Quand on
regarde ce clip, on ne peut s'empêcher de penser aux guerres qui sévissent au
Moyen-Orient et en Ukraine.
«La
conciliation entre les convictions personnelles, morales ou religieuses et la
politique est aussi vieille que le monde. Mais, depuis un demi-siècle au moins,
un principe s’est imposé : les
politiciens ne doivent pas gouverner en fonction de leurs croyances morales ou
religieuses, si sincères peuvent-elles être, mais en fonction de l’intérêt de
tous les citoyens.» ~ Michel C. Auger, journaliste, Radio-Canada
Avant
le bon sens… et surtout pas celui de Pierre Poilievre!
Un
précieux conseil
Avec la montée des partis
populistes d'extrême droite et du fondamentalisme religieux, montent simultanément l'homophobie, les
conflits entre pro-vie et pro-choix, l'antiféminisme, l'abolition des services
sociaux, la privatisation à tous crins, etc.
Vous n'aimez pas Justin Trudeau? Si les
Canadiens élisent Pierre Poilievre, ils vont s'ennuyer de Trudeau. Le Canada
rétropédalerait au moins jusqu'en 1940. Depuis qu’il est devenu le chef du
Parti conservateur, Pierre Poilievre propose des politiques dangereuses qui
réduiraient à néant les progrès que nous avons obtenus.
Le président de la FTQ, Daniel Boyer …
affirme que «si Pierre Poilievre est porté au pouvoir lors de la prochaine élection
fédérale, il s’attaquera aux programmes sociaux ainsi qu’aux syndicats». (La
Presse)
Pour en savoir plus sur
les idées et les visées de l’aspirant premier ministre, Le Devoir a analysé les
traces qu’il a laissées depuis son arrivée à la Chambre des communes en 2004,
en examinant plus de 5400 interventions, 3680 votes, 76 pétitions, 29 motions
d’opposition et 7 projets de loi auxquels il a été associé au fil des 20
dernières années.
Dont voici les titres :
Un
coup de frein dans les places en garderie financées par l’État
Pierre Poilievre s’est
montré très hostile envers tout système de garderies subventionnées
Une
immigration semblable à celle du PLC
Il se dit pour
l’immigration, mais contre les entrées illégales au pays
Un
chef discret sur les changements climatiques
Il n’a fait aucune
déclaration démontrant qu’il est alerté par le réchauffement du climat
Une
ouverture au conservatisme social
Le chef conservateur
maintient son engagement envers les «droits parentaux»
Rien
pour contrarier les propriétaires d’armes à feu
Il a enregistré 52 votes
favorables aux propriétaires d’armes à feu légales
Pas
de lois contre l’avortement sauf celles proposées par ses députés
Pierre Poilievre croit
«aux votes libres» des députés de son caucus
Pas
de place spéciale pour le Québec
Il ne propose aucune
plateforme électorale spécifique pour le Québec
Pas
de nouvelles dépenses
L’idée de réduire le
fardeau fiscal a été le fil conducteur de sa carrière politique
Pour couronner le tout :
Poilievre est un admirateur de Trump et il a encouragé les manifs extrêmement
bruyantes et polluantes de camionneurs sur la colline parlementaire.
Les camionneurs comme ceux
du convoi qui ont occupé le centre-ville d'Ottawa en 2022 m’agacent. En
particulier les brutes qui polluent les villes au bruit des klaxons tonitruants
et au diésel délétère. On voit à quel point certains abrutis méprisent les gens
qu’ils perturbent. Ils ne tiennent aucun compte des droits individuels et
collectifs. De quelle libârté
s’agit-il?
On
prétend qu’il faut être «superbolé»
pour comprendre les stratégies du football américain. Néanmoins, pas besoin
d’être superbolé pour comprendre les impacts négatifs d’un seul Super Bowl – notamment sur l’environnement. Au début, ce furent
des magnats du pétrole qui organisèrent ce type de méga show sportif. Aujourd’hui
c’est un joint-venture entre les plus grandes industries – divertissement / malbouffe
/ alcool; la recette est infaillible pour ramasser des milliards de dollars. Ainsi
donc, des millions de fans se seront goinfrés et auront bu beaucoup de bière et
autres, en regardant le show en ce 7 février.
Le colloque
Michel
Beaudry / Journal de Montréal, 7 fév. 2021
Journée
mondiale des ailes de poulet, des gageures dans l’inconnu et les publicités les
plus regardées et commentées de la planète. Premier dimanche de février,
bienvenue au Super Bowl, dont le nom a été trouvé dans les années 1960 par un
magnat dont les enfants s’amusaient avec une super balle.
Un événement typiquement on ne peut plus
américain. Du sport, une portion culturelle spectaculaire à la mi-temps, une
orgie de publicités et le deuxième jour de la plus grande consommation
alimentaire aux États-Unis après la Thanksgiving. Le plus grand colloque de fast-food au monde.
Plus de 100 millions d’Américains seront
devant leurs téléviseurs et on croit que plus de deux millions de personnes
regardent aussi le show dans 200 pays sur le reste de la planète. Puisqu’en ces
temps pandémiques les gens n’ont rien à foutre, ces chiffres pourraient
gonfler.
Le
nombre que j’aimerais deviner, c’est la quantité de personnes qui regardent ce
match tant attendu tout en n’y connaissant strictement rien.
En
effet. Mais pendant ce temps-là, que se passe-t-il dans le crâne des joueurs? Des
médecins et des chercheurs étudient les effets à moyen et long terme des fréquents
chocs reçus à la tête.
Photo-Illustration: Elise Swain. Getty Images / The Intercept
J'ai
revu encore une fois la vidéo Concussion
Protocol. Je n'ai jamais regardé de joute de football américain de ma vie.
Alors les actes de violence "consentis" qu’on voit dans le
documentaire me jettent par terre. C'est comme aller au front! Ah mais, les
«vrais» hommes ne craignent pas les commotions cérébrales, ça fait partie du
jeu. Infiniment triste de voir ces hommes se démolir pour divertir des
spectateurs avides de brutalité et de violence comme au temps de la Rome
décadente. Et triste de les voir, eux qu’on dit d’une intelligence supérieure,
gravement compromettre leur santé – ce sport extrêmement violent peut réduire
leur espérance de vie de plusieurs années. Les millions de dollars empochés ne
leur rendront pas les facultés perdues en raison de dommages cérébraux
irréversibles.
Le film est doublement renversant : les
images défilent à rebours au ralenti et à la fin, en accéléré. Terrible. Un
documentaire de 5 minutes 30 (sans commentaires audio) qui vous fera peut-être
percevoir le football autrement...
The
film the NFL doesn’t want you to see: CONCUSSION PROTOCOL by Josh Begley.A violent ballet, made with footage
of every reported concussion during the 2017-2018 NFL season.
Force
«g» : la force d’accélération moyenne nécessaire pour causer une commotion
cérébrale chez un humain est de 80 à 100 «g», soit l’équivalent d’une voiture
qui frappe un mur de briques à 60 km/h. Un «g» correspond à l’accélération d’un
objet soumis à la gravité terrestre.
Sport
de commotion serait plus adéquat que
sport de contact. À chaque Super Bowl
je me questionne sur le fanatisme à l’égard du football. Pour essayer de
comprendre, j’ai regardé deux documentaires sur la NFL, plus un reportage de
Madeleine Roy intitulé «Commotions,
jeunes cerveaux en péril». Instructif, et désolant de constater
l’ignorance des parents et même des intervenants et entraîneurs. Et je pense
que j’ai enfin compris la propagande en faveur de ce sport : compétition et violence égalent milliards de dollars de
profit.
Émission
Enquête(incluant animations et graphiques) :
Les
gladiateurs romains s’entretuaient au Colysée, mais les vaincus mouraient
sur-le-champ. Par contre, les footballeurs meurent à petit feu à force de se
faire plaquer. Les dommages ne sont pas toujours apparents immédiatement, ce
qui n’empêche pas l’accumulation des coups de bélier de faire insidieusement
leurs ravages. «Un coup parfait, c’est
quand on est face à face, à un contre un, et qu’on l’entend l’autre faire ‘âh’.
Juste un petit ‘âh’», disait le champion des douleurs et des blessures
Junior Seau. Ben oui, le pauvre mec vient de recevoir un coup de bélier à
l’estomac ou la tête. Quelle
différence y a-t-il entre regarder des hommes se faire déchiqueter par des
lions comme au temps de la Rome décadente, et regarder au stade ou devant son
écran, des footballeurs se démolir? C’est juste le menu qui a changé : «des
jeux violents, des ailes de poulet et de la bière!». «À la vie, à la mort!», et
le public jouit par procuration.
Souhaitons
que les joueurs aient encore une tête sur les épaules après la joute.
La question qui tue : pourquoi laissons-nous la culture
de la violence avoir le dessus du pavé?
Statistiques de l’orgie alimentaire 2012 – Le
gaspillage a énormément augmenté depuis 2012. Par exemple, en 2012 les
Américains ont consommé 1,25
milliards d’ailes de poulet (600 millions de poulets abattus pour le Super Bowl seulement – imaginez le carnage dans les abattoirs); en 2020, ce fut 1,40 milliards d'ailes. Il y a dix ans, les dépenses
en festivités étaient évaluées à moins de 9 milliards de dollars; en 2020 elles totalisaient
17,2 milliards de dollars.
Enlisés jusqu’au
cou, ce n’est pas le moment de baisser la tête...
La navigation
sur la voie maritime du Saint-Laurent : il faut adapter l’industrie au fleuve,
non pas adapter le fleuve à l’industrie.
«Malgré tout ce que les gens disent, à long
terme, y’a pas de place pour les animaux sur terre avec nous. Malgré tout ce
qu’on dit, y’a pas de place pour les arbres non plus. Y’a pas de place pour
rien d’autre que nous et ce que nous faisons, et ce que nous détruisons. L’être
humain détruit, change, aménage, il humanise tout.» ~ Serge Bouchard,
anthropologue, écrivain et animateur radio
Photo de
base : IStock. Les humains, en masse, ne représentent que 0,01 % de la vie sur
la planète. Pourtant, malgré notre apparente insignifiance, notre influence sur
le reste de la vie terrestre est indéniable. Changements climatiques,
déforestation et surpêche sont tous des exemples cités couramment. Le groupe
qui occupe le premier rang est… notre bétail! Environ 60 % des mammifères sur
Terre sont des animaux d’élevage, tels que le bœuf, le porc et les autres
animaux de la ferme.
En octobre 2019,
le premier ministre François Legault vantait l’un de ses pires projets de
développement économique : «le projet GNL Québec permettrait une réduction très importante des émissions de
GES de la planète et il y aurait création de milliers d’emplois très
payants en région».
Rien de bon
ne peut résulter de ce fantasme, absurde à tout point de vue. Les élus, souffrant
de glaucome environnemental, continuent de soutenir le projet sous la pression
des lobbyistes; celui-ci devrait aller de l’avant avec ou sans l’approbation
sociale.
Une
quarantaine d’économistes québécois ayant de sérieux doutes sur ses retombées
économiques ont dénoncé le projet GNL Québec. À leur avis, il n’est pas
crédible de soutenir que le gaz remplacera des énergies plus polluantes comme
le charbon, en Europe et en Chine. D’autre part, les auteurs de la lettre
affirment que les quelque 6000 emplois directs et indirects qui seraient créés
pendant la phase de construction du projet et les 1100 autres une fois que
l’usine de liquéfaction serait en activité risquent en fait d’aggraver la
pénurie de main-d’oeuvre dans la région.
Plus de 250
médecins ont aussi exprimé leurs craintes en écrivant au premier ministre. «Nous
vous écrivons en tant que médecins et professionnels de la santé au sujet du
projet Énergie Saguenay-Gazoduq pour vous demander de prendre en compte les
impacts négatifs qu’il pourrait avoir sur la santé humaine, s’il voyait le
jour. Tout d’abord, le gaz naturel présente en lui-même un risque important de
par sa nature hautement inflammable. Ce risque accompagne chaque étape de
manutention du produit, dont le transport et le stockage. Depuis 2008, plus de
500 incidents impliquant des gazoducs relevant de l’Office national de
l’énergie ont été répertoriés au Canada, dont certains font état d’explosions.
C’est un risque dont nous devons tenir
compte considérant que le projet Énergie Saguenay implique la construction d’un
gazoduc de 782 kilomètres traversant le Québec de part en part, de
l’Abitibi-Témiscamingue à Saguenay en passant par la Haute-Mauricie. Il en va
de même pour le transport du gaz naturel liquéfié (GNL), dont 11 millions de
tonnes seraient exportées chaque année en passant par le fjord du Saguenay dans
des navires-citernes. En cas d’accident, le GNL peut former une dilution
explosive avec l’air susceptible de s’enflammer et de causer des dommages
jusqu’à 3,5 km.
Une
aberration climatique. Ensuite, lorsqu’il est question de changements
climatiques, la santé humaine devient un enjeu mondial qui exige un sens des
responsabilités transcendant le régionalisme. C’est pourquoi le projet Énergie
Saguenay concerne la santé de tous.» [...]
Enfin, une
centaine de professeurs et de chargés de cours de l’Université du Québec à
Chicoutimi (UQAC) ont signé et envoyé au gouvernement une lettre d’opposition
au projet d’usine gazière Énergie Saguenay, de GNL Québec. Ils disent redouter
les répercussions d’un projet qui ne répondrait pas à «l’urgence climatique» et
plaident pour une «transition socioécologique» dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
«Il est évident que le Québec ne peut pas
bâtir son avenir sur des projets fragilisant les écosystèmes, les populations
humaines et l’avenir économique tout en provoquant une forte tension sociale
régionalement et au Québec», insistent les auteurs de cette lettre envoyée au
gouvernement du Québec, au gouvernement fédéral et aux députés de la région.
«[...]
C’est un leurre de croire que de futures infrastructures de transport gazier
serviront aux intérêts de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Notre région
possède tous les atouts naturels, environnementaux, humains et économiques pour
se placer en chef de file d’une transition socioécologique qui désormais n’est
plus optionnelle», ajoutent-ils, dans le document signé par 63 professeurs, 38
chargés de cours et 26 professionnels de l’UQAC.
Le projet de
Gazoduq/GNL vise à exporter 11 millions de tonnes de gaz, principalement du méthane,
provenant de l’Alberta. Le tracé de gazoduc risque d’affecter 43 communautés
locales québécoises, de même que 5 communautés autochtones tout le long du
tracé. Près de 320 passages par années seraient effectués dans le parc marin du
Fjord du Saguenay, affectant les bélugas et plusieurs autres espèces marines
protégées. De l’extraction jusqu’à la consommation du gaz, le projet émettrait
un minimum de 46 millions de tonnes de gaz à effets de serres.
Le gouvernement Legault ne financera pas
seul GNL Québec
Alexandre
Shields, Le Devoir 14 août 2020
Photo :
Alexandre Shields / Le Devoir. Les méthaniers qui exporteraient le gaz naturel
d’Énergie Saguenay navigueraient dans le seul parc marin du Québec.
Vendredi,
Québec solidaire a donc pressé le gouvernement de rejeter GNL Québec. «Sans
injections massives d’argent public, c’est un projet qui ne verra jamais le
jour. M. Legault doit tourner le dos à ce projet-là et proposer de vraies
alternatives économiques au Lac-Saint-Jean et aux autres régions touchées par
le projet», a fait valoir le député Gabriel Nadeau-Dubois.
Du côté du Parti québécois, on estime aussi
qu’il est temps de tourner la page sur cette usine, qui traiterait
essentiellement du gaz naturel exploité par fracturation. «Je suis désolé pour
les employés touchés, mais ces mises à pied démontrent une fois de plus que ce
projet du siècle dernier est difficile à financer et à rentabiliser. La seule
option est de passer à autre chose et que le gouvernement prenne un véritable
virage vers l’économie verte et les énergies renouvelables, beaucoup plus
créatrices d’emplois dans les régions», a expliqué au Devoir Sylvain
Gaudreault, porte-parole en matière d’environnement.
«Assujettir l’avenir d’une région aux aléas
des capitaux et marchés étrangers volatils, c’est le contraire du principe de
souveraineté économique. La seule et unique certitude de ce projet, ce sont ses
effets délétères sur la biodiversité et le climat», a réagi pour sa part la
Fondation David Suzuki. Les émissions liées au projet seront surtout produites
en Alberta, mais aussi lors du transport du gaz naturel. Selon les évaluations
des experts des gouvernements du Québec et du Canada, celles-ci devraient
atteindre près de huit millions de tonnes par année.
La Société en commandite GNL Québec, qui est
la société mère responsable du financement des projets Énergie Saguenay et
Gazoduq, a toutefois nié jeudi la rumeur qu’elle pourrait mettre un terme au
plus important projet industriel de l’histoire du Québec. «Concernant l’avenir
des projets, il n’y a aucune décision envisagée en septembre. Les deux projets
poursuivent leur développement et le projet Énergie Saguenay s’apprête à
franchir une étape cruciale avec la tenue des audiences publiques du BAPE.» Le
mandat du BAPE pour ce projet doit débuter le 14 septembre.
Le
gaz naturel qui serait liquéfié par l’usine Énergie Saguenay serait exporté à
bord de navires méthaniers qui traverseraient le seul parc marin du Québec,
soit celui du Saguenay-Saint-Laurent. Selon les prévisions du promoteur, le
projet impliquerait au moins 320
passages chaque année pour des navires de 300 mètres de longueur et 50 mètres
de largeur. Ce volet soulève des questions sur la protection de mammifères
marins du Saint-Laurent, dont le béluga.
Une baleine blessée dans le parc marin
du Saguenay-Saint-Laurent
Alexandre
Shields, Le Devoir 14 août 2020
Photo :
Florent Tanlet. Un rorqual commun photographié le 7 août dans le parc marin. Le
cétacé aurait été sévèrement mutilé sur le dos par l’hélice d’un moteur ou
l’étrave d’un bateau.
Une baleine
d’une espèce en péril aurait récemment été blessée dans le parc marin du
Saguenay-Saint-Laurent, a appris Le Devoir. Mais la confusion règne sur cet
incident, selon ce qui se dégage des informations transmises par Parcs Canada,
qui a changé sa version des faits en cours de journée vendredi.
Selon les informations envoyées par courriel
vendredi en avant-midi par les autorités du parc marin, un zodiac d’excursion
de Croisières AML aurait heurté le 29 juillet «une baleine» dans le parc marin.
L’incident est survenu «alors que les conditions de navigation étaient
difficiles dû au brouillard. Le pied du moteur du bateau pneumatique aurait
possiblement frappé un rorqual commun alors que le pilote était en route vers
le quai», a-t-on précisé dans une première réponse, fournie à la suite d’une
demande envoyée mardi.
Une photo prise le 7 août au large de
Tadoussac, dans le parc marin, et obtenue par Le Devoir, montre justement un
rorqual commun qui aurait été sérieusement mutilé sur le dos par l’hélice d’un
moteur ou l’étrave d’un bateau au cours des derniers jours. La blessure était
très récente, mais elle ne menacerait pas la vie de l’animal.
Dans sa réponse détaillée sur l’incident du
29 juillet transmise vendredi en avant-midi, Parcs Canada ne confirmait
toutefois pas que le rorqual pris en photo le 7 août est la même baleine que
celle qui aurait été heurtée par le zodiac d’AML. Fait à noter, le rorqual
photographié mutilé et le cétacé qui aurait été frappé par le bateau se
trouvaient tous deux dans le parc marin, où les rorquals communs sont très peu
nombreux.
Toutes
les espèces de baleines qui fréquentent le Saint-Laurent sont susceptibles
d’être heurtées par des bateaux. Certaines portent d’ailleurs des cicatrices de
collisions ou de lacérations par des hélices de moteurs. Dans le parc marin du
Saguenay -Saint-Laurent, une aire marine mise en place pour protéger les
cétacés, les baleines sont aussi susceptibles d’être heurtées mortellement par
des navires cargos, des pétroliers ou des porte-conteneurs.
La baleine de Montréal sans doute tuée
par un navire
Alexandre
Shields, Le Devoir 11 juin 2020
[...]
Pas moins de 7000 navires transitent chaque année
sur le Saint-Laurent, notamment directement
dans l’habitat des 13 espèces de cétacés qu’on peut retrouver dans
l’estuaire et le golfe. Et les projets d’expansion portuaire à Montréal et à
Québec, mais aussi sur le Saguenay, devraient accroître ce trafic maritime.
Chaque année, des cétacés sont tués dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent,
principalement en raison d’empêtrements dans des engins de pêche ou parce
qu’ils sont frappés par des navires commerciaux. La quasi-totalité de ces cas n’est jamais médiatisée, voire jamais
rapportée. Ils concernent pourtant parfois des espèces en voie de
disparition, comme le rorqual bleu, dont la population adulte est estimée à
seulement 250 individus. Depuis 2017, pas moins de 20 baleines noires ont
également été retrouvées mortes dans le golfe du Saint-Laurent. Certaines
avaient été frappées par des navires.
En
plus des risques de collisions, la circulation maritime entraîne une pollution
sonore constante qui peut s’avérer nuisible aux cétacés. Le bruit généré
par les navires commerciaux sur le Saint-Laurent peut se propager sur plus de
100 kilomètres.
Le terme idiocratie
est utilisé pour décrire un gouvernement qui est régi par un ensemble de
personnalités incapables, particulièrement sottes et n'ayant manifestement aucune
compétence pour gouverner. Exemple : Le pays fonce vers le désastre, gouverné
comme il l'est par une idiocratie.