses positions contre les droits des LBGT+, et le fils du nouveau sénateur, Carson, ouvertement gai et militant. La rencontre de deux Amériques...

[Ndlr : Pence devait être indigné au plus profond de ses tripes de Born Again Christian!]

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Bien sûr, l’entourage de Trump et des sénateurs républicains se sont empressés de nier le contenu du livre de Wolff. On le dit dépourvu de rigueur journalistique et qu'il est avant tout un diffuseur de potins. Autre énigme à résoudre : qui fabule? 

Nous sommes de plus en plus biaisés, manipulés et trompés par les médias; la presse «officielle» n’y échappe même pas.

«Le danger, ce n’est pas ce qu’on ignore, c’est ce que l’on tient pour certain et qui ne l’est pas. Si vous ne lisez pas le journal, vous n’êtes pas informé. Si vous lisez le journal, vous êtes mal informé.» ~ Mark Twain

«La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat.» 
~ Hannah Arendt

Par d’exemple :

Comment les climatosceptiques se retrouvent en tête des recherches Google
Les groupes qui rejettent la science climatique établie peuvent utiliser la publicité à leur avantage dans le moteur de recherche, jouant avec le système pour trouver une plate-forme de masse pour faire circuler des allégations fausses ou trompeuses.
   Voulez-vous recevoir les dernières nouvelles sur le climat dans votre compte internet? Tapez les mots «changement climatique» dans Google et vous pourriez obtenir un résultat inattendu : des annonces disant que le réchauffement est un canular.
   «Des scientifiques nient le changement climatique», titrait un message apparu récemment en haut de la page des résultats de recherche et pointant vers le site web DefyCCC qui affirmait : «Rien n'a été mieux étudié et n’est plus inoffensif que les émissions anthropiques de CO2.»

Source :
How Climate Change Deniers Rise to the Top in Google Searches
By Hiroko Tabuchi, Dec. 29, 2017

J’ai visité le site DefyCCC. J’ai reconnu la propagande qu’on entend sur nos radios-poubelles québécoises... Yuck.

Dans la marée des dégâts pétroliers  

Le pétrolier iranien Sanchi, qui brûle depuis plus de 24 heures en mer de Chine orientale après être entré en collision avec un navire céréalier chinois, «risque d'exploser ou de sombrer», affirme le ministère chinois des Transports, alimentant les craintes d'une marée noire. (...)


À titre de comparaison, soulignons que le pétrolier américain Exxon Valdez transportait 1,26 million de tonnes lorsqu’il s’est échoué sur la côte de l’Alaska en 1989, engendrant une des pires marées noires de l’histoire.
   Un responsable de la garde-côtière sud-coréenne souligne cependant qu’une catastrophe pourrait être limitée dans la mesure où le condensat transporté par le Sanchi pourrait s’évaporer, voire brûler plus facilement que le brut lourd qui s’échappait de l’Exxon Valdez.
   La cargaison du pétrolier était destinée à la firme sud-coréenne Hanwha Total, coentreprise entre le français Total et le conglomérat sud-coréen Hanwha.

Je ne sais pas ce que les gérants autoproclamés de la planète ont dans la caboche (s’ils en ont une...), mais ça pue le gaz. Si seulement la clique de la Maison Blanche pouvait freiner la production d’énergies fossiles au lieu de l'augmenter.
   Imaginez-vous donc que la famille Rockefeller craint (depuis 2006) que sa descendance ne puisse plus respirer éventuellement. Preuve que les gens changent uniquement lorsqu’ils sont eux-mêmes menacés par leurs propres entreprises délétères. Rappelons que la famille était derrière Standard Oil qui contrôla 90 % de la production du pétrole jusqu’en 1911, avant que la Cour suprême ne décide de scinder le quasi monopole en 34 compagnies dont l’une fut ExxonMobil...

The Rockefellers vs. the Company That Made Them Rockefellers
The family that pioneered the oil industry in America wants to expose what Exxon hid from the public about climate change.
By Reeves Wiedeman

“Don’t believe for a minute that ExxonMobil doesn’t think climate change is real.” (Steve Coll, a former Exxon manager)  

So what did Exxon know? “There is general scientific agreement that the most likely manner in which mankind is influencing the global climate is through carbon-dioxide release from the burning of fossil fuels,” James Black, an Exxon scientist, told company executives in 1977. “Present thinking holds that man has a time window of five to ten years before the need for hard decisions regarding changes in energy strategies might become critical.” Five years later, an internal report declared that without “major reductions in fossil fuel combustion,” a number of “potentially catastrophic” events, such as the eventual flooding of “much of the US East Coast, including the State of Florida and Washington D.C.,” could occur. The changes wouldn’t come for decades, the report said, but “once the effects are measurable, they might not be reversible.”
   “We considered climate change in a number of operational and planning issues,” Brian Flannery, Exxon’s in-house climate adviser at the time, told the Columbia reporters. In 1989, Shell raised a natural-gas platform in the North Sea by several feet to accommodate rising sea levels, while engineers designing a pipeline owned by several companies, including Exxon, said they would have to account for the “considerable increase of the frequency of storms as a result of climate change.” A researcher at an Exxon subsidiary even argued that climate change offered a silver lining as the company looked for oil in the Arctic: “Potential global warming can only help lower exploration and development costs.”
   Publicly, however, Exxon was working to cloud the debate. In 1988, an Exxon spokesperson wrote a memo arguing the company should “emphasize the uncertainty in scientific conclusions.” In the decades to come, Exxon gave millions to groups that denied climate change, including the American Petroleum Institute, which waged a $6 million public-relations battle in the late ’90s against the Kyoto Protocol, one of the world’s first attempts to deal with the issue. “Victory will be achieved when: average citizens ‘understand’ (recognize) uncertainties in climate science” and when “recognition of uncertainties becomes part of the ‘conventional wisdom,’ ” one memo read. The strategy echoed one promoted by a tobacco executive in 1969: “Doubt is our product.”


Trump Moves to Open 90 Percent of Our Coastal Waters to Oil Drilling
January 04, 2018 Rhea Suh

The administration’s new five-year offshore drilling plan puts polluter profits over the public good – and risks another BP oil spill–style disaster.

«Que feraient les victimes si le naufrage du Titanic se déroulait aujourd'hui?» (thème choisi par le caricaturiste Pierre Brignaud au Concours international d'arts visuels Juste pour Rire 2015, catégorie humour noir)

Our response to the climate crisis has been to rearrange deckchairs on the Titanic – but whatever we do, it isn’t working. It’s time to try something new.
Kevin Buckland

Organizing on a Sinking Ship: The Future of the Climate Justice Movement
Climate change rarely comes up at the top of the list when people are asked about issues that concern them most. While this is not surprising, it is nonetheless disturbing considering the gravity of the climate crisis. Yet the key problem of our collective negligence of the climate crisis is reflected in the question itself, rather than the answer. Let us be clear: climate change is not an “issue.” Rather, it is now the entirety of the biophysical world of which we are part. It is the physical battleground in which every “issue” is played out — and it is crumbling.

~~~ 

Jouet de l'ouragan qui l'emporte et le mène,
Encombré de trésors et d'agrès submergés,
Ce navire perdu, mais c'est la nef humaine,
Et nous sommes les naufragés.

L'équipage affolé manœuvre en vain dans l'ombre;
L'Épouvante est à bord, le Désespoir, le Deuil;
Assise au gouvernail, la Fatalité sombre
Le dirige vers un écueil.

Le Cri
Louise Ackermann; 1813-1890 (Poésies philosophiques, 1871)

19 novembre 2017

Croyez-vous au maintien de la paix?

Question simpliste : pouvons-nous maintenir une chose qui n’existe pas?!  

«La guerre... Peut-être les peuples ont-ils besoin de ces cauchemars. Ils saccagent ce qu'ils ont mis des siècles à construire. On détruit ce que l'on interdisait. On favorise ce que jadis on condamnait. La guerre, c'est une grande main qui balaie le monde. C'est le lieu où triomphe le médiocre, le criminel reçoit l'auréole du saint, on se prosterne devant lui, on l'acclame, on l'adule. Faut-il donc que la vie paraisse aux hommes d'une si lugubre monotonie pour qu'ils désirent ainsi le massacre et la ruine? Je les ai vus bondir au bord du gouffre, cheminer sur son arête et regarder avec fascination l'horreur du vide dans lequel s'agitaient les plus viles passions. Détruire! Violer! Égorger!»
~ Philippe Claudel (Le rapport de Brodeck; Stock, 2007)   

Collage : Who You Fighting For; Joe Webb http://www.joewebbart.com/   

Crevaison

chez les pauvres
on ne décide pas
on ne décède pas
on crève

on crève
comme des chiens
on crève
comme des pneus
avec un son
de gun
dans la nuit.

~ Patrice Desbiens (En temps et lieux 2, éd. L'Oie de Cravan, 2008)

Dernier receuil : Sous un ciel couleur cayenne
Éditeur : Prise de parole | Collection : Poésie | Paru le 13 novembre 2017

Mots de Patrice Desbiens choisis/lus par David Goudreault (1) à Dessine-moi un dimanche (ICI Radio-Canada Première, 19.11.2017) : 

ne pas oublier
d’éteindre la télévision
d’éteindre l’ordinateur
d’éteindre toutes les lumières
et d’étreindre les étoiles  

À quoi sert d’être brillant si t’éclaires personne?

Croyez-vous qu’il faut augmenter la production d’énergies fossiles?


(1) David Goudreault (né le 26 août 1980 à Trois-Rivières au Québec) est écrivain, romancier, poète, dramaturge et performeur québécois. Il est le premier québécois à remporter la Coupe du monde de poésie, en juin 2011 à Paris. Travailleur social, diplômé de l'Université de Sherbrooke en 2004, il a spécialisé sa pratique en intervention auprès des groupes vulnérables, utilisant la poésie comme outil d'expression et d'émancipation.

Le réchauffement du climatoscepticisme 
David Goudreault | La Tribune | 4 novembre 2017

«Le concept de réchauffement climatique a été créé par et pour les Chinois dans le but de rendre l’industrie américaine non compétitive.» – Donald Trump

CHRONIQUE / J’ai le privilège d’être suivi par des lecteurs brillants, des lectrices d’une intelligence remarquable, mais chaque semaine entraîne aussi son lot d’obscurantistes, de misogynes et de gardiens de la vertu en tous genres. Ils m’envoient des messages plus distrayants les uns que les autres. Des climatosceptiques enragés se sont ajoutés à cette belle bande de réactionnaires dans les derniers jours. J’ai découvert la susceptibilité des rébarbatifs du bac brun, l’intransigeance des militants de la pollution décomplexée. Jean-Pierre m’accuse même de relayer les mensonges de Greenpeace et de nuire à l’économie du Canada! Jean-Pierre accorde beaucoup trop de pouvoir à mes chroniques…
     Mon dernier papier exposait les chiffres troublants révélés par l’Agence européenne pour l’environnement et la revue scientifique The Lancet : la pollution cause 9 millions de morts par années, 5 millions pour la pollution atmosphérique seulement. Ce constat n’est pas le résultat de statistiques obtenues avec un échantillon restreint dans le cadre d’une recherche menée par des stagiaires neurasthéniques en réinsertion sociale, ce sont des nombres absolus! Ces données scientifiques rapportées dans une revue médicale laissent pourtant certains individus perplexes. De furieux sceptiques m’écrivent carrément que ces chiffres n’ont aucune valeur et qu’on fait dire ce que l’on veut aux statistiques.
     Comme Donald, président de la première puissance mondiale, pays pollueur à l’empreinte écologique tout aussi indélébile qu’exceptionnelle, de nombreux Québécois rejettent l’idée que l’activité humaine puisse avoir un impact sur le climat. Même si 98 % des scientifiques le reconnaissent! La sortie publique de l’Organisation météorologique mondiale nous mettant en garde contre «une hausse dangereuse de la température» suite à l’évaluation des taux de dioxyde de carbone de 2016, les plus élevés depuis 800 000 ans, n’y pourra rien. La corrélation directe entre l’industrialisation, son apogée moderne grâce à la mondialisation des marchés, et le réchauffement climatique n’est pas recevable. L’incontestable montée en flèche du niveau de CO2 dévoilée lundi dernier les laissera de glace. Une glace qu’aucun réchauffement appréhendé ne fera fondre.
     Mais je ne veux pas m’inquiéter davantage sur la pollution ou le réchauffement climatique, j’y consacre déjà une large part de mon existence; c’est l’ignorance qui m’inquiète aujourd’hui. La mienne, d’abord (j’ignorais l’ampleur du désastre intellectuel dans lequel nous baignons).

Et celles des climatosceptiques aussi...

Près de la moitié des Québécois souffriraient d’analphabétisme plus ou moins fonctionnel. Le nombre doit exploser comme les ventes de VUS si on parle d’innumérisme, cette incapacité à maîtriser les nombres, les calculs et les raisonnements en découlant. Il faut reconnaître que certains chiffres sont vertigineux. Des exemples? La perte de masse de la calotte de glace en Antarctique représente en moyenne 7,8 millions de litres par seconde, les émissions de tétrachlorure de carbone continuent à augmenter malgré leur interdiction et atteignent 39 000 tonnes par an soit 1,24 kilo par seconde. J’en passe et des meilleures. Ceci explique peut-être cela : l’incapacité de lire, comprendre et analyser l’information nous empêche de faire confiance aux données scientifiques.
     À qui profite le crime? Aux pollueurs, évidemment! Moins les populations sont informées, moins elles se mobilisent; plus on peut polluer en paix, privatiser les profits et externaliser les coûts sociaux et environnementaux. Certains gouvernements aussi en bénéficient, il est plus facile de se faire élire sur des campagnes de peur ou des mensonges sans fondements que d’établir un programme cohérent. Et de s’y tenir!
     Le scepticisme en question ici découle peut-être d’un mécanisme de défense. Le doute est confortable, mais le confort se précarise à vue d’œil. Alors qu’il faudrait une mise en action massive et mondiale, on s’obstine encore sur la pertinence de la mobilisation. Si l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes naturelles à l’échelle planétaire ne peut convaincre les climatosceptiques; si les données scientifiques et les preuves empiriques ne suffisent pas à démontrer l’évidence, rien ne le pourra. Nous sommes foutus. Le règne de l’opinion creuse propulsera d’autres Donald au pouvoir. Le pétrole coulera à flots, la déforestation et la désertification suivront leurs cours, l’acidification des océans s’accélérera et les millions de morts liés à la pollution crèveront en vain. Mais nous consommerons en paix.
     Peut-être que je me trompe, peut-être que Jean-Pierre et les climatosceptiques ont raison, je ne suis qu’un exalté de la gogauche colportant les fausses statistiques d’un complot écologiste ourdi par les services secrets chinois… Si tel est le cas, c’est déjà assez déprimant, ne m’écrivez pas pour m’insulter en plus. Si vous le faites quand même, prenez le temps d’accorder vos participes passés. Merci!


An Open Letter From 800+ Scientists To President-Elect Donald Trump On Climate Change

Canada's most shameful environmental secret must not remain hidden
‘Tar sands have been dubbed the largest (and most destructive) industrial project in human history.’ And Canada is on the forefront or their exploitation.
Tzeporah Berman | The Guardian | Tuesday 14 November

2 octobre 2017

Des fleurs de laurier pour les Catalans!


J’admire leur courage, leur détermination tranquille, leur sang-froid, leur sérénité et leur maîtrise de soi devant les hyènes qui les attaquaient sauvagement. Voilà peut-être la vraie victoire car, spontanément, ce genre de brutalité gratuite réveille le tueur virtuel qui sommeille en chacun de nous...

La Cueva de Las Manos; Santa Cruz, Argentina. Nous ne sommes pas encore sortis de l'âge des cavernes... 

Nous avançons dans la vie avec des mains rougies de criminel. Le déluge de notre mort les blanchira.

Il faut que le noir s'accentue pour que la première étoile apparaisse.

~ Christian Bobin (L'homme-joie, 2012)

Alpha Canis Majoris  

Comme disait mon bien-aimé Mark Twain :

La guerre n’est rien d’autre qu’un massacre d’étrangers envers qui vous ne ressentez aucune animosité personnelle; des étrangers qu’en d'autres circonstances vous aideriez s’ils avaient des problèmes et qui vous porteraient secours si vous en aviez besoin.  
~ "The Private History of the Campaign That Failed"

Les hommes d’État inventeront de faux prétextes et blâmeront la nation assiégée; et chacun apaisera sa conscience avec ces faussetés, les étudiera diligemment et refusera d'examiner toute contestation. Ainsi l’on se convaincra bientôt que la guerre est justifiable, et l’on remerciera Dieu de nous laisser dormir en paix grâce à ce grotesque processus d’aveuglement.  
~ "Chronicle of Young Satan" 

Ma liberté
Sonia Hamiti

J’use de ma liberté
Quand je décide de m’en aller
J’écrirai mon destin
Sans jamais le graver dans l’airain
J’aime ma liberté
Quand je choisis de changer
Je soignerai mieux mon âme
J’éviterai ainsi les drames
Je jouis de ma liberté
À chaque instant de la journée
Je veux me battre pour le bonheur
Pour sentir encore battre mon cœur
Je suis ma liberté
Quand je me dois de renoncer
Je me donne beaucoup plus de valeur
De quoi ai-je si peur?

23 août 2017

Manifestations pacifiques anti-rodéo, 24 au 27 août, Montréal

Que dire de plus sur cet infâme divertissement. J’ai déjà exprimé ma répulsion et mes objections, et critiqué les abrutis qui terrorisent et brutalisent des animaux paniqués pour combler leur obsession de dominer et démontrer leur prétendue virilité. (Voyez le libellé Zoofriendly) Ça me fait penser à l’investiture de Trump – personne n’y croyait et pourtant c’est arrivé... parce qu’un tas de (...) ont voté pour lui.

Je le répète : il n’existe aucune façon éthique de brutaliser.


La maltraitance envers les chevaux commence avec des instruments de torture tels que le mors, la selle, les sangles, les étriers, les éperons, les fers, le fouet, etc. Le cheval se soumet parce qu’il sait qu’en refusant les ordres du cavalier, il subira pire supplice – s’il se rebiffe parce qu’il souffre, on le frappera! C’est en visitant des écuries qu’on voit à quel point le milieu est malsain : plusieurs pensions, ranchs western, écoles de haute compétition et fermes d’élevage pour les rodéos exploitent les chevaux avec une cruauté psychotique. Encore une fois, le problème se résume au manque d’information, de sensibilisation et d’éducation. Nous sommes mûrs pour un changement de paradigme.

Association Terriens et KARA 
vous invitent aux manifestations pacifiques anti-rodéo durant le NomadFest de Montréal du 24 au 27 août.

Nous devons créer un mouvement sans précédent contre l’utilisation des animaux à des fins de divertissement. Toutes les personnes sensibilisées à la cause devraient se présenter à ces manifestations pacifiques!
   Les élections approchent à grands pas! Nous devons montrer à l’administration Coderre que nous ne voulons pas de rodéo à Montréal! C’est inacceptable! Montréal mérite mieux! Unis, nous serons plus forts!

Seriez-vous terrifié si vous étiez à sa place? 

Joignez-vous à nous pour exprimer votre désaccord à la Place Jacques-Cartier (en face du 257, rue de la Commune Est) à l’endroit même où se tiendront les rodéos.
   Nous ferons une haie de déshonneur pour sensibiliser les spectateurs qui assisteront à ces événements qui promeuvent la cruauté animale.
   Nous aurons des affiches et des bannières sur place, mais n’hésitez pas à en créer des originales portant un message en lien avec les rodéos.
   Les activistes sont invités à informer et à sensibiliser la population dans le calme et le respect.

Les animaux ont besoin de nous! Venez en grand nombre!
Quatre événements :
Le jeudi 24 de 18 h 30 à 20 h 30
Le vendredi 25 de 18 h 30 à 20 h 30
Le samedi 26 de 18 h 30 à 20 h 30
Le dimanche 27 de 12 h 00 à 14 h

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Mustangs sauvages dans les plaines américaines.
Source de toutes les magnifiques photos ci-après : 
http://cochise67.easy4blog.com/categorie-chevaux-4101-3.html
À visiter si vous aimez les chevaux...

Pour compenser l’horreur des jours qui viennent, je propose des messages qui mettent l’accent sur la dignité, la beauté et la magnificence des chevaux, ainsi que leur contribution extraordinaire au mieux-être des humains, dont l’équitation thérapeutique, éducative, sportive et récréative (1).

Laissons parler le cœur. Une fois qu’on a obtenu la confiance du cheval par la douceur, il s’établit une connexion de cœur à cœur entre nous – littéralement.


Si vous ne connaissez pas les chevaux, vous pourriez commencer par le documentaire de Stormy May : des témoignages émouvants et inspirants de la part de cavaliers qui aiment et respectent les chevaux. Par ailleurs, le film pourrait susciter un changement de perception chez certains cavaliers, une sensibilisation pouvant les aider à changer leurs attitudes envers leurs montures. On y décrit clairement en quoi consiste la sensibilité physiologique, émotionnelle et psychologique du cheval.


«C’est une question de perception; on peut regarder la même montagne et ne pas du tout percevoir la même chose.» ~ Stormy May

Sur la Voie du Cheval – documentaire complet (sous-titrage français)  

Le documentaire «Sur la Voie du Cheval » explore l'avenir des chevaux dans le contexte de leur relation avec les humains.  L’auteur, Stormy May, entraînait des chevaux, enseignait l’équitation et était juge lors de compétitions. Un beau jour, elle a remis en question la façon d’entraîner et d’enseigner. Elle a vendu son ranch et a parcouru le monde pour interroger les enseignants d'aujourd'hui, des leaders et des visionnaires qui se sont penché sur ce que les chevaux pouvaient nous enseigner au lieu de ce que nous pouvions leur enseigner. Elle a rencontré entre autres Alexander Nevzorov, Klaus Hempfling, Linda Kohanov, Mark Rashid, Carolyn Resnick, et l’artiste Kim McElroy. Le documentaire met l'accent sur la création de nouveaux moyens pacifiques de réunir les humains et les chevaux pour nous guérir les uns les autres, ainsi que la planète.



Extrait d’un autre documentaire :
Honoring Consent with Horses – Ren Hurst

What does honoring consent mean with a horse? How do we set boundaries compassionately? How can we walk the path of unconditional love in our daily lives? How can our animal companions help us truly realize our dreams?
   Freedom lies in this moment when we step out of our stories and meet others without exploitation or control. The choice is ours to make. This is an excerpt of a workshop by Ren Hurst.


Comment by Valerie, Feb.27, 2017: I stopped riding my horses a number of years ago. I hung on to my tack until recently. I do not want to promote riding or any sort of equine exploitation but my saddles were expensive and I sold them. I threw out my horse books telling all the ways to ‘train’ a horse. If I do not promote riding I cannot condone giving these books to those who will exploit horses. I see nothing admirable about riding horses for any reason. If people would take the time to discover the wonderful relationship they could have with their horse(s) without riding they’d be more than thrilled.

Site de Stormy May : http://ourhorses.org/


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Maintenant, qu’arrive-t-il au cheval qui soi-disant ne sert plus à rien?
Plutôt que de l’envoyer à l’abattoir pensez à cette alternative :

Le Refuge RR  
Willy and Mikey

À travers l’histoire, l’homme a mesuré la valeur du cheval en fonction de ce qu’il pouvait faire pour lui. Les chevaux nous ont fourni un moyen de transport, ils ont accompli de rudes labeurs, ont transporté des soldats au champ de bataille, ont performé en tant qu’athlètes, nous ont divertis et ont procuré du plaisir à des millions de personnes. Quelque part en chemin, l’homme a oublié la vraie valeur du cheval…
   Lorsque nous regardons nos chevaux être simplement des chevaux, nous ne pouvons qu’apprécier leur valeur intrinsèque. Ce sont de magnifiques créatures à contempler. Nous sommes souvent émerveillés par leur bravoure et leur loyauté envers leurs pairs. Nous sommes quotidiennement inspirés par leur intelligence, leur curiosité et leur enjouement.
   Nous croyons que nous avons une dette de reconnaissance envers ces êtres magnifiques. Donc, de la part de l’humanité, le Refuge RR leur retourne leur liberté, ce qui n’aurait jamais dû leur être enlevé, et leur apporte la protection qui leur est due.
   Vous avez besoin de nous rejoindre?  L’horaire pour prendre soins du grand nombre d’animaux étant très chargé, il est préférable de nous rejoindre par courriel à l’adresse suivante : refugerr@xplornet.ca .  Vous pouvez rejoindre Rose en cas d’urgence seulement au 438.837.1155.  Vous pouvez aussi contacter Lisa, une de nos bénévoles dévouées au 613.674.1461

21305 Concession 10 RR 2, Alexandria ON, Canada K0C 1A0

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Poèmes de chevaux
Paradis 04

Un étalon d'argent
Toi qui brises le vent
Ta couleur argentée
Donne envie à tous les cavaliers
De grimper
Et de galoper
Les cow-boys veulent te ligoter
Pour t'apprendre le «respect»
Ne te laisse pas attraper
Tu a le droit à ta liberté

 
Cheval couché
Derrière quatre bouts de barbelé
Personne ne vient jamais le voir
Dans le brouillard
Du soir
Un hennissement retenti
L'humain a encore une fois menti
Être avec lui
Ce n'est pas forcément la belle vie


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Les bienfaits de l’équitation thérapeutique
Fédération québécoise d’équitation thérapeutique

Les bienfaits de l’équitation thérapeutique pour les personnes ayants une déficience sont: amélioration de la mobilité articulaire, de l’équilibre et de la coordination; augmentation du tonus et de la force musculaire; prévention des contractures; assurance et estime de soi rehaussées; amélioration de la capacité de concentration; mise en valeur de l’autonomie; amélioration de l’intégration sociale ... La recherche a montré des résultats bénéfiques pour la réadaptation à la suite d’un accident vasculaire cérébral, de sclérose en plaques, d’un traumatisme crânien et de lésions cérébrales traumatiques... Grâce à la recherche internationale, les programmes d’équitation thérapeutique continuent de progresser au Canada et font une énorme différence dans la vie d’enfants et d’adultes ayant une mobilité réduite ou qui sont aux prises avec une déficience cognitive, visuelle ou auditive.
   L’équitation thérapeutique est un terme générique pour désigner toutes formes d’activités équestres conçues à l’intention des personnes ayant une déficience et qui mettent l’accent sur l’apprentissage de techniques fonctionnelles d’équitation à des fins thérapeutiques. Un professionnel qualifié, par exemple un physiothérapeute ou un ergothérapeute, un psychologue ou un éducateur spécialisé, collabore avec le cavalier et son instructeur d’équitation à la définition des objectifs physiques, psychologiques, éducationnels et techniques visés et à la conception d’un programme sûr et logique en vue de les atteindre. Dans ce contexte, le cheval tient lieu d’assistant au cavalier et à son instructeur et les aide à parvenir à leurs objectifs.
   L’équitation thérapeutique contribue à rehausser chez la plupart des personnes ayant une déficience le bien-être physique, mental, émotif et/ou social. ... Aux personnes dont la mobilité est réduite en raison d’un handicap, le cheval procure une liberté de mouvement et libère de l’obligation d’utiliser des aides et accessoires fonctionnels, tels fauteuil roulant, béquilles et cannes. ...
[...]  
   Les instructeurs d’équitation thérapeutique sont les principaux responsables de l’élaboration du programme de formation et les professionnels de la santé et de l’éducation sont généralement sollicités en qualité de consultants.
   Par professionnel de la santé, en entend les physiothérapeutes, les ergothérapeutes, les orthophonistes et autres spécialistes de la pathologie du langage, les audiologistes, les psychiatres, les psychologues, les infirmières, les travailleurs sociaux et les médecins.
   Par spécialiste de l’éducation, on entend les éducateurs spécialisés, les enseignants, les professeurs d’éducation physique adaptée et les récréologues.



Comme en tout domaine, méfiez-vous des charlatans...

S’improviser thérapeute équestre
Annie Bourque

En naviguant sur le web, Éliane Trempe, directrice du Centre d'apprentissage en thérapie équine-Québec (CATEQ), découvre une multitude de sites internet où des gens s'improvisent thérapeutes. «Cela peut être dangereux s'ils n'ont pas la formation d'instructeur en équitation thérapeutique. Certains propriétaires profitent de la naïveté des parents qui veulent tout essayer pour améliorer le bien-être de leur enfant.»
   L'équitation thérapeutique, ajoute-t-elle, n'a rien à voir avec les tours de poney. L'Association canadienne d'équitation thérapeutique (ACET) forme des instructeurs spécialisés qui doivent subir une série d'examens rigoureux. «Cela demande en moyenne une formation de deux ans, jumelée à des stages dans les centres équestres.»
   Le Dr Louis Freyd, psychologue spécialisé en santé mentale, recommande à plusieurs de ses patients de suivre une thérapie avec le cheval. Lui aussi dénonce le manque de rigueur et l'amateurisme de certains centres. «Ici, au Québec, c'est un peu le Far West. L'équitation thérapeutique mériterait d'être mieux encadrée. Parfois, il n'y a même pas de formation, ni en équitation ni en santé mentale. Cela peut être dangereux.»
   Le Dr Freyd a eu la chance de réaliser un stage dans un hôpital psychiatrique de Bourges, en France. L'équivalent, selon lui, de l'hôpital Douglas de Montréal. «En France, les psychoses, les dépressions anxieuses sont traitées dans les centres équestres. La pratique est extrêmement encadrée.»

Ce dont il faut se méfier
[...] Comment le public peut-il démêler le vrai du faux? «Il suffit de vérifier sur le site de l'ACET ou de la Fédération québécoise.» Une douzaine de membres au Québec détiennent les certifications requises pour enseigner les rudiments de l'équitation thérapeutique.